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Les cardinaux emménagent au Vatican à la veille du conclave

J-1 pour l’Eglise catholique: les cardinaux commencent mardi à emménager dans les logements du Vatican où ils résideront le temps du conclave, à la veille de leur réunion historique à huis clos pour élire le successeur du pape François.Plus de deux semaines après la mort du jésuite argentin, les 133 cardinaux électeurs s’enfermeront à partir de mercredi après-midi sous les majestueuses fresques de la chapelle Sixtine pour un conclave qui s’annonce particulièrement ouvert.Mardi matin, les cardinaux, électeurs (âgés de moins de 80 ans) ou non, se sont retrouvés pour la dernière réunion préparatoire, évitant les micros et caméras d’une centaine de journalistes de nombreux pays, signe de la médiatisation planétaire de l’évènement.Avant la fermeture des portes de la chapelle Sixtine mercredi après-midi, les cardinaux jureront de garder le secret absolu, sous peine d’excommunication s’ils révèlent ce qui se passe au conclave. Il leur sera interdit de communiquer avec le monde extérieur tant qu’ils n’auront pas élu un nouveau pape.Le Vatican a annoncé qu’il couperait le réseau téléphonique à l’intérieur de la petite cité-État mercredi à partir de 15H00 (13H00 GMT) jusqu’à l’élection, mais cela ne concernera pas la place Saint-Pierre, où seront massés les fidèles. Les cardinaux, qui devront se séparer de leurs téléphones portables, informeront le monde de l’avancée de leurs travaux en brûlant leurs bulletins de vote pour produire de la fumée – noire en l’absence de choix, blanche pour un nouveau pape, un cérémonial à la forte symbolique visuelle retransmis en mondovision.- “Cinq ou six” – Les discussions du “pré-conclave” ont jusqu’à présent abordé un large éventail de sujets, des finances du Vatican au scandale des violences sexuelles, en passant par l’unité de l’Église et le profil du prochain pape.Avec 133 cardinaux électeurs – un record – originaires de quelque 70 pays des cinq continents, ce conclave est le plus grand et le plus international jamais organisé, rendant son issue plus incertaine que jamais.”Il y a divers profils, de nombreuses personnalités qui peuvent être élues. Au moins cinq ou six, je dirais”, a affirmé au Corriere della Sera l’archevêque d’Alger, Jean-Paul Vesco.”Il y avait les candidats pour ainsi dire naturels, ceux qui par leur rôle et leur personnalité sont déjà connus. Et il y a aussi ceux qui interviennent et vous font penser: c’est une parole forte. Mais il n’y a personne qui +écrase+ les autres, quelqu’un dont on pourrait penser: ce sera lui”, a-t-il ajouté.François a multiplié les réformes de l’Eglise au cours de ses 12 années de pontificat, mais son action a été la cible d’une vive opposition interne.Il a nommé environ 80% des cardinaux électeurs actuels, mais les experts estiment que ceux-ci ne choisiront pas nécessairement un successeur qui marchera dans ses pas.Les “princes de l’Eglise” séjournent traditionnellement dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican, qui dispose de salles de bains privatives et d’un service d’étage de type hôtelier, mais celle-ci ne dispose pas d’assez de chambres pour tous les loger.En conséquence, certains seront logés à Santa Marta Vecchia, un bâtiment voisin habituellement utilisé pour héberger les fonctionnaires du Vatican.Ils pourront accéder à leur chambre – attribuée par tirage au sort – entre mardi et la messe de mercredi matin (08H00 GMT) à la basilique Saint-Pierre, qui précède le conclave. Médecins, chauffeurs, cuisiniers, personnel de sécurité et de nettoyage: les personnes entourant les cardinaux sont également tenues au secret et ont prêté serment lundi.Aux abords de la place Saint-Pierre, la sécurité a déjà été renforcée, des policiers barrant les rues adjacentes ou contrôlant les sacs des touristes.

Les cardinaux emménagent au Vatican à la veille du conclave

J-1 pour l’Eglise catholique: les cardinaux commencent mardi à emménager dans les logements du Vatican où ils résideront le temps du conclave, à la veille de leur réunion historique à huis clos pour élire le successeur du pape François.Plus de deux semaines après la mort du jésuite argentin, les 133 cardinaux électeurs s’enfermeront à partir de mercredi après-midi sous les majestueuses fresques de la chapelle Sixtine pour un conclave qui s’annonce particulièrement ouvert.Mardi matin, les cardinaux, électeurs (âgés de moins de 80 ans) ou non, se sont retrouvés pour la dernière réunion préparatoire, évitant les micros et caméras d’une centaine de journalistes de nombreux pays, signe de la médiatisation planétaire de l’évènement.Avant la fermeture des portes de la chapelle Sixtine mercredi après-midi, les cardinaux jureront de garder le secret absolu, sous peine d’excommunication s’ils révèlent ce qui se passe au conclave. Il leur sera interdit de communiquer avec le monde extérieur tant qu’ils n’auront pas élu un nouveau pape.Le Vatican a annoncé qu’il couperait le réseau téléphonique à l’intérieur de la petite cité-État mercredi à partir de 15H00 (13H00 GMT) jusqu’à l’élection, mais cela ne concernera pas la place Saint-Pierre, où seront massés les fidèles. Les cardinaux, qui devront se séparer de leurs téléphones portables, informeront le monde de l’avancée de leurs travaux en brûlant leurs bulletins de vote pour produire de la fumée – noire en l’absence de choix, blanche pour un nouveau pape, un cérémonial à la forte symbolique visuelle retransmis en mondovision.- “Cinq ou six” – Les discussions du “pré-conclave” ont jusqu’à présent abordé un large éventail de sujets, des finances du Vatican au scandale des violences sexuelles, en passant par l’unité de l’Église et le profil du prochain pape.Avec 133 cardinaux électeurs – un record – originaires de quelque 70 pays des cinq continents, ce conclave est le plus grand et le plus international jamais organisé, rendant son issue plus incertaine que jamais.”Il y a divers profils, de nombreuses personnalités qui peuvent être élues. Au moins cinq ou six, je dirais”, a affirmé au Corriere della Sera l’archevêque d’Alger, Jean-Paul Vesco.”Il y avait les candidats pour ainsi dire naturels, ceux qui par leur rôle et leur personnalité sont déjà connus. Et il y a aussi ceux qui interviennent et vous font penser: c’est une parole forte. Mais il n’y a personne qui +écrase+ les autres, quelqu’un dont on pourrait penser: ce sera lui”, a-t-il ajouté.François a multiplié les réformes de l’Eglise au cours de ses 12 années de pontificat, mais son action a été la cible d’une vive opposition interne.Il a nommé environ 80% des cardinaux électeurs actuels, mais les experts estiment que ceux-ci ne choisiront pas nécessairement un successeur qui marchera dans ses pas.Les “princes de l’Eglise” séjournent traditionnellement dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican, qui dispose de salles de bains privatives et d’un service d’étage de type hôtelier, mais celle-ci ne dispose pas d’assez de chambres pour tous les loger.En conséquence, certains seront logés à Santa Marta Vecchia, un bâtiment voisin habituellement utilisé pour héberger les fonctionnaires du Vatican.Ils pourront accéder à leur chambre – attribuée par tirage au sort – entre mardi et la messe de mercredi matin (08H00 GMT) à la basilique Saint-Pierre, qui précède le conclave. Médecins, chauffeurs, cuisiniers, personnel de sécurité et de nettoyage: les personnes entourant les cardinaux sont également tenues au secret et ont prêté serment lundi.Aux abords de la place Saint-Pierre, la sécurité a déjà été renforcée, des policiers barrant les rues adjacentes ou contrôlant les sacs des touristes.

Au Cap, les ambulanciers “prient” avant d’intervenir dans les quartiers chauds

Les ambulanciers du Cap, à la pointe sud de l’Afrique, viennent d’embaucher quand l’appel tombe peu après 19 heures: un homme a été blessé à la tête avec un tesson de bouteille et saigne abondamment. Les secouristes sont seulement à quelques minutes mais il faut attendre l’escorte policière. C’est que les Cape Flats, ces quartiers déshérités en partie bâtis sur des marécages en banlieue de la ville touristique et portuaire, ne sont pas franchement fréquentables.Et la zone de Philippi, où l’homme blessé les attend dans une cabane en tôle ondulée, figure parmi les plus dangereuses dans cette vaste étendue où le taux d’homicides et l’activité des gangs battent tous les records, dans ce pays accablé d’une des plus fortes criminalités au monde.C’est l’une des neuf zones rouges du Cap où les services d’urgence refusent que leurs équipes médicales se déplacent sans renfort de sécurité. “Si cela ne tenait qu’à moi, j’irais directement là-bas”, souffle l’ambulancier Mawethu Ntintini, 52 ans, qui arpente le trottoir devant le commissariat de Philippi dans son uniforme vert. “Mais on doit attendre les policiers”.Déjà positionnée dans l’ambulance, sa collègue Ntombikayisi Joko dit sa peur. Cette maman de 42 ans a été dévalisée il y a quelques années par des hommes armés alors qu’elle attendait des instructions pour une intervention. “Chaque fois que je sors, je prie”, explique-t-elle à l’AFP.Ils attendent encore 30 minutes et partent pour dix minutes de route, devancés par la patrouille de police. – Trop tard -La famille affolée du blessé manifeste son soulagement à l’arrivée de l’ambulance. “Parfois on doit attendre jusqu’au petit matin, parce qu’on n’habite pas au bon endroit”, soupire une proche. Les secouristes s’affairent dans la lumière bleue des gyrophares. Ses blessures, une entaille profonde sur le bras et une bosse sur la tête, sont moins graves qu’anticipé. Transporté vers l’hôpital, le blessé est pris en charge moins de deux heures après son appel. Pas si mal. L’ambulancière pense souvent à cette femme enceinte qui venait de perdre les eaux. Ce jour là, la police était débordée. Il avait fallu les attendre plus d’une heure. A l’arrivée, il était trop tard. “C’était un petit garçon, mignon comme tout. Le cordon ombilical était enroulé autour de son cou”, raconte Ntombikayisi Joko. “J’en ai pleuré. Je savais que si j’avais pu arriver plus tôt, j’aurais aidé ce bébé”. Quatre des cinq zones au plus fort taux de meurtres se situent dans les Cape Flats, dans un pays où 75 personnes sont tuées chaque jour.Les ambulanciers ont exigé des escortes de police en 2015, alors qu’ils étaient agressés au moins une fois par semaine. Les attaques ont culminé en 2017, avec près de 90 agressions recensées, contre 44 en 2023, dernier chiffre disponible.– Cibles faciles –Les ambulanciers sont des cibles évidentes pour des agresseurs qui leur dérobent téléphones, argent liquide ou matériel médical, note le pasteur Craven Engel, à la tête d’une organisation de prévention contre les gangs. Pour lui cette violence est héritée de l’apartheid, qui a “déraciné” et forcé des populations non-blanches à s’installer dans ces zones inhospitalières, sans accès à des services ou à des emplois. Entre chômage élevé et pauvreté endémique, “les ressources sont tellement épuisées que les gens s’en prennent désormais aux +gentils+”, explique-t-il dans ses bureaux de Hanover Park, une autre zone rouge. Les soignants qui s’emploient à sauver des vies connaissent parfois les criminels qui les menacent, souligne l’ambulancière Inathi Jacob, 32 ans. “Ça nous met en rage”, dit-elle, d’autant que ces agresseurs pourraient aussi, un jour, avoir besoin de leur aide. “Mais on ne les laisse pas nous atteindre au plus profond. Il y a trop de gens qui ont vraiment besoin de nos interventions”.Deuxième appel urgent de la soirée, un homme âgé, récemment remis d’un AVC, est inconscient. Il n’habite qu’à cinq minutes. Mais il en faut encore 40 pour que l’escorte policière puisse démarrer en trombe, sirènes hurlantes, pour devancer l’ambulance dans un dédale de ruelles sombres.

Au Cap, les ambulanciers “prient” avant d’intervenir dans les quartiers chauds

Les ambulanciers du Cap, à la pointe sud de l’Afrique, viennent d’embaucher quand l’appel tombe peu après 19 heures: un homme a été blessé à la tête avec un tesson de bouteille et saigne abondamment. Les secouristes sont seulement à quelques minutes mais il faut attendre l’escorte policière. C’est que les Cape Flats, ces quartiers déshérités en partie bâtis sur des marécages en banlieue de la ville touristique et portuaire, ne sont pas franchement fréquentables.Et la zone de Philippi, où l’homme blessé les attend dans une cabane en tôle ondulée, figure parmi les plus dangereuses dans cette vaste étendue où le taux d’homicides et l’activité des gangs battent tous les records, dans ce pays accablé d’une des plus fortes criminalités au monde.C’est l’une des neuf zones rouges du Cap où les services d’urgence refusent que leurs équipes médicales se déplacent sans renfort de sécurité. “Si cela ne tenait qu’à moi, j’irais directement là-bas”, souffle l’ambulancier Mawethu Ntintini, 52 ans, qui arpente le trottoir devant le commissariat de Philippi dans son uniforme vert. “Mais on doit attendre les policiers”.Déjà positionnée dans l’ambulance, sa collègue Ntombikayisi Joko dit sa peur. Cette maman de 42 ans a été dévalisée il y a quelques années par des hommes armés alors qu’elle attendait des instructions pour une intervention. “Chaque fois que je sors, je prie”, explique-t-elle à l’AFP.Ils attendent encore 30 minutes et partent pour dix minutes de route, devancés par la patrouille de police. – Trop tard -La famille affolée du blessé manifeste son soulagement à l’arrivée de l’ambulance. “Parfois on doit attendre jusqu’au petit matin, parce qu’on n’habite pas au bon endroit”, soupire une proche. Les secouristes s’affairent dans la lumière bleue des gyrophares. Ses blessures, une entaille profonde sur le bras et une bosse sur la tête, sont moins graves qu’anticipé. Transporté vers l’hôpital, le blessé est pris en charge moins de deux heures après son appel. Pas si mal. L’ambulancière pense souvent à cette femme enceinte qui venait de perdre les eaux. Ce jour là, la police était débordée. Il avait fallu les attendre plus d’une heure. A l’arrivée, il était trop tard. “C’était un petit garçon, mignon comme tout. Le cordon ombilical était enroulé autour de son cou”, raconte Ntombikayisi Joko. “J’en ai pleuré. Je savais que si j’avais pu arriver plus tôt, j’aurais aidé ce bébé”. Quatre des cinq zones au plus fort taux de meurtres se situent dans les Cape Flats, dans un pays où 75 personnes sont tuées chaque jour.Les ambulanciers ont exigé des escortes de police en 2015, alors qu’ils étaient agressés au moins une fois par semaine. Les attaques ont culminé en 2017, avec près de 90 agressions recensées, contre 44 en 2023, dernier chiffre disponible.– Cibles faciles –Les ambulanciers sont des cibles évidentes pour des agresseurs qui leur dérobent téléphones, argent liquide ou matériel médical, note le pasteur Craven Engel, à la tête d’une organisation de prévention contre les gangs. Pour lui cette violence est héritée de l’apartheid, qui a “déraciné” et forcé des populations non-blanches à s’installer dans ces zones inhospitalières, sans accès à des services ou à des emplois. Entre chômage élevé et pauvreté endémique, “les ressources sont tellement épuisées que les gens s’en prennent désormais aux +gentils+”, explique-t-il dans ses bureaux de Hanover Park, une autre zone rouge. Les soignants qui s’emploient à sauver des vies connaissent parfois les criminels qui les menacent, souligne l’ambulancière Inathi Jacob, 32 ans. “Ça nous met en rage”, dit-elle, d’autant que ces agresseurs pourraient aussi, un jour, avoir besoin de leur aide. “Mais on ne les laisse pas nous atteindre au plus profond. Il y a trop de gens qui ont vraiment besoin de nos interventions”.Deuxième appel urgent de la soirée, un homme âgé, récemment remis d’un AVC, est inconscient. Il n’habite qu’à cinq minutes. Mais il en faut encore 40 pour que l’escorte policière puisse démarrer en trombe, sirènes hurlantes, pour devancer l’ambulance dans un dédale de ruelles sombres.

Vivre sans l’énergie russe: l’UE cherche la formule magique

Après plusieurs reports, l’Union européenne dévoile mardi son plan pour tenter de se passer de l’énergie russe, un vrai défi tant l’Europe importe de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis la Russie actuellement.En marge d’une session des eurodéputés à Strasbourg, le commissaire européen Dan Jorgensen présentera à 15H30 cette feuille de route très attendue, objet de plusieurs mois de flottements.Depuis l’invasion russe en Ukraine, l’Union européenne a instauré un embargo sur le pétrole russe fin 2022 et s’efforce de réduire ses approvisionnements de gaz par gazoducs.Mais l’UE s’est en partie tournée vers le GNL, transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen de gaz.Et derrière les Etats-Unis (45%), la Russie occupe une grande place avec 20% des importations de GNL de l’UE en 2024, soit 20 milliards de mètres cubes sur la centaine de milliards importés.Pour tenter de se passer de l’énergie russe, “le principe directeur est la diversification des approvisionnements”, a indiqué une porte-parole de la Commission, Paula Pinho, il y a quelques jours.L’UE avait évoqué il y a plusieurs mois la possibilité d’augmenter encore ses importations de GNL américain. Mais les tensions commerciales avec les Etats-Unis de Donald Trump ont brouillé les cartes.”Nous sommes tous d’accord pour dire que nous devons nous débarrasser du gaz de Poutine”, mais le plan européen pour se passer de l’énergie russe “a été retardé en raison de la situation géopolitique”, avait déploré l’eurodéputée centriste danoise Sigrid Friis (Renew).Et il a fallu attendre le 1er mai pour que le commissaire européen en charge du commerce, Maros Sefcovic, suggère de nouveau dans une interview au journal Financial Times de “résoudre très rapidement” le différend avec l’administration Trump grâce à des achats de GNL américain ou de produits agricoles comme le soja.Le président américain a lui-même mis une forte pression aux Européens début avril en leur réclamant de commander massivement de l’énergie aux Etats-Unis, à hauteur de 350 milliards de dollars (309 milliards d’euros).- La France, porte d’entrée -Dans les couloirs de la Commission, on reconnaît que les discussions ont été particulièrement sensibles au sujet du gaz russe, sur fond de craintes d’une nouvelle flambée des prix de l’énergie. Quelques Etats membres comme la Hongrie ne cachent pas leur proximité avec Moscou.Et certains pays sont plus dépendants que d’autres au GNL russe.La France est par exemple en première ligne avec ses cinq terminaux de regazéification dont celui de Dunkerque. Selon le groupe de réflexion IEEFA, elle a augmenté de 81 % ses importations de GNL russe entre 2023 et 2024 et versé 2,68 milliards d’euros à la Russie.Le plan présenté mardi comprendra-t-il une proposition d’embargo contre le gaz liquéfié russe à plus ou moins long terme ? “Cette option pourrait être très difficile à mettre en œuvre”, car elle nécessite l’unanimité des 27, expose Simone Tagliapietra, spécialiste des questions européennes au centre de réflexion Bruegel. Compte tenu de cette contrainte, une importante hausse des droits de douane sur toutes les importations de gaz russe (gazoducs et GNL) “pourrait être l’option la plus viable pour l’UE”, estime-t-il.Selon l’eurodéputé Yvan Verougstraete (Renew), qui suit les questions énergétiques au Parlement, la Commission pourrait malgré tout proposer une loi pour interdire totalement les importations de gaz russe d’ici à 2027.Au-delà du gaz liquéfié, la Commission européenne ne cesse de souligner tous les efforts qui ont été faits pour réduire la dépendance aux énergies fossiles russes depuis l’invasion de l’Ukraine.En quelques années, “nous sommes passés de 45% d’importations de gaz (gazoducs et GNL) en provenance de Russie à 18%. Nous sommes passés d’un baril de pétrole sur cinq à un baril sur cinquante”, a insisté la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, fin avril à Londres.Mais “nous nous savons tous qu’il reste encore beaucoup à faire”, a ajouté la dirigeante, qui ne veut plus “dépendre d’une puissance hostile pour notre approvisionnement en énergie”.

La Russie visée par une centaine de drones ukrainiens avant les cérémonies du 9 mai

L’Ukraine a lancé dans la nuit de lundi à mardi plus d’une centaine de drones sur le territoire russe, ciblant notamment Moscou et perturbant le fonctionnement d’une dizaine d’aéroports, ont indiqué les autorités russes, à trois jours des commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie.Alors que la capitale russe accueille vendredi une grande parade militaire en présence de Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, son maire Sergueï Sobianine a indiqué que 19 drones la visant avaient été interceptés par la défense anti-aérienne, faisant craindre la multiplication de ce type d’attaque dans les prochains jours.Le président russe a ordonné un cessez-le-feu entre le 8 et 10 mai, à l’occasion de ces importantes célébrations, sans accepter à ce stade la demande de Kiev d’un arrêt “inconditionnel” des hostilités, l’Ukraine ayant de son côté entretenu jusque-là le flou sur ses intentions militaires pendant ces trois jours-là.A Moscou, des débris de drone sont tombés sur une grande avenue au sud de la capitale russe, d’après son maire Sergueï Sobianine, sans faire de victime.Les médias russes ont diffusé des images d’une vitrine de supermarché fêlée et d’une façade noircie d’immeuble résidentiel.Au total, la Russie a été visée dans la nuit par 105 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense dans un communiqué.- Plusieurs régions visées -Quatre aéroports de la capitale –Chérémétiévo, Domodedovo, Vnoukovo et Joukovski– ont imposé pendant la nuit des restrictions temporaires de fonctionnement, certains fermant leurs pistes provisoirement, selon l’agence russe chargée de l’aviation civile, Rossaviatsia.Le fonctionnement de plusieurs autres aéroports russes a dû être temporairement interrompu, notamment dans plusieurs grandes villes sur la Volga comme Nijni Novgorod, Samara, Saratov ou Volgograd.Cette dernière est l’ancienne Stalingrad, théâtre de la bataille la plus meurtrière de l’histoire, qui avait vu la défaite de la 6e armée nazie en 1942-1943 et est considérée comme un tournant de la Deuxième Guerre mondiale.Les gouverneurs des régions méridionales de Voronej et Penza ont indiqué que respectivement 18 et 10 drones ukrainiens avaient été interceptés dans leur territoire, sans faire de victimes.Dans la région frontalière de Koursk, une attaque ukrainienne a blessé deux adolescents de 14 et 17 ans et provoqué des coupures de courant, a indiqué le gouverneur régional par intérim Alexandre Khinsteïn.Dans la nuit de dimanche à lundi, la Russie avait indiqué avoir intercepté une attaque de drones visant Moscou, rarement visée et où la vie reste quasi normale malgré l’offensive de grande ampleur lancée en février 2022 par l’armée russe en Ukraine.Côté ukrainien, une frappe russe aux drones a fait un mort dans la région d’Odessa, selon le gouverneur Oleg Kiper.Une autre personne a été tuée, et deux autres blessées, dont une “gravement”, dans une frappe russe sur Kramatorsk, tout près du front oriental, ont également indiqué les autorités locales. Des journalistes de l’AFP ont entendu sur place une série d’explosions dans la nuit.La Russie a affirmé qu’elle observerait un cessez-le-feu de trois jours, du 8 au 10 mai, à l’occasion des commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale.L’Ukraine n’a pas clairement fait savoir si elle comptait suivre cette trêve annoncée par Vladimir Poutine, le président Volodymyr Zelensky assurant “ne pas croire” que les forces russes respecteraient cette annonce surprise.Le président russe avait déjà décrété unilatéralement un court cessez-le-feu lors du week-end pascal en avril, qui avait conduit à une baisse des combats sans être totalement respecté par les deux camps. Il a toujours refusé un arrêt des hostilités sans conditions de 30 jours proposé par Kiev et Washington.

La Russie visée par une centaine de drones ukrainiens avant les cérémonies du 9 mai

L’Ukraine a lancé dans la nuit de lundi à mardi plus d’une centaine de drones sur le territoire russe, ciblant notamment Moscou et perturbant le fonctionnement d’une dizaine d’aéroports, ont indiqué les autorités russes, à trois jours des commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie.Alors que la capitale russe accueille vendredi une grande parade militaire en présence de Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, son maire Sergueï Sobianine a indiqué que 19 drones la visant avaient été interceptés par la défense anti-aérienne, faisant craindre la multiplication de ce type d’attaque dans les prochains jours.Le président russe a ordonné un cessez-le-feu entre le 8 et 10 mai, à l’occasion de ces importantes célébrations, sans accepter à ce stade la demande de Kiev d’un arrêt “inconditionnel” des hostilités, l’Ukraine ayant de son côté entretenu jusque-là le flou sur ses intentions militaires pendant ces trois jours-là.A Moscou, des débris de drone sont tombés sur une grande avenue au sud de la capitale russe, d’après son maire Sergueï Sobianine, sans faire de victime.Les médias russes ont diffusé des images d’une vitrine de supermarché fêlée et d’une façade noircie d’immeuble résidentiel.Au total, la Russie a été visée dans la nuit par 105 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense dans un communiqué.- Plusieurs régions visées -Quatre aéroports de la capitale –Chérémétiévo, Domodedovo, Vnoukovo et Joukovski– ont imposé pendant la nuit des restrictions temporaires de fonctionnement, certains fermant leurs pistes provisoirement, selon l’agence russe chargée de l’aviation civile, Rossaviatsia.Le fonctionnement de plusieurs autres aéroports russes a dû être temporairement interrompu, notamment dans plusieurs grandes villes sur la Volga comme Nijni Novgorod, Samara, Saratov ou Volgograd.Cette dernière est l’ancienne Stalingrad, théâtre de la bataille la plus meurtrière de l’histoire, qui avait vu la défaite de la 6e armée nazie en 1942-1943 et est considérée comme un tournant de la Deuxième Guerre mondiale.Les gouverneurs des régions méridionales de Voronej et Penza ont indiqué que respectivement 18 et 10 drones ukrainiens avaient été interceptés dans leur territoire, sans faire de victimes.Dans la région frontalière de Koursk, une attaque ukrainienne a blessé deux adolescents de 14 et 17 ans et provoqué des coupures de courant, a indiqué le gouverneur régional par intérim Alexandre Khinsteïn.Dans la nuit de dimanche à lundi, la Russie avait indiqué avoir intercepté une attaque de drones visant Moscou, rarement visée et où la vie reste quasi normale malgré l’offensive de grande ampleur lancée en février 2022 par l’armée russe en Ukraine.Côté ukrainien, une frappe russe aux drones a fait un mort dans la région d’Odessa, selon le gouverneur Oleg Kiper.Une autre personne a été tuée, et deux autres blessées, dont une “gravement”, dans une frappe russe sur Kramatorsk, tout près du front oriental, ont également indiqué les autorités locales. Des journalistes de l’AFP ont entendu sur place une série d’explosions dans la nuit.La Russie a affirmé qu’elle observerait un cessez-le-feu de trois jours, du 8 au 10 mai, à l’occasion des commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale.L’Ukraine n’a pas clairement fait savoir si elle comptait suivre cette trêve annoncée par Vladimir Poutine, le président Volodymyr Zelensky assurant “ne pas croire” que les forces russes respecteraient cette annonce surprise.Le président russe avait déjà décrété unilatéralement un court cessez-le-feu lors du week-end pascal en avril, qui avait conduit à une baisse des combats sans être totalement respecté par les deux camps. Il a toujours refusé un arrêt des hostilités sans conditions de 30 jours proposé par Kiev et Washington.

Après le départ du Premier ministre, la crise politique s’accentue en Roumanie

Après le score choc de l’extrême droite au premier tour de la présidentielle, la Roumanie entre dans une nouvelle phase d’incertitude avec la démission de son Premier ministre Marcel Ciolacu, remplacé mardi temporairement par le ministre libéral de l’Intérieur.L’effondrement de la coalition pro-européenne au pouvoir ouvre la voie à une possible entrée de l’extrême droite au gouvernement à l’issue du second tour, alors que son candidat George Simion fait désormais figure de favori dans ce pays membre de l’UE et de l’Otan voisin de l’Ukraine.Le départ de M. Ciolacu et de son parti social-démocrate (PSD) est “un cadeau fait à M. Simion et une très grosse faute politique”, analyse pour l’AFP le professeur de sciences politiques Sergiu Miscoiu.S’il est élu le 18 mai, “il aura désormais une très large marge de manoeuvre pour nommer un Premier ministre, qui pourrait être un représentant de la branche nationaliste du PSD, à la tête d’une majorité avec son parti AUR”, ajoute-t-il. En attendant les négociations, Catalin Predoiu, ministre de l’Intérieur, devient Premier ministre intérimaire et va assurer la gestion des affaires courantes aux côtés des ministres actuels. Catalin Predoiu, 56 ans, est président par intérim du parti libéral PNL. Ancien ministre de la Justice, il a également été chef du gouvernement par intérim en 2012.- Abstentionnisme des jeunes -Marcel Ciolacu avait annoncé la veille son départ, prenant acte de l’échec du candidat unique de la coalition dimanche: Crin Antonescu, 65 ans, est arrivé seulement troisième avec 20% des voix, derrière le maire centriste de Bucarest Nicusor Dan, 55 ans (20,9%).La course a été dominée par George Simion (40,9%), bien parti désormais pour remporter le second tour selon les analystes, sauf si “les jeunes Roumains, qui ont boudé les urnes en masse, se mobilisent”, note M. Miscoiu.La victoire de ce fan de Donald Trump, âgé de 38 ans, ferait basculer la Roumanie, loyal membre de l’UE et fidèle soutien de l’Ukraine, dans une nouvelle dimension, alors qu’il est opposé à toute aide militaire à Kiev et fustige régulièrement “les bureaucrates bruxellois”. La Roumanie est dans la tourmente depuis l’arrivée en tête surprise, lors du scrutin présidentiel de novembre, de Calin Georgescu, un ancien haut fonctionnaire accusé par ses détracteurs d’être favorable au Kremlin.La Cour constitutionnelle a invalidé le vote et exclu M. Georgescu de cette nouvelle élection, après une campagne massive sur TikTok entachée de suspicions d’ingérence russe. Une décision rarissime dans l’UE qui a provoqué d’importantes manifestations et accentué la colère contre le Premier ministre Ciolacu, en poste depuis 2023 et à l’image ternie par des affaires de corruption.Cette incertitude politique accrue intervient au moment où ce pays de 19 millions d’habitants affiche pour 2024 le pire déficit public des Vingt-Sept (9,3% du PIB) et des difficultés économiques.”Nous sommes dans la situation la plus compliquée que la Roumanie ait connue” depuis la transition démocratique à la fin du communisme, résume l’expert.