AFP World

Singapour: victoire écrasante pour le parti au pouvoir, selon les premiers résultats

Le Parti d’action populaire (PAP) du Premier ministre singapourien Lawrence Wong se dirige vers une victoire écrasante  aux élections législatives de samedi, selon les premiers résultats.Sur un échantillon de 77 sièges, le PAP au pouvoir en a remporté 68, en plus des cinq qu’il avait déjà obtenus, faute d’autres candidats, tandis que le Parti des travailleurs, dans l’opposition, en a obtenu neuf. Au total, 97 sièges sont à pourvoir.Quelque 2,76 millions de Singapouriens ont voté samedi pour des législatives en forme de premier grand test pour le Premier ministre Lawrence Wong, dont le parti dirige le pays depuis 1959 et détient une très large majorité des sièges au Parlement.Dans l’opposition, le Parti des travailleurs a bénéficié progressivement de davantage de soutien et a gagné des sièges ces dernières années.M. Wong, 52 ans, tout vêtu de blanc, la couleur de son parti, a glissé son bulletin dans l’urne à la mi-journée. Il est ensuite reparti sans s’adresser aux journalistes.En poste depuis mai 2024, le Premier ministre souhaitait sortir renforcé de ce scrutin afin de prendre des mesures face à une situation économique mondiale incertaine.- Récession “pas à exclure” -Son arrivée au pouvoir, qui a ouvert une nouvelle ère après des décennies de domination de l’influente famille Lee, a coïncidé avec une série de défis pour Singapour.Le ministre du Commerce, Gan Kim Yong, a annoncé récemment que le pays “ne (pouvait) pas exclure” une récession en 2025, du fait de l’incertitude causée par la hausse des droits de douane américains.M. Wong a ainsi appelé fin avril à une “restructuration majeure” de l’économie de la cité-Etat, pour résister à la “nouvelle tempête” résultant de la guerre commerciale déclenchée par le président américain Donald Trump.Le Premier ministre a aussi été confronté à une opposition renforcée, qui fustige l’équipe gouvernementale en place pour ne pas avoir freiné la hausse du coût de la vie et des prix de l’immobilier, appelant également à davantage de voix alternatives au Parlement.Pour l’analyste politique Nydia Ngiow, le PAP a toujours été considéré comme un bouclier en cas de crise. De plus, selon elle, la guerre sur les droits de douane ne semble pas encore un facteur décisif dans l’attitude des électeurs.Après avoir mis son bulletin dans l’urne, Mohammed Nazri ben Hadri, 25 ans, a dit à l’AFP espérer “des changements” dans les règles d’accès aux logements sociaux, trouvant “très difficile” de trouver une habitation à acheter.- “Décision éclairée” -Si le PAP est encore largement majoritaire, sa domination a été grignotée lors des dernières élections, avec une population, notamment les jeunes, désireuse de se faire plus entendre.Le Parti des travailleurs avait ainsi réussi à obtenir dix des 93 sièges en jeu lors du scrutin de 2020, contre quatre précédemment.”Les jeunes électeurs seront un facteur dans certains quartiers. Contrairement aux électeurs plus âgés, ils sont prêts à écouter les deux partis et à prendre une décision éclairée”, analyse P.N. Balji, ancien rédacteur en chef et observateur politique.Le Parti des travailleurs, devenu plus habile politiquement, espérait poursuivre sur cette lancée avec une liste de candidats charismatiques, dont un avocat de premier plan.Le parti a fortement mobilisé lors de ses rassemblements pendant la campagne, tout comme lors des élections précédentes.En réponse aux critiques, le PAP a rappelé que l’Etat avait dépensé des milliards d’euros pour aider les citoyens à faire face à la hausse du coût de la vie, notamment par le biais d’aides financières et de bons d’épicerie.

Election du pape: les travaux battent leur plein à la chapelle Sixtine

Faux plancher, poêle et cheminée: les travaux battent leur plein pour aménager la chapelle Sixtine en vue du conclave qui commencera mercredi pour élire le prochain pape, selon une vidéo diffusée samedi par le service de presse du Vatican.Dans ce petit film de près de cinq minutes, des techniciens fixent chandelles de chantier et poutres …

Election du pape: les travaux battent leur plein à la chapelle Sixtine Read More »

Election du pape: les travaux battent leur plein à la chapelle Sixtine

Faux plancher, poêle et cheminée: les travaux battent leur plein pour aménager la chapelle Sixtine en vue du conclave qui commencera mercredi pour élire le prochain pape, selon une vidéo diffusée samedi par le service de presse du Vatican.Dans ce petit film de près de cinq minutes, des techniciens fixent chandelles de chantier et poutres pour construire, sous les fresques de Michel-Ange, un faux plancher en bois, avant d’installer de larges tables sur cette estrade.D’autres installent dans un coin de la chapelle le lourd poêle qui diffusera la fumée annonciatrice du vote des 133 cardinaux: blanche s’ils ont élu un pape, noire dans le cas contraire. La vidéo, datée de vendredi, montre également les pompiers montés sur le toit de tuiles pour y fixer le conduit de la cheminée.Par ailleurs sur le site internet de la Cité du Vatican, Silvio Screpanti, directeur adjoint des infrastructures de ce petit Etat, dévoile les coulisses techniques de cette “étape clé de la vie de l’Eglise catholique”.Concernant le poêle, des vérifications ont été faites “discrètement” et “en cas de besoin” un technicien “restera pendant tout le temps des votes dans un petit local technique près de la chapelle Sixtine, avec une commande à distance du poêle” qui est désormais activé électroniquement, explique-t-il.Au total cinq électriciens, cinq techniciens et deux fleuristes resteront sur place toute la durée du conclave. Ayant prêté serment, ils dormiront au Vatican, “sans pouvoir avoir de contacts avec leurs familles”. Une partie d’entre eux a déjà participé aux conclaves précédents, les autres sont plus jeunes et leurs collègues plus expérimentés leur “passeront le relais pour l’avenir”.Les techniciens procèdent aussi “à l’obscurcissement de toutes les vitres du palais du Vatican dans les zones destinées au conclave”, et à la désactivation “de tous les appareils technologiques et des capteurs installés ces dernières années dans la Chapelle Sixtine”. La veille du conclave, ils apporteront leur aide pour la pose d'”environ 80 scellés en plomb à toutes les entrées du périmètre”.Par ailleurs “environ 200 chambres” sont préparées, avec l’installation “de cloisons, de portes provisoires et la fermeture temporaire de certaines fenêtres pour éliminer les vis-à-vis”. Quant au mobilier, “il s’agit des équipements minimums nécessaires” avec “lit, table de chevet, armoire”, ajoute M. Screpanti.

Election du pape: les travaux battent leur plein à la chapelle Sixtine

Faux plancher, poêle et cheminée: les travaux battent leur plein pour aménager la chapelle Sixtine en vue du conclave qui commencera mercredi pour élire le prochain pape, selon une vidéo diffusée samedi par le service de presse du Vatican.Dans ce petit film de près de cinq minutes, des techniciens fixent chandelles de chantier et poutres pour construire, sous les fresques de Michel-Ange, un faux plancher en bois, avant d’installer de larges tables sur cette estrade.D’autres installent dans un coin de la chapelle le lourd poêle qui diffusera la fumée annonciatrice du vote des 133 cardinaux: blanche s’ils ont élu un pape, noire dans le cas contraire. La vidéo, datée de vendredi, montre également les pompiers montés sur le toit de tuiles pour y fixer le conduit de la cheminée.Par ailleurs sur le site internet de la Cité du Vatican, Silvio Screpanti, directeur adjoint des infrastructures de ce petit Etat, dévoile les coulisses techniques de cette “étape clé de la vie de l’Eglise catholique”.Concernant le poêle, des vérifications ont été faites “discrètement” et “en cas de besoin” un technicien “restera pendant tout le temps des votes dans un petit local technique près de la chapelle Sixtine, avec une commande à distance du poêle” qui est désormais activé électroniquement, explique-t-il.Au total cinq électriciens, cinq techniciens et deux fleuristes resteront sur place toute la durée du conclave. Ayant prêté serment, ils dormiront au Vatican, “sans pouvoir avoir de contacts avec leurs familles”. Une partie d’entre eux a déjà participé aux conclaves précédents, les autres sont plus jeunes et leurs collègues plus expérimentés leur “passeront le relais pour l’avenir”.Les techniciens procèdent aussi “à l’obscurcissement de toutes les vitres du palais du Vatican dans les zones destinées au conclave”, et à la désactivation “de tous les appareils technologiques et des capteurs installés ces dernières années dans la Chapelle Sixtine”. La veille du conclave, ils apporteront leur aide pour la pose d'”environ 80 scellés en plomb à toutes les entrées du périmètre”.Par ailleurs “environ 200 chambres” sont préparées, avec l’installation “de cloisons, de portes provisoires et la fermeture temporaire de certaines fenêtres pour éliminer les vis-à-vis”. Quant au mobilier, “il s’agit des équipements minimums nécessaires” avec “lit, table de chevet, armoire”, ajoute M. Screpanti.

Attaques de prisons: des suspects aux profils divers, mais pas de réseau structuré

Instigateur, relais, recruteurs, exécutants: 21 suspects âgés de 15 à 37 ans, sans antécédent judiciaire ou inscrits dans la criminalité organisée, ont été mis en examen dans l’enquête sur les attaques “d’une violence extrême” contre des prisons et des agents pénitentiaires.Les 19 adultes ont été incarcérés, les deux mineurs placés en centre éducatif fermé, a indiqué lors d’une conférence de presse samedi la procureure de Paris Laure Beccuau.Entre le 13 et le 21 avril, l’administration pénitentiaire “ainsi que ses agents ont été les cibles d’une violence extrême, décomplexée, préméditée, les atteignant, tant dans leur exercice professionnel, qu’au cœur de leur vie privée”, a-t-elle détaillé.Le 13 avril, à Agen, est apparu pour la première fois le tag “DDPF” près de sept voitures incendiées sur le parking de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap).Ce sigle “DDPF” a constitué “en quelque sorte un mot d’ordre, une sorte d’étendard criminel derrière lequel se sont agrégés des malfaiteurs”, a souligné Mme Beccuau. Et “à ce stade, aucune organisation structurée de longue date ne semble correspondre à ce sigle imaginé pour les besoins de la cause”.Ont suivi incendies de voitures de personnels pénitentiaires, tirs de mortiers d’artifices contre des prisons, voire des tirs de Kalachnikov, et jets de cocktails Molotov dans un lotissement où résident des surveillants le 21 avril.Au fil des investigations, menées initialement par le parquet national antiterroriste (Pnat) avec l’appui de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), s’est imposée “l’empreinte de la criminalité organisée”, a-t-elle poursuivi.L’enquête a abouti à l’identification de “certains acteurs déjà connus de la grande criminalité organisée qui se caractérise notamment par ses actions de déstabilisation” de “celles et ceux qui se consacrent à entraver son action”, a résumé la procureure.Les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Gérald Darmanin ont vu dans ces attaques une dénonciation de la loi contre le narcotrafic qui vient d’être adoptée au Parlement. Ce texte prévoit la création de quartiers de haute sécurité dans les prisons pour les trafiquants les plus dangereux. L’information judiciaire ouverte par la Junalco notamment pour tentative de meurtre en bande organisée -ce qui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité- et association de malfaiteurs criminelle, porte sur une quinzaine d’actions.- “Vidéos virales” -Pour identifier le réseau (un instigateur, des donneurs d’ordre, des recruteurs et des exécutants) 96 techniques spéciales d’enquête ont été utilisées.Entre lundi et mercredi, les 21 suspects ont été interpellés en divers lieux de France, notamment à Paris, Lyon et Marseille, mobilisant “320 policiers”, a précisé Philippe Chadrys, directeur national adjoint de la police judiciaire.Leurs profils, origines géographiques et parcours judiciaires sont “très différents”: “Certains étaient totalement inconnus (de la justice, NDLR), alors que d’autres peuvent être considérés comme faisant partie de ce qu’on appelle la criminalité organisée du haut du spectre”, a relaté la procureure.En garde à vue, certains ont contesté “l’intégralité des infractions qui leur sont imputées, d’autres ont reconnu plus ou moins spontanément leur implication (…) dans des versions souvent assez édulcorées (…) par la crainte de représailles”, a noté Laure Beccuau.Selon la procureure, cette affaire “révèle l’évolution de la criminalité organisée, qui associe les profils de haut et de bas du spectre”.L’instigateur de la boucle Telegram intitulée DDPF a revendiqué des liens avec les narcotrafiquants de la DZ Mafia. En détention, cet homme de 23 ans sera jugé prochainement pour des faits en lien avec le narcobanditisme marseillais.Son message de revendication sur un canal de la messagerie cryptée Telegram, qui a depuis été fermé, a été relayé par quatre donneurs d’ordre, trois hommes en détention et une femme, très présente sur les réseaux sociaux.Ont ensuite été recrutés des exécutants, dont deux mineurs, habitants près des lieux des attaques, chargés d’incendier des voitures, de taguer le sigle DDPF, de faire usage d’armes à feu ou de mortiers d’artifices contre des sommes allant de 500 à 7.000 euros.Pour Philippe Chadrys, cette affaire a mis en lumière “une stratégie de recrutement et de communication à la fois des instigateurs et des commanditaires” sur des messageries chiffrées avec “une médiatisation des attaques sur les réseaux sociaux aux fins de propagande”.Les vidéos “courtes”, “assez bien faites”, sont devenues “très vite virales” avec une “volonté d’avoir un impact psychologique sur les agents et leurs familles notamment”.  

Les travaillistes australiens remportent à nouveau les législatives, selon une projection

Le Premier ministre travailliste australien Anthony Albanese a réussi son pari et décroché samedi une nouvelle victoire aux élections législatives, selon la projection du diffuseur public ABC, au terme d’une campagne marquée par le pouvoir d’achat, l’environnement et les droits de douane américains.”Merci au peuple australien de me donner la chance de continuer de servir la meilleure nation au monde”, s’est réjoui le Premier ministre face à ses partisans réunis à Sydney.Plus tôt, une projection du diffuseur public ABC avait affirmé que le parti de centre gauche allait “former le gouvernement dans le prochain Parlement”.Et comme un coup de tonnerre dans le paysage politique australien, le meneur de l’opposition conservatrice Peter Dutton, chef du Parti libéral, a lui-même perdu son siège au profit d’une travailliste, selon ABC.”Nous n’avons pas fait assez bien lors de cette campagne – cela est évident ce soir, et j’en assume l’entière responsabilité”, a déclaré M. Dutton à ses soutiens en concédant publiquement la défaite de son camp.Le Parti travailliste est en tête dans 77 circonscriptions sur 150, selon la projection officielle de la Commission électorale australienne, au-dessus de la barre des 76 sièges nécessaires pour décrocher une majorité au sein de la chambre basse.Les Australiens étaient appelés à choisir les 150 membres de la nouvelle chambre basse et renouveler environ la moitié du Sénat.A Sydney, des électeurs ont pu engloutir des “saucisses de la démocratie” passées sur le grill après avoir voté – un rituel électoral dans le pays océanien – quand d’autres, au sortir d’une baignade matinale, sont venus déposer leur bulletin en maillot de bain, a constaté l’AFP.Premier ministre depuis une victoire sur le fil aux législatives de 2022, M. Albanese, 62 ans, a promis de développer les énergies renouvelables, lutter contre la crise du logement et financer davantage le système de santé.Parlementaire depuis 1996, d’origine modeste, il met souvent en avant un mode de vie décontracté pour parler à la classe moyenne, animant ses meetings en tant que DJ, cannette de bière à la main, ou en arrivant accompagné de son caniche Toto lors d’entretiens télévisés.Il était donné en légère avance dans les sondages sur Peter Dutton, un ancien policier de la brigade des stupéfiants, âgé de 54 ans, qui disait vouloir réduire l’immigration, s’attaquer à la délinquance et se débarrasser d’une interdiction du nucléaire civil dans le pays.- Effet Trump -Le Premier ministre britannique Keir Starmer, travailliste comme M. Albanese, a salué sur X la victoire de son homologue, louant les liens “plus étroits que jamais” entre les deux pays. “Nous continuerons à travailler ensemble sur nos ambitions communes (…) afin d’améliorer la vie des travailleurs” d’Australie et du Royaume-Uni, a-t-il ajouté.La campagne électorale a été bousculée dès les premiers jours par l’offensive commerciale de Washington: l’Australie fait l’objet de droits de douane américains de 10% sur une grande partie de ses marchandises.Certains sondages indiquaient que le soutien aux conservateurs s’était amoindri en raison de la politique de Donald Trump, qualifié de “grand penseur” par M. Dutton au début de l’année – il avait ensuite opéré un changement de ton.Anthony Albanese a, lui, condamné les surtaxes américaines, y voyant un acte d'”autodestruction économique” et un “geste indigne de la part d’un (pays) ami”.L’économie a préoccupé les électeurs, de nombreux ménages australiens étant affectés par l’augmentation du prix des denrées alimentaires, de l’électricité ou encore du carburant.”On va faire les courses et, pour 50 balles (28 euros), on finit avec un petit sac. C’est juste intenable”, expliquait à l’AFP le musicien Hus Sali, 69 ans, en amont du scrutin.Les électeurs d’Australie, géant de la production de charbon, devaient aussi départager deux dirigeants aux visions contrastées sur le changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.Le gouvernement travailliste de M. Albanese a promis de faire de l’Australie une superpuissance des énergies renouvelables même s’il a accordé des permis à de nouveaux projets miniers et des subventions à des industries polluantes.M. Dutton proposait pour sa part de construire sept réacteurs nucléaires pour 200 milliards de dollars américains et se détourner dans le même temps des énergies renouvelables.