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L’Eglise retient son souffle avant le début d’un conclave très ouvert

Quelle direction pour l’Eglise catholique? A Rome et dans le monde, des millions de fidèles retiennent leur souffle avant l’ouverture mercredi d’un conclave à l’issue très incertaine, lors duquel 133 cardinaux éliront le successeur du pape François.Signe concret de la proximité du conclave: lundi matin, à l’aide d’une grue mobile, des techniciens ont installé sur le balcon de la basilique Saint-Pierre des rideaux rouges à travers lesquels le pape élu fera sa première apparition publique.Comme presque tous les jours, les cardinaux se sont retrouvés lundi matin en “congrégation générale”, une réunion à huis clos où ils dressent le portrait robot du successeur de Pierre et les priorités pour le prochain pontificat. Une rencontre supplémentaire a été ajoutée lundi après-midi, pour la première fois depuis le décès du pape.Participeront au conclave un nombre record de 133 cardinaux électeurs – ceux âgés de moins de 80 ans -, qui s’attèleront dès mercredi à la lourde tâche d’élire le successeur du pape François, décédé le 21 avril à 88 ans. Un pape “révolutionnaire” pour certains, dont le pontificat fut, pendant douze ans, marqué par une très grande popularité mais aussi une farouche opposition interne.Les fidèles ont aussi leur avis sur le portrait-robot de son successeur. Interrogée par l’AFP place Saint-Pierre, Isabelle Gervasio, une retraitée de 69 ans de Saint-Raphaël (sud de la France), voudrait “la prolongation de ce qu’a commencé François, et puis peut-être un petit peu plus d’ouverture au niveau de la femme”.”Le jour où on aura le droit d’avoir des prêtres, des religieux mariés comme dans certaines religions, je pense qu’il y a beaucoup de monde qui reviendra vers l’église”, estime-t-elle.Francesco Melia, une retraité italien de 69 ans, espère lui “un peu plus d’ouverture vers les jeunes, parce qu’aujourd’hui, on voit que les églises sont pratiquement vides au niveau de la jeunesse”.- Michel-Ange -Artisan d’une profonde réforme de l’institution deux fois millénaire, le jésuite argentin a nommé quelque 80% des électeurs, notamment dans des pays marginalisés par l’Eglise ou éloignés de l’Europe.Conséquence de ce remodelage: avec 70 pays des cinq continents représentés, un record, ce conclave s’annonce déjà comme le plus international de l’Histoire, mais aussi parmi les plus ouverts.Des Italiens Pietro Parolin et Pierbattista Pizzaballa au Maltais Mario Grech en passant par l’archevêque de Marseille Jean-Marc Aveline ou le Philippin Luis Antonio Tagle, plusieurs noms ont émergé parmi les “papabili”, considérés comme favoris. Mais, à l’image de l’élection de Jorge Bergoglio en 2013, “une surprise” est aussi possible, prévient auprès de l’AFP le vaticaniste italien Marco Politi, qui évoque “le conclave le plus spectaculaire des cinquante dernières années”.Une mise en garde rappelant un dicton célèbre à Rome: “Qui entre pape au conclave en ressort cardinal”.Au Vatican, les préparatifs battent leur plein depuis plusieurs jours: outre les rideaux rouges du balcon de Saint-Pierre, la chapelle Sixtine a été fermée aux touristes et aménagée pour accueillir le cérémonial hérité du Moyen-Âge à partir de mercredi – 16H30 (14H30 GMT) – dans le décor majestueux des fresques de Michel-Ange, dont l’impressionnant Jugement Dernier.- Streaming et paris en ligne -Les jours suivants, coupés du monde, les cardinaux voteront quatre fois par jour – deux fois le matin, deux l’après-midi – à bulletins secrets, qui seront ensuite brûlés dans un poêle.Le monde aura alors les yeux rivés sur la cheminée métallique perçant le toit de la chapelle, d’où émanera, tous les deux tours de scrutins, une fumée blanche en cas d’élection, ou noire si la majorité des deux tiers – 89 voix – n’est pas atteinte.Violences sexuelles, crise des vocations, place des femmes… Nombreux sont les défis attendant le 267e pape, à la fois chef d’Etat et boussole morale dans un monde en proie à des conflits majeurs et marqué par la montée des gouvernements populistes, le développement de l’intelligence artificielle et la crise écologique.Couvert par quelque 5.000 journalistes, ce conclave suscite un intérêt inédit dans le monde, bien au-delà des sphères religieuses, à l’image des millions d’euros de paris sur l’identité du prochain pape, du succès des jeux en ligne ou des records du film américano-britannique Conclave, avec Ralph Fiennes, sorti en 2024.Pour le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, la ligne de fracture entre cardinaux “n’est ni Nord-Sud, ni fonction des périphéries”, mais s’articule plutôt entre “ceux qui jugent nécessaire de recadrer les choses et d’autres qui appellent à poursuivre le chantier”, a-t-il confié à l’AFP.Face aux profondes divisions traversant l’Eglise, “on peut dire ironiquement qu’il y a le choix entre un pape qui freine et un pape qui avance très lentement. Car on le sait, il n’y aura pas de François II”, prédit Marco Politi.Devant les profondes divisions que traverse l’Eglise, le prochain pape devra être une figure de “consensus” capable de “raccommoder” les différents courants à travers davantage de collégialité, estime-t-il.

L’Eglise retient son souffle avant le début d’un conclave très ouvert

Quelle direction pour l’Eglise catholique? A Rome et dans le monde, des millions de fidèles retiennent leur souffle avant l’ouverture mercredi d’un conclave à l’issue très incertaine, lors duquel 133 cardinaux éliront le successeur du pape François.Signe concret de la proximité du conclave: lundi matin, à l’aide d’une grue mobile, des techniciens ont installé sur le balcon de la basilique Saint-Pierre des rideaux rouges à travers lesquels le pape élu fera sa première apparition publique.Comme presque tous les jours, les cardinaux se sont retrouvés lundi matin en “congrégation générale”, une réunion à huis clos où ils dressent le portrait robot du successeur de Pierre et les priorités pour le prochain pontificat. Une rencontre supplémentaire a été ajoutée lundi après-midi, pour la première fois depuis le décès du pape.Participeront au conclave un nombre record de 133 cardinaux électeurs – ceux âgés de moins de 80 ans -, qui s’attèleront dès mercredi à la lourde tâche d’élire le successeur du pape François, décédé le 21 avril à 88 ans. Un pape “révolutionnaire” pour certains, dont le pontificat fut, pendant douze ans, marqué par une très grande popularité mais aussi une farouche opposition interne.Les fidèles ont aussi leur avis sur le portrait-robot de son successeur. Interrogée par l’AFP place Saint-Pierre, Isabelle Gervasio, une retraitée de 69 ans de Saint-Raphaël (sud de la France), voudrait “la prolongation de ce qu’a commencé François, et puis peut-être un petit peu plus d’ouverture au niveau de la femme”.”Le jour où on aura le droit d’avoir des prêtres, des religieux mariés comme dans certaines religions, je pense qu’il y a beaucoup de monde qui reviendra vers l’église”, estime-t-elle.Francesco Melia, une retraité italien de 69 ans, espère lui “un peu plus d’ouverture vers les jeunes, parce qu’aujourd’hui, on voit que les églises sont pratiquement vides au niveau de la jeunesse”.- Michel-Ange -Artisan d’une profonde réforme de l’institution deux fois millénaire, le jésuite argentin a nommé quelque 80% des électeurs, notamment dans des pays marginalisés par l’Eglise ou éloignés de l’Europe.Conséquence de ce remodelage: avec 70 pays des cinq continents représentés, un record, ce conclave s’annonce déjà comme le plus international de l’Histoire, mais aussi parmi les plus ouverts.Des Italiens Pietro Parolin et Pierbattista Pizzaballa au Maltais Mario Grech en passant par l’archevêque de Marseille Jean-Marc Aveline ou le Philippin Luis Antonio Tagle, plusieurs noms ont émergé parmi les “papabili”, considérés comme favoris. Mais, à l’image de l’élection de Jorge Bergoglio en 2013, “une surprise” est aussi possible, prévient auprès de l’AFP le vaticaniste italien Marco Politi, qui évoque “le conclave le plus spectaculaire des cinquante dernières années”.Une mise en garde rappelant un dicton célèbre à Rome: “Qui entre pape au conclave en ressort cardinal”.Au Vatican, les préparatifs battent leur plein depuis plusieurs jours: outre les rideaux rouges du balcon de Saint-Pierre, la chapelle Sixtine a été fermée aux touristes et aménagée pour accueillir le cérémonial hérité du Moyen-Âge à partir de mercredi – 16H30 (14H30 GMT) – dans le décor majestueux des fresques de Michel-Ange, dont l’impressionnant Jugement Dernier.- Streaming et paris en ligne -Les jours suivants, coupés du monde, les cardinaux voteront quatre fois par jour – deux fois le matin, deux l’après-midi – à bulletins secrets, qui seront ensuite brûlés dans un poêle.Le monde aura alors les yeux rivés sur la cheminée métallique perçant le toit de la chapelle, d’où émanera, tous les deux tours de scrutins, une fumée blanche en cas d’élection, ou noire si la majorité des deux tiers – 89 voix – n’est pas atteinte.Violences sexuelles, crise des vocations, place des femmes… Nombreux sont les défis attendant le 267e pape, à la fois chef d’Etat et boussole morale dans un monde en proie à des conflits majeurs et marqué par la montée des gouvernements populistes, le développement de l’intelligence artificielle et la crise écologique.Couvert par quelque 5.000 journalistes, ce conclave suscite un intérêt inédit dans le monde, bien au-delà des sphères religieuses, à l’image des millions d’euros de paris sur l’identité du prochain pape, du succès des jeux en ligne ou des records du film américano-britannique Conclave, avec Ralph Fiennes, sorti en 2024.Pour le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, la ligne de fracture entre cardinaux “n’est ni Nord-Sud, ni fonction des périphéries”, mais s’articule plutôt entre “ceux qui jugent nécessaire de recadrer les choses et d’autres qui appellent à poursuivre le chantier”, a-t-il confié à l’AFP.Face aux profondes divisions traversant l’Eglise, “on peut dire ironiquement qu’il y a le choix entre un pape qui freine et un pape qui avance très lentement. Car on le sait, il n’y aura pas de François II”, prédit Marco Politi.Devant les profondes divisions que traverse l’Eglise, le prochain pape devra être une figure de “consensus” capable de “raccommoder” les différents courants à travers davantage de collégialité, estime-t-il.

L’UE va investir 500 millions d’euros pour attirer les chercheurs

L’Union européenne va proposer une “nouvelle enveloppe de 500 millions d’euros” pour la période 2025-2027 “afin de faire de l’Europe un pôle d’attraction pour les chercheurs”, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Le rôle de la science à l’heure actuelle est remis en cause. L’investissement dans la recherche fondamentale, libre et ouverte est remis en question. Quelle énorme erreur d’appréciation (…) La science est la clé de notre avenir ici en Europe”, a-t-elle affirmé, en clôture de la conférence “Choose Europe for Science”.Cette conférence, organisée à Paris à l’initiative du président français Emmanuel Macron, vise notamment à attirer les scientifiques en poste aux Etats-Unis, dont les travaux de recherche sont menacés par les politiques de l’administration Trump.Vantant les “investissements stables et soutenus” et l'”infrastructure” favorables à la recherche en Europe, Ursula von der Leyen a annoncé des mesures pour pallier ses “lacunes”, notamment “une nouvelle +super-subvention+ d’une durée de sept ans” ainsi que le doublement jusqu’en 2027 du “complément” versé aux bourses de recherche. “À moyen et long terme: avec nos États membres, nous voulons atteindre l’objectif de 3% du PIB pour l’investissement dans la recherche et le développement d’ici à 2030″, a-t-elle ajouté.Elle a également répété sa volonté d'”inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit au moyen d’un nouvel acte législatif sur l’Espace européen de la recherche”.Afin de faciliter la venue des chercheurs, “nous voulons aider les institutions publiques et privées à mieux se rapprocher des travailleurs et des chercheurs hautement qualifiés” et “accélérer et simplifier l’entrée des chercheurs de haut niveau” dans l’Union européenne, a-t-elle assuré.”Faire venir les meilleurs chercheurs du monde entier, c’est faire ressortir le meilleur de l’Europe”, a-t-elle fait valoir.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

L’UE va investir 500 millions d’euros pour attirer les chercheurs

L’Union européenne va proposer une “nouvelle enveloppe de 500 millions d’euros” pour la période 2025-2027 “afin de faire de l’Europe un pôle d’attraction pour les chercheurs”, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Le rôle de la science à l’heure actuelle est remis en cause. L’investissement dans la recherche fondamentale, libre et ouverte est remis en question. Quelle énorme erreur d’appréciation (…) La science est la clé de notre avenir ici en Europe”, a-t-elle affirmé, en clôture de la conférence “Choose Europe for Science”.Cette conférence, organisée à Paris à l’initiative du président français Emmanuel Macron, vise notamment à attirer les scientifiques en poste aux Etats-Unis, dont les travaux de recherche sont menacés par les politiques de l’administration Trump.Vantant les “investissements stables et soutenus” et l'”infrastructure” favorables à la recherche en Europe, Ursula von der Leyen a annoncé des mesures pour pallier ses “lacunes”, notamment “une nouvelle +super-subvention+ d’une durée de sept ans” ainsi que le doublement jusqu’en 2027 du “complément” versé aux bourses de recherche. “À moyen et long terme: avec nos États membres, nous voulons atteindre l’objectif de 3% du PIB pour l’investissement dans la recherche et le développement d’ici à 2030″, a-t-elle ajouté.Elle a également répété sa volonté d'”inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit au moyen d’un nouvel acte législatif sur l’Espace européen de la recherche”.Afin de faciliter la venue des chercheurs, “nous voulons aider les institutions publiques et privées à mieux se rapprocher des travailleurs et des chercheurs hautement qualifiés” et “accélérer et simplifier l’entrée des chercheurs de haut niveau” dans l’Union européenne, a-t-elle assuré.”Faire venir les meilleurs chercheurs du monde entier, c’est faire ressortir le meilleur de l’Europe”, a-t-elle fait valoir.

Les Britanniques célèbrent en fanfare les 80 ans de la fin de la dernière guerre mondiale

Défilé militaire, fêtes populaires et famille royale au balcon, le Royaume-Uni célèbre pendant quatre jours à partir de lundi les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.Ces célébrations doivent commencer à la mi-journée par la lecture d’extraits du discours du Premier ministre Winston Churchill le 8 Mai 1945, et par un défilé militaire de plus de 1.000 membres des forces armées britanniques, sept fanfares jouant de la musique d’époque, mais aussi des troupes de l’Otan, et en signe de soutien, des troupes ukrainiennes.Des membres de la famille royale et le Premier ministre Keir Starmer y assisteront. Plusieurs heures avant le défilé jusqu’à Buckingham palace, des centaines de personnes attendaient déjà sur le parcours, venus parfois avec leurs sièges de camping.”C’est un impératif moral d’être ici, surtout en cette période de guerre”, confie à l’AFP Patrick Beacon, 76 ans, venu avec son épouse Catherine de Coventry (centre-nord). “C’est tellement émouvant d’être là aujourd’hui, 80 ans de paix et de sérénité, je ne sais pas si nous mesurons ce que cela représente. Où serions-nous sans eux ?”, dit-il à l’AFP.Dans une Europe inquiète, sur fond de guerre en Ukraine, “la paix ne doit jamais être considérée comme acquise”, avait déclaré le 9 avril le roi Charles III, devant le Parlement italien, en évoquant “les échos d’une époque dont nous espérions ardemment qu’elle ait été reléguée au passé”.Entouré des membres actifs de la famille royale, le roi de 76 ans, soigné depuis 15 mois pour un cancer, doit apparaître au balcon de Buckingham palace en début d’après-midi, pour admirer un survol de 23 avions anciens et modernes.Après l’interview polémique du prince Harry vendredi à la BBC, le palais a fait savoir qu’il espérait que “rien n’empêchera de célébrer avec enthousiasme cette précieuse victoire et ces âmes courageuses(…)”.Le 8 mai 1945, c’est du même balcon de Buckingham palace que le roi George VI et la reine Elizabeth, encadrant Winston Churchill, avaient salué avec leurs filles Elizabeth et Margaret des dizaines de milliers de Londoniens célébrant ce que Churchill avait appelé le “jour de la victoire en Europe” (Victory in Europe Day, VE Day). En soirée, les deux princesses de 19 et 14 ans avaient été autorisées à sortir du palais pour se joindre incognito à la foule en liesse, pour une nuit qu’Elizabeth devenue reine décrira 40 ans plus tard comme “l’une des nuits les plus mémorables de ma vie”.La princesse qui avait servi durant la guerre comme conductrice et mécanicienne bénévole, était en uniforme, sa casquette initialement enfoncée jusqu’aux yeux, car, dira-t-elle, “terrifiée d’être reconnue”.- dette de gratitude -“Nous avons une dette de gratitude envers ceux prêts à faire le sacrifice ultime pour notre pays”, a souligné le Premier ministre Keir Starmer sur X.Lundi, une réception à Buckingham palace célèbrera une cinquantaine d’anciens combattants et personnes de cette génération. Les Britanniques sont également invités à participer à des centaines de fêtes, pique-niques, expositions et commémorations partout dans le pays.”C’est important de se souvenir de certains des pauvres diables qui n’ont pas réussi à s’en sortir”, déclare à l’AFP Dennis Bishop, 99 ans, vétéran de la Royal Air Force.Mardi, la reine Camilla ira admirer à la Tour de Londres une installation de quelque 30.000 coquelicots en céramique, symboles des victimes des guerres, et de nombreux bâtiments dont le palais de Westminster seront illuminés le soir tombé.Les célébrations se termineront jeudi par une minute nationale de silence à midi (11H00 GMT), et un service d’action de grâce à l’abbaye de Westminster en présence de la famille royale, avant un concert sur la grande place de Horse Guards Parade à Londres.Les pubs ont été autorisés à fermer deux heures plus tard dans le cadre de ces célébrations. Même si les jeunes générations y sont plus indifférentes, elles sont d’autant plus importantes que “c’est probablement la dernière occasion où il y aura encore des survivants” de cette époque, estime l’historien et spécialiste de la monarchie Robert Hazell, de l’University College London.