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Allemagne : l’AfD contre-attaque après son classement comme parti “extrémiste”

Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), en tête de récents sondages, a lancé lundi une action en justice contre son classement par les autorités comme mouvement “ extrémiste de droite ”, une affaire qui tend les relations entre Berlin et Washington à la veille de l’élection du chancelier Friedrich Merz.L’annonce vendredi de cette classification par les services …

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Allemagne : l’AfD contre-attaque après son classement comme parti “extrémiste”

Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), en tête de récents sondages, a lancé lundi une action en justice contre son classement par les autorités comme mouvement “ extrémiste de droite ”, une affaire qui tend les relations entre Berlin et Washington à la veille de l’élection du chancelier Friedrich Merz.L’annonce vendredi de cette classification par les services du Renseignement intérieur a fait l’effet d’une bombe, en pleine transition politique dans la première économie européenne.L’idéologie de l’AfD “dévalorise des groupes entiers de la population en Allemagne et porte atteinte à leur dignité humaine”, ce qui n’est “pas compatible avec l’ordre démocratique” : c’est ainsi que l’Office de protection de la Constitution, lié au ministère de l’Intérieur mais qui en la matière a agi de manière autonome comme la loi le lui permet selon le gouvernement, a justifié sa décision.Les co-présidents du parti, Alice Weidel et Tino Chrupalla, ont engagé lundi un recours devant le tribunal administratif de Cologne, a indiqué un porte-parole de l’AfD.Alice Weidel a ensuite dénoncé une “criminalisation de la liberté d’expression et d’une critique légitime de la politique d’immigration” de la part des services de renseignement, dont la décision est “politiquement instrumentalisée”.- Washington s’en mêle -L’affaire a suscité des réactions vives y compris aux Etats-Unis, où l’administration Trump est prompte à dénoncer ce qu’elle perçoit comme des atteintes à la liberté d’expression en Europe visant les partis qui lui sont idéologiquement proches.Le vice-président américain JD Vance a accusé l’Allemagne de reconstruire un “mur de Berlin”, tandis que le secrétaire d’Etat Marco Rubio a qualifié la décision de “tyrannie déguisée”, estimant que “l’Allemagne devrait inverser sa décision”.Les insinuations de Marco Rubio sont “sans fondement”, a réagi lundi le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Sebastian Fischer.La date de l’annonce de la décision du Renseignement intérieur, à quelques jours de l’intronisation de Friedrich Merz, a à elle seule alimenté le débat dans le pays.Elle s’appuie sur un rapport interne du Renseignement, qui a vocation à rester confidentiel, réalisé sur plusieurs années, a fait valoir lundi un porte-parole du ministère de l’Intérieur.Le document intègre des éléments recueillis notamment pendant la campagne des législatives anticipées de février, et d’autres glanés jusqu’à une semaine avant la publication vendredi dernier. C’est ce qui pourrait avoir précipité l’annonce.Grâce à cette classification, les autorités sont désormais habilitées à intensifier leur surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants.Dans sa requête déposée lundi, le parti AfD rejette toute accusation liée à “l’incitation à la haine des étrangers ou à l’islamophobie” en son sein. Son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néo-nazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIème Reich.- Interdire l’AfD? -Cette décision du Renseignement intérieur a aussi relancé le débat sur une éventuelle interdiction de l’AfD, régulièrement alimenté par des élus.Cela fait un dossier chaud de plus à traiter pour Friedrich Merz, qui doit être élu chancelier par les députés mardi.”Ce sera la tâche du prochain gouvernement fédéral d’évaluer soigneusement ce rapport”, a-t-il souligné lundi, disant ne “vouloir donner personnellement aucune recommandation”.Il a cependant estimé qu’avec cette classification il lui était désormais “inconcevable” que des députés AfD soient élus à la présidence des commissions.Les avis sur l’opportunité d’une procédure en interdiction divergent au moment où l’AfD est en plein essor. Juridiquement les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés et, politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement qui se présente en victime.

Allemagne : l’AfD contre-attaque après son classement comme parti “extrémiste”

Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), en tête de récents sondages, a lancé lundi une action en justice contre son classement par les autorités comme mouvement “ extrémiste de droite ”, une affaire qui tend les relations entre Berlin et Washington à la veille de l’élection du chancelier Friedrich Merz.L’annonce vendredi de cette classification par les services du Renseignement intérieur a fait l’effet d’une bombe, en pleine transition politique dans la première économie européenne.L’idéologie de l’AfD “dévalorise des groupes entiers de la population en Allemagne et porte atteinte à leur dignité humaine”, ce qui n’est “pas compatible avec l’ordre démocratique” : c’est ainsi que l’Office de protection de la Constitution, lié au ministère de l’Intérieur mais qui en la matière a agi de manière autonome comme la loi le lui permet selon le gouvernement, a justifié sa décision.Les co-présidents du parti, Alice Weidel et Tino Chrupalla, ont engagé lundi un recours devant le tribunal administratif de Cologne, a indiqué un porte-parole de l’AfD.Alice Weidel a ensuite dénoncé une “criminalisation de la liberté d’expression et d’une critique légitime de la politique d’immigration” de la part des services de renseignement, dont la décision est “politiquement instrumentalisée”.- Washington s’en mêle -L’affaire a suscité des réactions vives y compris aux Etats-Unis, où l’administration Trump est prompte à dénoncer ce qu’elle perçoit comme des atteintes à la liberté d’expression en Europe visant les partis qui lui sont idéologiquement proches.Le vice-président américain JD Vance a accusé l’Allemagne de reconstruire un “mur de Berlin”, tandis que le secrétaire d’Etat Marco Rubio a qualifié la décision de “tyrannie déguisée”, estimant que “l’Allemagne devrait inverser sa décision”.Les insinuations de Marco Rubio sont “sans fondement”, a réagi lundi le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Sebastian Fischer.La date de l’annonce de la décision du Renseignement intérieur, à quelques jours de l’intronisation de Friedrich Merz, a à elle seule alimenté le débat dans le pays.Elle s’appuie sur un rapport interne du Renseignement, qui a vocation à rester confidentiel, réalisé sur plusieurs années, a fait valoir lundi un porte-parole du ministère de l’Intérieur.Le document intègre des éléments recueillis notamment pendant la campagne des législatives anticipées de février, et d’autres glanés jusqu’à une semaine avant la publication vendredi dernier. C’est ce qui pourrait avoir précipité l’annonce.Grâce à cette classification, les autorités sont désormais habilitées à intensifier leur surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants.Dans sa requête déposée lundi, le parti AfD rejette toute accusation liée à “l’incitation à la haine des étrangers ou à l’islamophobie” en son sein. Son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néo-nazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIème Reich.- Interdire l’AfD? -Cette décision du Renseignement intérieur a aussi relancé le débat sur une éventuelle interdiction de l’AfD, régulièrement alimenté par des élus.Cela fait un dossier chaud de plus à traiter pour Friedrich Merz, qui doit être élu chancelier par les députés mardi.”Ce sera la tâche du prochain gouvernement fédéral d’évaluer soigneusement ce rapport”, a-t-il souligné lundi, disant ne “vouloir donner personnellement aucune recommandation”.Il a cependant estimé qu’avec cette classification il lui était désormais “inconcevable” que des députés AfD soient élus à la présidence des commissions.Les avis sur l’opportunité d’une procédure en interdiction divergent au moment où l’AfD est en plein essor. Juridiquement les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés et, politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement qui se présente en victime.

Les Britanniques célèbrent avec la famille royale les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale

 Avec un défilé militaire et une apparition de la famille royale au balcon, les Britanniques ont commencé à célébrer lundi dans l’émotion les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.Les célébrations, prévues pour durer quatre jours, ont débuté par la lecture d’extraits d’un discours du Premier ministre Winston Churchill le …

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Les Britanniques célèbrent avec la famille royale les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale

 Avec un défilé militaire et une apparition de la famille royale au balcon, les Britanniques ont commencé à célébrer lundi dans l’émotion les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.Les célébrations, prévues pour durer quatre jours, ont débuté par la lecture d’extraits d’un discours du Premier ministre Winston Churchill le 8 Mai 1945. Un défilé militaire en fanfare a réuni plus de mille membres des forces armées britanniques. Onze militaires ukrainiens, invités en signe de soutien, ont aussi défilé derrière leur drapeau, ainsi qu’une cinquantaine de troupes de l’Otan.Entouré des principaux membres de la famille royale, le roi Charles III, soigné depuis quinze mois pour un cancer, a ensuite salué la foule depuis le balcon de Buckingham palace, d’où la famille a admiré le survol d’avions militaires, achevé par la patrouille acrobatique des Red Arrows laissant une trace tricolore dans le ciel.Le roi avait auparavant assisté au défilé avec notamment la reine Camilla, le prince William et son épouse Catherine, ainsi que leurs trois enfants, George, Charlotte et Louis. Le Premier ministre Keir Starmer était aussi présent, avec une vingtaine d’anciens combattants pour beaucoup centenaires, reçus au palais dans l’après-midi pour  une “tea party”.Des milliers de personnes s’étaient massées sur le parcours du défilé, pavoisé de drapeaux britanniques. Certaines avaient passé la nuit sur place, pour ne rien rater de cette journée historique.”C’est un impératif moral d’être ici, surtout en cette période de guerre”, confie à l’AFP Patrick Beacon, 76 ans, venu avec son épouse Catherine de Coventry (centre). “C’est tellement émouvant d’être là aujourd’hui, 80 ans de paix et de sérénité, je ne sais pas si nous mesurons ce que cela représente”.”Ce n’est pas si souvent qu’on se souvient du courage d’une génération entière”, abonde Martin Rizcki, ému d’entendre les mots de Churchill.Dans une Europe inquiète, sur fond de guerre en Ukraine, “la paix ne doit jamais être considérée comme acquise”, avait déclaré le 9 avril le roi Charles III, devant le Parlement italien, en évoquant “les échos d’une époque dont nous espérions ardemment qu’elle ait été reléguée au passé”.La famille royale participe à plusieurs événements commémoratifs d’ici jeudi, et après l’interview controversée du prince Harry vendredi à la BBC, le palais a fait savoir qu’il espérait que “rien n’empêchera de célébrer avec enthousiasme cette précieuse victoire et ces âmes courageuses(…)”.Le 8 mai 1945, c’est du même balcon de Buckingham palace que le roi George VI et la reine Elizabeth, encadrant Winston Churchill, avaient salué avec leurs filles Elizabeth et Margaret des dizaines de milliers de Londoniens célébrant ce que Churchill avait appelé le “jour de la victoire en Europe” (Victory in Europe Day, VE Day). En soirée, les deux princesses de 19 et 14 ans avaient été autorisées à sortir du palais pour se joindre incognito à la foule en liesse, pour une nuit qu’Elizabeth devenue reine décrira 40 ans plus tard comme “l’une des nuits les plus mémorables de ma vie”.- dette de gratitude -Les Britanniques ont également été invités à participer à des centaines de fêtes, pique-niques, expositions et commémorations partout dans le pays.”Nous avons une dette de gratitude envers ceux prêts à faire le sacrifice ultime pour notre pays”, a souligné le Premier ministre Keir Starmer, qui a servi le thé lors d’une petite fête organisée à l’extérieur de Downing Street. Mardi, la reine Camilla ira admirer à la Tour de Londres une installation de quelque 30.000 coquelicots en céramique, symboles des victimes des guerres, et de nombreux bâtiments dont le palais de Westminster seront illuminés le soir tombé.Les célébrations se termineront jeudi par une minute nationale de silence à 11H00 GMT, et un service d’action de grâce à l’abbaye de Westminster en présence de la famille royale, avant un concert prévu sur la grande place de Horse Guards Parade à Londres.Les pubs ont été autorisés à fermer deux heures plus tard dans le cadre de ces célébrations. Même si les jeunes générations y sont plus indifférentes, elles sont d’autant plus importantes que “c’est probablement la dernière occasion où il y aura encore des survivants” de cette époque, estime l’historien et spécialiste de la monarchie Robert Hazell, de l’University College London.

Les Britanniques célèbrent avec la famille royale les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale

 Avec un défilé militaire et une apparition de la famille royale au balcon, les Britanniques ont commencé à célébrer lundi dans l’émotion les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.Les célébrations, prévues pour durer quatre jours, ont débuté par la lecture d’extraits d’un discours du Premier ministre Winston Churchill le 8 Mai 1945. Un défilé militaire en fanfare a réuni plus de mille membres des forces armées britanniques. Onze militaires ukrainiens, invités en signe de soutien, ont aussi défilé derrière leur drapeau, ainsi qu’une cinquantaine de troupes de l’Otan.Entouré des principaux membres de la famille royale, le roi Charles III, soigné depuis quinze mois pour un cancer, a ensuite salué la foule depuis le balcon de Buckingham palace, d’où la famille a admiré le survol d’avions militaires, achevé par la patrouille acrobatique des Red Arrows laissant une trace tricolore dans le ciel.Le roi avait auparavant assisté au défilé avec notamment la reine Camilla, le prince William et son épouse Catherine, ainsi que leurs trois enfants, George, Charlotte et Louis. Le Premier ministre Keir Starmer était aussi présent, avec une vingtaine d’anciens combattants pour beaucoup centenaires, reçus au palais dans l’après-midi pour  une “tea party”.Des milliers de personnes s’étaient massées sur le parcours du défilé, pavoisé de drapeaux britanniques. Certaines avaient passé la nuit sur place, pour ne rien rater de cette journée historique.”C’est un impératif moral d’être ici, surtout en cette période de guerre”, confie à l’AFP Patrick Beacon, 76 ans, venu avec son épouse Catherine de Coventry (centre). “C’est tellement émouvant d’être là aujourd’hui, 80 ans de paix et de sérénité, je ne sais pas si nous mesurons ce que cela représente”.”Ce n’est pas si souvent qu’on se souvient du courage d’une génération entière”, abonde Martin Rizcki, ému d’entendre les mots de Churchill.Dans une Europe inquiète, sur fond de guerre en Ukraine, “la paix ne doit jamais être considérée comme acquise”, avait déclaré le 9 avril le roi Charles III, devant le Parlement italien, en évoquant “les échos d’une époque dont nous espérions ardemment qu’elle ait été reléguée au passé”.La famille royale participe à plusieurs événements commémoratifs d’ici jeudi, et après l’interview controversée du prince Harry vendredi à la BBC, le palais a fait savoir qu’il espérait que “rien n’empêchera de célébrer avec enthousiasme cette précieuse victoire et ces âmes courageuses(…)”.Le 8 mai 1945, c’est du même balcon de Buckingham palace que le roi George VI et la reine Elizabeth, encadrant Winston Churchill, avaient salué avec leurs filles Elizabeth et Margaret des dizaines de milliers de Londoniens célébrant ce que Churchill avait appelé le “jour de la victoire en Europe” (Victory in Europe Day, VE Day). En soirée, les deux princesses de 19 et 14 ans avaient été autorisées à sortir du palais pour se joindre incognito à la foule en liesse, pour une nuit qu’Elizabeth devenue reine décrira 40 ans plus tard comme “l’une des nuits les plus mémorables de ma vie”.- dette de gratitude -Les Britanniques ont également été invités à participer à des centaines de fêtes, pique-niques, expositions et commémorations partout dans le pays.”Nous avons une dette de gratitude envers ceux prêts à faire le sacrifice ultime pour notre pays”, a souligné le Premier ministre Keir Starmer, qui a servi le thé lors d’une petite fête organisée à l’extérieur de Downing Street. Mardi, la reine Camilla ira admirer à la Tour de Londres une installation de quelque 30.000 coquelicots en céramique, symboles des victimes des guerres, et de nombreux bâtiments dont le palais de Westminster seront illuminés le soir tombé.Les célébrations se termineront jeudi par une minute nationale de silence à 11H00 GMT, et un service d’action de grâce à l’abbaye de Westminster en présence de la famille royale, avant un concert prévu sur la grande place de Horse Guards Parade à Londres.Les pubs ont été autorisés à fermer deux heures plus tard dans le cadre de ces célébrations. Même si les jeunes générations y sont plus indifférentes, elles sont d’autant plus importantes que “c’est probablement la dernière occasion où il y aura encore des survivants” de cette époque, estime l’historien et spécialiste de la monarchie Robert Hazell, de l’University College London.

Islamabad teste un deuxième missile, exercices de défense indiens

Le Pakistan, en pleine tension avec l’Inde voisine, a mené lundi un deuxième tir d’essai de missile et New Delhi a ordonné des exercices de défense civile en cas d'”attaque”.Le 22 avril, des hommes armés ont abattu 26 civils au Cachemire administré par l’Inde. Depuis, New Delhi pointe du doigt Islamabad qui renvoie l’accusation de “soutien au terrorisme transfrontalier” à son voisin. Alors que les deux puissances nucléaires multiplient les déclarations belliqueuses, faisant redouter un nouveau conflit entre les deux pays nés en 1947 d’une douloureuse partition, Téhéran s’est proposé comme médiateur, au même titre que son rival régional, l’Arabie saoudite.Au moment où le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi entamait sa visite officielle à Islamabad, l’armée pakistanaise a annoncé avoir mené “un lancement test réussi d’un missile sol-sol Fatah, d’une portée de 120 km”.Comme lors d’un premier tir samedi d’un autre missile sol-sol, cette fois d’une portée de 450 km – soit la distance entre la frontière pakistano-indienne et New Delhi -, l’armée n’a pas donné plus de détails sur ce tir.Elle s’est bornée à dire qu’il visait à “préparer” les troupes et à “valider” notamment “le système de navigation avancé du missile ainsi que sa précision”.La défense du Pakistan est “entre de bonnes mains”, s’est aussitôt félicité le Premier ministre Shehbaz Sharif, qui a annulé lundi un départ pour la Malaisie.Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a lui aussi salué “un test réussi”.Depuis que le Premier ministre du gouvernement ultranationaliste hindou à New Delhi, Narendra Modi, a donné son feu vert la semaine dernière à une “riposte” militaire après l’attentat au Cachemire, Islamabad dit anticiper une frappe indienne imminente.Les responsables du ministère indien de l’Information ont annoncé que plusieurs “exercices” de défense civile auraient lieu mercredi, afin de préparer la population à “se protéger en cas d’attaque”.Le Secrétaire général de l’ONU, s’inquiétant des tensions “au plus haut depuis des années” entre l’Inde et le Pakistan, les a appelés à “s’éloigner du précipice”.”Il est essentiel, particulièrement à cette heure critique, d’éviter une confrontation militaire qui pourrait facilement devenir incontrôlable. Le moment est venu pour la retenue maximale et pour s’éloigner du précipice”, a déclaré Antonio Guterres à la presse.A la demande du Pakistan, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi après-midi à huis clos pour discuter de cette situation.- Médiation iranienne – Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré son homologue pakistanais Ishaq Dar et M. Sharif.Il a dit vouloir “examiner les derniers développements dans la région”, tandis que M. Sharif a “réaffirmé la détermination du Pakistan à travailler étroitement avec l’Iran pour la paix”, selon leurs bureaux respectifs.”Le Pakistan veut exposer sa vision aux pays amis”, a expliqué le ministre de l’Information Attaullah Tarar, lors d’une visite au Cachemire pakistanais, insistant sur “son droit à la légitime défense”.Le chef de la diplomatie iranienne ira ensuite en Inde “ce jeudi après ses entretiens avec les responsables pakistanais à Islamabad”, a annoncé l’ambassade iranienne à New Delhi sur X.”Nous ne voulons pas que les tensions prennent de l’ampleur et nous ferons tous les efforts pour aider à la désescalade entre les deux pays”, a indiqué de son côté le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaeil Baqaei.Depuis le début de ce nouvel épisode de tensions, le gouvernement pakistanais s’est entretenu avec plus d’une vingtaine de chefs d’Etat, selon Ishaq Dar.Disant suivre “avec beaucoup d’inquiétude les tensions qui règnent actuellement à la frontière”, le Kremlin a appelé les deux voisins à “apaiser les tensions”.Plus tôt, l’armée indienne avait de nouveau annoncé avoir échangé des tirs avec des soldats pakistanais le long de la frontière de facto qui divise le Cachemire, région à majorité musulmane, dont les deux voisins se disputent la souveraineté totale.- “Réplique bien pire” -En 2019 déjà, après une attaque meurtrière contre ses soldats, l’Inde avait procédé à un raid aérien au Pakistan douze jours plus tard, auquel Islamabad avait riposté.Le Pakistan avait capturé un pilote indien, avant de le remettre à son pays et les hostilités avaient cessé grâce à une médiation américaine.”La dernière fois, nous avons abattu deux de leurs avions; cette fois-ci, la réplique pourrait être bien pire”, a mis en garde M. Tarar.Les quinze millions d’habitants du Cachemire – côtés pakistanais et indien – vivent de nouveau dans la peur. Au Cachemire indien, une chasse à l’homme se poursuit à la recherche des assaillants du 22 avril.Anticipant des actions militaires indiennes, le Cachemire pakistanais a fermé pour dix jours ses 1.100 écoles coraniques. Dans les 6.000 écoles publiques, toujours ouvertes, les autorités locales ont lancé il y a quelques jours des formations aux premiers secours.

Islamabad teste un deuxième missile, exercices de défense indiens

Le Pakistan, en pleine tension avec l’Inde voisine, a mené lundi un deuxième tir d’essai de missile et New Delhi a ordonné des exercices de défense civile en cas d'”attaque”.Le 22 avril, des hommes armés ont abattu 26 civils au Cachemire administré par l’Inde. Depuis, New Delhi pointe du doigt Islamabad qui renvoie l’accusation de “soutien au terrorisme transfrontalier” à son voisin. Alors que les deux puissances nucléaires multiplient les déclarations belliqueuses, faisant redouter un nouveau conflit entre les deux pays nés en 1947 d’une douloureuse partition, Téhéran s’est proposé comme médiateur, au même titre que son rival régional, l’Arabie saoudite.Au moment où le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi entamait sa visite officielle à Islamabad, l’armée pakistanaise a annoncé avoir mené “un lancement test réussi d’un missile sol-sol Fatah, d’une portée de 120 km”.Comme lors d’un premier tir samedi d’un autre missile sol-sol, cette fois d’une portée de 450 km – soit la distance entre la frontière pakistano-indienne et New Delhi -, l’armée n’a pas donné plus de détails sur ce tir.Elle s’est bornée à dire qu’il visait à “préparer” les troupes et à “valider” notamment “le système de navigation avancé du missile ainsi que sa précision”.La défense du Pakistan est “entre de bonnes mains”, s’est aussitôt félicité le Premier ministre Shehbaz Sharif, qui a annulé lundi un départ pour la Malaisie.Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a lui aussi salué “un test réussi”.Depuis que le Premier ministre du gouvernement ultranationaliste hindou à New Delhi, Narendra Modi, a donné son feu vert la semaine dernière à une “riposte” militaire après l’attentat au Cachemire, Islamabad dit anticiper une frappe indienne imminente.Les responsables du ministère indien de l’Information ont annoncé que plusieurs “exercices” de défense civile auraient lieu mercredi, afin de préparer la population à “se protéger en cas d’attaque”.Le Secrétaire général de l’ONU, s’inquiétant des tensions “au plus haut depuis des années” entre l’Inde et le Pakistan, les a appelés à “s’éloigner du précipice”.”Il est essentiel, particulièrement à cette heure critique, d’éviter une confrontation militaire qui pourrait facilement devenir incontrôlable. Le moment est venu pour la retenue maximale et pour s’éloigner du précipice”, a déclaré Antonio Guterres à la presse.A la demande du Pakistan, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi après-midi à huis clos pour discuter de cette situation.- Médiation iranienne – Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré son homologue pakistanais Ishaq Dar et M. Sharif.Il a dit vouloir “examiner les derniers développements dans la région”, tandis que M. Sharif a “réaffirmé la détermination du Pakistan à travailler étroitement avec l’Iran pour la paix”, selon leurs bureaux respectifs.”Le Pakistan veut exposer sa vision aux pays amis”, a expliqué le ministre de l’Information Attaullah Tarar, lors d’une visite au Cachemire pakistanais, insistant sur “son droit à la légitime défense”.Le chef de la diplomatie iranienne ira ensuite en Inde “ce jeudi après ses entretiens avec les responsables pakistanais à Islamabad”, a annoncé l’ambassade iranienne à New Delhi sur X.”Nous ne voulons pas que les tensions prennent de l’ampleur et nous ferons tous les efforts pour aider à la désescalade entre les deux pays”, a indiqué de son côté le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaeil Baqaei.Depuis le début de ce nouvel épisode de tensions, le gouvernement pakistanais s’est entretenu avec plus d’une vingtaine de chefs d’Etat, selon Ishaq Dar.Disant suivre “avec beaucoup d’inquiétude les tensions qui règnent actuellement à la frontière”, le Kremlin a appelé les deux voisins à “apaiser les tensions”.Plus tôt, l’armée indienne avait de nouveau annoncé avoir échangé des tirs avec des soldats pakistanais le long de la frontière de facto qui divise le Cachemire, région à majorité musulmane, dont les deux voisins se disputent la souveraineté totale.- “Réplique bien pire” -En 2019 déjà, après une attaque meurtrière contre ses soldats, l’Inde avait procédé à un raid aérien au Pakistan douze jours plus tard, auquel Islamabad avait riposté.Le Pakistan avait capturé un pilote indien, avant de le remettre à son pays et les hostilités avaient cessé grâce à une médiation américaine.”La dernière fois, nous avons abattu deux de leurs avions; cette fois-ci, la réplique pourrait être bien pire”, a mis en garde M. Tarar.Les quinze millions d’habitants du Cachemire – côtés pakistanais et indien – vivent de nouveau dans la peur. Au Cachemire indien, une chasse à l’homme se poursuit à la recherche des assaillants du 22 avril.Anticipant des actions militaires indiennes, le Cachemire pakistanais a fermé pour dix jours ses 1.100 écoles coraniques. Dans les 6.000 écoles publiques, toujours ouvertes, les autorités locales ont lancé il y a quelques jours des formations aux premiers secours.