AFP World

Les Britanniques célèbrent en fanfare les 80 ans de la fin de la dernière guerre mondiale

Défilé militaire, fêtes populaires et famille royale au balcon, le Royaume-Uni célèbre pendant quatre jours à partir de lundi les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.Ces célébrations doivent commencer à la mi-journée par la lecture d’extraits du discours du Premier ministre Winston Churchill le 8 Mai 1945, et par un défilé militaire de plus de 1.000 membres des forces armées britanniques, sept fanfares jouant de la musique d’époque, mais aussi des troupes de l’Otan, et en signe de soutien, des troupes ukrainiennes.Des membres de la famille royale et le Premier ministre Keir Starmer y assisteront. Plusieurs heures avant le défilé jusqu’à Buckingham palace, des centaines de personnes attendaient déjà sur le parcours, venus parfois avec leurs sièges de camping.”C’est un impératif moral d’être ici, surtout en cette période de guerre”, confie à l’AFP Patrick Beacon, 76 ans, venu avec son épouse Catherine de Coventry (centre-nord). “C’est tellement émouvant d’être là aujourd’hui, 80 ans de paix et de sérénité, je ne sais pas si nous mesurons ce que cela représente. Où serions-nous sans eux ?”, dit-il à l’AFP.Dans une Europe inquiète, sur fond de guerre en Ukraine, “la paix ne doit jamais être considérée comme acquise”, avait déclaré le 9 avril le roi Charles III, devant le Parlement italien, en évoquant “les échos d’une époque dont nous espérions ardemment qu’elle ait été reléguée au passé”.Entouré des membres actifs de la famille royale, le roi de 76 ans, soigné depuis 15 mois pour un cancer, doit apparaître au balcon de Buckingham palace en début d’après-midi, pour admirer un survol de 23 avions anciens et modernes.Après l’interview polémique du prince Harry vendredi à la BBC, le palais a fait savoir qu’il espérait que “rien n’empêchera de célébrer avec enthousiasme cette précieuse victoire et ces âmes courageuses(…)”.Le 8 mai 1945, c’est du même balcon de Buckingham palace que le roi George VI et la reine Elizabeth, encadrant Winston Churchill, avaient salué avec leurs filles Elizabeth et Margaret des dizaines de milliers de Londoniens célébrant ce que Churchill avait appelé le “jour de la victoire en Europe” (Victory in Europe Day, VE Day). En soirée, les deux princesses de 19 et 14 ans avaient été autorisées à sortir du palais pour se joindre incognito à la foule en liesse, pour une nuit qu’Elizabeth devenue reine décrira 40 ans plus tard comme “l’une des nuits les plus mémorables de ma vie”.La princesse qui avait servi durant la guerre comme conductrice et mécanicienne bénévole, était en uniforme, sa casquette initialement enfoncée jusqu’aux yeux, car, dira-t-elle, “terrifiée d’être reconnue”.- dette de gratitude -“Nous avons une dette de gratitude envers ceux prêts à faire le sacrifice ultime pour notre pays”, a souligné le Premier ministre Keir Starmer sur X.Lundi, une réception à Buckingham palace célèbrera une cinquantaine d’anciens combattants et personnes de cette génération. Les Britanniques sont également invités à participer à des centaines de fêtes, pique-niques, expositions et commémorations partout dans le pays.”C’est important de se souvenir de certains des pauvres diables qui n’ont pas réussi à s’en sortir”, déclare à l’AFP Dennis Bishop, 99 ans, vétéran de la Royal Air Force.Mardi, la reine Camilla ira admirer à la Tour de Londres une installation de quelque 30.000 coquelicots en céramique, symboles des victimes des guerres, et de nombreux bâtiments dont le palais de Westminster seront illuminés le soir tombé.Les célébrations se termineront jeudi par une minute nationale de silence à midi (11H00 GMT), et un service d’action de grâce à l’abbaye de Westminster en présence de la famille royale, avant un concert sur la grande place de Horse Guards Parade à Londres.Les pubs ont été autorisés à fermer deux heures plus tard dans le cadre de ces célébrations. Même si les jeunes générations y sont plus indifférentes, elles sont d’autant plus importantes que “c’est probablement la dernière occasion où il y aura encore des survivants” de cette époque, estime l’historien et spécialiste de la monarchie Robert Hazell, de l’University College London.

Macron et von der Leyen appellent les chercheurs étrangers à choisir l’Europe

Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen font un appel du pied aux chercheurs étrangers, particulièrement menacés aux Etats-Unis par les politiques de l’administration Trump, en organisant lundi la conférence Choose Europe for Science, avec à la clef de possibles incitations financières pour les attirer.”Nous devons tirer avec lucidité les conséquences de ces bouleversements” et “mettre en place les conditions nécessaires à une politique d’accueil et de recherche ambitieuse, exigeante et solidaire”, a déclaré la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Elisabeth Borne, lors du discours d’ouverture.L’Union européenne accueille déjà “25% des chercheurs mondiaux” et “chaque euro investi aujourd’hui à travers le programme-cadre Horizon Europe générera 11 euros de gain de PIB d’ici 2045”, a rappelé à sa suite la Commissaire européenne pour la Recherche Ekaterina Zaharieva.L’événement sera clôturé en fin de matinée par le président français et celle de la Commission européenne, dans les locaux du prestigieux campus universitaire de La Sorbonne, au cœur de Paris.Le président avait annoncé la tenue de la conférence mi-avril, au moment où était lancée une plateforme Choose France for Science. Avant l’annonce d’une initiative similaire du Centre national de la recherche française (CNRS), premier organisme européen en nombre de chercheurs.Il s’agit de montrer “dans un moment où les libertés académiques connaissent un certain nombre de reflux ou de menaces, que l’Europe est un continent d’attractivité”, selon l’Elysée.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, chercheurs et universités sont dans le collimateur de son administration, entre libertés académique et de recherche minées, financements sabrés.- “Choisir l’Europe” -La conférence de lundi doit donner lieu à des annonces et réflexions sur l’avenir. Pour la France, “il y a des crédits, des montants” qui seront annoncés, éventuellement sous forme d’incitations fiscales, a précisé un conseiller de l’Elysée. La plateforme Choose France for Science indique que l’Etat pourrait abonder jusqu’à 50% de certains projets de recherche, au mérite. Mais les opérateurs attendent une annonce sur l’enveloppe globale.L’initiative fait grincer les dents des syndicats français de l’enseignement supérieur et de la recherche qui la jugent “choquante, voire indécente”. Ils dénoncent le “sous-financement chronique” du secteur, des “regroupements forcés” d’établissements, mais aussi “des atteintes quasi incessantes à la liberté académique”, en rappelant les polémiques sur le wokisme à l’université. Pour le directeur de l’Inserm, Didier Samuel, “il y a eu un réinvestissement sur la recherche” ces dernières années mais “on n’a pas encore comblé le trou”.Il “faut qu’on maintienne” cette dynamique” et qu'”on l’amplifie”, a-t-il estimé sur franceinfo.Rien n’a encore filtré des mesures que pourrait annoncer Ursula von der Leyen, qui a fait savoir mardi que Bruxelles ferait des “propositions pour aider les scientifiques et les chercheurs à +Choisir l’Europe+”.Il s’agit de rendre plus attractifs la France et le Vieux Continent, où les rémunérations et les montants consacrés à la recherche sont très en-deçà des Etats-Unis. Même si le continent dispose d’atouts en la matière, que ce soit dans la qualité des infrastructures de recherche pour leurs travaux ou dans le cadre d’accueil pour leurs familles.- Dépendances européennes -La conférence comprend deux tables rondes, incluant des universitaires et industriels américains. L’une sur le thème de la liberté académique et de la contribution de la recherche aux biens publics mondiaux. Comme notamment les bases de données, dont beaucoup sont internationales, et dont l’accès à certaines pourrait être menacé par des décisions de l’administration américaine. La deuxième sur les moyens de lutter contre les dépendances européennes en matière de recherche, alors que le désengagement américain de nombreux partenariats “peut avoir des conséquences sur notre sécurité, notamment en matière de veille sanitaire, et sur des grands programmes de coopération”, comme ceux liés au climat, selon l’Elysée.La journée se poursuivra avec une réunion de ministres européens de la Recherche, à l’invitation de leur homologue français Philippe Baptiste qui accueillera des présidents d’universités et grands instituts de recherche européens. Représentée par son ambassadrice, l’Italie a fait savoir qu’elle considérait la liberté de la recherche comme un “fondement essentiel de tout progrès scientifique et culturel”.Pour autant, la réunion européenne prévue le 23 mai à Bruxelles reste “le format institutionnel le plus approprié” pour “définir ensemble – et non uniquement dans une perspective nationale – des politiques communes concrètes”, a indiqué l’ambassade d’Italie en France. pcl-fff-mep-ber/chl/pta

Nouvelles frappes américaines au Yémen, 16 blessés selon les Houthis

Les Etats-Unis ont mené lundi avant l’aube de nouvelles frappes sur la capitale du Yémen, ont indiqué les rebelles houthis qui ont revendiqué un tir de missile inédit la veille contre le principal aéroport international d’Israël.C’est la première fois qu’un missile tiré par les Houthis frappe directement à l’intérieur du périmètre de l’aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv, selon un porte-parole militaire israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis de riposter contre les Houthis et l’Iran, leur allié.Principal soutien d’Israël, les Etats-Unis ont intensifié leurs attaques contre les Houthis depuis le retour de Donald Trump en janvier à la Maison Blanche. Le Pentagone a affirmé fin avril avoir frappé un millier de cibles des Houthis au Yémen depuis le 15 mars et tué de nombreux combattants et dirigeants rebelles.Avant l’aube, les rebelles yéménites ont affirmé qu’une dizaine de frappes américaines avaient visé la capitale Sanaa, aux mains des Houthis qui contrôlent aussi de larges pans du pays en guerre.”Seize citoyens ont été blessés dans l’attaque américaine sur Sanaa”, a affirmé l’agence de presse des rebelles, Saba, en citant leur ministère de la Santé.Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël, situé à plus de 1.800 km, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. La quasi-totalité des tirs ont été interceptés par l’armée israélienne.Ils ont aussi mené des attaques contre des navires qu’ils estiment liés à Israël en mer Rouge et dans le Golfe d’Aden, au large du Yémen, des voies essentielles pour le commerce maritime.- Attaque inédite contre Ben Gourion -Les Etats-Unis, sous la présidence de Joe Biden, avaient commencé en janvier 2024 à frapper les positions des Houthis pour les contraindre à cesser leurs tirs contre les navires.Dimanche, les Houthis ont revendiqué une attaque inédite contre l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, affirmant l’avoir visé “avec un missile balistique hypersonique qui a atteint sa cible avec succès”.Ils ont assuré qu’ils comptaient à nouveau “cibler les aéroports israéliens” et appelé “l’ensemble des compagnies aériennes internationales” à prendre au sérieux leurs menaces “en annulant leurs vols vers les aéroports de l’ennemi” israélien.Le trafic aérien a été brièvement interrompu à l’aéroport Ben Gourion. Plusieurs compagnies, dont Lufthansa, Air India et Air France ont suspendu leurs vols temporairement.Selon un photographe de l’AFP, le missile est tombé dans une zone plantée d’arbres à côté d’une bretelle d’accès aux parkings du terminal 3. Les secours israéliens ont fait état de six blessés légers.Après enquête, l’armée israélienne a précisé qu’il n’y avait eu “aucune défaillance de détection et d’interception” mais un “problème technique de l’intercepteur”.- “Beaucoup de boums” -Benjamin Netanyahu a promis de riposter à cette attaque, alors qu’Israël a mené ces derniers mois plusieurs frappes contre des cibles stratégiques des Houthis au Yémen. “Nous avons agi contre eux par le passé et nous agirons dans l’avenir mais je ne peux pas détailler (…) ça ne se passera pas en +un seul boum+ mais il y aura +beaucoup de boums+”, a-t-il averti.”Les attaques des Houthis émanent de l’Iran. Israël répondra à (cette) attaque des Houthis (…) en temps voulu et en un lieu choisi par nous, à leurs maîtres terroristes iraniens”, a-t-il ajouté.L’Iran a nié lundi toute aide militaire aux Houthis, déclarant que “l’action des Yéménites en faveur du peuple palestinien était une décision indépendante menée en solidarité” avec les Palestiniens, selon un communiqué des Affaires étrangères. 

Nouvelles frappes américaines au Yémen, 16 blessés selon les Houthis

Les Etats-Unis ont mené lundi avant l’aube de nouvelles frappes sur la capitale du Yémen, ont indiqué les rebelles houthis qui ont revendiqué un tir de missile inédit la veille contre le principal aéroport international d’Israël.C’est la première fois qu’un missile tiré par les Houthis frappe directement à l’intérieur du périmètre de l’aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv, selon un porte-parole militaire israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis de riposter contre les Houthis et l’Iran, leur allié.Principal soutien d’Israël, les Etats-Unis ont intensifié leurs attaques contre les Houthis depuis le retour de Donald Trump en janvier à la Maison Blanche. Le Pentagone a affirmé fin avril avoir frappé un millier de cibles des Houthis au Yémen depuis le 15 mars et tué de nombreux combattants et dirigeants rebelles.Avant l’aube, les rebelles yéménites ont affirmé qu’une dizaine de frappes américaines avaient visé la capitale Sanaa, aux mains des Houthis qui contrôlent aussi de larges pans du pays en guerre.”Seize citoyens ont été blessés dans l’attaque américaine sur Sanaa”, a affirmé l’agence de presse des rebelles, Saba, en citant leur ministère de la Santé.Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël, situé à plus de 1.800 km, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. La quasi-totalité des tirs ont été interceptés par l’armée israélienne.Ils ont aussi mené des attaques contre des navires qu’ils estiment liés à Israël en mer Rouge et dans le Golfe d’Aden, au large du Yémen, des voies essentielles pour le commerce maritime.- Attaque inédite contre Ben Gourion -Les Etats-Unis, sous la présidence de Joe Biden, avaient commencé en janvier 2024 à frapper les positions des Houthis pour les contraindre à cesser leurs tirs contre les navires.Dimanche, les Houthis ont revendiqué une attaque inédite contre l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, affirmant l’avoir visé “avec un missile balistique hypersonique qui a atteint sa cible avec succès”.Ils ont assuré qu’ils comptaient à nouveau “cibler les aéroports israéliens” et appelé “l’ensemble des compagnies aériennes internationales” à prendre au sérieux leurs menaces “en annulant leurs vols vers les aéroports de l’ennemi” israélien.Le trafic aérien a été brièvement interrompu à l’aéroport Ben Gourion. Plusieurs compagnies, dont Lufthansa, Air India et Air France ont suspendu leurs vols temporairement.Selon un photographe de l’AFP, le missile est tombé dans une zone plantée d’arbres à côté d’une bretelle d’accès aux parkings du terminal 3. Les secours israéliens ont fait état de six blessés légers.Après enquête, l’armée israélienne a précisé qu’il n’y avait eu “aucune défaillance de détection et d’interception” mais un “problème technique de l’intercepteur”.- “Beaucoup de boums” -Benjamin Netanyahu a promis de riposter à cette attaque, alors qu’Israël a mené ces derniers mois plusieurs frappes contre des cibles stratégiques des Houthis au Yémen. “Nous avons agi contre eux par le passé et nous agirons dans l’avenir mais je ne peux pas détailler (…) ça ne se passera pas en +un seul boum+ mais il y aura +beaucoup de boums+”, a-t-il averti.”Les attaques des Houthis émanent de l’Iran. Israël répondra à (cette) attaque des Houthis (…) en temps voulu et en un lieu choisi par nous, à leurs maîtres terroristes iraniens”, a-t-il ajouté.L’Iran a nié lundi toute aide militaire aux Houthis, déclarant que “l’action des Yéménites en faveur du peuple palestinien était une décision indépendante menée en solidarité” avec les Palestiniens, selon un communiqué des Affaires étrangères. 

Trump ordonne de rouvrir l’emblématique prison d’Alcatraz

Donald Trump a annoncé dimanche soir avoir donné l’ordre à son administration de moderniser et de rouvrir l’emblématique prison d’Alcatraz fermée depuis plus de 60 ans, dans la baie de San Francisco, pour y incarcérer les “criminels les plus dangereux et violents”.”Depuis trop longtemps, l’Amérique est victime de criminels vicieux, violents et récidivistes, la lie de la société, qui n’apporteront jamais rien d’autre que la misère et la souffrance”, a écrit le milliardaire républicain conservateur sur son réseau social Truth Social. “C’est pourquoi aujourd’hui j’ordonne au Bureau des prisons, ainsi qu’au ministère de la Justice, à (la police fédérale) FBI et au ministère de l’Intérieur de rouvrir, agrandir substantiellement et reconstruire Alcatraz pour enfermer les criminels les plus dangereux et violents d’Amérique”, a-t-il ajouté.Donald Trump estime que la remise en fonction de l’établissement, fermé en mars 1963, sera un “symbole de loi, d’ordre et de justice”.Avec cette dernière annonce, le président américain franchit une nouvelle étape dans la lutte contre la criminalité, un élément clé de son second mandat à la Maison Blanche.- Eastwood, “évadé d’Alcatraz”  -L’établissement, où avaient été emprisonnés les plus grands chefs de la mafia et notamment Al Capone, a été fermé après seulement 29 ans de service en raison de coûts de fonctionnement trop importants, selon le Bureau des prisons américain, chargé de l’administration des prisons fédérales aux Etats-Unis.La prison fédérale de haute sécurité est entrée à la postérité en 1962 avec l’évasion spectaculaire de trois détenus, dont Frank Morris, inspirant ensuite un livre en 1963 (“L’évadé d’Alcatraz” de J. Campbell Bruce) suivi en 1979 d’un film au même titre de Don Siegel, avec Clint Eastwood.  Aujourd’hui, l’agence américaine l’administration pénitentiaire explique qu’Alcatraz coûtait près de trois fois plus cher que toute autre prison fédérale. L’isolement géographique de cette prison, située sur un îlot rocheux, générait de nombreux frais, tels que l’acheminement par bateau de nourriture, ou encore de 3,8 millions de litres d’eau potable par semaine, l’île ne disposant d’aucune source d’eau douce.Pendant ses 29 ans de service, la population carcérale moyenne d’Alcatraz se situait entre 260 et 275 personnes, selon le Bureau des prisons, soit moins d’1% de la population totale des prisons fédérales.”A Alcatraz, un prisonnier (avait) quatre droits: la nourriture, l’habillement, le logement et les soins médicaux. Tout le reste était un privilège qui devait être gagné. Parmi les privilèges qu’un prisonnier pouvait gagner, il y avait le travail, la correspondance et les visites des membres de sa famille, l’accès à la bibliothèque de la prison et les activités récréatives telles que la peinture et la musique”, détaille l’agence fédérale.- Pas sérieux selon Pelosi -Située à deux kilomètres de la côte, l’ancienne prison est aujourd’hui une attraction touristique de la baie de San Francisco, en Californie.Devenu parc national en 1972, l’îlot rocheux attire chaque année plus d’un million de visiteurs venus du monde entier.”La prison fédérale d’Alcatraz a fermé il y a plus de 60 ans. Il s’agit aujourd’hui d’un parc national très populaire et d’un lieu touristique majeur. La proposition du président n’est pas sérieuse”, a affirmé sur X Nancy Pelosi, élue démocrate californienne et ex-présidente de la Chambre des représentants. Les Etats-Unis sont déjà dotés d’un établissement abritant les détenus les plus dangereux: la prison fédérale de sécurité maximale de Florence (ADX), surnommée “l’Alcatraz des Rocheuses”.Unique aux Etats-Unis, elle héberge depuis 1994 dans une zone désertique montagneuse du Colorado (ouest) des condamnés pour terrorisme et des criminels, incarcérés à l’isolement total. D’après le Bureau des prisons, 357 hommes y sont actuellement emprisonnés. Ce chiffre est inférieur à sa capacité maximale, de 490 détenus selon un rapport de l’autorité gouvernementale indépendante DC Corrections Information Council. burs-rr-ld/tq/asm

Trump ordonne de rouvrir l’emblématique prison d’Alcatraz

Donald Trump a annoncé dimanche soir avoir donné l’ordre à son administration de moderniser et de rouvrir l’emblématique prison d’Alcatraz fermée depuis plus de 60 ans, dans la baie de San Francisco, pour y incarcérer les “criminels les plus dangereux et violents”.”Depuis trop longtemps, l’Amérique est victime de criminels vicieux, violents et récidivistes, la lie …

Trump ordonne de rouvrir l’emblématique prison d’Alcatraz Read More »

Grève SNCF: le trafic francilien “fortement perturbé” sur certaines lignes

Le trafic est “fortement perturbé” lundi matin en Ile-de-France sur les RER B et C ainsi que sur certains Transiliens, conformément aux prévisions de la SNCF, au premier jour d’une semaine d’appels à la grève.Plusieurs catégories de personnel sont appelées à faire grève à partir de lundi par la CGT-Cheminots et SUD-Rail pour réclamer une hausse des rémunérations et une meilleure anticipation des plannings, trop souvent modifiés à la dernière minute d’après eux. Pour le pont du 8-Mai, un influent collectif de contrôleurs baptisé Collectif national ASCT (CNA) s’est joint à l’appel à la mobilisation, lui donnant de l’ampleur.Lundi matin, sur la ligne B du RER, “le trafic est fortement perturbé” avec “un train sur deux sur la partie nord de la ligne, et deux trains sur trois sur la partie sud”, selon le site internet transilien.com. Concernant le RER C, le trafic est également “fortement perturbé”, avec un train sur deux. A la gare du Nord en début de matinée, la situation était plutôt calme. En sous-sol, les usagers de la ligne B du RER étaient prévenus que des suppressions de trains étaient à prévoir et qu’il n’y aurait qu’un train sur deux sur le nord de la ligne. Dans cette grande gare parisienne, le quai du RER s’est chargé plus tôt dans la matinée quand un train est resté à quai 20 minutes, selon Charles, 24 ans, un des nombreux “régulateurs de flux” déployés au bord du quai.Concernant le RER E, le trafic est “légèrement perturbé” avec quatre trains sur cinq qui devraient être assurés.Le trafic est en revanche normal sur le RER A, la ligne la plus fréquentée.Une même fréquence d’un train sur 2 est constatée sur lignes N, U et V du Transilien, où il est fait état d’un trafic “fortement perturbé”. Il faut également prévoir “quelques suppressions” sur la ligne H.- “tous les billets échangeables et remboursables sans frais” -Dans la région Hauts-de-France, seuls sont concernés les TER dans le Nord et le Pas-de-Calais, selon la SNCF, qui annonce le maintien d'”un peu plus d’un train sur trois”. Les voyageurs ont été avisés de ces perturbations dès vendredi 15H “afin qu’ils puissent s’organiser avant même le départ en week-end”, précise la SNCF.Au niveau national, SNCF Voyageurs n’a pas communiqué de prévisions dimanche pour la journée de lundi. Sur le site internet sncf-connect, un message indique qu'”en raison d’un mouvement social, le trafic des trains TGV INOUI et OUIGO pourra être perturbé entre le lundi 5 mai et le dimanche 11 mai. Le plan de transport peut être adapté et confirmé la veille du départ à partir de 17H”.”Nous sommes loin d’une semaine noire, il n’y aura pas de semaine à l’arrêt, mais une semaine aussi normale que possible”, a indiqué lors d’un entretien avec l’AFP le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet.”Les circulations seront normales du lundi 5 au jeudi 8 mai sur les TGV”, a-t-il précisé et pour les 9, 10 et 11 mai, la plupart des trains circuleront.Outre la promesse d’acheminer tout le monde en train, Christophe Fanichet s’est engagé à ce “que tous les clients soient prévenus avant de partir (en week-end, NDLR) concernant leur train de retour”. “C’est-à-dire être prévenus avant le début du pont mercredi pour les circulations jusqu’à dimanche 11 mai”, a-t-il détaillé.Il a également indiqué que tous les billets sont “échangeables, remboursables, sans frais”, sur les TGV Inoui comme les Ouigo, pour la semaine du 5 au 11 mai.

Donald Trump annonce des “droits de douane de 100%” sur les films produits à l’étranger

Après les voitures et les puces, le président américain Donald Trump a annoncé dimanche sa volonté d’élargir sa guerre commerciale tous azimuts au cinéma, avec une taxe de 100% sur les films étrangers.”L’industrie cinématographique américaine est en train de mourir très rapidement (…) Hollywood et de nombreuses autres régions des Etats-Unis sont dévastées”, a justifié …

Donald Trump annonce des “droits de douane de 100%” sur les films produits à l’étranger Read More »

Donald Trump annonce des “droits de douane de 100%” sur les films produits à l’étranger

Après les voitures et les puces, le président américain Donald Trump a annoncé dimanche sa volonté d’élargir sa guerre commerciale tous azimuts au cinéma, avec une taxe de 100% sur les films étrangers.”L’industrie cinématographique américaine est en train de mourir très rapidement (…) Hollywood et de nombreuses autres régions des Etats-Unis sont dévastées”, a justifié M. Trump sur son réseau Truth Social.”D’autres pays offrent toutes sortes d’incitations pour attirer nos cinéastes et nos studios loin des Etats-Unis”, a-t-il assuré.Selon lui, il s’agit d’un “effort concerté de la part d’autres nations”, représentant “une menace pour la sécurité nationale”.Il a donc dit “entamer immédiatement le processus d’instauration de droits de douane de 100%” sur les films diffusés aux Etats-Unis mais produits à l’étranger.”NOUS VOULONS DES FILMS MADE IN AMERICA”, a écrit le président. Son secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a assuré sur les réseaux sociaux qu’il s’en occupait.- Enquête -Donald Trump a ouvert depuis son retour à la Maison Blanche plusieurs enquêtes sur les “effets sur la sécurité nationale” de diverses importations, allant des semiconducteurs aux minerais cruciaux.Cette enquête est une première étape nécessaire qui pourrait permettre au président américain de publier un décret imposant des droits de douane sur ces produits, s’il est démontré que leur volume d’importation représente un risque pour la sécurité nationale.Aucune précision n’a pour le moment été donnée sur les conditions d’application de surtaxes sur les films produits à l’étranger.Il s’agit d’une nouvelle escalade dans l’offensive commerciale lancée par le président américain à l’encontre des partenaires économiques des Etats-Unis.La Chine, contre laquelle Donald Trump concentre une large partie de ses flèches, avait annoncé début avril qu’elle allait réduire, “modérément”, le nombre de films américains diffusés officiellement sur son territoire, l’une de ses réponses aux droits de douane prohibitifs imposés par les Etats-Unis sur ses produits.Pékin limite, par un système de quotas, le nombre de films étrangers diffusés officiellement dans ses cinémas. Une réduction de l’accès à ce marché, le deuxième du monde derrière les Etats-Unis pour le cinéma, pourrait rogner les recettes des studios hollywoodiens.M. Trump ne parlant dans ses publications que de films, il n’est pas clair si les mesures américaines toucheraient également des séries télévisées ou diffusées sur des plateformes de streaming en ligne – un vecteur de plus en plus important et profitable.- Grèves et streaming -Hollywood a généré quelque 279 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022 et représente quelque 2,3 millions d’emplois, selon les derniers chiffres de l’association interprofessionnelle américaine MPA.Le secteur américain du cinéma est excédentaire, exportant 3,1 fois plus en valeur que les importations, selon la même source.Mais cette industrie emblématique américaine est en crise – entre les grèves historiques qui ont paralysé Hollywood pendant plusieurs mois en 2023 et les bouleversements liés au streaming.Les Etats-Unis restent une des principales destinations de tournage avec 14,5 milliards de dollars de dépenses de production en 2024, selon l’analyse du cabinet ProdPro, mais ce chiffre est en recul de 26% sur deux ans.Hollywood subit la concurrence de pays comme la Thaïlande, la Hongrie ou l’Afrique du Sud, qui proposent des avantages fiscaux alléchants pour y tourner. Beaucoup de films sont par ailleurs tournés dans plusieurs pays.La Californie n’arrive qu’en sixième position d’un récent sondage de responsables de studios sur leurs lieux préférés de tournage pour 2025 et 2026.Avant son investiture, Donald Trump avait nommé symboliquement les acteurs Sylvester Stallone, Jon Voight et Mel Gibson, soutiens de longue date, “ambassadeurs” à Hollywood pour être “(s)es yeux et (s)es oreilles” dans une industrie du cinéma très majoritairement prodémocrate.Nombre de stars de la musique et du cinéma se sont ouvertement opposées à Donald Trump, à l’instar de Taylor Swift, Beyoncé, Bruce Springsteen et George Clooney qui ont soutenu la vice-présidente démocrate Kamala Harris à la présidentielle.

Donald Trump annonce des “droits de douane de 100%” sur les films produits à l’étranger

Après les voitures et les puces, le président américain Donald Trump a annoncé dimanche sa volonté d’élargir sa guerre commerciale tous azimuts au cinéma, avec une taxe de 100% sur les films étrangers.”L’industrie cinématographique américaine est en train de mourir très rapidement (…) Hollywood et de nombreuses autres régions des Etats-Unis sont dévastées”, a justifié M. Trump sur son réseau Truth Social.”D’autres pays offrent toutes sortes d’incitations pour attirer nos cinéastes et nos studios loin des Etats-Unis”, a-t-il assuré.Selon lui, il s’agit d’un “effort concerté de la part d’autres nations”, représentant “une menace pour la sécurité nationale”.Il a donc dit “entamer immédiatement le processus d’instauration de droits de douane de 100%” sur les films diffusés aux Etats-Unis mais produits à l’étranger.”NOUS VOULONS DES FILMS MADE IN AMERICA”, a écrit le président. Son secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a assuré sur les réseaux sociaux qu’il s’en occupait.- Enquête -Donald Trump a ouvert depuis son retour à la Maison Blanche plusieurs enquêtes sur les “effets sur la sécurité nationale” de diverses importations, allant des semiconducteurs aux minerais cruciaux.Cette enquête est une première étape nécessaire qui pourrait permettre au président américain de publier un décret imposant des droits de douane sur ces produits, s’il est démontré que leur volume d’importation représente un risque pour la sécurité nationale.Aucune précision n’a pour le moment été donnée sur les conditions d’application de surtaxes sur les films produits à l’étranger.Il s’agit d’une nouvelle escalade dans l’offensive commerciale lancée par le président américain à l’encontre des partenaires économiques des Etats-Unis.La Chine, contre laquelle Donald Trump concentre une large partie de ses flèches, avait annoncé début avril qu’elle allait réduire, “modérément”, le nombre de films américains diffusés officiellement sur son territoire, l’une de ses réponses aux droits de douane prohibitifs imposés par les Etats-Unis sur ses produits.Pékin limite, par un système de quotas, le nombre de films étrangers diffusés officiellement dans ses cinémas. Une réduction de l’accès à ce marché, le deuxième du monde derrière les Etats-Unis pour le cinéma, pourrait rogner les recettes des studios hollywoodiens.M. Trump ne parlant dans ses publications que de films, il n’est pas clair si les mesures américaines toucheraient également des séries télévisées ou diffusées sur des plateformes de streaming en ligne – un vecteur de plus en plus important et profitable.- Grèves et streaming -Hollywood a généré quelque 279 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022 et représente quelque 2,3 millions d’emplois, selon les derniers chiffres de l’association interprofessionnelle américaine MPA.Le secteur américain du cinéma est excédentaire, exportant 3,1 fois plus en valeur que les importations, selon la même source.Mais cette industrie emblématique américaine est en crise – entre les grèves historiques qui ont paralysé Hollywood pendant plusieurs mois en 2023 et les bouleversements liés au streaming.Les Etats-Unis restent une des principales destinations de tournage avec 14,5 milliards de dollars de dépenses de production en 2024, selon l’analyse du cabinet ProdPro, mais ce chiffre est en recul de 26% sur deux ans.Hollywood subit la concurrence de pays comme la Thaïlande, la Hongrie ou l’Afrique du Sud, qui proposent des avantages fiscaux alléchants pour y tourner. Beaucoup de films sont par ailleurs tournés dans plusieurs pays.La Californie n’arrive qu’en sixième position d’un récent sondage de responsables de studios sur leurs lieux préférés de tournage pour 2025 et 2026.Avant son investiture, Donald Trump avait nommé symboliquement les acteurs Sylvester Stallone, Jon Voight et Mel Gibson, soutiens de longue date, “ambassadeurs” à Hollywood pour être “(s)es yeux et (s)es oreilles” dans une industrie du cinéma très majoritairement prodémocrate.Nombre de stars de la musique et du cinéma se sont ouvertement opposées à Donald Trump, à l’instar de Taylor Swift, Beyoncé, Bruce Springsteen et George Clooney qui ont soutenu la vice-présidente démocrate Kamala Harris à la présidentielle.