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Jour J au Vatican pour un conclave très scruté

Jour J au Vatican: les cardinaux s’enferment à partir de mercredi après-midi dans la chapelle Sixtine pour un conclave chargé d’élire, dans le plus grand secret, le successeur du pape François.Plus de deux semaines après la mort de Jorge Bergoglio, les 133 cardinaux électeurs venant de 70 pays – un record – lanceront ce cérémonial extrêmement codifié dans la chapelle Sixtine et suivi avec attention par quelque 1,4 milliard de catholiques et des milliers de journalistes du monde entier.Prélude à ce rituel ancestral, l’ensemble des cardinaux ont assisté à une messe solennelle dans la basilique Saint-Pierre, présidée par le doyen du collège cardinalice, l’Italien Giovanni Battista Re.Dans son homélie, celui-ci a appelé à choisir le pape “dont l’Église et l’humanité ont besoin en ce tournant si difficile, complexe et tourmenté de l’Histoire”, alors que conflits et retour du populisme rythment l’actualité.Le prélat a également plaidé, au cours de cette messe qui marque le dernier événement public avant le début du conclave, pour “le maintien de l’unité de l’Église” lors de ce “choix d’une importance exceptionnelle”, et dans lequel “toute considération personnelle doit être abandonnée”.S’ensuivra l’après-midi une prière dans la chapelle Pauline, qui jouxte la Sixtine, à 16H30 (14H30 GMT).Le compte à rebours s’enclenchera vraiment vers 17H00 (15H00 GMT), avec l’entrée en procession des cardinaux électeurs dans une chapelle Sixtine à l’isolement drastique: aucun téléphone portable ne sera autorisé, et les réseaux de télécommunication seront coupés entre les murs de la Cité du Vatican.Ayant prêté serment de ne rien révéler des échanges – sous peine d’excommunication – ils s’enfermeront alors face à la fresque majestueuse mais aussi intimidante du Jugement dernier de Michel-Ange.Une vidéo diffusée mardi par le Vatican permet de mesurer la solennité du cadre: double rangée de tables recouvertes de lourd tissu, aiguille pour percer les bulletins, places nominatives indiquées par un chevalet et sous-mains à rabats rouge frappé des armes du Saint-Siège. – Intérêt massif -Mercredi soir aura lieu un premier vote, dont le résultat ne sera sans doute pas connu avant 19H00 (17H00 GMT). Ce premier tour permettant de jauger les forces en présence, il est peu probable que la majorité des deux tiers, c’est-à-dire 89 voix, soit déjà atteinte.L’élection devrait ainsi se poursuivre jeudi, avec deux tours prévus lors de la session du matin et deux autres l’après-midi.Le monde aura les yeux rivés sur la mince cheminée métallique fixée sur le toit de la chapelle Sixtine qui libérera, à la fin de chaque session, sa fumée annonciatrice: noire en l’absence de choix, et blanche si le pape est élu.”Le Jour du Jugement” pour La Stampa, “L’Heure du choix” pour La Croix… Couvert par quelque 5.000 journalistes, ce conclave suscite un intérêt massif dans le monde, bien au-delà des sphères religieuses, comme en témoignent les millions d’euros de paris sur l’identité du prochain pape, le succès des jeux en ligne ou les records du film “Conclave”, sorti en 2024.Qui, parmi les 133 cardinaux, se présentera habillé de blanc au balcon de la basilique Saint-Pierre ? Des Italiens Pietro Parolin et Pierbattista Pizzaballa au Maltais Mario Grech en passant par l’archevêque de Marseille, le Français Jean-Marc Aveline, ou le Philippin Luis Antonio Tagle, plusieurs noms ont émergé parmi les “papabili”, considérés comme favoris.”Je pense qu’il doit représenter tous les continents où le catholicisme est présent”, a confié mardi à l’AFP Enzo Orsingher, retraité romain de 78 ans.- “Clivage” -“Un pape qui est en faveur de l’avortement est impensable”, mais “je trouve très positif que le pape aille visiter les détenus en prison (…). Il faut rester proche de ceux qui souffrent”.Mais ce conclave s’annonce particulièrement ouvert avec une représentation inédite des “périphéries” chères au pape François, qui a nommé 81% des cardinaux électeurs. Quinze pays sont ainsi représentés pour la première fois, dont Haïti, le Cap-Vert et le Soudan du Sud.”Il y a sans doute une opposition à la fois culturelle, et (faite) de ressentiment politique, de certaines Eglises du Sud à l’égard des Occidentaux et notamment des Européens”, affirme à l’AFP François Mabille, directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux.Il existe aussi, selon lui, “un clivage qu’on a bien vu pendant tout le pontificat de François” entre “ceux qui estiment qu’il faut rappeler en permanence la doctrine, et les profils plus pastoraux, dans une logique d’accompagnement” des fidèles.Pour apprendre à se connaître et confronter leurs points de vue sur les défis de l’Eglise, les cardinaux ont tenu ces derniers jours 12 “congrégations générales” permettant de dessiner le profil du prochain pape.Mais dans cette élection très ouverte, le contexte géopolitique pourrait peser, entre montée des populismes, retour de Donald Trump à la Maison Blanche et durcissement de la guerre entre Israël et le Hamas.”On peut tout à fait imaginer que les cardinaux sensibles au contexte international qu’on connaît depuis le retour de Trump se disent qu’il faut une personne expérimentée à la tête de l’Eglise catholique, et notamment quelqu’un qui connaît parfaitement les relations internationales”, ajoute François Mabille.

Jour J au Vatican pour un conclave très scruté

Jour J au Vatican: les cardinaux s’enferment à partir de mercredi après-midi dans la chapelle Sixtine pour un conclave chargé d’élire, dans le plus grand secret, le successeur du pape François.Plus de deux semaines après la mort de Jorge Bergoglio, les 133 cardinaux électeurs venant de 70 pays – un record – lanceront ce cérémonial extrêmement codifié dans la chapelle Sixtine et suivi avec attention par quelque 1,4 milliard de catholiques et des milliers de journalistes du monde entier.Prélude à ce rituel ancestral, l’ensemble des cardinaux ont assisté à une messe solennelle dans la basilique Saint-Pierre, présidée par le doyen du collège cardinalice, l’Italien Giovanni Battista Re.Dans son homélie, celui-ci a appelé à choisir le pape “dont l’Église et l’humanité ont besoin en ce tournant si difficile, complexe et tourmenté de l’Histoire”, alors que conflits et retour du populisme rythment l’actualité.Le prélat a également plaidé, au cours de cette messe qui marque le dernier événement public avant le début du conclave, pour “le maintien de l’unité de l’Église” lors de ce “choix d’une importance exceptionnelle”, et dans lequel “toute considération personnelle doit être abandonnée”.S’ensuivra l’après-midi une prière dans la chapelle Pauline, qui jouxte la Sixtine, à 16H30 (14H30 GMT).Le compte à rebours s’enclenchera vraiment vers 17H00 (15H00 GMT), avec l’entrée en procession des cardinaux électeurs dans une chapelle Sixtine à l’isolement drastique: aucun téléphone portable ne sera autorisé, et les réseaux de télécommunication seront coupés entre les murs de la Cité du Vatican.Ayant prêté serment de ne rien révéler des échanges – sous peine d’excommunication – ils s’enfermeront alors face à la fresque majestueuse mais aussi intimidante du Jugement dernier de Michel-Ange.Une vidéo diffusée mardi par le Vatican permet de mesurer la solennité du cadre: double rangée de tables recouvertes de lourd tissu, aiguille pour percer les bulletins, places nominatives indiquées par un chevalet et sous-mains à rabats rouge frappé des armes du Saint-Siège. – Intérêt massif -Mercredi soir aura lieu un premier vote, dont le résultat ne sera sans doute pas connu avant 19H00 (17H00 GMT). Ce premier tour permettant de jauger les forces en présence, il est peu probable que la majorité des deux tiers, c’est-à-dire 89 voix, soit déjà atteinte.L’élection devrait ainsi se poursuivre jeudi, avec deux tours prévus lors de la session du matin et deux autres l’après-midi.Le monde aura les yeux rivés sur la mince cheminée métallique fixée sur le toit de la chapelle Sixtine qui libérera, à la fin de chaque session, sa fumée annonciatrice: noire en l’absence de choix, et blanche si le pape est élu.”Le Jour du Jugement” pour La Stampa, “L’Heure du choix” pour La Croix… Couvert par quelque 5.000 journalistes, ce conclave suscite un intérêt massif dans le monde, bien au-delà des sphères religieuses, comme en témoignent les millions d’euros de paris sur l’identité du prochain pape, le succès des jeux en ligne ou les records du film “Conclave”, sorti en 2024.Qui, parmi les 133 cardinaux, se présentera habillé de blanc au balcon de la basilique Saint-Pierre ? Des Italiens Pietro Parolin et Pierbattista Pizzaballa au Maltais Mario Grech en passant par l’archevêque de Marseille, le Français Jean-Marc Aveline, ou le Philippin Luis Antonio Tagle, plusieurs noms ont émergé parmi les “papabili”, considérés comme favoris.”Je pense qu’il doit représenter tous les continents où le catholicisme est présent”, a confié mardi à l’AFP Enzo Orsingher, retraité romain de 78 ans.- “Clivage” -“Un pape qui est en faveur de l’avortement est impensable”, mais “je trouve très positif que le pape aille visiter les détenus en prison (…). Il faut rester proche de ceux qui souffrent”.Mais ce conclave s’annonce particulièrement ouvert avec une représentation inédite des “périphéries” chères au pape François, qui a nommé 81% des cardinaux électeurs. Quinze pays sont ainsi représentés pour la première fois, dont Haïti, le Cap-Vert et le Soudan du Sud.”Il y a sans doute une opposition à la fois culturelle, et (faite) de ressentiment politique, de certaines Eglises du Sud à l’égard des Occidentaux et notamment des Européens”, affirme à l’AFP François Mabille, directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux.Il existe aussi, selon lui, “un clivage qu’on a bien vu pendant tout le pontificat de François” entre “ceux qui estiment qu’il faut rappeler en permanence la doctrine, et les profils plus pastoraux, dans une logique d’accompagnement” des fidèles.Pour apprendre à se connaître et confronter leurs points de vue sur les défis de l’Eglise, les cardinaux ont tenu ces derniers jours 12 “congrégations générales” permettant de dessiner le profil du prochain pape.Mais dans cette élection très ouverte, le contexte géopolitique pourrait peser, entre montée des populismes, retour de Donald Trump à la Maison Blanche et durcissement de la guerre entre Israël et le Hamas.”On peut tout à fait imaginer que les cardinaux sensibles au contexte international qu’on connaît depuis le retour de Trump se disent qu’il faut une personne expérimentée à la tête de l’Eglise catholique, et notamment quelqu’un qui connaît parfaitement les relations internationales”, ajoute François Mabille.

Chine et Etats-Unis annoncent des discussions commerciales

La Chine et les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient se réunir le week-end prochain en Suisse pour jeter les bases d’une négociation commerciale, une première depuis l’imposition par Donald Trump de droits de douane exorbitants sur les produits chinois et la riposte de Pékin.Ces discussions ont été organisées “à la demande des Etats-Unis”, a déclaré mercredi Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en conférence de presse.Dans le même temps, la banque centrale chinoise a annoncé un train de mesures pour soutenir l’économie du pays menacée par la guerre commerciale avec Washington et une consommation intérieure morose.La Chine “ne sacrifiera pas sa position de principe” et “défendra la justice” lors de cette rencontre entre son vice-Premier ministre He Lifeng, le ministre américain des Finances Scott Bessent et le représentant américain au commerce Jamieson Greer, a averti mercredi le ministère chinois du Commerce.”Si les Etats-Unis parlent d’une manière et agissent d’une autre, ou (…) s’ils tentent de continuer à contraindre et à faire chanter la Chine sous le couvert de discussions, la Chine ne sera jamais d’accord”, a-t-il ajouté dans un communiqué.”J’ai hâte de mener des discussions productives dans l’optique de rééquilibrer le système économique international pour mieux servir les intérêts des Etats-Unis”, a pour sa part déclaré M. Bessent dans un communiqué.- A Genève -Les deux parties se réuniront samedi et dimanche afin de jeter les bases de futures négociations, a-t-il dit, lors d’un entretien à la chaîne Fox News mardi.”Je m’attends à ce que nous parlions de désescalade, pas d’un grand accord commercial”, a-t-il anticipé. “Il nous faut la désescalade avant de pouvoir aller de l’avant.”Les discussions auront lieu à Genève, a indiqué à l’AFP Valentin Clivaz, un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères.”Nous sommes en contact avec les deux parties pour l’organisation de la rencontre”, a-t-il souligné. “Nous nous réjouissons de la confiance accordée à la Suisse.”Afin de soutenir une économie plombée par une consommation atone et la guerre commerciale avec les Etats-Unis, la Chine a également annoncé mercredi la baisse d’un taux d’intérêt clé et du montant des réserves obligatoires des banques pour faciliter le crédit.”Le taux de réserve obligatoire va être réduit de 0,5 point de pourcentage”, a expliqué le chef de la banque centrale chinoise, Pan Gongsheng, lors d’une conférence de presse. – “Pas soutenable” -Les annonces économiques se sont poursuivies avec la baisse des taux d’emprunt pour ceux qui achètent leur premier bien immobilier. Le taux pour les premiers achats immobiliers avec des prêts d’une durée supérieure à cinq ans sera réduit de 2,85% à 2,6%, selon Pan Gongsheng.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, son administration a imposé de nouveaux droits de douane d’un montant total de 145% sur les marchandises en provenance de Chine, auxquels s’ajoutent des mesures sectorielles.Pékin a riposté en imposant 125% de droits de douane sur les importations américaines entrant en Chine, ainsi que des mesures plus ciblées.Ces niveaux sont jugés intenables par la plupart des économistes, au point de faire planer sur les Etats-Unis et la Chine, mais aussi probablement au-delà, un risque de récession qui s’accompagnerait d’une flambée des prix.”Ce n’est pas soutenable, (…) tout particulièrement côté chinois”, a estimé le secrétaire américain au Trésor. “145% et 125%, c’est l’équivalent d’un embargo”.Les discussions des 10 et 11 mai constitueront le premier contact public officiel entre les deux plus grandes économies du monde en vue de résoudre cette guerre commerciale.

Chine et Etats-Unis annoncent des discussions commerciales

La Chine et les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient se réunir le week-end prochain en Suisse pour jeter les bases d’une négociation commerciale, une première depuis l’imposition par Donald Trump de droits de douane exorbitants sur les produits chinois et la riposte de Pékin.Ces discussions ont été organisées “à la demande des Etats-Unis”, a déclaré …

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Chine et Etats-Unis annoncent des discussions commerciales

La Chine et les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient se réunir le week-end prochain en Suisse pour jeter les bases d’une négociation commerciale, une première depuis l’imposition par Donald Trump de droits de douane exorbitants sur les produits chinois et la riposte de Pékin.Ces discussions ont été organisées “à la demande des Etats-Unis”, a déclaré mercredi Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en conférence de presse.Dans le même temps, la banque centrale chinoise a annoncé un train de mesures pour soutenir l’économie du pays menacée par la guerre commerciale avec Washington et une consommation intérieure morose.La Chine “ne sacrifiera pas sa position de principe” et “défendra la justice” lors de cette rencontre entre son vice-Premier ministre He Lifeng, le ministre américain des Finances Scott Bessent et le représentant américain au commerce Jamieson Greer, a averti mercredi le ministère chinois du Commerce.”Si les Etats-Unis parlent d’une manière et agissent d’une autre, ou (…) s’ils tentent de continuer à contraindre et à faire chanter la Chine sous le couvert de discussions, la Chine ne sera jamais d’accord”, a-t-il ajouté dans un communiqué.”J’ai hâte de mener des discussions productives dans l’optique de rééquilibrer le système économique international pour mieux servir les intérêts des Etats-Unis”, a pour sa part déclaré M. Bessent dans un communiqué.- A Genève -Les deux parties se réuniront samedi et dimanche afin de jeter les bases de futures négociations, a-t-il dit, lors d’un entretien à la chaîne Fox News mardi.”Je m’attends à ce que nous parlions de désescalade, pas d’un grand accord commercial”, a-t-il anticipé. “Il nous faut la désescalade avant de pouvoir aller de l’avant.”Les discussions auront lieu à Genève, a indiqué à l’AFP Valentin Clivaz, un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères.”Nous sommes en contact avec les deux parties pour l’organisation de la rencontre”, a-t-il souligné. “Nous nous réjouissons de la confiance accordée à la Suisse.”Afin de soutenir une économie plombée par une consommation atone et la guerre commerciale avec les Etats-Unis, la Chine a également annoncé mercredi la baisse d’un taux d’intérêt clé et du montant des réserves obligatoires des banques pour faciliter le crédit.”Le taux de réserve obligatoire va être réduit de 0,5 point de pourcentage”, a expliqué le chef de la banque centrale chinoise, Pan Gongsheng, lors d’une conférence de presse. – “Pas soutenable” -Les annonces économiques se sont poursuivies avec la baisse des taux d’emprunt pour ceux qui achètent leur premier bien immobilier. Le taux pour les premiers achats immobiliers avec des prêts d’une durée supérieure à cinq ans sera réduit de 2,85% à 2,6%, selon Pan Gongsheng.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, son administration a imposé de nouveaux droits de douane d’un montant total de 145% sur les marchandises en provenance de Chine, auxquels s’ajoutent des mesures sectorielles.Pékin a riposté en imposant 125% de droits de douane sur les importations américaines entrant en Chine, ainsi que des mesures plus ciblées.Ces niveaux sont jugés intenables par la plupart des économistes, au point de faire planer sur les Etats-Unis et la Chine, mais aussi probablement au-delà, un risque de récession qui s’accompagnerait d’une flambée des prix.”Ce n’est pas soutenable, (…) tout particulièrement côté chinois”, a estimé le secrétaire américain au Trésor. “145% et 125%, c’est l’équivalent d’un embargo”.Les discussions des 10 et 11 mai constitueront le premier contact public officiel entre les deux plus grandes économies du monde en vue de résoudre cette guerre commerciale.

Échange de frappes de drones entre Kiev et Moscou avant les commémorations

Des attaques de drones entre la Russie et l’Ukraine ont tué deux personnes à Kiev dans la nuit de mardi et mercredi, quelques heures avant l’arrivée de dirigeants étrangers pour les célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie.Le président russe Vladimir Poutine a annoncé le 28 avril une trêve unilatérale de trois jours, du 8 au 10 mai, à l’occasion de cette commémoration, à laquelle doivent participer près d’une trentaine de dirigeants étrangers, dont son allié le président chinois Xi Jinping.Cette proposition de cessez-le-feu, qui doit débuter mercredi à 21H00 GMT, a été vivement critiquée par Kiev. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé une “tentative de manipulation” et affirmé qu’il ne “croyait pas” que la Russie respecterait la trêve.Après ces nouvelles frappes meurtrière sur Kiev, M. Zelensky a réclamé “une pression considérablement accrue et des sanctions plus sévères” contre Moscou, estimant qu’il s’agissait du seul moyen pour “ouvrir la voie à la diplomatie”.Après plus de trois ans d’une invasion russe qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de civils et de militaires, Kiev appelle à un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours avant des négociations avec la Russie — une proposition soutenue par le président américain Donald Trump, mais qui a été précédemment rejetée par Vladimir Poutine.Moscou, qui estime que Kiev utiliserait une pause de ce type pour se réarmer, veut au contraire des engagements concrets sur ses demandes maximalistes avant de s’engager à une fin globale des hostilités.Le Kremlin a averti que l’armée russe répondrait “immédiatement” en cas d’attaque ukrainienne pendant le cessez-le-feu unilatéral.- Mère et fils tués -Quelques heures avant le début du cessez-le-feu, l’armée russe a déclenché une série de frappes à travers l’Ukraine, qui a elle-même lancé des attaques de drones.L’armée russe a lancé dans la nuit quatre missiles balistiques et 142 drones sur l’Ukraine, a indiqué M. Zelensky mercredi.A Kiev, deux personnes — une mère et son fils — ont été tuées et sept autres blessées, dont quatre enfants, a-t-il poursuivi. La capitale ukrainienne a été touchée deux fois : d’abord par des missiles, puis par des drones, selon M. Zelensky.Des débris de drone ont chuté sur un immeuble de cinq étages du district de Chevtchenkivsky, dans l’ouest de la capitale, provoquant un incendie mortel, a expliqué le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur Telegram.Les journalistes de l’AFP dans la capitale ukrainienne ont entendu de fortes explosions au-dessus de la ville vers 01H00 du matin (22H00 GMT).Selon M. Zelensky, les régions de Zaporijjia, Donetsk, Jitomir, Kherson et Dnipro ont également été visées pendant la nuit. La ville de Zaporijjia (sud) a été attaquée par 13 drones, selon la police, qui a fait état de quatre blessés.- Sites militaires visés en Russie -De son côté, l’Ukraine a poursuivi ses attaques de drones en Russie, entraînant dans les premières heures de mercredi “des restrictions temporaires” et des détournements de vols se dirigeant vers l’aéroport international de Chérémétiévo, à Moscou, selon la compagnie nationale russe Aeroflot.A ce stade, 52 vols d’Aeroflot au départ de Moscou ont été annulés et plus de 140 retardés, selon la compagnie.D’après le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, quatorze drones ukrainiens se dirigeant vers la capitale ont été abattus par la défense antiaérienne dans la nuit de mardi à mercredi. Plus tôt, le ministère de la Défense russe avait rapporté avoir abattu mardi soir des dizaines de drones ukrainiens.La veille, les activités de plusieurs autres aéroports russes avaient déjà dû être suspendues à cause d’attaques ukrainiennes.Moscou suspend régulièrement le trafic aérien dans les zones où ses systèmes de défense aérienne sont opérationnels, mais l’ampleur des fermetures forcées a considérablement augmenté à l’approche, vendredi, du grand défilé militaire du 9 mai en présence de Vladimir Poutine.Dans la rues de la capitale, des journalistes de l’AFP ont vu mercredi matin une importante présence policière et constaté des brouillages de l’internet mobile.M. Zelensky avait indiqué que Kiev ne pourrait garantir “la sécurité” des dirigeants présents aux cérémonies.L’Ukraine, via Andriï Kovalenko, un responsable ukrainien chargé de lutter contre la désinformation, a par ailleurs revendiqué mercredi des attaques contre des cibles militaires en Russie : trois entreprises militaires, dont une usine de fabrication de fibre optique pour l’armée située à Saransk, et deux bases aériennes. 

Échange de frappes de drones entre Kiev et Moscou avant les commémorations

Des attaques de drones entre la Russie et l’Ukraine ont tué deux personnes à Kiev dans la nuit de mardi et mercredi, quelques heures avant l’arrivée de dirigeants étrangers pour les célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie.Le président russe Vladimir Poutine a annoncé le 28 avril une trêve unilatérale de trois jours, du 8 au 10 mai, à l’occasion de cette commémoration, à laquelle doivent participer près d’une trentaine de dirigeants étrangers, dont son allié le président chinois Xi Jinping.Cette proposition de cessez-le-feu, qui doit débuter mercredi à 21H00 GMT, a été vivement critiquée par Kiev. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé une “tentative de manipulation” et affirmé qu’il ne “croyait pas” que la Russie respecterait la trêve.Après ces nouvelles frappes meurtrière sur Kiev, M. Zelensky a réclamé “une pression considérablement accrue et des sanctions plus sévères” contre Moscou, estimant qu’il s’agissait du seul moyen pour “ouvrir la voie à la diplomatie”.Après plus de trois ans d’une invasion russe qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de civils et de militaires, Kiev appelle à un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours avant des négociations avec la Russie — une proposition soutenue par le président américain Donald Trump, mais qui a été précédemment rejetée par Vladimir Poutine.Moscou, qui estime que Kiev utiliserait une pause de ce type pour se réarmer, veut au contraire des engagements concrets sur ses demandes maximalistes avant de s’engager à une fin globale des hostilités.Le Kremlin a averti que l’armée russe répondrait “immédiatement” en cas d’attaque ukrainienne pendant le cessez-le-feu unilatéral.- Mère et fils tués -Quelques heures avant le début du cessez-le-feu, l’armée russe a déclenché une série de frappes à travers l’Ukraine, qui a elle-même lancé des attaques de drones.L’armée russe a lancé dans la nuit quatre missiles balistiques et 142 drones sur l’Ukraine, a indiqué M. Zelensky mercredi.A Kiev, deux personnes — une mère et son fils — ont été tuées et sept autres blessées, dont quatre enfants, a-t-il poursuivi. La capitale ukrainienne a été touchée deux fois : d’abord par des missiles, puis par des drones, selon M. Zelensky.Des débris de drone ont chuté sur un immeuble de cinq étages du district de Chevtchenkivsky, dans l’ouest de la capitale, provoquant un incendie mortel, a expliqué le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur Telegram.Les journalistes de l’AFP dans la capitale ukrainienne ont entendu de fortes explosions au-dessus de la ville vers 01H00 du matin (22H00 GMT).Selon M. Zelensky, les régions de Zaporijjia, Donetsk, Jitomir, Kherson et Dnipro ont également été visées pendant la nuit. La ville de Zaporijjia (sud) a été attaquée par 13 drones, selon la police, qui a fait état de quatre blessés.- Sites militaires visés en Russie -De son côté, l’Ukraine a poursuivi ses attaques de drones en Russie, entraînant dans les premières heures de mercredi “des restrictions temporaires” et des détournements de vols se dirigeant vers l’aéroport international de Chérémétiévo, à Moscou, selon la compagnie nationale russe Aeroflot.A ce stade, 52 vols d’Aeroflot au départ de Moscou ont été annulés et plus de 140 retardés, selon la compagnie.D’après le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, quatorze drones ukrainiens se dirigeant vers la capitale ont été abattus par la défense antiaérienne dans la nuit de mardi à mercredi. Plus tôt, le ministère de la Défense russe avait rapporté avoir abattu mardi soir des dizaines de drones ukrainiens.La veille, les activités de plusieurs autres aéroports russes avaient déjà dû être suspendues à cause d’attaques ukrainiennes.Moscou suspend régulièrement le trafic aérien dans les zones où ses systèmes de défense aérienne sont opérationnels, mais l’ampleur des fermetures forcées a considérablement augmenté à l’approche, vendredi, du grand défilé militaire du 9 mai en présence de Vladimir Poutine.Dans la rues de la capitale, des journalistes de l’AFP ont vu mercredi matin une importante présence policière et constaté des brouillages de l’internet mobile.M. Zelensky avait indiqué que Kiev ne pourrait garantir “la sécurité” des dirigeants présents aux cérémonies.L’Ukraine, via Andriï Kovalenko, un responsable ukrainien chargé de lutter contre la désinformation, a par ailleurs revendiqué mercredi des attaques contre des cibles militaires en Russie : trois entreprises militaires, dont une usine de fabrication de fibre optique pour l’armée située à Saransk, et deux bases aériennes.