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Yémen: les attaques contre les navires israéliens vont continuer, selon un responsable houthi

Les Houthis vont poursuivre leurs attaques contre les navires israéliens au large du Yémen, route maritime cruciale pour le commerce mondial, a déclaré mercredi un responsable du groupe yéménite, malgré le cessez-le-feu conclu avec Washington mettant fin à des semaines de violentes frappes américaines.Un jour après avoir accepté de cesser de viser les navires américains, un haut responsable houthi a déclaré à l’AFP qu’Israël était exclu de l’accord de cessez-le-feu.”Les voies maritimes sont sûres pour tous les navires internationaux, sauf les navires israéliens”, a affirmé à l’AFP Abdoulmalik Alejri, ajoutant que les navires israéliens n’avaient pas transité par la mer Rouge depuis un certain temps. “Israël ne fait pas partie de l’accord, il ne concerne que les navires américains et les autres navires”, a-t-il précisé.  Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza. Ils ont aussi attaqué des navires qu’ils estiment liés à Israël au large du Yémen, notamment en mer Rouge, par où transite environ 12% du commerce mondial.- “Liberté de navigation” -Les Houthis ont élargi leur campagne en ciblant des navires liés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en riposte aux bombardements lancés depuis janvier 2024 par ces deux pays au Yémen. Sous la présidence de Donald Trump, les Etats-Unis ont intensifié leurs frappes contre les rebelles yéménites depuis le 15 mars. Les Etats-Unis et les Houthis sont parvenus à un accord de cessez-le-feu, a indiqué mardi le médiateur omanais après l’annonce par le président Donald Trump de l’arrêt des frappes américaines contre ces insurgés soutenus par Téhéran. “A l’avenir, aucune des deux parties ne prendra pour cible l’autre, y compris les navires américains, en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandeb”, au large du Yémen, a déclaré mardi le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi. Le cessez-le-feu permettra de “garantir la liberté de navigation et la fluidité du commerce maritime international”, a-t-il précisé.Donald Trump avait déclaré plus tôt que les Houthis avaient “capitulé” et promis que les bombardements américains au Yémen allaient cesser avec “effet immédiat”.”Les Houthis ont annoncé (…) qu’ils ne voulaient plus se battre (…) nous arrêterons les bombardements, et ils ont capitulé”, a-t-il déclaré à la Maison Blanche.”Ils disent qu’ils ne feront plus exploser de navires, et c’était notre objectif”, a déclaré le président américain.- Contacts indirects -Le cessez-le-feu est intervenu après plusieurs semaines de violents bombardements américains visant à dissuader les attaques des Houthis contre la navigation. Ces frappes américaines ont fait 300 morts, selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres fournis par les Houthis.Le Pentagone a indiqué fin avril avoir frappé plus de 1.000 cibles au Yémen depuis le 15 mars, “tuant des combattants et des dirigeants houthis”.Oman joue également le rôle de médiateur entre Washington et Téhéran dans les discussions en cours sur le dossier du nucléaire iranien, ce qui a “offert une opportunité en facilitant la transmission de messages”, a déclaré M. Alejri.Il a précisé toutefois que les deux dossiers ne sont pas liés et que les discussions avec les Etats-Unis ont été indirectes, avec Oman jouant le rôle de médiateur.L’Iran a salué mercredi “l’arrêt de l’agression américaine”, après l’annonce du cessez-le-feu entre Washington et les Houthis. L’Arabie saoudite, autre poids lourd de la région et voisin du Yémen, s’est félicitée d’un accord visant à “protéger la navigation et le commerce internationaux.”L’annonce de l’accord est intervenue quelques heures après des bombardements aériens israéliens qui ont détruit l’aéroport international de la capitale yéménite Sanaa et fait trois morts, selon les rebelles.”L’agression israélienne contre l’aéroport de Sanaa a causé des pertes d’environ 500 millions de dollars”, a déclaré son directeur général, Khaled al-Shayef, à la chaîne de télévision des rebelles, al-Massirah, ajoutant que “l’ennemi avait détruit les terminaux de l’aéroport”.Les Houthis appartiennent, aux côtés du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, à ce que l’Iran désigne comme “l’axe de la résistance” contre Israël. Téhéran dément néanmoins fournir une aide militaire aux Houthis.

Yémen: les attaques contre les navires israéliens vont continuer, selon un responsable houthi

Les Houthis vont poursuivre leurs attaques contre les navires israéliens au large du Yémen, route maritime cruciale pour le commerce mondial, a déclaré mercredi un responsable du groupe yéménite, malgré le cessez-le-feu conclu avec Washington mettant fin à des semaines de violentes frappes américaines.Un jour après avoir accepté de cesser de viser les navires américains, un haut responsable houthi a déclaré à l’AFP qu’Israël était exclu de l’accord de cessez-le-feu.”Les voies maritimes sont sûres pour tous les navires internationaux, sauf les navires israéliens”, a affirmé à l’AFP Abdoulmalik Alejri, ajoutant que les navires israéliens n’avaient pas transité par la mer Rouge depuis un certain temps. “Israël ne fait pas partie de l’accord, il ne concerne que les navires américains et les autres navires”, a-t-il précisé.  Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, les Houthis ont revendiqué des dizaines d’attaques de missiles et de drones contre Israël depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza. Ils ont aussi attaqué des navires qu’ils estiment liés à Israël au large du Yémen, notamment en mer Rouge, par où transite environ 12% du commerce mondial.- “Liberté de navigation” -Les Houthis ont élargi leur campagne en ciblant des navires liés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en riposte aux bombardements lancés depuis janvier 2024 par ces deux pays au Yémen. Sous la présidence de Donald Trump, les Etats-Unis ont intensifié leurs frappes contre les rebelles yéménites depuis le 15 mars. Les Etats-Unis et les Houthis sont parvenus à un accord de cessez-le-feu, a indiqué mardi le médiateur omanais après l’annonce par le président Donald Trump de l’arrêt des frappes américaines contre ces insurgés soutenus par Téhéran. “A l’avenir, aucune des deux parties ne prendra pour cible l’autre, y compris les navires américains, en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandeb”, au large du Yémen, a déclaré mardi le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi. Le cessez-le-feu permettra de “garantir la liberté de navigation et la fluidité du commerce maritime international”, a-t-il précisé.Donald Trump avait déclaré plus tôt que les Houthis avaient “capitulé” et promis que les bombardements américains au Yémen allaient cesser avec “effet immédiat”.”Les Houthis ont annoncé (…) qu’ils ne voulaient plus se battre (…) nous arrêterons les bombardements, et ils ont capitulé”, a-t-il déclaré à la Maison Blanche.”Ils disent qu’ils ne feront plus exploser de navires, et c’était notre objectif”, a déclaré le président américain.- Contacts indirects -Le cessez-le-feu est intervenu après plusieurs semaines de violents bombardements américains visant à dissuader les attaques des Houthis contre la navigation. Ces frappes américaines ont fait 300 morts, selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres fournis par les Houthis.Le Pentagone a indiqué fin avril avoir frappé plus de 1.000 cibles au Yémen depuis le 15 mars, “tuant des combattants et des dirigeants houthis”.Oman joue également le rôle de médiateur entre Washington et Téhéran dans les discussions en cours sur le dossier du nucléaire iranien, ce qui a “offert une opportunité en facilitant la transmission de messages”, a déclaré M. Alejri.Il a précisé toutefois que les deux dossiers ne sont pas liés et que les discussions avec les Etats-Unis ont été indirectes, avec Oman jouant le rôle de médiateur.L’Iran a salué mercredi “l’arrêt de l’agression américaine”, après l’annonce du cessez-le-feu entre Washington et les Houthis. L’Arabie saoudite, autre poids lourd de la région et voisin du Yémen, s’est félicitée d’un accord visant à “protéger la navigation et le commerce internationaux.”L’annonce de l’accord est intervenue quelques heures après des bombardements aériens israéliens qui ont détruit l’aéroport international de la capitale yéménite Sanaa et fait trois morts, selon les rebelles.”L’agression israélienne contre l’aéroport de Sanaa a causé des pertes d’environ 500 millions de dollars”, a déclaré son directeur général, Khaled al-Shayef, à la chaîne de télévision des rebelles, al-Massirah, ajoutant que “l’ennemi avait détruit les terminaux de l’aéroport”.Les Houthis appartiennent, aux côtés du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, à ce que l’Iran désigne comme “l’axe de la résistance” contre Israël. Téhéran dément néanmoins fournir une aide militaire aux Houthis.

Macron accueille le président syrien pour lui demander de protéger “tous les civils”

Emmanuel Macron a accueilli mercredi à Paris le président syrien Ahmad al-Chareh pour une première visite controversée en Occident, et doit lui demander de châtier les responsables d'”exactions” qui ternissent l’image de la coalition islamiste au pouvoir depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre.Le dirigeant de transition de Syrie est arrivé à l’Elysée où le président français l’a salué d’une poignée de mains dans la cour d’honneur, en présence de la garde républicaine, avant une rare conférence de presse conjointe.Auparavant, il a rencontré l’homme qui avait été à l’origine de milliers de photos de corps suppliciés dans des centres de détention syriens sous le règne de Bachar al-Assad. Aujourd’hui installé en France, Farid al-Mazhan, alias César, avait témoigné devant une commission du Congrès américain, et ses photos ont inspiré une loi américaine adoptée en 2020 -la loi César-, instaurant des sanctions économiques contre le régime syrien.Emmanuel Macron est vivement critiqué par la droite et l’extrême droite françaises pour l’invitation faite à cet homme au passé jihadiste.”Stupeur et consternation”, a réagi la leader du Rassemblement national Marine Le Pen. “On ne reçoit pas des dirigeants qui sont d’anciens terroristes membres d’organisations qui veulent attaquer la France”, a également affirmé le chef des députés Les Républicains Laurent Wauquiez.- “Pas de complaisance” -Des massacres qui ont fait 1.700 morts, majoritairement alaouites, dans l’ouest du pays en mars, de récents combats avec des druzes, et des sévices documentés par des ONG ont soulevé des doutes sur la capacité des nouvelles autorités à contrôler certains combattants extrémistes qui leur sont affiliés.Plusieurs dizaines de membres des minorités religieuses syriennes ont d’ailleurs manifesté mercredi la place de la République, à Paris, sous le drapeau syrien.”Jolani dégage! Dégage de France, dégage de Syrie!”, ont crié les manifestants issus des communautés alaouites, druzes, chrétiennes ou encore sunnites, en utilisant l’ex-nom de guerre d’Ahmad al-Chareh.”Ce n’est pas parce qu’on a changé de tenue qu’on est devenu quelqu’un de fréquentable”, a jugé Issa Ali, président du Collectif franco-alaouite à l’origine de la manifestation.Mais, en recevant le dirigeant syrien, Emmanuel Macron espère contribuer à accompagner dans la bonne voie la transition vers “une Syrie libre, stable, souveraine et respectueuse de toutes les composantes de la société syrienne”, a dit l’Elysée.La présidence française a balayé toute “naïveté”, assurant connaître “le passé” de certains dirigeants syriens et exiger qu’il n’y ait “pas de complaisance” avec les “mouvements terroristes”.Le chef de l’Etat demandera donc à son invité “de faire en sorte que la lutte contre l’impunité soit une réalité” et que “les responsables d’exactions contre les civils” soient “jugés”, a ajouté son entourage.”Notre demande, c’est celle d’une protection de tous les civils, quelle que soit leur origine et quelle que soit leur religion”, a-t-on insisté.- Levée des sanctions -“Ne pas engager le dialogue avec ces autorités de transition”, “ce serait irresponsable vis-à-vis des Français et surtout ce serait tapis rouge pour Daech”, a aussi estimé mardi le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.Selon lui, “la lutte contre le terrorisme, la maîtrise des flux migratoires, la maîtrise des trafics de drogue”, ainsi que “l’avenir du Liban” voisin, “tout cela se joue en Syrie”.Depuis qu’elle a pris le pouvoir en décembre, la coalition islamiste tente de présenter un visage rassurant à la communauté internationale qui l’exhorte à respecter les libertés et protéger les minorités.En jeu, la levée des sanctions imposées au pouvoir de Bachar al-Assad, qui pèsent lourdement sur l’économie du pays, exsangue après 14 années de guerre civile, avec, selon l’ONU, 90% des Syriens vivant sous le seuil de pauvreté.Le président al-Chareh, longtemps chef rebelle du groupe Hayat Tahrir al-Sham issu de l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, est lui-même toujours visé par une interdiction de voyager de l’ONU. Paris a dû demander une dérogation auprès des Nations unies pour permettre sa venue.Mais si elle a soutenu la levée de certaines sanctions sectorielles de l’Union européenne, et juge que les mesures punitives américaines “pèsent sur la capacité des autorités de transition à se lancer dans une logique de reconstruction et à attirer des investissements étrangers”, la France estime que le moment n’est pas encore venu de retirer le dirigeant syrien de la liste des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.fff-gbh-lum-far/jmt/as

Macron accueille le président syrien pour lui demander de protéger “tous les civils”

Emmanuel Macron a accueilli mercredi à Paris le président syrien Ahmad al-Chareh pour une première visite controversée en Occident, et doit lui demander de châtier les responsables d'”exactions” qui ternissent l’image de la coalition islamiste au pouvoir depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre.Le dirigeant de transition de Syrie est arrivé à l’Elysée où le président français l’a salué d’une poignée de mains dans la cour d’honneur, en présence de la garde républicaine, avant une rare conférence de presse conjointe.Auparavant, il a rencontré l’homme qui avait été à l’origine de milliers de photos de corps suppliciés dans des centres de détention syriens sous le règne de Bachar al-Assad. Aujourd’hui installé en France, Farid al-Mazhan, alias César, avait témoigné devant une commission du Congrès américain, et ses photos ont inspiré une loi américaine adoptée en 2020 -la loi César-, instaurant des sanctions économiques contre le régime syrien.Emmanuel Macron est vivement critiqué par la droite et l’extrême droite françaises pour l’invitation faite à cet homme au passé jihadiste.”Stupeur et consternation”, a réagi la leader du Rassemblement national Marine Le Pen. “On ne reçoit pas des dirigeants qui sont d’anciens terroristes membres d’organisations qui veulent attaquer la France”, a également affirmé le chef des députés Les Républicains Laurent Wauquiez.- “Pas de complaisance” -Des massacres qui ont fait 1.700 morts, majoritairement alaouites, dans l’ouest du pays en mars, de récents combats avec des druzes, et des sévices documentés par des ONG ont soulevé des doutes sur la capacité des nouvelles autorités à contrôler certains combattants extrémistes qui leur sont affiliés.Plusieurs dizaines de membres des minorités religieuses syriennes ont d’ailleurs manifesté mercredi la place de la République, à Paris, sous le drapeau syrien.”Jolani dégage! Dégage de France, dégage de Syrie!”, ont crié les manifestants issus des communautés alaouites, druzes, chrétiennes ou encore sunnites, en utilisant l’ex-nom de guerre d’Ahmad al-Chareh.”Ce n’est pas parce qu’on a changé de tenue qu’on est devenu quelqu’un de fréquentable”, a jugé Issa Ali, président du Collectif franco-alaouite à l’origine de la manifestation.Mais, en recevant le dirigeant syrien, Emmanuel Macron espère contribuer à accompagner dans la bonne voie la transition vers “une Syrie libre, stable, souveraine et respectueuse de toutes les composantes de la société syrienne”, a dit l’Elysée.La présidence française a balayé toute “naïveté”, assurant connaître “le passé” de certains dirigeants syriens et exiger qu’il n’y ait “pas de complaisance” avec les “mouvements terroristes”.Le chef de l’Etat demandera donc à son invité “de faire en sorte que la lutte contre l’impunité soit une réalité” et que “les responsables d’exactions contre les civils” soient “jugés”, a ajouté son entourage.”Notre demande, c’est celle d’une protection de tous les civils, quelle que soit leur origine et quelle que soit leur religion”, a-t-on insisté.- Levée des sanctions -“Ne pas engager le dialogue avec ces autorités de transition”, “ce serait irresponsable vis-à-vis des Français et surtout ce serait tapis rouge pour Daech”, a aussi estimé mardi le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.Selon lui, “la lutte contre le terrorisme, la maîtrise des flux migratoires, la maîtrise des trafics de drogue”, ainsi que “l’avenir du Liban” voisin, “tout cela se joue en Syrie”.Depuis qu’elle a pris le pouvoir en décembre, la coalition islamiste tente de présenter un visage rassurant à la communauté internationale qui l’exhorte à respecter les libertés et protéger les minorités.En jeu, la levée des sanctions imposées au pouvoir de Bachar al-Assad, qui pèsent lourdement sur l’économie du pays, exsangue après 14 années de guerre civile, avec, selon l’ONU, 90% des Syriens vivant sous le seuil de pauvreté.Le président al-Chareh, longtemps chef rebelle du groupe Hayat Tahrir al-Sham issu de l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, est lui-même toujours visé par une interdiction de voyager de l’ONU. Paris a dû demander une dérogation auprès des Nations unies pour permettre sa venue.Mais si elle a soutenu la levée de certaines sanctions sectorielles de l’Union européenne, et juge que les mesures punitives américaines “pèsent sur la capacité des autorités de transition à se lancer dans une logique de reconstruction et à attirer des investissements étrangers”, la France estime que le moment n’est pas encore venu de retirer le dirigeant syrien de la liste des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.fff-gbh-lum-far/jmt/as

L’Inde et le Pakistan dans leur pire affrontement depuis 20 ans, au moins 38 morts

L’Inde et le Pakistan se sont violemment bombardés mercredi, faisant au moins 26 morts côté pakistanais et 12 côté indien, dans la confrontation militaire la plus grave entre les deux puissances nucléaires depuis deux décennies.Depuis que des tireurs ont abattu 26 personnes à Pahalgam, au Cachemire indien le 22 avril, le feu couvait entre les deux pays, rivaux depuis leur partition en 1947.L’escalade des tensions a viré à l’affrontement militaire dans la nuit — déclenchant aussitôt les propositions de médiation de Pékin et de Londres, tandis que l’UE, l’ONU, Moscou, Washington et Paris appelaient à la retenue.Les deux armées ont échangé des tirs d’artillerie le long de leur frontière contestée au Cachemire, après des frappes indiennes sur le sol pakistanais en représailles à l’attentat de Pahalgam.Le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a répété que ces frappes n’avaient visé que des “camps terroristes” soigneusement identifiés pour “éviter la population ou des secteurs civils”.L’Inde a affirmé avoir détruit neuf sites présentés comme abritant des membres du groupe jihadiste auquel elle attribue la responsabilité de l’attentat au Cachemire indien, jamais revendiqué.New Delhi accuse le Pakistan de soutenir ce groupe, ce qu’Islamabad nie fermement.Les missiles indiens qui ont plu sur six villes au Cachemire et au Pendjab pakistanais et les échanges de tirs qui ont suivi ont tué 26 civils et en ont blessé 46 autres, selon l’armée pakistanaise. Elle ajoute qu’ils ont également endommagé un barrage hydroélectrique au Cachemire.”Nos ennemis pensaient nous attaquer dans l’obscurité, en se cachant, mais ce fût un échec”, a dit le Premier ministre Shehbaz Sharif lors d’une session extraordinaire du ParlementLe ministre pakistanais de la défense, Khawaja Muhammad Asif, a accusé le Premier ministre indien, Narendra Modi, d’avoir lancé les frappes pour “renforcer” sa popularité, ajoutant qu’Islamabad “ne tardera pas à régler ses comptes”.Le Pakistan affirme avoir “abattu cinq avions indiens” dans l’espace aérien de son voisin, tandis qu’une source sécuritaire indienne a indiqué à l’AFP que trois chasseurs de l’armée de l’air indienne s’étaient écrasés, pour des raisons qui n’ont pas été immédiatement précisées.- Funérailles -L’Inde, elle, recense 12 morts et 38 blessés dans le village cachemiri indien de Poonch, cible de nombreux obus pakistanais, selon des journalistes de l’AFP.”Nous avons été réveillés par des tirs (…) j’ai vu des obus tomber”, a rapporté à l’agence Press Trust of India (PTI) un habitant de Poonch, Farooq.De violentes explosions ont aussi secoué plus tôt dans la nuit les alentours de Srinagar, la principale ville de la partie indienne du Cachemire.De l’autre côté de la frontière de facto au Cachemire, Mohammed Salman, qui vit près d’une mosquée visée par des missiles indiens à Muzaffarabad a raconté à l’AFP la “panique partout”. “Il y a eu des bruits terribles dans la nuit”, lâche-t-il. “Nous allons vers des zones plus sûres, nous sommes sans abri maintenant”, se lamente Tariq Mir, 24 ans, touché à la jambe par des éclats d’obus. Dans la région, les funérailles des victimes ont commencé. A Muzzaffarabad, des dizaines de Pakistanais, tête baissée autour d’un cercueil en bois, sont venus rendre un dernier hommage à une victime.Sur le site d’une frappe, les observateurs militaires des Nations unies déployés dans la zone disputée inspectaient les dégâts.Le Comité de la sécurité nationale, convoqué uniquement pour les urgences extrêmes à Islamabad, a réclamé que le monde fasse “rendre des comptes” à l’Inde, tandis que son allié, Ankara, a pointé du doigt New Delhi. “L’attaque conduite la nuit dernière par l’Inde fait courir le risque d’une guerre totale”, a dit le ministère turc des Affaires étrangères.Le ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar a, lui, multiplié les appels téléphoniques avec le Japon, la France, l’Allemagne et l’Espagne pour justifier les frappes.- “Un grand boum” -L’un des sites ciblés est la mosquée Subhan, à Bahawalpur, dans le Pendjab pakistanais, liée selon le renseignement indien à des groupes proches du mouvement jihadiste Lashkar-e-Taiba (LeT).L’Inde accuse ce groupe, soupçonné des attaques qui avaient fait 166 morts à Bombay en 2008, d’avoir mené l’attaque du 22 avril.Au Pendjab pakistanais, Mohammed Khourram, un habitant de Mouridke, une autre ville visée, a raconté à l’AFP avoir entendu “un grand boum, très bizarre”.”J’ai eu très peur, comme si c’était un tremblement de terre. Puis un missile est arrivé et a frappé, et un second une minute après, trois ou quatre ont suivi pendant les trois ou quatre minutes suivantes”, a-t-il poursuivi.Les représailles indiennes ont été accueillies avec satisfaction dans les rues de New Delhi.Le Premier ministre Narendra Modi “a vengé les morts (du 22 avril)”, s’est réjoui auprès de l’AFP G.B. Rajakumar, un chauffeur de la capitale.Environ 200 Pakistanais ont défilé tôt mercredi dans la ville méridionale de Hyderabad, brûlant des drapeaux indiens et des portraits de Narendra Modi.Quelques heures après la flambée de violence, pour Praveen Donthi, du centre de réflexion International Crisis Group, “l’escalade a atteint un niveau supérieur à celui de la dernière crise survenue en 2019, avec des conséquences potentielles terribles”.- Guerre de l’eau -Cette année-là, New Delhi avait frappé le sol pakistanais après une attaque meurtrière contre un de ses convois militaires au Cachemire.La porte-parole de l’armée indienne a assuré que les cibles visées mercredi avaient été “choisies pour éviter tout dommage aux infrastructures civiles ou toutes pertes civiles”.Mardi soir, Narendra Modi avait annoncé son intention de “couper l’eau” des fleuves qui prennent leur source en Inde et irriguent le Pakistan – une menace impossible à mettre à exécution à court terme, selon les experts.Dès le lendemain de l’attentat, l’Inde s’était retiré du traité de partage des eaux signé en 1960 avec son voisin.Mardi, le Pakistan l’avait accusé de modifier le débit du fleuve Chenab, l’un des trois placés sous son contrôle selon ce traité.burs-pa/jma/ybl/am/lpt

L’Inde et le Pakistan dans leur pire affrontement depuis 20 ans, au moins 38 morts

L’Inde et le Pakistan se sont violemment bombardés mercredi, faisant au moins 26 morts côté pakistanais et 12 côté indien, dans la confrontation militaire la plus grave entre les deux puissances nucléaires depuis deux décennies.Depuis que des tireurs ont abattu 26 personnes à Pahalgam, au Cachemire indien le 22 avril, le feu couvait entre les deux pays, rivaux depuis leur partition en 1947.L’escalade des tensions a viré à l’affrontement militaire dans la nuit — déclenchant aussitôt les propositions de médiation de Pékin et de Londres, tandis que l’UE, l’ONU, Moscou, Washington et Paris appelaient à la retenue.Les deux armées ont échangé des tirs d’artillerie le long de leur frontière contestée au Cachemire, après des frappes indiennes sur le sol pakistanais en représailles à l’attentat de Pahalgam.Le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a répété que ces frappes n’avaient visé que des “camps terroristes” soigneusement identifiés pour “éviter la population ou des secteurs civils”.L’Inde a affirmé avoir détruit neuf sites présentés comme abritant des membres du groupe jihadiste auquel elle attribue la responsabilité de l’attentat au Cachemire indien, jamais revendiqué.New Delhi accuse le Pakistan de soutenir ce groupe, ce qu’Islamabad nie fermement.Les missiles indiens qui ont plu sur six villes au Cachemire et au Pendjab pakistanais et les échanges de tirs qui ont suivi ont tué 26 civils et en ont blessé 46 autres, selon l’armée pakistanaise. Elle ajoute qu’ils ont également endommagé un barrage hydroélectrique au Cachemire.”Nos ennemis pensaient nous attaquer dans l’obscurité, en se cachant, mais ce fût un échec”, a dit le Premier ministre Shehbaz Sharif lors d’une session extraordinaire du ParlementLe ministre pakistanais de la défense, Khawaja Muhammad Asif, a accusé le Premier ministre indien, Narendra Modi, d’avoir lancé les frappes pour “renforcer” sa popularité, ajoutant qu’Islamabad “ne tardera pas à régler ses comptes”.Le Pakistan affirme avoir “abattu cinq avions indiens” dans l’espace aérien de son voisin, tandis qu’une source sécuritaire indienne a indiqué à l’AFP que trois chasseurs de l’armée de l’air indienne s’étaient écrasés, pour des raisons qui n’ont pas été immédiatement précisées.- Funérailles -L’Inde, elle, recense 12 morts et 38 blessés dans le village cachemiri indien de Poonch, cible de nombreux obus pakistanais, selon des journalistes de l’AFP.”Nous avons été réveillés par des tirs (…) j’ai vu des obus tomber”, a rapporté à l’agence Press Trust of India (PTI) un habitant de Poonch, Farooq.De violentes explosions ont aussi secoué plus tôt dans la nuit les alentours de Srinagar, la principale ville de la partie indienne du Cachemire.De l’autre côté de la frontière de facto au Cachemire, Mohammed Salman, qui vit près d’une mosquée visée par des missiles indiens à Muzaffarabad a raconté à l’AFP la “panique partout”. “Il y a eu des bruits terribles dans la nuit”, lâche-t-il. “Nous allons vers des zones plus sûres, nous sommes sans abri maintenant”, se lamente Tariq Mir, 24 ans, touché à la jambe par des éclats d’obus. Dans la région, les funérailles des victimes ont commencé. A Muzzaffarabad, des dizaines de Pakistanais, tête baissée autour d’un cercueil en bois, sont venus rendre un dernier hommage à une victime.Sur le site d’une frappe, les observateurs militaires des Nations unies déployés dans la zone disputée inspectaient les dégâts.Le Comité de la sécurité nationale, convoqué uniquement pour les urgences extrêmes à Islamabad, a réclamé que le monde fasse “rendre des comptes” à l’Inde, tandis que son allié, Ankara, a pointé du doigt New Delhi. “L’attaque conduite la nuit dernière par l’Inde fait courir le risque d’une guerre totale”, a dit le ministère turc des Affaires étrangères.Le ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar a, lui, multiplié les appels téléphoniques avec le Japon, la France, l’Allemagne et l’Espagne pour justifier les frappes.- “Un grand boum” -L’un des sites ciblés est la mosquée Subhan, à Bahawalpur, dans le Pendjab pakistanais, liée selon le renseignement indien à des groupes proches du mouvement jihadiste Lashkar-e-Taiba (LeT).L’Inde accuse ce groupe, soupçonné des attaques qui avaient fait 166 morts à Bombay en 2008, d’avoir mené l’attaque du 22 avril.Au Pendjab pakistanais, Mohammed Khourram, un habitant de Mouridke, une autre ville visée, a raconté à l’AFP avoir entendu “un grand boum, très bizarre”.”J’ai eu très peur, comme si c’était un tremblement de terre. Puis un missile est arrivé et a frappé, et un second une minute après, trois ou quatre ont suivi pendant les trois ou quatre minutes suivantes”, a-t-il poursuivi.Les représailles indiennes ont été accueillies avec satisfaction dans les rues de New Delhi.Le Premier ministre Narendra Modi “a vengé les morts (du 22 avril)”, s’est réjoui auprès de l’AFP G.B. Rajakumar, un chauffeur de la capitale.Environ 200 Pakistanais ont défilé tôt mercredi dans la ville méridionale de Hyderabad, brûlant des drapeaux indiens et des portraits de Narendra Modi.Quelques heures après la flambée de violence, pour Praveen Donthi, du centre de réflexion International Crisis Group, “l’escalade a atteint un niveau supérieur à celui de la dernière crise survenue en 2019, avec des conséquences potentielles terribles”.- Guerre de l’eau -Cette année-là, New Delhi avait frappé le sol pakistanais après une attaque meurtrière contre un de ses convois militaires au Cachemire.La porte-parole de l’armée indienne a assuré que les cibles visées mercredi avaient été “choisies pour éviter tout dommage aux infrastructures civiles ou toutes pertes civiles”.Mardi soir, Narendra Modi avait annoncé son intention de “couper l’eau” des fleuves qui prennent leur source en Inde et irriguent le Pakistan – une menace impossible à mettre à exécution à court terme, selon les experts.Dès le lendemain de l’attentat, l’Inde s’était retiré du traité de partage des eaux signé en 1960 avec son voisin.Mardi, le Pakistan l’avait accusé de modifier le débit du fleuve Chenab, l’un des trois placés sous son contrôle selon ce traité.burs-pa/jma/ybl/am/lpt

Xi Jinping à Moscou pour discuter Ukraine et Etats-Unis avec Poutine

Le président chinois Xi Jinping est arrivé mercredi à Moscou pour une visite de plusieurs jours à l’occasion des commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie aux côtés de Vladimir Poutine, avec qui il doit échanger jeudi sur le conflit en Ukraine et les relations avec Washington.Son avion est arrivé en début de soirée à l’aéroport Vnoukovo de Moscou, ont rapporté les agences de presse étatiques russes Ria Novosti et TASS.Ce déplacement, qui illustre le partenariat entre la Russie et la Chine face à l’Occident, intervient au moment où les récents efforts en vue d’une fin des hostilités en Ukraine semblent dans l’impasse, et en pleine confrontation commerciale entre Pékin et Washington.Le maître du Kremlin a refusé une trêve de 30 jours proposée par Kiev, annonçant à la place un cessez-le-feu unilatéral entre jeudi et samedi, qui a été rejeté par l’Ukraine.Lors de la rencontre entre MM. Xi et Poutine prévue jeudi, “les questions les plus importantes vont être discutées (…): le dossier ukrainien et les relations russo-américaines”, a indiqué à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.MM. Poutine et Xi adopteront deux déclarations communes, l’une sur leurs relations bilatérales et l’autre sur la “stabilité stratégique mondiale”, avant une prise de parole devant la presse.Xi Jinping assistera ensuite vendredi à la grande parade militaire sur la place Rouge à l’occasion des 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie. Des soldats chinois défileront à cette occasion, malgré les avertissements de l’Ukraine qui a dit voir toute participation étrangère comme “un soutien à l’Etat agresseur” russe.- Opposition à l’Occident -La Russie et la Chine ont encore accéléré leur rapprochement depuis le début de l’offensive russe en Ukraine en 2022.Dans un documentaire sur les 25 ans de son arrivée au pouvoir diffusé dimanche, Vladimir Poutine était notamment revenu sur le caractère “stratégique” du partenariat avec Pékin. “Nos intérêts nationaux coïncident”, a-t-il souligné.De son côté, Xi Jinping a appelé Moscou et Pékin à “rejeter toute tentative de perturber ou de saper l’amitié et la confiance mutuelle” entre les deux pays, selon l’agence de presse officielle Chine nouvelle, qui cite un article du président chinois publié mercredi dans un journal russe.”Avec la détermination et la résilience de la coopération stratégique sino-russe, nous devons oeuvrer ensemble à la promotion d’un monde multipolaire et à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité”, a indiqué M. Xi.Ces propos soulignent les liens entre les deux pays face aux Occidentaux et à la guerre commerciale lancée par l’administration américaine de Donald Trump, notamment à l’encontre de la Chine.La victoire de 1945 est au coeur du récit patriotique du Kremlin, qui dresse souvent des parallèles avec l’offensive russe actuelle en Ukraine, pays que Vladimir Poutine assure vouloir “dénazifier”.- “Facilitateur” du conflit -A l’occasion des commémorations de la victoire de 1945, Vladimir Poutine a ordonné une trêve en Ukraine du 8 au 10 mai, une décision perçue à Kiev comme visant à éviter de potentielles attaques ukrainiennes pouvant perturber les cérémonies.Ce cessez-le-feu a été rejeté par Volodymyr Zelensky, qui l’a qualifié de “tentative de manipulation” et a averti que Moscou avait “raison de s’inquiéter” pour la sécurité de sa parade, à laquelle sont attendus les dirigeants d’une trentaine de pays.La Chine se présente comme une partie neutre et un médiateur potentiel du conflit en Ukraine, mais elle reste un partenaire diplomatique et économique clé de la Russie, au point que les pays membres de l’Otan l’ont qualifiée de “facilitateur décisif” de l’assaut russe – que Pékin n’a jamais condamné.Les autorités chinoises sont notamment accusées d’aider Moscou à contourner les sanctions occidentales, en lui permettant d’acquérir les composants technologiques nécessaires à sa production d’armements pour son offensive.Le président ukrainien a également accusé en avril la Chine de “fournir des armes” à la Russie et de l’aider à en produire, des allégations fermement démenties par Pékin.M. Zelensky avait aussi reproché à la Chine d’être “impliquée” dans le conflit en Ukraine, “plusieurs centaines” de citoyens chinois combattant dans les rangs de l’armée russe, selon lui.Face aux sanctions internationales, la Russie a redirigé depuis 2022 ses exportations d’hydrocarbures et de matières premières vers l’Asie, en particulier vers le marché chinois.

Au Mali, la junte suspend “jusqu’à nouvel ordre” les activités des partis politiques

La junte au pouvoir au Mali a annoncé mercredi la suspension “jusqu’à nouvel ordre” des partis et des associations à caractère politique, invoquant une “raison d’ordre public”, alors qu’une nouvelle coalition d’opposition appelle à la mobilisation depuis plusieurs jours.Cette restriction supplémentaire à toute expression d’opposition sous la junte intervient après que la coalition de partis politiques a appelé à manifester vendredi contre leur possible dissolution et en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel dans le pays.”Sont suspendus jusqu’à nouvel ordre pour raison d’ordre public les activités des partis politiques sur toute l’étendue du territoire national”, indique un décret signé par le chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta, et lu à la radiotélévision nationale.”La mesure de suspension s’applique aux activités des associations à caractère politique et aux activités de toute autre organisation se réclamant d’un caractère politique”, poursuit le décret. Cette mesure constitue un nouvel acte de répression des voix dissidentes et de réduction de l’espace civique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest dirigé par des militaires depuis deux coups d’Etat, en 2020 et en 2021.Le 30 avril, les autorités avaient annoncé l’abrogation de la loi encadrant le fonctionnement des partis politiques, une décision interprétée par des juristes comme une étape vers leur dissolution.Craignant cette dissolution, une coalition d’une centaine de partis s’est formée pour “exiger la fin effective de la transition politico-militaire au plus tard le 31 décembre 2025” et appeler “à la mise en place d’un calendrier de retour rapide à l’ordre constitutionnel”.- “A bas la dictature!” -La nouvelle coalition a déjà réussi à mobiliser plusieurs centaines de personnes lors d’une manifestation samedi dernier à Bamako. Un acte de protestation rare depuis l’arrivée au pouvoir de la junte.”Vive la démocratie, à bas la dictature!”, avaient scandé des protestataires réunis au Palais de la Culture.Une trentaine de partisans de la junte qui ont voulu empêcher la tenue de la manifestation avaient été dispersés par les forces de sécurité.En 2024, les autorités maliennes avaient déjà suspendu les activités des partis politiques pendant trois mois.Fin avril, une concertation nationale organisée par le régime à Bamako, largement boycottée par les partis d’opposition, avait recommandé la suppression pure et simple des partis politiques. La concertation a également proposé de proclamer le chef de la junte, le général Goïta, président de la République pour un mandat de cinq ans renouvelable, sans passer par les urnes.Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, l’opposition malienne a été affaiblie par des mesures de rétorsion, des poursuites judiciaires, la dissolution de plusieurs organisations et un discours dominant appelant à l’unité autour du pouvoir militaire. Le pays est en proie depuis 2012 aux violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique (EI) ainsi qu’à celles de groupes communautaires et crapuleux.Le multipartisme, ainsi que les libertés d’expression et d’association, sont garantis par la Constitution malienne de 1992, puis ont été réaffirmés dans la nouvelle loi fondamentale promulguée en 2023 par la junte.

Au Mali, la junte suspend “jusqu’à nouvel ordre” les activités des partis politiques

La junte au pouvoir au Mali a annoncé mercredi la suspension “jusqu’à nouvel ordre” des partis et des associations à caractère politique, invoquant une “raison d’ordre public”, alors qu’une nouvelle coalition d’opposition appelle à la mobilisation depuis plusieurs jours.Cette restriction supplémentaire à toute expression d’opposition sous la junte intervient après que la coalition de partis …

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