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Panama: manifestation contre le renforcement de la présence militaire américaine

Des milliers de Panaméens ont défilé mardi dans les rues de la capitale pour protester contre le renforcement de la présence militaire américaine autour du canal interocéanique, le projet de réouverture d’une mine à ciel ouvert et la récente réforme de la sécurité sociale.Washington a, début avril, obtenu l’autorisation par le Panama de déployer des militaires …

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Un Premier ministre intérimaire en Roumanie, où la crise politique s’accentue

Après le score choc de l’extrême droite au premier tour de la présidentielle, la Roumanie entre dans une nouvelle phase d’incertitude avec la démission de son Premier ministre Marcel Ciolacu, remplacé mardi temporairement par le ministre libéral de l’Intérieur.L’effondrement de la coalition pro-européenne au pouvoir ouvre la voie à une possible entrée de l’extrême droite au gouvernement à l’issue du second tour, alors que son candidat George Simion fait désormais figure de favori dans ce pays membre de l’UE et de l’Otan voisin de l’Ukraine.Le départ de M. Ciolacu et de son parti social-démocrate (PSD) est “un cadeau fait à M. Simion et une très grosse faute politique”, analyse pour l’AFP le professeur de Sciences politiques Sergiu Miscoiu.S’il est élu le 18 mai, “il aura désormais une très large marge de manœuvre pour nommer un Premier ministre, qui pourrait être un représentant de la branche nationaliste du PSD, à la tête d’une majorité avec son parti AUR”, ajoute-t-il. Si son rôle en politique intérieure est limité, le président roumain a la main sur des rôles clefs, du chef du gouvernement à la justice ou aux renseignements et est influent en politique étrangère, représentant son pays aux sommets européens et de l’Otan. En attendant les négociations, Catalin Predoiu, ministre de l’Intérieur, devient Premier ministre intérimaire, un poste qu’il a déjà occupé en 2012, et va assurer la gestion des affaires courantes aux côtés des ministres actuels. Cet ancien avocat de 56 ans, détenteur par le passé du portefeuille de la Justice, est aussi le président du parti libéral PNL.- Abstentionnisme des jeunes -Marcel Ciolacu avait annoncé la veille son départ, prenant acte de l’échec du candidat unique de la coalition dimanche: Crin Antonescu, 65 ans, est arrivé seulement troisième avec 20% des voix, derrière le maire centriste de Bucarest Nicusor Dan, 55 ans (20,9%).La course a été dominée par George Simion (40,9%), bien parti pour remporter le second tour selon les analystes, sauf si “les jeunes Roumains, entre 18 et 35 ans, qui ont boudé les urnes en masse, se mobilisent”, note M. Miscoiu.La victoire de ce fan de Donald Trump, âgé de 38 ans, ferait basculer la Roumanie, loyal membre de l’UE et fidèle soutien de l’Ukraine, dans une nouvelle dimension, alors que ce souverainiste est opposé à toute aide militaire à Kiev et fustige régulièrement “les bureaucrates bruxellois”. La Roumanie est dans la tourmente depuis l’arrivée en tête surprise, lors du scrutin présidentiel de novembre, de Calin Georgescu, un ancien haut fonctionnaire accusé par ses détracteurs d’être favorable au Kremlin.La Cour constitutionnelle a invalidé le vote et exclu M. Georgescu de cette nouvelle élection, après une campagne massive sur TikTok entachée de suspicions d’ingérence russe. Une décision rarissime dans l’UE qui a provoqué d’importantes manifestations et accentué la colère contre le Premier ministre Ciolacu, en poste depuis 2023 et à l’image ternie par des affaires de corruption.Cette incertitude politique accrue intervient au moment où le pays de 19 millions d’habitants affiche pour 2024 le pire déficit public des Vingt-Sept (9,3% du PIB) et des difficultés économiques.”Nous sommes dans la situation la plus compliquée que la Roumanie ait connue” depuis la transition démocratique à la fin du communisme, résume l’expert.Face à cette instabilité, la devise roumaine, le leu, a chuté mardi face au dollar et à l’euro, incitant la banque centrale à intervenir sur le marché selon des médias.Nicusor Dan a lancé un appel au calme, espérant que les Roumains choisiront au second tour “l’option du changement dans la sagesse, et non un changement qui mènerait au chaos”. 

Un Premier ministre intérimaire en Roumanie, où la crise politique s’accentue

Après le score choc de l’extrême droite au premier tour de la présidentielle, la Roumanie entre dans une nouvelle phase d’incertitude avec la démission de son Premier ministre Marcel Ciolacu, remplacé mardi temporairement par le ministre libéral de l’Intérieur.L’effondrement de la coalition pro-européenne au pouvoir ouvre la voie à une possible entrée de l’extrême droite …

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C1: au Parc des Princes, le PSG devra être royal pour rallier la finale

Porté par sa courte mais précieuse victoire à Londres à l’aller (1-0), le Paris SG a rendez-vous mercredi avec son public pour écrire face à Arsenal l’une des plus grandes pages de son histoire, en se hissant en finale de Ligue des champions.Le PSG a déjà connu une finale, perdue en 2020 face au Bayern Munich à Lisbonne, mais la pandémie avait gâché la fête collective.Mercredi au contraire, le Parc des Princes va se parer de ses plus beaux atours pour soutenir son équipe, qui a su déjouer les pronostics après son début de saison laborieux.Des groupes de supporters espèrent pouvoir organiser des rassemblements aux abords du stade pour ceux qui n’auraient pas pu obtenir de billet. La préfecture de police de Paris a indiqué à l’AFP qu’elle déploierait 2.000 policiers autour du Parc et des lieux sensibles. Comme les Champs-Elysées que les fans rêvent d’envahir au coup de sifflet final.”Nous savons que demain ce sera une soirée très particulière pour tous les Parisiens, dans le stade et à l’extérieur tout le monde sera derrière nous”, s’est réjoui le défenseur latéral Achraf Hakimi.”L’équipe se sent bien, nous avons très envie que le match débute” et de “parvenir en finale”, a-t-il ajouté.Depuis la victoire à l’Emirates stadium mardi dernier, le PSG essaie de préparer le match retour comme s’il n’était pas en ballottage favorable pour rallier Munich le 31 mai, afin d’écarter le spectre des traumatisantes remontées subies lors de son histoire européenne récente.Il faudra aussi oublier la demi-finale retour au Parc de l’an dernier, une défaite 1-0 contre Dortmund synonyme d’élimination.- “Intelligence émotionnelle” – L’entraîneur Luis Enrique l’a demandé, mardi: “Il faut s’appuyer sur nos supporters au Parc des Princes. Cette confiance placée en nous, on doit leur rendre, en termes d’effort, d’intelligence émotionnelle”.Selon l’Espagnol, “le match va avoir des phases difficiles (…) Il y a des détails qu’on va pouvoir contrôler. Il faut se rapprocher de la performance de l’aller mais surtout rester fidèle aux principes qui nous ont mené jusque-là”.Le match “n’aura rien à voir avec l’aller”, a anticipé Luis Enrique. En Angleterre, le PSG avait surpris les Londoniens dans leur stade avec un but précoce d’Ousmane Dembélé.Dembélé, qui s’est mué cette saison en prolifique attaquant (28 buts depuis son replacement en “faux numéro 9” en décembre), devrait être apte à jouer mercredi soir. Une bonne nouvelle, puisque sa sortie à cause d’une blessure à la 70e minute à Londres avait charrié quelques doutes.L’attaquant a enchaîné deux entraînements collectifs en début de semaine et Luis Enrique a dit mardi que son joueur était “disponible”. “Il se sent bien, il a très envie”, a souligné Achraf Hakimi, à propos de ce joueur “très important” pour l’équipe.En effet, les autres solutions ne sont pas convaincantes pour le rôle de “faux neuf”, entre Gonçalo Ramos, un avant-centre classique, Bradley Barcola, qui est surtout un bon ailier, et Désiré Doué, brillant partout ailleurs mais moins à ce poste. Sans parler de Lee Kang-in, qui n’a jamais convaincu dans ce registre si particulier.De son côté, Arsenal, qui déplore de nombreux blessés depuis plusieurs mois, enregistre les retours du milieu de terrain Thomas Partey et des défenseurs Jurriën Timber et Riccardo Calafiori.- “Rage” -Si Paris vient de perdre deux matches de Ligue 1, sans enjeu puisqu’il est déjà champion, les Gunners ont concédé samedi leur quatrième défaite de la saison en Premier League, à domicile contre Bournemouth (2-1).”Nous avions dit que nous voulions créer une bonne atmosphère, qu’un résultat positif nous aiderait vraiment à bâtir ce que nous voulions pour mercredi”, a regretté l’entraîneur Mikel Arteta.”Ce que nous avons créé maintenant, c’est beaucoup de rage, de colère, de frustration et une sensation désagréable dans le ventre. Nous devons donc nous en servir mercredi pour réaliser une grosse performance à Paris, gagner le match et remporter la finale.”Arsenal essaiera de prendre pour référence sa victoire probante le 1er octobre contre le PSG (2-0), mais le club français n’était alors pas le même. Depuis, Paris est devenu plus intense au pressing, plus solidaire et plus efficace à la finition. Au point de vaincre Manchester City (4-2) ou encore Liverpool aux tirs aux buts en huitième de finale, avant d’assurer l’essentiel contre Aston Villa en quarts.C’est, selon Achraf Hakimi, le fruit du “projet depuis deux ans, de construire une équipe plutôt que d’attirer des stars, c’est la clé de ce nouveau PSG”.De quoi nourrir, chez les supporters, l’espoir d’une première Ligue des champions, obsession du club depuis son rachat par Qatar Sports Investments en 2011.

Trump reçoit Carney, élu par les Canadiens pour lui tenir tête

Le nouveau Premier ministre canadien Mark Carney est arrivé mardi à la Maison Blanche pour une rencontre sous tension avec Donald Trump face auquel il a promis d’être ferme mais qu’il devra éviter de braquer s’il veut lui arracher un compromis commercial.L’entrevue dans le Bureau ovale, qui sera suivie d’un déjeuner de travail, pourrait être tendue au vue des déclarations du président américain à quelques minutes de la rencontre.”Nous n’avons pas besoin de leurs voitures, nous n’avons pas besoin de leur énergie, nous n’avons pas besoin de leur bois, nous n’avons besoin de RIEN de ce qu’ils ont, à part leur amitié, que nous espérons préserver”, a déclaré Donald Trump sur son réseau social Truth social.”Eux, en revanche, ont besoin de TOUT de notre part!”, estime-t-il.A l’arrivée du chef du gouvernement canadien, les deux hommes se sont serré la main et ont échangé quelques mots puis Donald Trump a levé le poing à l’attention des photographes, imité par Mark Carney.Il ne faut pas s’attendre à de la “fumée blanche” à l’issue de la réunion, avait averti vendredi le nouveau dirigeant canadien, usant d’une métaphore d’actualité en ces temps de conclave.Selon lui, l’ancienne relation entre les deux pays fondée sur “une intégration croissante” est “terminée”, et il s’agit de savoir comment les deux pays “vont coopérer à l’avenir”. Face à lui, le président américain s’estime en position de force: il a déjà imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium canadiens, notamment, et menace son voisin du Nord de taxes douanières généralisées de 25%.- “Très sympathique” -“J’imagine qu’il veut conclure un accord”, a dit Donald Trump lundi à propos de son visiteur.La semaine dernière, il avait qualifié le nouveau chef du gouvernement canadien d'”homme très sympathique”, un ton incomparablement plus amène que celui réservé à l’ancien Premier ministre Justin Trudeau, pour lequel le milliardaire républicain a une féroce antipathie.Mark Carney, vainqueur la semaine dernière des élections législatives alors que sa formation, le parti libéral, était il y a encore quelques mois promise à une cuisante défaite, a résumé vendredi sa délicate position de négociation.”Mon gouvernement va se battre pour décrocher le meilleur accord (commercial). Cela prendra le temps nécessaire, mais pas plus”, a dit le dirigeant libéral, ancien banquier central rompu à la gestion de crise qui a par exemple tenu le gouvernail de la Banque d’Angleterre dans la tempête du Brexit.Technocrate sans expérience de campagne, Mark Carney doit en bonne partie son élection à Donald Trump.Depuis son retour au pouvoir, ce dernier a lancé contre le Canada des attaques commerciales mais aussi politiques particulièrement violentes, en répétant que le gigantesque pays était voué à devenir le 51e Etat américain.- Conclure des “deals” -“C’est un moment très important pour (le nouveau dirigeant canadien), puisqu’il a martelé pendant la campagne qu’il pouvait affronter M. Trump”, a expliqué à l’AFP Geneviève Tellier, politologue à l’université d’Ottawa.”Cela doit bien se passer pour laisser une chance pour la suite”, a souligné la politologue, pour qui le pire scénario serait une altercation publique telle que celle ayant opposé Donald Trump au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans le Bureau ovale.Le nouveau Premier ministre, au tempérament mesuré et à l’expression prudente, a une personnalité fort différente de celle de l’éruptif président américain, mais aussi de celle, très extravertie, de Justin Trudeau.Les Etats-Unis et le Canada sont liés par un accord de libre-échange conclu pendant le premier mandat de Donald Trump, et qui pourrait selon certains analystes être revu. Mais renégocier le texte serait un processus long et compliqué peu compatible avec la volonté du président américain de conclure rapidement des “deals” commerciaux spectaculaires.L’entrevue de mardi avec Mark Carney servira aussi de baromètre avant le sommet du G7, prévu au Canada en juin, rassemblant les dirigeants de pays particulièrement bousculés par Donald Trump depuis son retour au pouvoir.Le groupe des 7 réunit l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. L’Union européenne y est également représentée.