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Frappes israéliennes au Yémen, après un tir sur l’aéroport Ben-Gourion

Israël a annoncé lundi avoir frappé des infrastructures des Houthis à Hodeida, dans l’ouest du Yémen, en riposte “aux attaques” des rebelles yéménites alliés de l’Iran, qui ont revendiqué la veille un tir de missile sur le principal aéroport israélien.L’armée israélienne a affirmé que les infrastructures visées dans le port de Hodeida, à l’aide de missiles et de drones, servaient au “transfert d’armes et d’équipement militaire iraniens”. Ces frappes ont été menées “en réponse aux attaques répétées du régime terroriste houthi contre l’Etat d’Israël”, a ajouté l’armée, précisant avoir visé une cimenterie à l’est de la ville qu’elle qualifie de “ressource économique importante pour les Houthis”.Les Houthis, qui contrôlent une large partie du Yémen, avaient accusé auparavant les Etats-Unis d’avoir mené des frappes sur Sanaa, la capitale du pays entre leurs mains, et dénoncé des frappes “américano-israéliennes” sur Hodeida. Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël, situé à plus de 1.800 kilomètres du Yémen, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.La quasi-totalité des tirs ont été interceptés.Ils ont aussi multiplié les attaques contre des navires qu’ils estiment liés à Israël au large du Yémen.Israël de son côté a mené ces derniers mois plusieurs frappes contre des cibles stratégiques des Houthis au Yémen tandis que les Etats-Unis, principal allié d’Israël, ont intensifié leurs attaques contre les rebelles depuis le retour de Donald Trump en janvier à la Maison Blanche.- Attaque inédite -Dimanche, un missile tiré par les Houthis avait frappé directement pour la première fois, selon l’armée israélienne, à l’intérieur du périmètre de l’aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait promis de riposter contre les Houthis et contre l’Iran.Lundi, les rebelles ont affirmé qu’une dizaine de frappes américaines avaient visé Sanaa avant l’aube, faisant 16 blessés selon leur agence de presse, Saba. La télévision des Houthis, Al-Masirah, a annoncé plus tard que trois autres frappes avaient visé Sanaa et sept autres le gouvernorat d’Al-Jawf, dans le nord.En début de soirée, Al-Masirah a dénoncé “une agression américano-israélienne”, faisant état de “six frappes contre le port de Hodeida” ainsi que d’autres attaques sur le district de Bajil, dans le même gouvernorat contrôlé par les rebelles. Un responsable militaire américain a toutefois démenti que les Etats-Unis aient participé aux frappes israéliennes.Dimanche, les Houthis avaient revendiqué l’attaque contre l’aéroport Ben Gourion, menée “avec un missile balistique hypersonique”.Les rebelles ont affirmé qu’ils “s’efforceront d’imposer un blocus aérien total à l’ennemi israélien en frappant de manière répétée les aéroports (…) plus particulièrement l’aéroport Ben Gourion”, où le trafic aérien a été brièvement interrompu.Selon un photographe de l’AFP, le missile est tombé dans une zone plantée d’arbres à côté d’une bretelle d’accès aux parkings du terminal 3. Les secours ont fait état de six blessés légers.- “Beaucoup de boums” -Benjamin Netanyahu a aussitôt promis de riposter. “Nous avons agi contre eux par le passé et nous agirons dans l’avenir mais je ne peux pas détailler (…) ça ne se passera pas en +un seul boum+ mais il y aura +beaucoup de boums+”, a-t-il averti.”Les attaques des Houthis émanent de l’Iran. Israël répondra à (cette) attaque des Houthis (…) en temps voulu et en un lieu choisi par nous, à leurs maîtres terroristes iraniens”, a-t-il ajouté.L’Iran a nié lundi avoir aidé les Houthis pour cette attaque. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a par ailleurs accusé Israël de vouloir entraîner les Etats-Unis dans une “catastrophe” au Moyen-Orient. “Le soutien MORTEL au génocide de Netanyahu à Gaza et la guerre menée au nom de Netanyahu au Yémen n’ont RIEN apporté au peuple américain”, a estimé M. Araghchi sur X, mettant en garde contre “TOUTE erreur à l’encontre de l’Iran”.Le cabinet de sécurité israélien a approuvé lundi une extension des opérations militaires visant à la “conquête” de la bande de Gaza, après la mobilisation de dizaines de milliers de réservistes.

Frappes israéliennes au Yémen, après un tir sur l’aéroport Ben-Gourion

Israël a annoncé lundi avoir frappé des infrastructures des Houthis à Hodeida, dans l’ouest du Yémen, en riposte “aux attaques” des rebelles yéménites alliés de l’Iran, qui ont revendiqué la veille un tir de missile sur le principal aéroport israélien.L’armée israélienne a affirmé que les infrastructures visées dans le port de Hodeida, à l’aide de missiles et de drones, servaient au “transfert d’armes et d’équipement militaire iraniens”. Ces frappes ont été menées “en réponse aux attaques répétées du régime terroriste houthi contre l’Etat d’Israël”, a ajouté l’armée, précisant avoir visé une cimenterie à l’est de la ville qu’elle qualifie de “ressource économique importante pour les Houthis”.Les Houthis, qui contrôlent une large partie du Yémen, avaient accusé auparavant les Etats-Unis d’avoir mené des frappes sur Sanaa, la capitale du pays entre leurs mains, et dénoncé des frappes “américano-israéliennes” sur Hodeida. Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël, situé à plus de 1.800 kilomètres du Yémen, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.La quasi-totalité des tirs ont été interceptés.Ils ont aussi multiplié les attaques contre des navires qu’ils estiment liés à Israël au large du Yémen.Israël de son côté a mené ces derniers mois plusieurs frappes contre des cibles stratégiques des Houthis au Yémen tandis que les Etats-Unis, principal allié d’Israël, ont intensifié leurs attaques contre les rebelles depuis le retour de Donald Trump en janvier à la Maison Blanche.- Attaque inédite -Dimanche, un missile tiré par les Houthis avait frappé directement pour la première fois, selon l’armée israélienne, à l’intérieur du périmètre de l’aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait promis de riposter contre les Houthis et contre l’Iran.Lundi, les rebelles ont affirmé qu’une dizaine de frappes américaines avaient visé Sanaa avant l’aube, faisant 16 blessés selon leur agence de presse, Saba. La télévision des Houthis, Al-Masirah, a annoncé plus tard que trois autres frappes avaient visé Sanaa et sept autres le gouvernorat d’Al-Jawf, dans le nord.En début de soirée, Al-Masirah a dénoncé “une agression américano-israélienne”, faisant état de “six frappes contre le port de Hodeida” ainsi que d’autres attaques sur le district de Bajil, dans le même gouvernorat contrôlé par les rebelles. Un responsable militaire américain a toutefois démenti que les Etats-Unis aient participé aux frappes israéliennes.Dimanche, les Houthis avaient revendiqué l’attaque contre l’aéroport Ben Gourion, menée “avec un missile balistique hypersonique”.Les rebelles ont affirmé qu’ils “s’efforceront d’imposer un blocus aérien total à l’ennemi israélien en frappant de manière répétée les aéroports (…) plus particulièrement l’aéroport Ben Gourion”, où le trafic aérien a été brièvement interrompu.Selon un photographe de l’AFP, le missile est tombé dans une zone plantée d’arbres à côté d’une bretelle d’accès aux parkings du terminal 3. Les secours ont fait état de six blessés légers.- “Beaucoup de boums” -Benjamin Netanyahu a aussitôt promis de riposter. “Nous avons agi contre eux par le passé et nous agirons dans l’avenir mais je ne peux pas détailler (…) ça ne se passera pas en +un seul boum+ mais il y aura +beaucoup de boums+”, a-t-il averti.”Les attaques des Houthis émanent de l’Iran. Israël répondra à (cette) attaque des Houthis (…) en temps voulu et en un lieu choisi par nous, à leurs maîtres terroristes iraniens”, a-t-il ajouté.L’Iran a nié lundi avoir aidé les Houthis pour cette attaque. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a par ailleurs accusé Israël de vouloir entraîner les Etats-Unis dans une “catastrophe” au Moyen-Orient. “Le soutien MORTEL au génocide de Netanyahu à Gaza et la guerre menée au nom de Netanyahu au Yémen n’ont RIEN apporté au peuple américain”, a estimé M. Araghchi sur X, mettant en garde contre “TOUTE erreur à l’encontre de l’Iran”.Le cabinet de sécurité israélien a approuvé lundi une extension des opérations militaires visant à la “conquête” de la bande de Gaza, après la mobilisation de dizaines de milliers de réservistes.

Frappes israéliennes au Yémen, après un tir sur l’aéroport Ben-Gourion

Israël a annoncé lundi avoir frappé des infrastructures des Houthis à Hodeida, dans l’ouest du Yémen, en riposte “aux attaques” des rebelles yéménites alliés de l’Iran, qui ont revendiqué la veille un tir de missile sur le principal aéroport israélien.L’armée israélienne a affirmé que les infrastructures visées dans le port de Hodeida, à l’aide de …

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Israël approuve un plan prévoyant la “conquête” de la bande de Gaza

Israël a annoncé lundi une nouvelle campagne militaire sur la bande de Gaza, qui prévoit la “conquête” du territoire palestinien et nécessitera, selon l’armée, le déplacement interne de “la plupart” de ses habitants.Cette extension des opérations militaires, approuvée par le cabinet de guerre israélien après 19 mois de guerre contre le Hamas, prévoit “la conquête …

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Israël approuve un plan prévoyant la “conquête” de la bande de Gaza

Israël a annoncé lundi une nouvelle campagne militaire sur la bande de Gaza, qui prévoit la “conquête” du territoire palestinien et nécessitera, selon l’armée, le déplacement interne de “la plupart” de ses habitants.Cette extension des opérations militaires, approuvée par le cabinet de guerre israélien après 19 mois de guerre contre le Hamas, prévoit “la conquête de la bande de Gaza et le contrôle des territoires” saisis, selon une source officielle.Dimanche soir, l’armée avait confirmé le rappel de “dizaines de milliers de réservistes”.”L’opération inclut une attaque de grande envergure” et “le déplacement de la plupart de la population de la bande de Gaza” hors des zones de combat, a déclaré le général de brigade Effi Defrin, porte-parole de l’armée israélienne.La bande de Gaza, dont la quasi totalité des habitants ont déjà été déplacés à plusieurs reprises depuis le début de la guerre, est soumise à un blocus hermétique par Israël depuis le 2 mars et en proie à une grave crise humanitaire.Pour Aouni Aouad, qui vit sous une tente dans le sud du territoire, l’annonce du plan israélien ne devrait guère changer le quotidien de centaines de milliers de déplacés qui luttent pour survivre.”Israël n’a cessé ni la guerre, ni les tueries, ni les bombardements, ni la destruction, ni le siège ou la famine qui se poursuivent chaque jour”, souligne cet homme d’une quarantaine d’années. “Alors comment peut-il parler d’intensification des opérations militaires?” – “Danger de mort” -Les Nations unies ne cessent d’alerter sur la catastrophe humanitaire et le risque de famine auxquels sont exposés les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza.Lundi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit “alarmé” par le plan israélien.Mais le cabinet estime qu’il y a “actuellement suffisamment de nourriture” à Gaza et a consenti à la “possibilité d’une distribution humanitaire” si cela venait à être “nécessaire”, a indiqué la source officielle.L’objectif affiché par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, est toujours de “vaincre” le mouvement islamiste Hamas, qui a déclenché la guerre avec son attaque sans précédent du 7 octobre 2023, et de “ramener les otages” enlevés ce jour-là.Selon un haut responsable sécuritaire, le temps des préparatifs militaires autorise une fenêtre pour la négociation d’un accord de libération des otages, d’ici “à la fin de la visite du président américain” Donald Trump au Moyen-Orient, prévue du 13 au 16 mai.”Contrairement aux souhaits de plus de 70% de la population”, le gouvernement a décidé de mettre “tous les otages en danger de mort”, a commenté le Forum des familles, la plus grande association de proches d’otages en Israël, dénonçant un plan qui “menace également la vie de nos soldats”.Les combats à Gaza ont entraîné la mort de plus de 850 soldats israéliens.Pendant la réunion du cabinet, M. Netanyahu a dit vouloir “promouvoir le plan Trump visant au départ volontaire des habitants de Gaza”, selon la source officielle.Début février, M. Trump avait lancé l’idée d’une prise de contrôle de la bande de Gaza par les Etats-Unis pour la reconstruire et en faire la “Riviera du Moyen-Orient”, après en avoir expulsé la population.Ce projet avait suscité un tollé international, mais les autorités israéliennes s’y réfèrent régulièrement et ont créé une agence spéciale pour permettre aux Palestiniens de quitter la bande de Gaza.”La seule aide qui doit entrer dans Gaza est celle destinée à favoriser l’émigration volontaire”, a déclaré Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité intérieure et figure de l’extrême droite.- “Chantage” -Israël accuse le Hamas de détourner l’aide humanitaire et justifie son blocus par la nécessité de faire pression sur le mouvement pour qu’il libère les otages.”Le plan qui nous est présenté signifie que de vastes zones de Gaza (…) resteront privées d’approvisionnement”, a noté le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), rejetant un projet qui “contrevient aux principes humanitaires fondamentaux”.Lundi, le Hamas a accusé Israël de “chantage” à l’aide humanitaire.L’armée israélienne a repris son offensive sur la bande de Gaza le 18 mars, mettant fin à deux mois de trêve.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Le Hamas retient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre à Gaza, en 2014.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 52.567 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

Israël approuve un plan prévoyant la “conquête” de la bande de Gaza

Israël a annoncé lundi une nouvelle campagne militaire sur la bande de Gaza, qui prévoit la “conquête” du territoire palestinien et nécessitera, selon l’armée, le déplacement interne de “la plupart” de ses habitants.Cette extension des opérations militaires, approuvée par le cabinet de guerre israélien après 19 mois de guerre contre le Hamas, prévoit “la conquête de la bande de Gaza et le contrôle des territoires” saisis, selon une source officielle.Dimanche soir, l’armée avait confirmé le rappel de “dizaines de milliers de réservistes”.”L’opération inclut une attaque de grande envergure” et “le déplacement de la plupart de la population de la bande de Gaza” hors des zones de combat, a déclaré le général de brigade Effi Defrin, porte-parole de l’armée israélienne.La bande de Gaza, dont la quasi totalité des habitants ont déjà été déplacés à plusieurs reprises depuis le début de la guerre, est soumise à un blocus hermétique par Israël depuis le 2 mars et en proie à une grave crise humanitaire.Pour Aouni Aouad, qui vit sous une tente dans le sud du territoire, l’annonce du plan israélien ne devrait guère changer le quotidien de centaines de milliers de déplacés qui luttent pour survivre.”Israël n’a cessé ni la guerre, ni les tueries, ni les bombardements, ni la destruction, ni le siège ou la famine qui se poursuivent chaque jour”, souligne cet homme d’une quarantaine d’années. “Alors comment peut-il parler d’intensification des opérations militaires?” – “Danger de mort” -Les Nations unies ne cessent d’alerter sur la catastrophe humanitaire et le risque de famine auxquels sont exposés les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza.Lundi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit “alarmé” par le plan israélien.Mais le cabinet estime qu’il y a “actuellement suffisamment de nourriture” à Gaza et a consenti à la “possibilité d’une distribution humanitaire” si cela venait à être “nécessaire”, a indiqué la source officielle.L’objectif affiché par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, est toujours de “vaincre” le mouvement islamiste Hamas, qui a déclenché la guerre avec son attaque sans précédent du 7 octobre 2023, et de “ramener les otages” enlevés ce jour-là.Selon un haut responsable sécuritaire, le temps des préparatifs militaires autorise une fenêtre pour la négociation d’un accord de libération des otages, d’ici “à la fin de la visite du président américain” Donald Trump au Moyen-Orient, prévue du 13 au 16 mai.”Contrairement aux souhaits de plus de 70% de la population”, le gouvernement a décidé de mettre “tous les otages en danger de mort”, a commenté le Forum des familles, la plus grande association de proches d’otages en Israël, dénonçant un plan qui “menace également la vie de nos soldats”.Les combats à Gaza ont entraîné la mort de plus de 850 soldats israéliens.Pendant la réunion du cabinet, M. Netanyahu a dit vouloir “promouvoir le plan Trump visant au départ volontaire des habitants de Gaza”, selon la source officielle.Début février, M. Trump avait lancé l’idée d’une prise de contrôle de la bande de Gaza par les Etats-Unis pour la reconstruire et en faire la “Riviera du Moyen-Orient”, après en avoir expulsé la population.Ce projet avait suscité un tollé international, mais les autorités israéliennes s’y réfèrent régulièrement et ont créé une agence spéciale pour permettre aux Palestiniens de quitter la bande de Gaza.”La seule aide qui doit entrer dans Gaza est celle destinée à favoriser l’émigration volontaire”, a déclaré Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité intérieure et figure de l’extrême droite.- “Chantage” -Israël accuse le Hamas de détourner l’aide humanitaire et justifie son blocus par la nécessité de faire pression sur le mouvement pour qu’il libère les otages.”Le plan qui nous est présenté signifie que de vastes zones de Gaza (…) resteront privées d’approvisionnement”, a noté le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), rejetant un projet qui “contrevient aux principes humanitaires fondamentaux”.Lundi, le Hamas a accusé Israël de “chantage” à l’aide humanitaire.L’armée israélienne a repris son offensive sur la bande de Gaza le 18 mars, mettant fin à deux mois de trêve.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Le Hamas retient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre à Gaza, en 2014.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 52.567 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

SOS Méditerranée porte secours à 108 personnes au large de la Libye

L’Ocean Viking, navire ambulance affrété par SOS Méditerranée, a secouru dans la nuit de dimanche à lundi 108 personnes, dont un bébé de 11 mois, au large de la Libye, a annoncé lundi l’ONG basée à Marseille.”Les personnes étaient à bord de deux embarcations en fibre de verre, toutes deux surchargées”, dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne, a expliqué l’ONG dans un communiqué.Beaucoup de personnes secourues souffraient d’épuisement et du mal de mer et ont été prise en charge en urgence par l’équipe médicale de l’Ocean Viking, a ajouté l’ONG.En 2024, 2.475 personnes tentant de rejoindre l’Europe ont disparu ou sont décédées en mer Méditerranée, dont la grande majorité en Méditerranée centrale, l’une des routes migratoires les plus mortelles au monde, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Elles sont déjà près de 500 depuis le début de 2025.