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Brésil: un attentat déjoué lors du concert de Lady Gaga

Un attentat à la bombe a été déjoué pendant un mégaconcert de la star Lady Gaga à Rio de Janeiro samedi et deux personnes, soupçonnées d’être impliquées, ont été arrêtées, ont annoncé dimanche les autorités. Environ deux millions de personnes avaient envahi la plage emblématique de Copacabana jusqu’aux petites heures du matin pour écouter la diva américaine, selon la mairie, sous la surveillance d’un impressionnant déploiement de sécurité. La police civile de Rio de Janeiro a annoncé dans un communiqué, qu’en collaboration avec le ministère de la Justice, elle avait “empêché un attentat à la bombe qui devait se produire lors du spectacle de Lady Gaga à Copacabana”. La tentative d’attentat avait été orchestrée par un groupe qui “diffusait des discours de haine” et faisait la promotion de la radicalisation des adolescents et de l’automutilation sur les plateformes numériques, selon la police. Les assaillants ont conçu ce plan comme un “défi collectif” dans le but de gagner en notoriété sur les réseaux sociaux, a affirmé la police. Ce projet prenait pour cible les enfants, les adolescents et la communauté LGBTQ+, un groupe fortement représenté parmi les centaines de milliers de fans de Lady Gaga à Rio. Le “chef du groupe” et “responsable du plan” a été arrêté dans l’Etat du Rio Grande do Sul (sud), alors qu’il portait illégalement une arme à feu. Un adolescent est également en garde à vue à Rio de Janeiro. Dans le cadre de l’opération baptisée “Fake Monster”, la police a également effectué 13 perquisitions dans plusieurs villes de l’Etat de Rio de Janeiro, ainsi qu’à São Paulo (sud-est), Rio Grande do Sul et Mato Grosso (ouest). Elle avait auparavant donné le chiffre de 15.”Les personnes impliquées ont recruté des participants pour promouvoir des attaques utilisant des explosifs improvisés et des cocktails Molotov”, a encore indiqué la police.- “Malade de peur” -La chanteuse américaine a publié après ces révélations un message sur X, qui ne fait pas mention de l’attaque déjouée: “Votre coeur brille tellement, votre culture est si vibrante et si spéciale, j’espère que vous savez à quel point je suis reconnaissance d’avoir partagé ce moment historique avec vous”.Ses fans, affectueusement appelés “petits monstres”, se sont eux rendus sur les réseaux sociaux pour exprimer leur soulagement face à la réaction de la police.”DIEU MERCI. Cela aurait choqué plus de deux millions de personnes”, a déclaré le compte LadyGagaFansTogether sur Instagram. Un autre fan a réagi: “Je suis littéralement malade de peur pour sa (Lady Gaga) sécurité”.”La police a agi de manière silencieuse et sans créer de panique (…) Nous avons agi de façon chirurgicale afin que le crime n’ait pas lieu”, a expliqué Felipe Curi, un responsable de la police civile de Rio, cité dans une note de l’institution.Les autorités municipales, qui espèrent par ailleurs des retombées économiques de plus de 100 millions de dollars, souhaitent pérenniser cette tradition du méga-concert gratuit en mai, afin de stimuler le tourisme lors d’une période considérée comme basse saison. Lady Gaga a donné le coup d’envoi de la soirée, perchée à plus de six pieds au-dessus de la scène dans une robe écarlate, en chantant son tube de 2011 “Bloody Mary” devant une foule en délire. La diva américaine de la pop, qui ne s’était pas produite au Brésil depuis une tournée en 2012, a enchaîné avec “Abracadabra”, l’un des titres phares de son dernier album, “Mayhem”, sorti en mars.Au milieu de la chanson, Lady Gaga a enlevé sa robe rouge pour en révéler une autre aux couleurs du drapeau brésilien.

Les Britanniques célèbrent les derniers vétérans de la Seconde Guerre mondiale

Défilé militaire, fêtes populaires et famille royale au balcon, le Royaume-Uni célèbre à partir de lundi les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, alors que se tourne une page d’histoire avec la raréfaction de ses témoins.Quatre jours de célébrations commencent en grande pompe avec un défilé militaire à Londres, incluant, en signe de soutien, des troupes ukrainiennes, mais aussi de l’Otan, en présence de la famille royale et du Premier ministre Keir Starmer.Dans une Europe inquiète, sur fond de guerre en Ukraine, “la paix ne doit jamais être considérée comme acquise”, avait déclaré le 9 avril le roi Charles III, devant le Parlement italien, en évoquant “les échos d’une époque dont nous espérions ardemment qu’elle ait été reléguée au passé”.Entouré des membres actifs de la famille royale, le roi de 76 ans, soigné depuis 15 mois pour un cancer, doit apparaître au balcon de Buckingham palace en début d’après-midi, pour admirer un survol d’avions anciens et modernes.Le 8 mai 1945, c’est de ce même balcon que le roi George VI et la reine Elizabeth, encadrant le Premier ministre Winston Churchill, avaient salué avec leurs filles Elizabeth et Margaret des dizaines de milliers de Londoniens célébrant ce que Churchill avait appelé le “jour de la victoire en Europe” (Victory in Europe Day, VE Day). En soirée, les deux princesses de 19 et 14 ans avaient été autorisées à sortir du palais pour se joindre incognito à la foule en liesse, pour une nuit qu’Elizabeth devenue reine décrira 40 ans plus tard comme “l’une des nuits les plus mémorables de ma vie”.La princesse qui avait servi durant la guerre comme conductrice et mécanicienne bénévole, était en uniforme, sa casquette initialement enfoncée jusqu’aux yeux, car, dira-t-elle, “terrifiée d’être reconnue”.- Moment d’unité nationale -Ces célébrations du 80e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale sont “un moment d’unité nationale”, a souligné le Premier ministre Keir Starmer. C’est “un moment pour célébrer cette paix durement gagnée, honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie et se souvenir des sacrifices de tant de personnes pour garantir notre liberté”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Lundi, une réception à Buckingham palace célèbrera une cinquantaine d’anciens combattants et personnes de cette génération. Les Britanniques sont également invités à participer à des centaines de fêtes, pique-niques, expositions et commémorations partout dans le pays.”C’est important de se souvenir de certains des pauvres diables qui n’ont pas réussi à s’en sortir”, déclare à l’AFP Dennis Bishop, 99 ans, vétéran de la Royal Air Force.Mardi, la reine Camilla ira admirer à la Tour de Londres une installation de quelque 30.000 coquelicots en céramique, symboles des victimes des guerres, et de nombreux bâtiments dont le palais de Westminster seront illuminés le soir tombé.Les célébrations se termineront jeudi par une minute nationale de silence à midi (11H00 GMT), et un service d’action de grâce à l’abbaye de Westminster en présence de la famille royale, avant un concert sur la grande place de Horse Guards Parade à Londres.Les pubs ont été autorisés à fermer deux heures plus tard dans le cadre de ces célébrations. Même si les jeunes générations y sont plus indifférentes, elles sont d’autant plus importantes que “c’est probablement la dernière occasion où il y aura encore des survivants” de cette époque, estime l’historien et spécialiste de la monarchie Robert Hazell, de l’University College London.

Les Britanniques célèbrent les derniers vétérans de la Seconde Guerre mondiale

Défilé militaire, fêtes populaires et famille royale au balcon, le Royaume-Uni célèbre à partir de lundi les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, alors que se tourne une page d’histoire avec la raréfaction de ses témoins.Quatre jours de célébrations commencent en grande pompe avec un défilé militaire à Londres, incluant, en signe de soutien, des troupes ukrainiennes, mais aussi de l’Otan, en présence de la famille royale et du Premier ministre Keir Starmer.Dans une Europe inquiète, sur fond de guerre en Ukraine, “la paix ne doit jamais être considérée comme acquise”, avait déclaré le 9 avril le roi Charles III, devant le Parlement italien, en évoquant “les échos d’une époque dont nous espérions ardemment qu’elle ait été reléguée au passé”.Entouré des membres actifs de la famille royale, le roi de 76 ans, soigné depuis 15 mois pour un cancer, doit apparaître au balcon de Buckingham palace en début d’après-midi, pour admirer un survol d’avions anciens et modernes.Le 8 mai 1945, c’est de ce même balcon que le roi George VI et la reine Elizabeth, encadrant le Premier ministre Winston Churchill, avaient salué avec leurs filles Elizabeth et Margaret des dizaines de milliers de Londoniens célébrant ce que Churchill avait appelé le “jour de la victoire en Europe” (Victory in Europe Day, VE Day). En soirée, les deux princesses de 19 et 14 ans avaient été autorisées à sortir du palais pour se joindre incognito à la foule en liesse, pour une nuit qu’Elizabeth devenue reine décrira 40 ans plus tard comme “l’une des nuits les plus mémorables de ma vie”.La princesse qui avait servi durant la guerre comme conductrice et mécanicienne bénévole, était en uniforme, sa casquette initialement enfoncée jusqu’aux yeux, car, dira-t-elle, “terrifiée d’être reconnue”.- Moment d’unité nationale -Ces célébrations du 80e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale sont “un moment d’unité nationale”, a souligné le Premier ministre Keir Starmer. C’est “un moment pour célébrer cette paix durement gagnée, honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie et se souvenir des sacrifices de tant de personnes pour garantir notre liberté”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Lundi, une réception à Buckingham palace célèbrera une cinquantaine d’anciens combattants et personnes de cette génération. Les Britanniques sont également invités à participer à des centaines de fêtes, pique-niques, expositions et commémorations partout dans le pays.”C’est important de se souvenir de certains des pauvres diables qui n’ont pas réussi à s’en sortir”, déclare à l’AFP Dennis Bishop, 99 ans, vétéran de la Royal Air Force.Mardi, la reine Camilla ira admirer à la Tour de Londres une installation de quelque 30.000 coquelicots en céramique, symboles des victimes des guerres, et de nombreux bâtiments dont le palais de Westminster seront illuminés le soir tombé.Les célébrations se termineront jeudi par une minute nationale de silence à midi (11H00 GMT), et un service d’action de grâce à l’abbaye de Westminster en présence de la famille royale, avant un concert sur la grande place de Horse Guards Parade à Londres.Les pubs ont été autorisés à fermer deux heures plus tard dans le cadre de ces célébrations. Même si les jeunes générations y sont plus indifférentes, elles sont d’autant plus importantes que “c’est probablement la dernière occasion où il y aura encore des survivants” de cette époque, estime l’historien et spécialiste de la monarchie Robert Hazell, de l’University College London.

Jugement attendu dans le procès pour cyberharcèlement de Thomas Jolly

Le tribunal correctionnel rend lundi son jugement au procès de sept personnes soupçonnées d’avoir cyberharcelé le directeur artistique Thomas Jolly, après la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris-2024.Le procès de ces sept personnes, jugées pour “menaces de mort réitérées, cyberharcèlement et injures aggravées en raison de l’orientation sexuelle ou de l’appartenance vraie ou supposée à une religion”, a eu lieu en mars et la décision avait été mise en délibéré. A l’audience, seuls cinq des sept prévenus étaient présents, les deux autres étant retenus ou malades. Ils étaient alors apparus comme des monsieur et madame Tout le monde ayant basculé dans la cybercriminalité.Thomas Jolly était également absent.Le ministère public avait requis des peines allant de trois à huit mois de prison avec sursis à l’encontre de ces sept personnes – six hommes et une femme âgés de 22 à 79 ans – ainsi que des stages de citoyenneté et une suspension du compte d’accès en ligne pour une durée de trois et cinq mois pour deux d’entre eux.Dans ses réquisitions, la procureure avait dénoncé le sentiment d’impunité des personnes qui réagissent à chaud et envoient si facilement des messages pour donner leur avis.”Or, on sait que ces propos peuvent ensuite armer une personne”, avait-elle souligné, faisant référence aux attaques physiques après des mises en cause sur les réseaux sociaux.- Profils “banals” -Chaque avocat de la défense a insisté à sa manière sur les profils “banals” de leurs clients, loin des trolls professionnels qui sévissent sur internet. Des Français qui se sont laissé entraîner par la facilité de communication offerte par les réseaux.Thomas Jolly, 43 ans, directeur artistique des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, avait déposé plainte le 31 juillet, quelques jours après le début des Jeux, affirmant “être la cible, sur les réseaux sociaux, de menaces et d’injures à caractère homophobe ou antisémite”.Alors que la créativité de la cérémonie d’ouverture a été saluée par de nombreux spectateurs, le tableau intitulé “Festivité” a alimenté l’été dernier une polémique dans des milieux conservateurs et d’extrême droite.Le tableau, représentant un groupe attablé, dont plusieurs drag queens célèbres, a été interprété par certains comme une parodie moqueuse du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, la Cène, telle que représentée par Léonard de Vinci.Thomas Jolly avait démenti toute volonté de choquer et expliqué avoir voulu représenter une “grande fête païenne reliée aux dieux de l’Olympe”. Les messages haineux à son encontre n’avaient pas cessé et s’étaient même multipliés.

François Bayrou à Marseille pour engager une réflexion sur le financement des transports de demain

Le Premier ministre François Bayrou inaugure lundi, à Marseille, une conférence destinée à dégager des pistes de réflexion pour financer les transports et les infrastructures jusqu’en 2040, sans grever davantage les finances de l’Etat.”Il s’agit de sortir des scénarios sur les financements des mobilités et des infrastructures sur la période 2026-2040″, résume auprès de l’AFP Dominique Bussereau, le président de cette conférence baptisée Ambition France Transports.Les besoins sont colossaux, d’une part pour financer les transports collectifs appelés à se développer massivement afin de décarboner les déplacements, mais aussi pour entretenir des infrastructures (routes, rail, ponts, gares, etc.) vieillissantes et dont la dégradation s’accélère avec le changement climatique.D’après un rapport publié en 2023 par les sénateurs Hervé Maurey (groupe centriste) et Stéphane Sautarel (LR), les déplacements des Français et le transport de marchandises nécessiteront d’ici 2030 environ 100 milliards d’euros, fonctionnement et investissements confondus.”Si on veut faire de la transition écologique en France, il faut faire plus de trains de fret, plus de transports publics, plus de camions électriques, plus de voies fluviales”, énumère M. Bussereau, lui-même ancien secrétaire d’Etat aux Transports entre 2002 et 2004 puis de 2007 à 2010.- Concessions autoroutières -Ambition France Transports, dont les travaux seront lancés lundi à Marseille par le Premier ministre, en présence de plusieurs membres du gouvernement, sera organisée sous forme de quatre ateliers, réunissant chacun entre 10 et 15 participants (élus, professionnels, économistes).L’un portera sur le financement des transports du quotidien et en particulier les Serm (Services express régionaux métropolitains, les fameux RER métropolitains annoncés en 2023). Un atelier concernera la mobilité routière et notamment l’avenir des concessions autoroutières qui arrivent toutes à échéance entre 2031 et 2036, un autre le ferroviaire et un dernier le fret.L’objectif est “de reposer les bases d’un système de financement durable, robuste et pérenne”, selon une source gouvernementale, alors que le fossé ne cesse de se creuser entre les projets d’infrastructures annoncés, le nécessaire entretien des routes et des voies ferrées et “les ressources qui sont actuellement mobilisables”.L’âge moyen du réseau ferroviaire français atteint près de 29 ans là où, en Allemagne, il est de 17 ans, et en Suisse, référence mondiale en la matière, 15 ans.La conférence doit rendre ses conclusions fin juillet, selon le gouvernement. Une grande partie des débats devraient tourner autour de l’avenir des concessions autoroutières. – Ecotaxe -Celles-ci, exploitées dans leur immense majorité par trois grands groupes (Vinci, Eiffage et l’Espagnol Abertis) arrivent à échéance entre 2031 et 2036.Doit-on conserver le modèle des concessions? Passer à la gestion directe? Financer leur entretien par le péage ou bien par l’impôt? Et surtout, doit-on mettre la route à contribution pour financer le ferroviaire? Aucune piste ne sera écartée, assurent les organisateurs de la conférence.”S’il y a une idée que j’exprimerai avec force, c’est qu’il faudra que les ressources dégagées par les autoroutes soient clairement fléchées vers le secteur des transports”, déclarait le ministre chargé des Transports Philippe Tabarot mi-mars au Figaro. Les sociétés concessionnaires réalisent environ 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Pour défendre leur modèle, elles affirment assumer de nombreux investissements, à commencer par l’installation de bornes électriques dont le nombre sur les aires d’autoroute devra être multiplié par dix d’ici 2035 pour répondre à la demande, selon l’une d’entre elles.Autre question qui risque de tendre les discussions: le retour éventuel de l’écotaxe poids lourds, mesure qui avait suscité un tollé en 2013 avant d’être abandonnée. Si elle avait été maintenue, “on aurait six milliards de plus par an actuellement, donc on n’aurait pas besoin de faire une conférence”, a rappelé Dominique Busserau.L’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) défendra d’ailleurs cette mesure, a indiqué Florence Sautejeau, déléguée générale de cette organisation qui rassemble les entreprises de transports publics.

Frappes américaines sur le Yémen, Israël menace les Houthis de représailles

Les Houthis ont accusé lundi à l’aube les Etats-Unis d’une dizaine de frappes sur la capitale du Yémen et ses environs, quelques heures après un tir de missile revendiqué par les rebelles pro-iraniens contre l’aéroport de Tel-Aviv, auquel Israël a promis de riposter.A l’aube lundi, les Houthis, des rebelles soutenus par Téhéran qui contrôlent de larges pans du Yémen, ont affirmé qu’une dizaine de frappes attribuées à Washington avaient visé Sanaa.”Quatorze citoyens ont été blessés dans l’attaque américaine sur la rue d’Arbaeen dans (le quartier de) Saawan” de Sanaa, a affirmé l’agence de presse des rebelles, Saba, en citant leur ministère de la Santé.Les Houthis avaient auparavant revendiqué une attaque inédite visant l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, dimanche.Ce tir de missile est survenu quelques heures avant que l’armée israélienne ne confirme le rappel de dizaines de milliers de réservistes en vue d’élargir son offensive contre le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza.”Nous avons visé l’aéroport Ben-Gourion avec un missile balistique hypersonique qui a atteint sa cible avec succès”, ont annoncé les Houthis, qui tirent régulièrement des missiles sur Israël au nom de la défense des Palestiniens de Gaza.Ils ont assuré qu’ils comptaient à nouveau “cibler les aéroports israéliens”, en particulier Ben-Gourion.”Les attaques des Houthis émanent de l’Iran. Israël répondra à (cette) attaque des Houthis (…) en temps voulu et en un lieu choisi par nous, à leurs maîtres terroristes iraniens”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.”Nous avons agi contre (les Houthis) par le passé et nous agirons dans l’avenir (…). Ca ne se passera pas en un seul boum mais il y aura beaucoup de boums”, a-t-il martelé.”C’est la première fois” qu’un missile frappe directement à l’intérieur du périmètre de l’aéroport, a indiqué à l’AFP un porte-parole militaire israélien.- “On l’a échappé belle” -L’armée a confirmé que l’impact ayant causé un cratère à quelques centaines de mètres seulement de l’aérogare principale avait été causé par le missile tiré du Yémen et non par un des missiles intercepteurs tirés sans succès par les systèmes de défense israéliens.Après enquête, l’armée a précisé qu’il n’y avait eu “aucune défaillance de détection et d’interception” mais un “problème technique de l’intercepteur”.Selon un photographe de l’AFP, le missile est tombé dans une zone plantée d’arbres à côté d’une bretelle d’accès aux parkings du terminal 3.Les secours israéliens ont fait état de six blessés légers.Alliés du Hamas, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël, dont des tirs en direction de l’aéroport, depuis le début de la guerre à Gaza. La quasi-totalité de ces tirs ont été interceptés.”Ce qui est arrivé ce matin ne s’était pas produit de longue date. Il y a plusieurs mois, nous avons eu des roquettes (tirées par le Hamas) tombées près de l’aéroport, mais aujourd’hui on l’a échappé belle”, a dit à l’AFP un cadre israélien travaillant pour une compagnie aérienne étrangère.Une forte détonation a été entendue à l’intérieur du Terminal 3, selon un journaliste de l’AFP.Le trafic aérien a repris après une brève interruption. Lufthansa et Air India ont néanmoins suspendu leurs vols vers Tel-Aviv jusqu’au 6 mai et British Airways jusqu’au 7 mai. Air France a annulé ses vols de dimanche.Les Houthis ont appelé dimanche soir “l’ensemble des compagnies aériennes internationales” à prendre au sérieux leurs menaces de nouvelles frappes “en annulant leurs vols vers les aéroports de l’ennemi” israélien.Après une suspension de deux mois, les Houthis ont repris leurs tirs de missiles sur Israël et leurs attaques contre des navires qu’ils estiment liés à Israël au large du Yémen avec la rupture de la trêve dans la bande de Gaza le 18 mars, tandis que les Etats-Unis ont intensifié depuis le retour de Donald Trump au pouvoir la campagne aérienne les visant.- “Vaincre le Hamas” -Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont salué cette attaque “déjouant les systèmes de défense les plus avancés au monde et frappant ses cibles avec précision”.Selon les médias israéliens, la réunion du cabinet de sécurité, dont les décisions ne sont en général pas rendues publiques, doit aussi examiner une expansion de l’offensive à Gaza, où des frappes israéliennes ont tué dimanche 16 Palestiniens selon les secours.L’objectif est “de ramener nos (otages) et de vaincre le Hamas (dont) nous (…) détruirons toutes les infrastructures, à la surface comme sous terre”, a déclaré le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d’état-major. L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée israélienne.L’offensive israélienne menée en représailles a fait au moins 52.535 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

Frappes américaines sur le Yémen, Israël menace les Houthis de représailles

Les Houthis ont accusé lundi à l’aube les Etats-Unis d’une dizaine de frappes sur la capitale du Yémen et ses environs, quelques heures après un tir de missile revendiqué par les rebelles pro-iraniens contre l’aéroport de Tel-Aviv, auquel Israël a promis de riposter.A l’aube lundi, les Houthis, des rebelles soutenus par Téhéran qui contrôlent de larges pans du Yémen, ont affirmé qu’une dizaine de frappes attribuées à Washington avaient visé Sanaa.”Quatorze citoyens ont été blessés dans l’attaque américaine sur la rue d’Arbaeen dans (le quartier de) Saawan” de Sanaa, a affirmé l’agence de presse des rebelles, Saba, en citant leur ministère de la Santé.Les Houthis avaient auparavant revendiqué une attaque inédite visant l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, dimanche.Ce tir de missile est survenu quelques heures avant que l’armée israélienne ne confirme le rappel de dizaines de milliers de réservistes en vue d’élargir son offensive contre le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza.”Nous avons visé l’aéroport Ben-Gourion avec un missile balistique hypersonique qui a atteint sa cible avec succès”, ont annoncé les Houthis, qui tirent régulièrement des missiles sur Israël au nom de la défense des Palestiniens de Gaza.Ils ont assuré qu’ils comptaient à nouveau “cibler les aéroports israéliens”, en particulier Ben-Gourion.”Les attaques des Houthis émanent de l’Iran. Israël répondra à (cette) attaque des Houthis (…) en temps voulu et en un lieu choisi par nous, à leurs maîtres terroristes iraniens”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.”Nous avons agi contre (les Houthis) par le passé et nous agirons dans l’avenir (…). Ca ne se passera pas en un seul boum mais il y aura beaucoup de boums”, a-t-il martelé.”C’est la première fois” qu’un missile frappe directement à l’intérieur du périmètre de l’aéroport, a indiqué à l’AFP un porte-parole militaire israélien.- “On l’a échappé belle” -L’armée a confirmé que l’impact ayant causé un cratère à quelques centaines de mètres seulement de l’aérogare principale avait été causé par le missile tiré du Yémen et non par un des missiles intercepteurs tirés sans succès par les systèmes de défense israéliens.Après enquête, l’armée a précisé qu’il n’y avait eu “aucune défaillance de détection et d’interception” mais un “problème technique de l’intercepteur”.Selon un photographe de l’AFP, le missile est tombé dans une zone plantée d’arbres à côté d’une bretelle d’accès aux parkings du terminal 3.Les secours israéliens ont fait état de six blessés légers.Alliés du Hamas, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël, dont des tirs en direction de l’aéroport, depuis le début de la guerre à Gaza. La quasi-totalité de ces tirs ont été interceptés.”Ce qui est arrivé ce matin ne s’était pas produit de longue date. Il y a plusieurs mois, nous avons eu des roquettes (tirées par le Hamas) tombées près de l’aéroport, mais aujourd’hui on l’a échappé belle”, a dit à l’AFP un cadre israélien travaillant pour une compagnie aérienne étrangère.Une forte détonation a été entendue à l’intérieur du Terminal 3, selon un journaliste de l’AFP.Le trafic aérien a repris après une brève interruption. Lufthansa et Air India ont néanmoins suspendu leurs vols vers Tel-Aviv jusqu’au 6 mai et British Airways jusqu’au 7 mai. Air France a annulé ses vols de dimanche.Les Houthis ont appelé dimanche soir “l’ensemble des compagnies aériennes internationales” à prendre au sérieux leurs menaces de nouvelles frappes “en annulant leurs vols vers les aéroports de l’ennemi” israélien.Après une suspension de deux mois, les Houthis ont repris leurs tirs de missiles sur Israël et leurs attaques contre des navires qu’ils estiment liés à Israël au large du Yémen avec la rupture de la trêve dans la bande de Gaza le 18 mars, tandis que les Etats-Unis ont intensifié depuis le retour de Donald Trump au pouvoir la campagne aérienne les visant.- “Vaincre le Hamas” -Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont salué cette attaque “déjouant les systèmes de défense les plus avancés au monde et frappant ses cibles avec précision”.Selon les médias israéliens, la réunion du cabinet de sécurité, dont les décisions ne sont en général pas rendues publiques, doit aussi examiner une expansion de l’offensive à Gaza, où des frappes israéliennes ont tué dimanche 16 Palestiniens selon les secours.L’objectif est “de ramener nos (otages) et de vaincre le Hamas (dont) nous (…) détruirons toutes les infrastructures, à la surface comme sous terre”, a déclaré le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d’état-major. L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée israélienne.L’offensive israélienne menée en représailles a fait au moins 52.535 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.