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Australie: Albanese promet un gouvernement “discipliné” après son succès aux législatives
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a savouré dimanche la victoire de son camp travailliste aux législatives et promis un gouvernement “discipliné” pour répondre à la crise du pouvoir d’achat et aux droits de douane américains.Sa formation de centre gauche est en bonne voie pour obtenir une majorité de 82 sièges sur les 150 que …
Australie: Albanese promet un gouvernement “discipliné” après son succès aux législatives
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a savouré dimanche la victoire de son camp travailliste aux législatives et promis un gouvernement “discipliné” pour répondre à la crise du pouvoir d’achat et aux droits de douane américains.Sa formation de centre gauche est en bonne voie pour obtenir une majorité de 82 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement, d’après des résultats partiels du scrutin de samedi.L’opposition, menée par le conservateur Peter Dutton, ne décrocherait que 36 sièges, quand les autres partis en auraient 12. Vingt autres scrutins restent incertains.Des habitants ont applaudi le chef du gouvernement de 62 ans, au pouvoir depuis 2022, venu dimanche dans un café de Sydney sous le regard des journalistes.”Nous serons un gouvernement discipliné et rangé”, s’est engagé Anthony Albanese, après avoir servi des glaces à des journalistes. “Nous avons reçu l’immense honneur de servir le peuple australien et nous ne prenons pas cela pour acquis, nous travaillerons dur chaque jour”, a-t-il promis.Peter Dutton, ancien policier de 54 ans et vieux routier de la vie politique australienne comme son adversaire de centre gauche, a été critiqué par certains lui reprochant de s’être inspiré du président américain Donald Trump, en proposant notamment de supprimer des milliers d’emplois dans la fonction publique.En plus d’une défaite collective, M. Dutton a connu un échec personnel en perdant le siège de parlementaire qu’il occupait depuis 2001.L’ampleur de la victoire travailliste a surpris au sein même du parti de centre gauche. “On n’a pas encore réalisé”, a admis le Trésorier d’Australie Jim Chalmers, ministre responsable du budget de l’Etat fédéral.”Cela a même dépassé nos attentes les plus optimistes. C’était une soirée historique (…) qui restera dans les mémoires”, a-t-il déclaré au diffuseur public ABC.Selon des analystes, un effet “Trump” peut expliquer en partie la victoire des travaillistes, notamment avec la mise en place d’une surtaxe douanière de 10% à l’encontre de marchandises australiennes et les perturbations engendrées sur les marchés.”En des temps d’instabilité, on s’attend à ce que les gens se tournent vers les candidats sortants” qui leur procurent de la “stabilité”, analyse pour l’AFP Henry Maher, professeur de sciences politiques à l’université de Sydney.Le chef du gouvernement a dit prévoir de s’entretenir avec les autorités ukrainiennes et promis de soutenir Kiev face à l’invasion russe: “C’est la position de mon gouvernement. Ca l’était hier. Ca l’est toujours”.
Bis repetita en Roumanie, l’extrême droite favorite de la présidentielle
Cinq mois après l’annulation choc du premier tour de la présidentielle, les Roumains sont de retour aux urnes dimanche, avec à la clé une possible nouvelle victoire de l’extrême droite.Campagne sur les réseaux sociaux, colère et désillusion d’une partie de la population, nombreux indécis: les ingrédients sont les mêmes que le 24 novembre, quand le candidat critique de l’UE et de l’Otan Calin Georgescu avait surgi en tête à la surprise générale.Exclu de l’élection par la Cour constitutionnelle après des suspicions d’ingérence russe, il a depuis été remplacé par une figure établie de l’extrême droite roumaine, George Simion.Onze candidats au total briguent ce poste essentiellement protocolaire mais influent en politique étrangère, alors que ce pays membre de l’UE de 19 millions d’habitants est devenu un pilier essentiel de l’Otan depuis l’invasion russe de l’Ukraine voisine.Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 (04H00 GMT) pour une fermeture à 21H00. Les sondages de sortie des urnes seront publiés peu après.- “Président MAGA” -Crédité de quelque 30% des votes selon des sondages à manier avec précaution, George Simion brandit à 38 ans sa jeunesse, sa rhétorique souverainiste et sa maîtrise de la plateforme TikTok pour espérer venger son désormais allié Georgescu. “Cette fois, on va leur voler le second tour”, a-t-il promis.Si le député se dit “plus modéré” et nie toute inclination pour la Russie, il partage la même aversion pour “les bureaucrates bruxellois”, les accusant sans preuves de s’être immiscés dans le processus électoral, et promet de rendre sa “dignité” à une Roumanie trop souvent méprisée.Sur les marchés ou à l’étranger pour convaincre l’importante diaspora, ce fan de Donald Trump se rêve en “président MAGA” (Make America Great Again), slogan parfois affiché sur ses casquettes.Ce discours plaît à Stela Ivan, 67 ans, qui “espère de tout coeur” sa victoire. Après des décennies dominées par les mêmes partis politiques, au pouvoir depuis la fin du communisme, George Simion apporterait “du changement” et ferait revenir ses fils partis vivre en Espagne, dit-elle après l’avoir chaleureusement salué lors de son passage dans la ville d’Alexandria, à deux heures de Bucarest.”Nous voulons une personne capable de défendre les intérêts des Roumains dans l’Union européenne”, renchérit dans la capitale Eugenia Niculescu, 65 ans, qui avec une retraite de seulement 300 euros par mois, peine à payer ses médicaments et factures dans ce pays miné par l’inflation.- Un scrutin sous surveillance -Face à George Simion, trois prétendants peuvent accéder au second tour prévu le 18 mai.Le candidat de la coalition pro-européenne au pouvoir, Crin Antonescu, offre “stabilité”. Le maire de Bucarest, Nicusor Dan, promet lutte contre la “corruption” et “l’arrogance” de la classe politique. Et plus loin derrière, l’ancien Premier ministre social-démocrate Victor Ponta mise sur un discours aux accents trumpiens. “La course est devenue très serrée”, commente pour l’AFP Remus Stefureac, directeur du cabinet de recherches INSCOP. “Chacun des quatre peut prétendre au poste de président”.Mais tout peut arriver selon lui: la campagne sur internet “dopée aux stéroïdes”, les attaques verbales et judiciaires dans la dernière ligne droite et “le grand nombre d’indécis” peuvent “complètement bousculer” les pronostics.Après l’annulation, décision rarissime au sein de l’UE, le scrutin est en tout cas sous haute surveillance. Des milliers de personnes ont manifesté ces derniers mois pour dénoncer “un coup d’Etat”. Les Etats-Unis sont également intervenus, le vice-président JD Vance appelant à écouter la voix d’un peuple qu’on a fait taire “sur la base des faibles soupçons d’une agence de renseignement”.Les autorités, qui ont renforcé les mesures de prévention et la collaboration avec le réseau TikTok, mis en cause à l’automne, assurent avoir “tiré les leçons” du fiasco et s’engagent à “des élections équitables et transparentes”.
Lady Gaga met le feu à Rio pour un méga-concert gratuit
Un opéra pop face à une foule immense en délire sur la plage iconique de Copacabana: Lady Gaga a enflammé Rio de Janeiro samedi, lors d’un méga-concert gratuit pour son grand retour au Brésil depuis 2012.”Brésil, vous m’avez tellement manqué”, a crié la popstar américaine avant d’entonner un de ses plus grands succès, “Poker Face”, …
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Lady Gaga met le feu à Rio pour un méga-concert gratuit
Un opéra pop face à une foule immense en délire sur la plage iconique de Copacabana: Lady Gaga a enflammé Rio de Janeiro samedi, lors d’un méga-concert gratuit pour son grand retour au Brésil depuis 2012.”Brésil, vous m’avez tellement manqué”, a crié la popstar américaine avant d’entonner un de ses plus grands succès, “Poker Face”, sur un échiquier monumental, un des décors grandioses de ce show de deux heures.La chanteuse de 39 ans est entrée en scène avec une vingtaine de minutes de retard sur l’heure prévue, juchée à plus deux mètres de haut sur la traîne interminable d’une robe écarlate qui, en s’ouvrant, a dévoilé une cage verticale dans laquelle étaient cachées ses danseuses, pour “Bloody Mary”.Lady Gaga a ensuite enchaîné avec “Abracadabra”, un des titres phares de son dernier album, “Mayhem”, lancé en mars. Au milieu de la chanson, elle a enlevé la robe rouge, laissant apparaître une autre qu’elle portait en dessous aux couleurs du Brésil: vert, bleu et jaune.- Invasion de “petits monstres” -“J’ai séché plusieurs jours de cours à la fac pour venir ici, Lady Gaga est tout pour moi, je suis fan d’elle depuis 2008”, dit à l’AFP Walter Segundo, étudiant de 23 ans arrivé mardi depuis Sao Luis, dans l’Etat brésilien du Maranhao (nord-est), à près de 3.000 kilomètres de Rio.Tout au long de la semaine, les “little monsters” (petits monstres), surnom affectueux des fans de la chanteuse américaine de 39 ans, ont afflué dans la ville célèbre pour son carnaval qui attire des centaines de milliers de touristes du monde entier.La mairie de Rio a affirmé sur X que 2,1 millions de personnes ont assisté au concert à Copacabana, davantage que les 1,6 million pour celui de Madonna au même endroit il y a un an, même si ces chiffres ont été contestés par certains spécialistes qui les ont jugés exagérés.Les autorités municipales, qui espèrent par ailleurs des retombées économiques de plus de 100 millions de dollars, souhaitent pérenniser cette tradition du méga-concert gratuit en mai, afin de stimuler le tourisme lors d’une période considérée comme basse saison. Le maire Eduardo Paes a déjà laissé entendre qu’il comptait faire venir le groupe de rock irlandais U2, sans préciser de date.Pour le concert de Lady Gaga samedi, un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé, avec plus de 5.000 agents, des drones et des caméras de vidéosurveillance à reconnaissance faciale.- Fin d’une longue attente -L’interprète de “Bad Romance” était censée être une des têtes d’affiche du festival Rock in Rio en 2017, mais avait été contrainte d’annuler à la dernière minute pour des raisons de santé, ce qu’elle n’a pas manqué de rappeler samedi.”Vous m’avez attendue, vous avez dû vous demander pourquoi j’ai mis tant de temps à revenir, mais j’étais en train de guérir, de reprendre des forces (…) Maintenant, je suis prête et je vais tout donner pour vous”, a-t-elle déclaré, émue aux larmes, lors d’un discours au milieu du concert.”Ce soir, nous écrivons l’histoire”, a-t-elle lancé, alors que le public “Gaga, eu te amo” (Gaga, je t’aime en portugais). Et avant “Born this way”, la diva pop tenu à saluer tout particulièrement “la communauté LGBTQ du Brésil”, au sein de laquelle elle compte un grand nombre de fans.Ce titre est le préféré d’Alan Jones, venu de l’Etat de Santa Catarina (sud), inspirant un dessin qu’il s’est fait tatouer sur le bras gauche. “C’est grâce à cette chanson que j’ai commencé à m’accepter tel que je suis”, confie ce coiffeur qui fêtera ses 30 ans la semaine prochaine.”La dernière fois que je suis venue ici, nous étions amis, mais maintenant, nous sommes de la même famille”, a résumé Lady Gaga, assise au piano avant de chanter en fin de concert “Shallow”, la ballade du film “A Star is born”, dans lequel elle était à l’affiche avec Bradley Cooper.Et après le rappel, les fans ont continué à chanter pendant de longues minutes a cappella le refrain de “Bad Romance”.
Après un an de gouvernement de droite, le Portugal repart en campagne
Le Portugal entre officiellement dimanche en campagne électorale pour les législatives anticipées du 18 mai, les troisièmes depuis janvier 2022, pour lesquelles le gouvernement sortant de droite modérée fait figure de favori, mais sans la garantie qu’une victoire assurerait la stabilité du prochain exécutif.Le scrutin de mars 2024 avait vu le pays basculer à droite après huit années de gouvernements socialistes, mais la coalition emmenée par le Premier ministre Luis Montenegro, un juriste de 52 ans, ne disposait pas de majorité au Parlement, où elle a perdu un vote de confiance en mars sur fond de soupçons de conflit d’intérêt.D’après les enquêtes, son Alliance démocratique (AD) est désormais créditée de 32,5% des intentions de vote, contre 27,3% pour le Parti socialiste (PS) et 17% pour la formation d’extrême droite Chega (“Assez”), selon un agrégateur de sondages fourni par la Radio Renascença.Mais la coalition gouvernementale a cette fois-ci “fait le pari d’obtenir une majorité absolue” en négociant le soutien d’une formation libérale créditée de 7% des voix, souligne la politologue Marina Costa Lobo, de l’Institut des sciences sociales (ICS) de l’Université de Lisbonne.”Mais même cela peut ne pas suffire et, par conséquent, la question de la stabilité gouvernementale est absolument centrale”, insiste-t-elle auprès de l’AFP.Conscient du risque de se retrouver à nouveau à la tête d’un gouvernement minoritaire, Luis Montenegro, qui continue d’exclure tout accord avec l’extrême droite, a mis en garde les électeurs contre ce scénario.”Si nous n’arrivons pas à garantir la stabilité le jour des élections, le lendemain sera beaucoup plus complexe”, a-t-il reconnu samedi.”En ce moment, Luis Montenegro est le principal facteur d’instabilité politique au Portugal”, lui répond le chef de l’opposition socialiste, Pedro Nuno Santos, en référence à de nouvelles révélations embarrassantes dans l’affaire qui a provoqué la chute du gouvernement.Accusé de conflit d’intérêts concernant l’activité d’une société de conseil qu’il avait créée avant de la mettre au nom de ses enfants, le Premier ministre avait alors préféré se soumettre à un vote de confiance au Parlement, qu’il a perdu, plutôt que de répondre devant la commission d’enquête parlementaire que l’opposition voulait mettre en place.- PIB en baisse -M. Montenegro a beau répéter qu’il n’a commis aucune infraction, ce scandale a continué de marquer la période de pré-campagne qui s’est achevée dimanche, et notamment le duel télévisé qui l’a opposé à son principal rival.La gestion de la méga-panne d’électricité qui a touché la péninsule ibérique lundi dernier a également fourni des arguments à l’opposition pour attaquer le gouvernement.Le candidat socialiste a aussi mis en avant la situation économique du Portugal, qui a vu son PIB reculer de 0,5% au premier trimestre, en affirmant vendredi qu’il s’agissait du “pire résultat économique depuis 2021, l’année de la pandémie”.Sans réagir à ces données, le gouvernement a choisi d’annoncer samedi que son durcissement de la politique migratoire permettrait le renvoi d’un premier contingent de 18.000 immigrés en situation irrégulière, un clin d’œil aux électeurs de Chega.Avec la crise du logement, la question de l’immigration est devenue centrale dans le débat politique au Portugal, où la population étrangère a été multipliée par quatre depuis 2017, et atteint désormais environ 15% de la population de quelque dix millions d’habitants.”La corruption et l’éthique, avec l’immigration, sont des thèmes centraux du débat politique actuel au Portugal et cela donne une marge de croissance à Chega”, note la politologue Marina Costa Lobo.Le parti de droite radicale dirigé par André Ventura, 42 ans, avait réalisé l’an dernier une nouvelle percée électorale, confirmant son statut de troisième force politique du pays avec 18% des voix et une cinquantaine de députés.Avant d’arpenter le pays pendant les deux prochaines semaines, les candidats des partis représentés au Parlement s’affronteront dimanche soir lors d’un débat télévisé à huit.
Israël rappelle des dizaines de milliers de réservistes pour son offensive à Gaza
Israël a rappelle des dizaines de milliers de réservistes en vue d’une expansion de son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, ont rapporté samedi des médias israéliens.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne n’a ni confirmé ni démenti ces information alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sous la pression de ses soutiens d’extrême droite sans lesquels il perdrait sa majorité, multiplie les propos va-t-en guerre.Samedi soir, il s’en est pris au Qatar, émirat qui mène avec l’Egypte une médiation en vue d’une trêve avec le Hamas et d’un accord de libération de otages détenus dans la bande de Gaza, l’enjoignant à “cesser son double jeu et son double langage”.”Israël gagnera cette guerre légitime avec des moyens légitimes”, a-t-il ajouté, semblant signifier ainsi la fin de toute négociation.Le Qatar “rejette fermement les déclarations incendiaires” de M. Netanyahu “qui sont contraires aux règles les plus élémentaires de la responsabilité politique et morale”, a réagi sur X le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.Depuis qu’Israël a mis fin le 18 mars à deux mois d’une trêve dans la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, M. Netanyahu assure qu’une pression militaire accrue est le seul moyen de forcer le mouvement islamiste palestinien à rendre les otages.Au contraire, “toute intensification des combats placera les otages […] en situation de danger immédiat”, a mis en garde le forum des familles d’otages, organisation israélienne de proches des captifs.- “Priorité morale” -“Pour la grande majorité des Israéliens le retour des otages est la première priorité morale de la nation”, a ajouté le forum dans un communiqué, jugeant encore possible de “parvenir à un accord permettant de sauver des vies et d’empêcher davantage de pertes humaines”.La trêve a permis le retour de 33 otages israéliens, dont huit morts, en échange de la libération d’environ 1.800 Palestiniens détenus par Israël. Depuis le 18 mars, les bombardements israéliens sur la bande de Gaza sont quotidiens et l’armée a repris le contrôle de larges pans du territoire qu’elle avait évacués. Après s’être améliorée pendant la trêve, la situation humanitaire des quelque 2,4 millions de Palestiniens est de nouveau catastrophique.Selon les correspondants militaires de médias israéliens, l’armée a commencé à envoyer des ordres de mobilisation à des réservistes, prévoyant d’en rappeler des dizaines de milliers en vue d’une expansion de son offensive.Ces réservistes devraient remplacer des appelés ou des soldats d’active à travers le pays ainsi qu’en Cisjordanie occupée afin que ceux-ci puissent être envoyés combattre à Gaza.Des proches de journalistes de l’AFP ont déjà reçu leur “Tsav 8” (ordre de mobilisation).- “Numéro 24” -Selon la télévision publique, le cabinet de sécurité israélien doit se réunir dimanche en vue d’approuver l’élargissement de l’offensive à Gaza.L’attaque des commandos du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours retenues à Gaza dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Israël a juré de détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, et a lancé une campagne de représailles militaires ayant dévasté la bande de Gaza et fait au moins 52.495 morts, en majorité des civils, selon des chiffres du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugés fiables par l’ONU.Les informations sur le rappel des réservistes ont été publiées après que la branche armée du Hamas a diffusé une vidéo dans laquelle apparaît un homme allongé, la tête et le bras gauche couverts de bandages avec des tâches marron.Parlant hébreu, il se présente comme “le prisonnier numéro 24″ mais a été identifié comme étant Maxim Herkin, otage israélo-russe qui aura 37 ans fin mai. Sa famille a publié un communiqué demandant aux médias de ne pas diffuser la vidéo.- A mains nues -Samedi soir, quelques milliers d’Israéliens se sont une nouvelle fois rassemblés à Tel-Aviv.”Nous voulons que les otages rentrent à la maison [et] nous ne croyons pas que la guerre à Gaza aujourd’hui ait encore la moindre justification”, a déclaré à l’AFP Arona Maskil, consultante de 64 ans.Avant l’aube, 11 Palestiniens dont trois enfants en bas âge ont été tués dans une frappe israélienne sur le camp de réfugiés de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, selon les secours. L’armée a confirmé en indiquant avoir visé “un terroriste du Hamas”.A la lumière de lampes torches, des secouristes et des civils ont fouillé à mains nues dans les décombres pour en extraire des victimes, selon des images de l’AFP. L’un deux repart en portant le corps inanimé d’un très jeune enfant.Israël soumet la bande de Gaza à un blocus total depuis le 2 mars. En l’absence d’entrée de la moindre aide humanitaire depuis cette date, des responsables onusiens et d’ONG multiplient les avertissements sur un risque de famine.





