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Les principaux disparus en France en 2025

De Jean-Marie Le Pen à Claudia Cardinale en passant par Jean-Louis Debré, Thierry Ardisson, Bertrand Blier et Nicole Croisille, voici quelques-unes des personnalités disparues en France en 2025.JANVIER- 4: Claude ALLEGRE, 87 ans, géochimiste, ancien ministre de l’Education nationale- 7: Jean-Marie LE PEN, 96 ans, figure de l’extrême droite, fondateur du Front national (FN) et finaliste de l’élection présidentielle en 2002 face à Jacques Chirac- 20: Bertrand BLIER, 85 ans, cinéaste, auteur de films cultes et provocants comme “Les Valseuses”- 21: Valérie ANDRE, 102 ans, médecin militaire, parachutiste, pilote d’hélicoptère et première Française générale- 22: Jean-François KAHN, 86 ans, journaliste, fondateur de L’Evènement du Jeudi et de Marianne- 28: Catherine LABORDE, 73 ans, ancienne présentatrice météo, figure populaire de TF1FEVRIER- 6: Paul-Loup SULITZER, 78 ans, écrivain, homme d’affaires, auteur à succès de thrillers politico-financiersMARS- 2: Herbert LEONARD, 80 ans, chanteur au succès immense dans les années 1980- 4: Jean-Louis DEBRE, 80 ans, ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, fidèle de Jacques Chirac- 16: Emilie DEQUENNE, 43 ans, actrice belge installée en France, révélée à 18 ans pour son premier rôle dans “Rosetta”- 31: Yves BOISSET, 86 ans, cinéaste connu pour ses films engagésAVRIL- 21: Odile de VASSELOT, 103 ans, ancienne résistante- 30: Isidore PARTOUCHE, 94 ans, fondateur du groupe de casinos Partouche et roi des machines à souMAI- 14: Daniel BILALIAN, 78 ans, ex-présentateur de JT et figure de France Télévisions- 17: WERENOI, 31 ans, rappeur, numéro un des ventes d’albums en France en 2023 et 2024- 23: Sebastião SALGADO, 81 ans, photographe franco-brésilien connu pour ses photos en noir et blanc- 24: Marcel OPHULS, 97 ans, documentariste, auteur du film “Le Chagrin et la pitié” sur la France de Vichy- 27: Jean TIBERI, 90 ans, ancien maire RPR de Paris, éclaboussé par les affaires- 30: Etienne-Emile BAULIEU, 98 ans, médecin et chercheur, inventeur de la pilule abortiveJUIN- 2: Pierre NORA, 93 ans, historien, éditeur et académicien- 4: Nicole CROISILLE, 88 ans, chanteuse, danseuse et comédienne, interprète du succès planétaire “dabadabada” dans “Un homme et une femme”- 4: Philippe LABRO, 88 ans, journaliste, patron de radio, auteur de romans à succès, cinéaste mais aussi parolier de chansons- 17: Bernard LACOMBE, 72 ans, footballeur, figure de l’Olympique lyonnaisJUILLET- 7: Olivier MARLEIX, 54 ans, député de l’Eure, ancien président du groupe LR à l’Assemblée- 14: Thierry ARDISSON, 76 ans, publicitaire, animateur et producteur, figure impertinente de la télévision- 14: Jean-Pierre AZEMA, 87 ans, historien, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale- 16: Loïk LE FLOCH-PRIGENT, 81 ans, grand capitaine d’industrie, emprisonné quelques années dans “l’affaire Elf”- 18: André VINGT-TROIS, 82 ans, cardinal, ancien archevêque de ParisSEPTEMBRE- 23: Ziad TAKIEDDINE, 75 ans, homme d’affaires franco-libanais et l’un des grands protagonistes des affaires politico-financières françaises- 23: Claudia CARDINALE, 87 ans, actrice italienne naturalisée française, icône du cinéma italien et muse des plus grands réalisateursOCTOBRE- 31 : Tchéky KARYO, 72 ans, acteur franco-turc aux quelque 80 films dont “L’Ours” de Jean-Jacques Annaud et “Nikita” de Luc BessonNOVEMBRE- 4 : Claude BEBEAR, 90 ans, figure du capitalisme français et fondateur de l’assureur Axa- 6 : Louis SCHWEITZER, 83 ans, patron du constructeur automobile Renault pendant 13 ans et ex-directeur de cabinet de Laurent Fabius à Matignon- 16 : Xavier EMMANUELLI, 87 ans, confondateur de Médecins sans frontières et fondateur du Samu social- 22 : Robert BIRENBAUM, 99 ans, résistant, frère d’armes de Missak ManouchianDECEMBRE- 12 : Françoise BRION, 92 ans, actrice en vogue au cinéma à l’époque de la Nouvelle Vague- 16 : EDIKA, 84 ans, dessinateur de bande dessinée et pilier de “Fluide Glacial”

Attentat de Sydney: avant un recueillement national, l’hommage des sauveteurs

Des centaines de sauveteurs en mer australiens ont marqué trois minutes de silence sur la plage de Bondi samedi, à la veille d’une journée de recueillement national en hommage aux 15 personnes tuées lors de l’attentat antisémite de Sydney.L’émotion reste considérable six jours après la pire tuerie depuis près de 30 ans en Australie, dont les autorités multiplient les annonces pour éviter qu’un tel drame puisse se reproduire.Après plusieurs jours marquées par les poignantes obsèques des victimes, âgées de 10 à 87 ans, des secouristes vêtus de leur uniforme rouge et jaune ont fait face à l’océan à Bondi samedi en silence.Certains d’entre eux ont fondu en larmes, tandis qu’un hélicoptère de leur club survolait la plage mythique, emblématique du mode de vie australien.- “Nous n’oublierons jamais” -Le 14 décembre, deux assaillants, Sajid Akram, 50 ans, un Indien entré sur visa en Australie en 1998 et son fils Naveed Akram, né dans le pays il y a 24 ans, y ont tué 15 personnes et blessé des dizaines d’autres en ouvrant le feu contre un rassemblement pour la fête juive d’Hanouka.Selon les autorités, l’attentat dont sont suspectés le père, abattu sur place, et le fils, arrêté et inculpé, a été motivé par l’idéologie du groupe jihadiste État islamique.Dans un message, les secouristes ont fait part de leur “compassion pour la communauté juive prise pour cible”.”Nous rendons hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie, qui ont risqué la leur et qui en ont sauvé: nous n’oublierons jamais”, est-il encore écrit.Le courage des sauveteurs pendant l’attaque, pour mettre des gens à l’abri, apporter les premiers soins aux victimes ou sortir des nageurs paniqués de l’eau, a été largement salué.Une photo devenue virale montre l’un deux, Jackson Doolan, courir pieds nus sur la route depuis une plage voisine pour apporter un défibrillateur.Vendredi, ce sont des centaines de centaines de surfeurs et nageurs qui s’étaient rassemblés dans les vagues de Bondi en hommage aux victimes.Et dimanche, une semaine après l’attentat, la population de tout le pays-continent est invitée à allumer des bougies à 18H47 (07H47 GMT), à l’heure où tout a basculé sur la plage.Ce sera “un moment pour faire une pause, réfléchir et affirmer que la haine et la violence ne définiront jamais qui nous sommes en tant qu’Australiens”, a expliqué le Premier ministre Anthony Albanese. Une journée de deuil national se tiendra par ailleurs en 2026, a-t-il dit.- Perquisitions -Concernant l’enquête, des perquisitions ont eu lieu encore vendredi en Australie, la police étudiant les contacts et fréquentations des assaillants avant l’attentat.”Aucune piste ne sera négligée, en Australie comme à l’étranger”, a assuré samedi la commissaire de la police fédérale Krissy Barrett devant la presse. Les enquêteurs s’intéressent en particulier au voyage aux Philippines des suspects, qui ont passé plusieurs semaines en novembre dans la région de Mindanao (sud), considérée comme abritant des foyers d’insurrection islamiste.A cette occasion, le père, Sajid Akram, s’est rendu dans une armurerie, a affirmé samedi une porte-parole de la police philippine, Catherine Dela.La police a précisé continuer à visionner les images de télésurveillance pour connaître les agissements des deux suspects lors de leur séjour. Elle a souligné que ceux-ci n’avaient guère quitté leur hôtel de la capitale régionale, Davao.Les autorités australiennes sont de leur côté sous pression pour répondre au choc suscité par l’attaque, mais aussi aux critiques de membres de la communauté juive estimant que leur cri d’alarme face à la montée de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre n’avait pas été entendu.Après avoir annoncé qu’il comptait durcir la législation contre l’extrémisme, Anthony Albanese a annoncé vendredi un programme de rachat d’armes à feu en circulation.Le port d’armes est déjà très strictement contrôlé en Australie depuis la fusillade qui avait fait 35 morts en 1996 à Port Arthur en Tasmanie.Samedi, le dirigeant régional de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a annoncé vouloir interdire certains slogans pro-Palestiniens comme “Mondialisez l’intifada” – en référence aux soulèvements palestiniens contre l’armée israélienne en 1987-1993 puis au début des années 2000 – ou des symboles comme le drapeau de l’EI.Il veut également renforcer les pouvoirs de la police de ce territoire, où se trouve Sydney, pour ordonner aux gens de se découvrir le visage.

Trump annonce de “très lourdes représailles” contre l’EI en Syrie

Donald Trump a déclaré vendredi que le groupe Etat islamique était visé par de “très lourdes représailles” en Syrie, après une attaque qui a coûté la vie il y a près d’une semaine à deux militaires américains et un interprète.”Nous frappons très fort contre des bastions de l’EI”, a écrit le président américain sur Truth Social, peu après que le Pentagone eut annoncé le début d’une opération “massive”.L’armée américaine a débuté une opération en Syrie pour “éliminer des combattants du groupe Etat islamique, des infrastructures et des sites d’armement”, a fait savoir le chef du Pentagone Pete Hegseth sur X.Il s’agit d’une “réponse directe” et d’une “déclaration de vengeance” après l’attaque qui a coûté samedi la vie à deux militaires américains et un traducteur en Syrie, a-t-il ajouté, en affirmant: “Aujourd’hui nous avons traqué et tué des ennemis. Beaucoup d’ennemis. Et nous allons continuer.”Des avions de chasse, des hélicoptères et de l’artillerie ont frappé “plus de 70 cibles à de multiples endroits dans le centre de la Syrie”, a précisé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom.Il a précisé que l’opération avait débuté à 16H00 heure de Washington (21H00 GMT) et que “plus de 100 munitions de précision” avaient été employées contre des positions du groupe Etat islamique.- Tirs dans le désert -Les frappes ont été menées dans le désert près de la ville de Homs et dans des zones rurales près de Deir ez-Zor et Raqqa, a affirmé à l’AFP une source sécuritaire syrienne.Aux explosions ont succédé “des éclats de tirs de calibre moyen dans le désert” au sud-ouest de Raqqa, a déclaré un responsable de la province, ajoutant qu’il s’agit de zones sous le contrôle du gouvernement syrien.Ce dernier “réitère son solide engagement à combattre l’EI et à s’assurer qu’il ne bénéficie d’aucun refuge sur le territoire syrien,” a affirmé le ministère syrien des Affaires étrangères dans une déclaration publiée sur X peu après les frappes américaines, sans toutefois les mentionner directement.Le Centcom affirme que depuis l’attaque de samedi contre ses troupes, “les Etats-Unis et leurs forces alliées ont mené 10 opérations en Syrie et en Iraq, aboutissant à la mort ou au placement en détention de 23 terroristes.”- Première fois -L’homme qui a tué trois Américains dans la région désertique de Palmyre a été identifié comme étant un membre des forces de sécurité syriennes. C’est la première fois qu’un tel événement est rapporté en Syrie depuis la prise du pouvoir, il y a un an, d’une coalition islamiste qui a effectué un rapprochement avec les Etats-Unis.Le groupe jihadiste Etat islamique avait contrôlé la région de Palmyre avant d’être défait en Syrie par une coalition internationale en 2019.Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques.Lors de la visite du président intérimaire syrien, Ahmad al-Chareh, à Washington le mois dernier, Damas avait rejoint la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis.Les forces américaines en Syrie sont notamment déployées dans les zones sous contrôle kurde dans le nord, ainsi que dans la base d’Al-Tanf, près de la frontière jordanienne.Le retour au pouvoir de Donald Trump, sceptique de manière générale sur les déploiements de soldats américains à l’étranger, pose la question du maintien de cette présence militaire.Le Pentagone avait annoncé en avril que les Etats-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l’effectif total actuel n’est pas officiellement connu.

Le gouvernement Trump publie une partie de l’explosif dossier Epstein, aux photos et textes caviardés

Le ministère américain de la Justice a rendu publique vendredi une partie de documents, pour beaucoup caviardés, issus de l’enquête sur le criminel sexuel décédé Jeffrey Epstein, connu pour ses liens avec des personnalités puissantes, en particulier Donald Trump.Ces publications doivent contribuer à faire la lumière sur les relations de l’influent et richissime financier, mort en prison à l’été 2019, avec les milieux des affaires, du spectacle, de la politique et aussi avec la justice.Une loi adoptée par le Congrès en novembre imposait au gouvernement américain de publier l’intégralité des documents non classifiés en sa possession d’ici au 19 décembre. Mais le processus prendra plusieurs semaines, a indiqué Todd Blanche, le numéro deux du ministère de la Justice.Par ailleurs, de larges passages sont dissimulés, dont une liste de 254 “masseuses” aux noms caviardés “pour protéger la victime”, ou les 119 pages d’un document judiciaire émanant d’un tribunal de New York, biffées sans explication.A l’origine de la loi contraignant à divulguer ce dossier, les élus démocrate Ro Khanna et républicain Thomas Massie ont regretté que le ministère n’ait “pas respecté” ce qui était requis.Dans une vidéo sur X, Ro Khanna déplore aussi l’absence du projet d’acte d’accusation après l’arrestation de M. Epstein en 2019, qui, selon lui, met en cause “d’autres hommes riches et puissants”.”Ce n’est rien d’autre qu’une opération de camouflage pour protéger Donald Trump de son passé peu reluisant”, a tonné le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, accusant le gouvernement de “tout faire pour cacher la vérité”.Interrogé par la presse, avant un discours fleuve lors d’un meeting en Caroline du Nord (est), le président, dont le nom apparaît peu dans les quelque 4.000 fichiers d’abord publiés, n’a fait aucun commentaire.- Clinton dans un jacuzzi -On trouve aussi une plainte déposée auprès du FBI en 1996 par une femme ayant travaillé pour Jeffrey Epstein, qui dénonçait son intérêt pour la “pornographie enfantine”.Des dizaines d’images censurées montrent des personnes dévêtues, ainsi que le financier et d’autres individus avec des armes à feu.Des photos représentent Epstein avec des superstars telles que Michael Jackson et Mick Jagger.Sa proximité avec nombre de personnalités était toutefois connue, notamment avec l’ancien président démocrate Bill Clinton (1993-2001), qui apparaît sur plusieurs clichés.On le voit dans ce qui semble être un jacuzzi, une partie de l’image masquée par un rectangle noir “ajouté pour protéger une victime”, a raillé un porte-parole du ministère de la Justice, Gates McGavick, sur X.L’entourage de Donald Trump cherche à “se protéger de ce qui vient, ou de ce qu’ils tenteront de dissimuler à jamais”, a réagi le chef adjoint du cabinet de Bill Clinton, Angel Ureña, ajoutant que l’ex-dirigeant de 79 ans “ne savait rien et a rompu tout contact avec Epstein avant que ses crimes ne soient révélés”.- “Canular” -Donald Trump avait promis la transparence lors de sa campagne en 2024 mais, après son élection, il n’a pas tenu sa promesse, qualifiant l’affaire de “canular” instrumentalisé par l’opposition démocrate, au grand dam de sa base “MAGA”, obsédée par ce scandale.Le président a finalement reculé sous la pression du Congrès et promulgué la loi contraignant son administration à publier les documents. Figure de la jet-set new-yorkaise, Jeffrey Epstein est accusé d’avoir exploité sexuellement plus d’un millier de jeunes femmes, dont des mineures. Cette affaire a éclaboussé plusieurs célébrités, à l’instar d’Andrew, frère du souverain britannique Charles III, qui se dit innocent des accusations de l’Américano-australienne Virginia Giuffre, laquelle s’est suicidée en avril dernier.La mort de Jeffrey Epstein, le 10 août 2019 à l’âge de 66 ans et avant son procès, a été considérée par les autorités comme causée par un suicide mais a alimenté d’innombrables théories selon lesquelles il aurait été assassiné pour l’empêcher d’impliquer des personnalités.Un temps proche de lui, Donald Trump a toujours démenti avoir eu connaissance de son comportement criminel et assure avoir rompu bien avant qu’il ne soit inquiété par la justice.L’ancienne compagne et complice d’Epstein, la Britannique Ghislaine Maxwell, 63 ans, qui purge une peine de 20 ans de prison aux Etats-Unis, est l’unique personne condamnée dans cette affaire et Todd Blanche a prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à de nouvelles inculpations. 

Report de l’accord UE-Mercosur: le Paraguay s’impatiente

Le Paraguay a averti vendredi l’Union européenne que le temps n’était pas “infini” pour signer l’accord commercial avec le Mercosur, lors d’une réunion du bloc sud-américain bousculée par le report de la signature de ce texte qui attise la colère des agriculteurs européens.L’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, réunis dans la ville brésilienne de …

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Trump “n’exclut pas” une guerre avec le Venezuela

Donald Trump n’a pas écarté la possibilité d’une guerre contre le Venezuela, lors d’une interview diffusée vendredi, au moment où les Etats-Unis accentuent leur pression sur Caracas avec un blocus pétrolier, son chef de la diplomatie disant lui que le statu quo est “intolérable”.”Non, je ne l’exclus pas”, a déclaré le président américain à la …

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Mobilisation agricole: suspense autour d’une possible trêve pour Noël

Les appels à une “trêve de Noël” se multiplient après l’annonce du report de l’accord UE-Mercosur et les syndicats agricoles, reçus vendredi à Matignon, sont partagés sur la suite des blocages pour protester contre la gestion par le gouvernement de la dermatose bovine.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habituée des actions coup de poing et fer de lance de la contestation avec la Confédération paysanne dans le Sud-Ouest, a appelé à sa sortie de Matignon à la “bienveillance” pendant les fêtes, sans pour autant demander la levée des barrages, laissant la main à ses sections départementales.”La population est derrière nous, on ne peut pas se la mettre à dos”, a rappelé Bertrand Venteau, président de la CR, qui demande aux agriculteurs mobilisés “d’aller se reposer” au moins quelques jours.M. Venteau a noté “une pointe d’espoir de trouver une solution avec le Premier ministre” début janvier pour arrêter “l’abattage total des troupeaux” infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), déclencheur de la colère agricole il y a une dizaine de jours. La Confédération paysanne, troisième force syndicale, a aussi vu des “ouvertures”, selon son porte-parole Stéphane Galais, mais a dit ne “pas pouvoir appeler à lever les blocages” sans engagement sur l’arrêt de l’abattage total.Cette stratégie sanitaire fait débat. Une cellule de dialogue entre éleveurs et scientifiques a été mise en place à la demande du gouvernement.L’exécutif “ne tolérera plus de nouveaux blocages” pendant les fêtes, avait affirmé plus tôt en matinée la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. En milieu d’après-midi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez comptait 93 actions, réunissant un peu moins de 4.000 personnes et 900 engins agricoles. “La priorité, pour nous, c’est vraiment d’éviter les nouveaux blocages d’axes structurants”, a-t-il insisté.- 11 millions d’euros  -A sa sortie de Matignon, Arnaud Rousseau, président du premier syndicat agricole, la FNSEA, a également appelé à une “trêve”, conditionnée à un “courrier” avec “l’ensemble des intentions” du Premier ministre.Dans ce courrier consulté par l’AFP dans la soirée, Sébastien Lecornu annonce la mise en place d’un fond de soutien de 11 millions d’euros “pour faire face aux impacts économiques immédiats” pour les petits exploitants en difficulté. Concernant la levée de l’abattage total, le Premier ministre a indiqué qu’il s’en remettrait aux conclusions des échanges au sein du groupe de dialogue scientifique, soulignant le caractère “totalement inédit” de la situation.”N’éliminer que les bovins présentant des symptômes fait courir un risque majeur de propagation du virus”, écrit-il. Un nouveau rendez-vous est prévu autour du 8 janvier pour obtenir des “réponses d’ici au Salon de l’agriculture” sur la “crise viticole”, la “production”, donc l’accès aux pesticides et à l’eau, mais aussi les engrais dont le coût pourrait gonfler avec la taxe carbone européenne, a détaillé M. Rousseau.Les Jeunes Agriculteurs (JA), alliés de la FNSEA, ont rejoint l’appel à la trêve. “A la rentrée on va se revoir (…) parce que le compte n’y est pas”, a toutefois averti leur président Pierrick Horel.L’enjeu sera de voir si cet appel tient sur le terrain puisque la puissante alliance FNSEA-JA, qui a perdu du terrain aux dernières élections syndicales agricoles dans le Sud-Ouest, n’est pas à la barre des principaux blocages dans cette région.CR et Confédération paysanne ont amplifié leurs blocages ces derniers jours, rejoints localement par des JA et parfois des adhérents de la FNSEA.- Et sur le terrain ? -Des barrages d’agriculteurs ont été levés vendredi dans le Sud-Ouest, mais plusieurs blocages subsistaient dans l’après-midi sur des axes routiers et autoroutiers.A Agen, la CR du Lot-et-Garonne a appelé, lors d’un rassemblement de 300 personnes, ses troupes à se reposer pour repartir en janvier, en menaçant de bloquer Paris avec 1.000 tracteurs.Des rassemblements ont aussi lieu plus au nord, au Touquet (Pas-de-Calais) ou à Alençon (Orne), pour rappeler que la dermatose n’est pas la seule crise à laquelle les agriculteurs font face.Le président de la FDSEA de l’Oise, Régis Desrumaux, a assuré que des “opérations coups de poing” auraient lieu pendant les fêtes pour “maintenir la pression” sur le gouvernement, tout en affirmant qu’elles “n’embêteront pas les gens qui partent en vacances”.bur-mdz-chd-js-mk-mca-neo/uh/pcl

Après moult atermoiements, l’administration Trump va publier une partie du dossier Epstein

L’administration Trump s’apprête à dévoiler vendredi des centaines de milliers de documents sur le scandale Epstein, une publication attendue avec impatience aux Etats-Unis après des mois de tergiversations du président républicain.Le gouvernement, qui a jusqu’à minuit pour s’exécuter aux termes d’une loi adoptée par le Congrès, ne devrait publier qu’une portion du dossier potentiellement explosif …

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Le FMI débloque 200 millions de dollars pour le Sri Lanka après le cyclone Ditwah

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi qu’il débloquait plus de 200 millions de dollars (170,7 millions d’euros) en urgence pour le Sri Lanka après le passage dévastateur du cyclone Ditwah.Le cyclone, qui a frappé ce pays d’Asie du Sud en novembre, a affecté 2,3 millions de personnes, soit plus de 10% de la …

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Budget: députés et sénateurs échouent à se mettre d’accord, pas de budget avant la fin de l’année

Députés et sénateurs ont échoué à s’entendre vendredi sur le budget de l’État, écartant la perspective d’un texte adopté avant la fin de l’année, un échec au moins provisoire pour le Premier ministre Sébastien Lecornu.Entre le gouvernement et les socialistes d’un côté, la droite sénatoriale et les oppositions de l’autre, chacun se renvoie la balle sur la responsabilité de cette impasse.Face à ce scénario, le gouvernement avait déjà annoncé qu’il préparait une loi spéciale pour permettre le prélèvement des impôts et assurer la continuité de l’Etat, avant une reprise des débats sur le budget début 2026.Cette procédure exceptionnelle avait déjà été activée l’an dernier après la chute du gouvernement Barnier. Le texte devrait être examiné par les deux chambres au début de la semaine prochaine, après un probable passage lors du Conseil des ministres convoqué lundi soir, au retour d’un déplacement d’Emmanuel Macron aux Emirats arabes unis.Le Premier ministre a également annoncé réunir, à partir de lundi, les principaux responsables politiques pour les “consulter sur la marche à suivre pour protéger les Français et trouver les conditions d’une solution”.L’échec de la commission mixte paritaire (CMP), où sept députés et sept sénateurs n’ont pas réussi à se mettre d’accord, marque la fin de deux mois de discussions parlementaires autour de ce texte financier crucial.Dès le départ, le compromis semblait quasi impossible entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclamait plus de recettes et moins de coupes budgétaires.Et le pari de Sébastien Lecornu de faire adopter le budget sans recours au 49.3 dans une chambre basse sans majorité était particulièrement ambitieux.- La faute à qui ? -C’est donc un échec pour le Premier ministre, même s’il a réussi à faire adopter mardi l’autre budget, celui de la Sécurité sociale, en obtenant un vote favorable des socialistes en échange d’une suspension de la réforme des retraites.Pour l’exécutif et le PS, le coupable est tout désigné : les sénateurs LR, accusés d’intransigeance sur les recettes à trouver.Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a accusé la droite sénatoriale de “faire le choix de bloquer le pays”. Sébastien Lecornu a plus sobrement regretté “l’absence de volonté d’aboutir de certains parlementaires”.Car, derrière les désaccords budgétaires, une guerre des chefs s’exacerbe à mesure que les échéances électorales se rapprochent.Une ministre accuse ainsi Bruno Retailleau, patron de LR, d’avoir attisé la radicalité des sénateurs de son parti, dans une guerre larvée avec le chef des députés LR Laurent Wauquiez.Au Palais du Luxembourg, on renvoie la balle à Matignon.”La responsabilité de cet échec incombe au gouvernement qui a soigneusement, méthodiquement, scrupuleusement organisé l’impossibilité d’un accord”, ont rétorqué Mathieu Darnaud (Les Républicains) et Hervé Marseille (UDI), chefs des groupes LR et centriste du Sénat, très remontés, dans un communiqué commun.Bruno Retailleau avait émis les mêmes critiques un peu plus tôt, fustigeant un texte qui “aurait envoyé la France dans le mur de la dette” et appelant le gouvernement à recourir au 49.3 à la rentrée. A l’Assemblée, la gauche, hors socialistes, a dénoncé un gouvernement qui se “défausse” sur les parlementaires, selon les mots d’Eric Coquerel (LFI), président de la commission des Finances.Pour le groupe écologistes, l’échec est dû à “la désunion profonde du bloc gouvernemental, incapable de s’accorder sur des priorités claires et de construire une majorité parlementaire”. – “Sparadrap” -Cap sur la loi spéciale donc, avant la reprise des discussions en janvier.A moins que le gouvernement ne se dirige vers les ordonnances avant la fin de l’année, s’interroge Jean-Philippe Tanguy pour le Rassemblement national. Son groupe continue d’appeler à un retour aux urnes, “seule solution” à la crise, dit-il.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a rappelé vendredi matin le coût d’une loi spéciale. “L’an dernier, on avait estimé à 12 milliards le coût d’avoir six à huit semaines sans budget.””C’est un sparadrap”, cela permet de “faire tourner le pays” mais il faudra bien que le Parlement s’accorde en début d’année, a aussi répété dans la matinée Mme Bregeon.Outre l’urgence de disposer d’un budget, s’ajoutera la volonté du monde politique de tourner la page budgétaire avant les municipales de mars.cma-sl-ama-sac/jmt/pcl