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Brigitte Bardot, icône du 7e art et de la cause animale, est décédée

Star planétaire, incarnation mythique de la femme libre puis passionaria de la cause animale coutumière des sorties polémiques: Brigitte Bardot est décédée dimanche à l’âge de 91 ans, longtemps après avoir tiré un trait sur la célébrité et le monde du cinéma.L’actrice de “Et Dieu… créa la femme” et du “Mépris” est décédée à l’aube dans sa célèbre résidence de La Madrague à Saint-Tropez, aux côtés de son mari Bernard d’Ormale, selon Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de la fondation qu’elle avait créée.Il était 05H55. “Elle lui a dit tout doucement son petit mot d’amour qui est +piou piou+. Et c’était fini”, a-t-il relaté sur BFMTV.Sur place, quelques habitants sont venus lui rendre hommage, comme Julia Gangotena, 36 ans, qui a “couru” à la Madrague pour déposer quelques roses blanches, juste avant que les gendarmes ne barrent le chemin de terre.”Elle a tout le temps été là”, a confié, en larmes, Nathalie Dorobisze, une Tropézienne de 50 ans.C’est dans la matinée que la fondation Brigitte Bardot, dédiée à la cause animale, a annoncé le décès de celle qui a aussi été chanteuse, avec des tubes  comme “La Madrague”.- “Même quand ça dérange” -“Nous pleurons une légende du siècle”, a réagi le président Emmanuel Macron sur X.Sur le même réseau social, Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national avec lequel Brigitte Bardot ne cachait pas sa proximité, a rendu salué une femme “incroyablement française: libre, indomptable, entière”.Ces dernières années, Brigitte Bardot, qui avait incarné la libération des moeurs dans la France d’avant mai 1968, se distinguait surtout par ses déclarations sur la politique, l’immigration, le féminisme, les chasseurs… dont certaines lui ont valu des condamnations pour injure raciale.  “La liberté, c’est d’être soi, même quand ça dérange”, proclamait-elle, bravache, en exergue d’un livre intitulé “Mon BBcédaire”, sorti début octobre. Avant de faire parler d’elle pour ses prises de position, celle qu’on surnommait par ses initiales B.B. fut rien de moins qu’un mythe.Celui d’une femme affranchie, des codes moraux, vestimentaires, amoureux et sexuels et… de ce qu’on attendait d’elle. Une femme qui n’avait “besoin de personne”, comme lui faisait chanter Serge Gainsbourg en 1967, connue à Cannes comme sur les plages brésiliennes.- Deux scènes de légende -Première personnalité à avoir prêté ses traits au buste de la Marianne républicaine, Brigitte Bardot fut une sorte de Marilyn Monroe à la française, comme elle blonde, à la beauté explosive et à la vie privée tumultueuse.B.B., Marilyn, “je suis sûr que leurs deux étoiles forment le plus beau duo du ciel”, a salué auprès de l’AFP Francis Huster, qui avait tourné avec Bardot en 1973.Marilyn était “une femme qui a été exploitée, que personne n’a compris, qui en est morte du reste”, se souvenait Bardot.Une erreur qu’elle ne reproduira pas en prenant la tangente à 39 ans, laissant derrière elle une cinquantaine de films et deux scènes entrées au panthéon du 7e art: un mambo enfiévré dans un restaurant de Saint-Tropez (“Et Dieu… créa la femme”, 1956) et un monologue où elle énumérait, nue, les différentes parties de son corps, en ouverture du “Mépris” (1963).Plus qu’une actrice, “c’était la France”, a salué le cinéaste Claude Lelouch sur BFMTV: “Je me rappelle très bien le général De Gaulle, que j’avais rencontré un jour, il m’avait dit : +La France, c’est moi et Brigitte Bardot+”.Rien ne prédestinait la jeune Brigitte à ce destin: née dans une famille bourgeoise parisienne en 1934, elle se passionne pour la danse et s’essaie au mannequinat. Elle épouse à tout juste 18 ans son premier amour, Roger Vadim, qui lui confie le rôle de Juliette dans “Et Dieu… créa la femme”, qui va bousculer l’ordre établi et lui coller l’étiquette de sex-symbol.  Face au succès du film, elle enchaîne les tournages, déchaîne les passions et se brûle aux feux de la rampe. En 1960, au faîte de sa gloire, elle accouche d’un garçon, Nicolas, son seul enfant, sous l’oeil inquisiteur de la presse. Se disant dénuée d’instinct maternel, l’actrice laisse son mari Jacques Charrier élever leur fils. Elle épousera ensuite le millionnaire allemand Gunter Sachs puis l’industriel Bernard d’Ormale, proche du Front national. – Bébés phoques -Elle devient alors une autre Bardot, figure de la cause animale. Le déclic a lieu sur le tournage de son dernier film, “L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise” (1973), face à une chèvre qu’elle achète et installe dans sa chambre d’hôtel.  Défense des éléphants, opposition aux abattages rituels, à la corrida ou à la consommation de viande de cheval… le combat ne fait que commencer.Elle se rend sur la banquise en 1977 pour alerter sur le sort des bébés phoques, une séquence ultra-médiatisée qui fera la Une de Paris Match et lui laissera des souvenirs amers.L’essentiel de sa deuxième vie se déroule à l’abri des regards, dans le sud, entre La Madrague et une deuxième résidence plus discrète, La Garrigue. Elle y recueille des animaux en perdition et gère la fondation à son nom, créée en 1986.  Dans une interview accordée en mai à BFMTV, elle confiait avoir envie “de la paix, de la nature” et vivre “comme une fermière”. Cet automne, elle avait été hospitalisée pour une intervention chirurgicale dont la nature n’avait pas été révélée. Evoquant la mort, elle avait prévenu vouloir éviter la présence “d’une foule de connards” à son enterrement. bur-jfg-jlo-mdv-may/jmo/clr

A Gaza, les abris de fortune de nouveau inondés par de fortes pluies

“Tout a été inondé”, lâche Jamil al-Charafi, l’un des centaines de milliers de Palestiniens déplacés à Gaza qui se réveillent dimanche désemparés après une nouvelle nuit de pluies dans le territoire ravagé par la guerre.”Nous avons perdu nos couvertures, toute la nourriture est détrempée”, raconte à l’AFP cet homme de 47 ans, père de six …

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Trêve Thaïlande-Cambodge: les déplacés commencent à rentrer

De premiers habitants déplacés par le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge ont commencé timidement à rentrer chez eux dimanche, au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu jusqu’ici respecté, tout en restant méfiants.Kanlaya Somjettana a évacué son village de la province thaïlandaise de Surin, tout proche de la frontière contestée, dès le début des …

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Trêve Thaïlande-Cambodge: les déplacés commencent à rentrer

De premiers habitants déplacés par le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge ont commencé timidement à rentrer chez eux dimanche, au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu jusqu’ici respecté, tout en restant méfiants.Kanlaya Somjettana a évacué son village de la province thaïlandaise de Surin, tout proche de la frontière contestée, dès le début des hostilités, le 7 décembre, en compagnie de son bébé de sept mois. “J’espère vraiment que ce cessez-le-feu tiendra longtemps et qu’on pourra rentrer chez nous”, témoigne-t-elle par téléphone à l’AFP, depuis un centre d’hébergement d’urgence. “Mais je ne rentrerai pas tant que les autorités n’auront pas confirmé que c’est sûr”.”J’ai vu des dizaines de personnes rentrer chez elles ce matin. La plupart s’inquiétaient pour leur bétail”, poursuit la jeune maman de 21 ans. “Personne ne leur a dit qu’on pouvait rentrer, mais on a entendu aux informations qu’il y avait un cessez-le-feu”.Saichon Wongpitak, agricultrice cultivant du riz et du manioc, ne pouvait plus attendre et prévoyait dimanche après-midi de rentrer chez elle, dans la province thaïlandaise de Sisaket. “Notre voisin m’a dit qu’il n’y avait pas eu de coups de feu depuis hier”, a dit Saichon, 38 ans, à l’AFP. “Nous avons peur… mais nous avons du travail à faire, du bétail, notre ferme”. Saichon ne s’attend pas à ce que cette trêve dure longtemps “avant que le Cambodge ne reprenne les combats”. “Je vis à la frontière et j’ai appris à ne pas faire confiance au Cambodge”, dit-elle.Du côté cambodgien, on ne dit pas autre chose. Kot Ngik, 43 ans, originaire d’un autre camp de déplacés à Banteay Meanchey, au Cambodge, s’est dite reconnaissante de la trêve, car elle pourrait permettre aux enfants de retourner bientôt à l’école. Mais “nous ne faisons pas encore confiance à l’armée thaïlandaise”, a-t-elle dit. “Ils pourraient reprendre les combats à tout moment”.- “Un peu d’espoir” -So Choeun, 35 ans, s’attendait à accoucher dans les jours qui suivraient et espérait ensuite ramener son bébé chez elle, à environ un kilomètre de la frontière.Mais pas encore, a dit cette femme réfugiée avec sa famille sous des tentes de fortune dans une pagode bouddhiste de la province de Banteay Meanchey. “Nous n’osons pas encore rentrer chez nous. Nous avons toujours peur”, a-t-elle confié à l’AFP. “Nous allons attendre quelques jours pour voir comment la situation évolue”. “Au moins, ce cessez-le-feu nous donne un peu d’espoir”.Les deux pays ont conclu une trêve samedi après trois semaines d’affrontements le long de leur frontière de 800 kilomètres, dont ils contestent de longue date le tracé, hérité de la période coloniale française.Donald Trump a félicité dimanche les dirigeants de la Thaïlande et du Cambodge “pour leur brillante démarche”, sur son réseau Truth Social, ajoutant que les Etats-Unis “étaient fiers d’avoir aidé” à faire cesser les tirs.Au moins 47 personnes sont mortes — 26 côté thaïlandais et 21 côté cambodgien — et près d’un million ont été contraintes d’évacuer.Un responsable de l’armée de l’air thaïlandaise, Prapas Sornchaidee, a indiqué à l’AFP qu’aucun tir n’avait été rapporté près de 24 heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.”Les habitants ont commencé à rentrer chez eux”, a-t-il dit.Le ministre thaïlandais de la Défense, Nattaphon Narkphanit, avait évoqué la veille une “période d’observation” de 72 heures afin d’évaluer le respect de la trêve.La situation est “calme”, a souligné le ministère cambodgien de la Défense, mais les habitants déplacés n’ont pas encore eu le feu vert des autorités pour rentrer.”On attend de voir un peu plus comment les choses évoluent”, a dit à l’AFP le porte-parole de la province cambodgienne d’Oddar Meanchey, Met Measpheakdey.La Chine participe aux efforts de médiation et son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, reçoit les ministres cambodgien et thaïlandais des Affaires étrangères pour des entretiens dans la province du Yunnan, dimanche et lundi. Le cessez-le-feu “a ouvert la voie à la reconstruction de la paix”, a dit M. Wang à son homologue cambodgien, Prak Sokhonn, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.burs-sdu/vgu/ial/ib/mm 

Zelensky rencontre Trump, en quête d’un accord pour un nouveau plan de paix

Fort du soutien des Européens, Volodymyr Zelensky rencontre Donald Trump dimanche en Floride, espérant sceller une nouvelle version du plan de paix pour l’Ukraine, après de nouvelles frappes massives de Moscou contre Kiev.La rencontre, prévue dans la résidence Mar-a-Lago de Donald Trump à 13H00 (18H00 GMT), sera la première entre les deux présidents depuis le mois d’octobre, lorsque l’Ukrainien était venu demander – en vain – des missiles Tomahawk à son homologue américain.Cette fois Volodymyr Zelensky vient chercher l’imprimatur de Donald Trump sur une nouvelle version du plan de paix en Ukraine, présenté par Washington il y a près d’un mois.Le président ukrainien a dévoilé cette semaine la nouvelle mouture de ce document, retravaillé après d’âpres négociations réclamées par Kiev, qui jugeait la première version beaucoup trop proche des revendications russes.La nouvelle version propose un gel du front sur les positions actuelles sans offrir de solution immédiate face aux revendications territoriales de la Russie, qui contrôle environ 20% de l’Ukraine.Le nouveau document abandonne aussi deux exigences clés du Kremlin: un retrait des troupes ukrainiennes de la région de Donetsk et un engagement de l’Ukraine juridiquement contraignant de non-adhésion à l’Otan.- Nouvelles frappes russes -Samedi, lors d’une étape à Halifax au Canada, le président ukrainien a reçu le soutien appuyé d’Ottawa ainsi que des Européens et de l’Otan.Dimanche, après la rencontre Trump-Zelensky à Mar-a-Lago, un appel téléphonique entre les deux hommes et des dirigeants européens est prévu, a par ailleurs annoncé un porte-parole de Kiev.”Nous devons mettre fin à cette guerre, et pour cela, nous avons besoin de deux choses: exercer une pression sur la Russie et apporter un soutien suffisamment fort à l’Ukraine”, a encore répété samedi Volodymyr Zelensky.L’accueil que lui réservera Donald Trump est toutefois incertain. Le chef de l’Etat ukrainien n’aura “rien tant que je ne donne pas mon accord”, a déclaré le président américain au site internet Politico vendredi, plantant le décor de la rencontre.Donald Trump s’est néanmoins montré confiant. “Je pense que ça se passera bien avec lui. Je pense que ça se passera bien avec (le président russe Vladimir) Poutine”, avec lequel il prévoit de s’entretenir “bientôt”.Accroissant la pression sur le terrain, la Russie a samedi pilonné Kiev et sa région, privant d’électricité durant des heures plus d’un million de foyers, puis annoncé la prise de deux nouvelles villes dans l’est de l’Ukraine.”Si les autorités de Kiev ne souhaitent pas régler ce différend pacifiquement, nous réglerons tous les problèmes qui se présentent à nous par la force”, a lancé samedi le président russe Vladimir Poutine.Pour la Russie, qui a trouvé en Donald Trump un relai efficace de certaines de ses revendications “l’Europe et l’Union européenne sont devenues le principal obstacle à la paix”, selon le ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov.- Frustration américaine -Donald Trump ne cache plus son agacement face à l’étirement des négociations. Il “est extrêmement frustré par les deux camps”, avait déclaré le 11 décembre sa porte-parole Karoline Leavitt. Le 19 décembre, le dirigeant américain avait pressé l’Ukraine de “bouger”.Volodymyr Zelensky le convaincra-t-il d’adresser le même genre de message à Moscou, alors que la dernière version du plan paraît inacceptable pour les Russes?Outre le sort du Donbass, cette région de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique, et celui de la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par les soldats russes, dans le sud, les deux dirigeants devraient évoquer les garanties de sécurité que les Occidentaux pourraient fournir dans le cadre d’un éventuel accord de paix.Ces “garanties de sécurité doivent arriver en même temps que la fin de la guerre,” a insisté Volodymyr Zelensky samedi.Le président américain a laissé entendre que selon lui, l’Ukraine avait intérêt à figer la ligne de front face à de futures avancées russes qu’il juge inévitables.”La Russie a l’avantage. Et elle l’a toujours eu”, a-t-il lancé le 8 décembre.