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Trump annonce un “accord commercial majeur” jeudi, probablement avec le Royaume-Uni

Le président américain Donald Trump doit signer jeudi à Washington un accord commercial bilatéral avec son allié historique, le Royaume-Uni, selon la presse américaine, le président américain ayant évoqué un “grand pays très respecté” sans le nommer.Si ce règlement “commercial majeur, selon les mots du président républicain, voit bien le jour jeudi à 10H00 (14H00 GMT) à la Maison Blanche, il s’agira d’une première depuis que le tempétueux milliardaire a imposé au monde entier des droits de douane massifs sur les biens importés aux Etats-Unis.Avant de faire en grande partie marche arrière devant le bouleversement de l’ordre économique international qu’il a provoqué.Donald Trump a toutefois maintenu des surtaxes prohibitives avec la Chine au taux de 145% — 245% pour certains secteurs — auquel Pékin a riposté avec un taux de 125%.Sur son compte Truth Social, le locataire de la Maison Blanche, a annoncé mercredi une “grande conférence de presse (jeudi) matin à 10H00 (14H00 GMT), dans le Bureau ovale, concernant un important accord commercial avec les représentants d’un grand pays très respecté”.Il a même vanté ce qui serait “le premier d’une longue série” d’accords commerciaux, sans être plus explicite.Selon le New York Times et Politico, il s’agit du Royaume-Uni. – “Relation spéciale” -Son Premier ministre travailliste Keir Starmer et Donald Trump avaient fait état de “négociations productives” entre leurs pays liés par 250 ans d’Histoire et qui ont forgé une “relation spéciale” diplomatique et économique jamais véritablement mise à mal.Le commerce de biens entre Londres et Washington est resté à l’équilibre en 2024, selon des statistiques officielles, le Royaume-Uni ayant importé pour 57,1 milliards de livres de biens américains et en a exporté pour 59,3 milliards de livres.Londres est ainsi relativement épargné par les droits de douane “réciproques” annoncés le 2 avril par le président Trump avec une taxe de seulement 10%, le niveau le plus bas.La puissance européenne reste toutefois taxée à 25% sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, ce qui inquiète les constructeurs britanniques, les Etats-Unis représentant leur premier marché à l’exportation en 2024 (9 milliards de livres, 27,4% des exportations), hors Union européenne.La balance commerciale penche aussi largement en faveur du Royaume-Uni en matière de services, le pays ayant exporté pour 137 milliards de livres aux Etats-Unis l’an passé, contre 61,2 milliards d’importations.Mais ce secteur reste, pour l’instant, en marge de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.Londres et Washington négocient depuis des semaines, le Royaume-Uni espérant supprimer ou atténuer les surtaxes américaines contre des concessions.La ministre des Finances britannique Rachel Reeves s’était ainsi entretenue avec son homologue américain Scott Bessent, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) fin avril à Washington.Elle avait avancé quelques lignes rouges sur les normes en matière d’automobiles et d’alimentation, sur la sécurité en ligne et envisagé une concession possible sur les prélèvements fiscaux de 800 millions de livres par an sur les géants américains du numérique.- Sommet avec l’UE -Dans le même temps, Mme Reeves avait rappelé la valeur de la relation avec l’UE, soulignant que “les relations commerciales avec l’Europe (étaient) sans doute encore plus importantes” qu’avec les Etats-Unis, malgré le divorce du Brexit effectif depuis le 31 janvier 2020.Le gouvernement de M. Starmer s’est dit prêt mercredi à envisager un programme de mobilité pour les jeunes avec l’UE, sous certaines conditions, une demande de Bruxelles à laquelle il s’était jusque-là montré réticent. Londres accueillera le 19 mai les présidents des institutions de l’UE, premier sommet de ce type depuis le Brexit.Depuis son retour au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump a déclenché un séisme économique avec notamment ce qu’il a lui-même surnommé “jour de la libération”, le 2 avril, lorsqu’il a érigé un mur de nouvelles taxes sur les produits importés aux Etats-Unis.Donald Trump a depuis partiellement viré de bord, en annonçant une pause de 90 jours — jusqu’à début juillet — et promis des “deals” avec les partenaires majeurs des Etats-Unis pour alléger la facture. Aucun n’a encore été annoncé.Des discussions sont en cours avec nombre de pays tandis que la Chine et les Etats-Unis doivent se réunir ce week-end en Suisse pour jeter les fondements d’une négociation commerciale.burs-nr/lgo

Trump annonce un “accord commercial majeur” jeudi, probablement avec le Royaume-Uni

Le président américain Donald Trump doit signer jeudi à Washington un accord commercial bilatéral avec son allié historique, le Royaume-Uni, selon la presse américaine, le président américain ayant évoqué un “grand pays très respecté” sans le nommer.Si ce règlement “commercial majeur, selon les mots du président républicain, voit bien le jour jeudi à 10H00 (14H00 GMT) à la Maison Blanche, il s’agira d’une première depuis que le tempétueux milliardaire a imposé au monde entier des droits de douane massifs sur les biens importés aux Etats-Unis.Avant de faire en grande partie marche arrière devant le bouleversement de l’ordre économique international qu’il a provoqué.Donald Trump a toutefois maintenu des surtaxes prohibitives avec la Chine au taux de 145% — 245% pour certains secteurs — auquel Pékin a riposté avec un taux de 125%.Sur son compte Truth Social, le locataire de la Maison Blanche, a annoncé mercredi une “grande conférence de presse (jeudi) matin à 10H00 (14H00 GMT), dans le Bureau ovale, concernant un important accord commercial avec les représentants d’un grand pays très respecté”.Il a même vanté ce qui serait “le premier d’une longue série” d’accords commerciaux, sans être plus explicite.Selon le New York Times et Politico, il s’agit du Royaume-Uni. – “Relation spéciale” -Son Premier ministre travailliste Keir Starmer et Donald Trump avaient fait état de “négociations productives” entre leurs pays liés par 250 ans d’Histoire et qui ont forgé une “relation spéciale” diplomatique et économique jamais véritablement mise à mal.Le commerce de biens entre Londres et Washington est resté à l’équilibre en 2024, selon des statistiques officielles, le Royaume-Uni ayant importé pour 57,1 milliards de livres de biens américains et en a exporté pour 59,3 milliards de livres.Londres est ainsi relativement épargné par les droits de douane “réciproques” annoncés le 2 avril par le président Trump avec une taxe de seulement 10%, le niveau le plus bas.La puissance européenne reste toutefois taxée à 25% sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, ce qui inquiète les constructeurs britanniques, les Etats-Unis représentant leur premier marché à l’exportation en 2024 (9 milliards de livres, 27,4% des exportations), hors Union européenne.La balance commerciale penche aussi largement en faveur du Royaume-Uni en matière de services, le pays ayant exporté pour 137 milliards de livres aux Etats-Unis l’an passé, contre 61,2 milliards d’importations.Mais ce secteur reste, pour l’instant, en marge de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.Londres et Washington négocient depuis des semaines, le Royaume-Uni espérant supprimer ou atténuer les surtaxes américaines contre des concessions.La ministre des Finances britannique Rachel Reeves s’était ainsi entretenue avec son homologue américain Scott Bessent, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) fin avril à Washington.Elle avait avancé quelques lignes rouges sur les normes en matière d’automobiles et d’alimentation, sur la sécurité en ligne et envisagé une concession possible sur les prélèvements fiscaux de 800 millions de livres par an sur les géants américains du numérique.- Sommet avec l’UE -Dans le même temps, Mme Reeves avait rappelé la valeur de la relation avec l’UE, soulignant que “les relations commerciales avec l’Europe (étaient) sans doute encore plus importantes” qu’avec les Etats-Unis, malgré le divorce du Brexit effectif depuis le 31 janvier 2020.Le gouvernement de M. Starmer s’est dit prêt mercredi à envisager un programme de mobilité pour les jeunes avec l’UE, sous certaines conditions, une demande de Bruxelles à laquelle il s’était jusque-là montré réticent. Londres accueillera le 19 mai les présidents des institutions de l’UE, premier sommet de ce type depuis le Brexit.Depuis son retour au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump a déclenché un séisme économique avec notamment ce qu’il a lui-même surnommé “jour de la libération”, le 2 avril, lorsqu’il a érigé un mur de nouvelles taxes sur les produits importés aux Etats-Unis.Donald Trump a depuis partiellement viré de bord, en annonçant une pause de 90 jours — jusqu’à début juillet — et promis des “deals” avec les partenaires majeurs des Etats-Unis pour alléger la facture. Aucun n’a encore été annoncé.Des discussions sont en cours avec nombre de pays tandis que la Chine et les Etats-Unis doivent se réunir ce week-end en Suisse pour jeter les fondements d’une négociation commerciale.burs-nr/lgo

Ukraine: la trêve de trois jours ordonnée par Poutine entre en vigueur

La trêve de trois jours avec l’Ukraine, ordonnée de façon unilatérale par le président russe Vladimir Poutine à l’occasion des commémorations de la victoire contre l’Allemagne nazie le 9 mai, est entrée en vigueur jeudi.”Le cessez-le-feu (…) à l’occasion du 80e anniversaire de la Grande Victoire, a commencé”, a rapporté l’agence de presse russe Ria Novosti.L’Ukraine n’a jamais accepté cette trêve et l’a qualifiée d’opération de communication, appelant plutôt à un cessez-le-feu de 30 jours.La nuit de mercredi a jeudi a été relativement calme. L’armée de l’air ukrainienne a signalé à plusieurs reprises des bombes aériennes guidées lancées par des avions russes sur Soumy, dans le nord-est, sans que l’impact soit connu.  L’aéroport de Nijni Novgorod, ville à 400 km de Moscou, a été fermée pendant plus d’une heure, a indiqué sur Telegram Artem Korenyako, représentant de l’agence nationale de l’aviation Rossaviatsia.Quelques heures avant l’entrée en vigueur de la trêve décrétée par Vladimir Poutine à 21H00 GMT, la Russie et l’Ukraine avaient échangé des attaques aériennes, avec des missiles et des dizaines de drones entraînant la fermeture d’aéroports côté russe et faisant au moins deux morts côté ukrainien. Le Kremlin a précisé que les forces russes respecteraient le cessez-le-feu mais qu’elles répondraient “immédiatement” si Kiev attaquait.Dans son adresse de mercredi soir, le président Volodymyr Zelensky a renouvelé son appel à une trêve de 30 jours. “Nous ne retirons pas cette proposition qui pourrait donner une chance à la diplomatie. Mais le monde ne voit pas de réponse de la part de la Russie”, a-t-il déclaré.Vladimir Poutine a annoncé la trêve le 28 avril dans un geste “humanitaire”, à la suite de pressions des Etats-Unis pour que la Russie mette un terme à l’assaut qu’elle mène depuis 2022 contre l’Ukraine.Depuis son investiture en janvier, le président américain Donald Trump tente de négocier un cessez-le-feu durable entre Moscou et Kiev. Mais il n’a pas réussi à obtenir de concessions majeures de la part du Kremlin.- Frustration à Washington -En mars, Vladimir Poutine a rejeté une proposition conjointe américano-ukrainienne de cessez-le-feu inconditionnel et n’a depuis offert que de maigres contributions aux efforts de paix de M. Trump.La Maison Blanche est de plus en plus frustrée par cette absence de progrès.”Il est probablement impossible pour nous d’assurer une médiation complète sans au moins quelques négociations directes entre les deux parties”, a déclaré mercredi le vice-président américain JD Vance.L’Ukraine a dit qu’elle ne croyait pas que la Russie adhérerait à la trêve, et a accusé Moscou d’avoir commis des centaines de violations lors d’un précédent cessez-le-feu de 30 heures ordonné par le président russe à Pâques.Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée russe a tiré cinq missiles balistiques et lancé 187 drones sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne qui a affirmé avoir abattu deux de ces missiles et 81 drones.A Kiev, une mère et son fils ont péri et sept autres personnes ont été blessées, dont quatre enfants.L’Ukraine, dont environ 20% du territoire est occupé par l’armée russe, a pour sa part multiplié les attaques de drones contre la Russie ces derniers jours, perturbant le fonctionnement des aéroports de Moscou et d’autres villes.- Inquiétudes pour le défilé -Conséquence, depuis mardi, au moins 350 vols ont été annulés ou retardés et au moins 60.000 passagers ont été affectés, selon l’association des tour-opérateurs russes.Ces attaques ont suscité des inquiétudes sur le déroulement en bon ordre des cérémonies du 9 mai.Les premiers dirigeants étrangers ont commencé à arriver à Moscou, parmi lesquels les présidents chinois Xi Jinping, brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et vénézuélien Nicolas Maduro.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré mercredi que son pays prenait “toutes les mesures nécessaires” pour assurer la sécurité des commémorations, dont le point d’orgue sera un défilé militaire vendredi sur la place Rouge.Le président Zelensky a averti que l’Ukraine ne pouvait garantir la sécurité des dirigeants se rendant à Moscou, et souligné que la Russie avait “raison de s’inquiéter” pour la sécurité du défilé.Les célébrations du 9 mai occupent une place centrale dans le culte patriotique promu par le pouvoir russe, qui a établi des parallèles entre l’offensive en Ukraine déclenchée en février 2022 et la guerre contre l’Allemagne nazie.Rencontrée près d’une artère de la capitale sur laquelle passaient les véhicules militaires participant à la répétition générale du défilé, Valeria Pavlova, une étudiante russe de 22 ans, a dit à l’AFP avoir “du mal à croire” que les Ukrainiens observent ce cessez-le-feu provisoire.

Ukraine: la trêve de trois jours ordonnée par Poutine entre en vigueur

La trêve de trois jours avec l’Ukraine, ordonnée de façon unilatérale par le président russe Vladimir Poutine à l’occasion des commémorations de la victoire contre l’Allemagne nazie le 9 mai, est entrée en vigueur jeudi.”Le cessez-le-feu (…) à l’occasion du 80e anniversaire de la Grande Victoire, a commencé”, a rapporté l’agence de presse russe Ria Novosti.L’Ukraine n’a jamais accepté cette trêve et l’a qualifiée d’opération de communication, appelant plutôt à un cessez-le-feu de 30 jours.La nuit de mercredi a jeudi a été relativement calme. L’armée de l’air ukrainienne a signalé à plusieurs reprises des bombes aériennes guidées lancées par des avions russes sur Soumy, dans le nord-est, sans que l’impact soit connu.  L’aéroport de Nijni Novgorod, ville à 400 km de Moscou, a été fermée pendant plus d’une heure, a indiqué sur Telegram Artem Korenyako, représentant de l’agence nationale de l’aviation Rossaviatsia.Quelques heures avant l’entrée en vigueur de la trêve décrétée par Vladimir Poutine à 21H00 GMT, la Russie et l’Ukraine avaient échangé des attaques aériennes, avec des missiles et des dizaines de drones entraînant la fermeture d’aéroports côté russe et faisant au moins deux morts côté ukrainien. Le Kremlin a précisé que les forces russes respecteraient le cessez-le-feu mais qu’elles répondraient “immédiatement” si Kiev attaquait.Dans son adresse de mercredi soir, le président Volodymyr Zelensky a renouvelé son appel à une trêve de 30 jours. “Nous ne retirons pas cette proposition qui pourrait donner une chance à la diplomatie. Mais le monde ne voit pas de réponse de la part de la Russie”, a-t-il déclaré.Vladimir Poutine a annoncé la trêve le 28 avril dans un geste “humanitaire”, à la suite de pressions des Etats-Unis pour que la Russie mette un terme à l’assaut qu’elle mène depuis 2022 contre l’Ukraine.Depuis son investiture en janvier, le président américain Donald Trump tente de négocier un cessez-le-feu durable entre Moscou et Kiev. Mais il n’a pas réussi à obtenir de concessions majeures de la part du Kremlin.- Frustration à Washington -En mars, Vladimir Poutine a rejeté une proposition conjointe américano-ukrainienne de cessez-le-feu inconditionnel et n’a depuis offert que de maigres contributions aux efforts de paix de M. Trump.La Maison Blanche est de plus en plus frustrée par cette absence de progrès.”Il est probablement impossible pour nous d’assurer une médiation complète sans au moins quelques négociations directes entre les deux parties”, a déclaré mercredi le vice-président américain JD Vance.L’Ukraine a dit qu’elle ne croyait pas que la Russie adhérerait à la trêve, et a accusé Moscou d’avoir commis des centaines de violations lors d’un précédent cessez-le-feu de 30 heures ordonné par le président russe à Pâques.Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée russe a tiré cinq missiles balistiques et lancé 187 drones sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne qui a affirmé avoir abattu deux de ces missiles et 81 drones.A Kiev, une mère et son fils ont péri et sept autres personnes ont été blessées, dont quatre enfants.L’Ukraine, dont environ 20% du territoire est occupé par l’armée russe, a pour sa part multiplié les attaques de drones contre la Russie ces derniers jours, perturbant le fonctionnement des aéroports de Moscou et d’autres villes.- Inquiétudes pour le défilé -Conséquence, depuis mardi, au moins 350 vols ont été annulés ou retardés et au moins 60.000 passagers ont été affectés, selon l’association des tour-opérateurs russes.Ces attaques ont suscité des inquiétudes sur le déroulement en bon ordre des cérémonies du 9 mai.Les premiers dirigeants étrangers ont commencé à arriver à Moscou, parmi lesquels les présidents chinois Xi Jinping, brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et vénézuélien Nicolas Maduro.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré mercredi que son pays prenait “toutes les mesures nécessaires” pour assurer la sécurité des commémorations, dont le point d’orgue sera un défilé militaire vendredi sur la place Rouge.Le président Zelensky a averti que l’Ukraine ne pouvait garantir la sécurité des dirigeants se rendant à Moscou, et souligné que la Russie avait “raison de s’inquiéter” pour la sécurité du défilé.Les célébrations du 9 mai occupent une place centrale dans le culte patriotique promu par le pouvoir russe, qui a établi des parallèles entre l’offensive en Ukraine déclenchée en février 2022 et la guerre contre l’Allemagne nazie.Rencontrée près d’une artère de la capitale sur laquelle passaient les véhicules militaires participant à la répétition générale du défilé, Valeria Pavlova, une étudiante russe de 22 ans, a dit à l’AFP avoir “du mal à croire” que les Ukrainiens observent ce cessez-le-feu provisoire.

Ukraine: la trêve de trois jours ordonnée par Poutine entre en vigueur

La trêve de trois jours avec l’Ukraine, ordonnée de façon unilatérale par le président russe Vladimir Poutine à l’occasion des commémorations de la victoire contre l’Allemagne nazie le 9 mai, est entrée en vigueur jeudi.”Le cessez-le-feu (…) à l’occasion du 80e anniversaire de la Grande Victoire, a commencé”, a rapporté l’agence de presse russe Ria …

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La Corée du Nord tire une salve de missiles balistiques

La Corée du Nord a tiré jeudi plusieurs missiles balistiques de courte portée en direction de la mer du Japon, a annoncé l’armée sud-coréenne, des experts évoquant un possible essais d’armes destinées à la Russie.L’armée sud-coréenne “a détecté le lancement de plusieurs types de missiles balistiques de courte portée”, a annoncé l’état-major interarmées, sans préciser le nombre exact de projectiles.Ces missiles “ont été tirés depuis la région de Wonsan en Corée du Nord vers la mer de l’Est, entre 08H10 et 09H20 environ” (23H10 et 00H20 GMT), a-t-il ajouté en employant le nom coréen de la mer du Japon.Les projectiles se sont abîmés en mer à environ 800 km des côtes nord-coréennes, a précisé l’état-major en dénonçant une “claire provocation” et “une menace sérieuse pour la paix et la stabilité”.Cet essai de missiles n’a eu aucun impact pour le Japon voisin, selon le ministère japonais de la Défense cité par la télévision publique NHK.Il s’agit des premiers tirs de missiles balistiques par la Corée du Nord en près de deux mois. Le dernier en date avait eu lieu le 10 mars, au moment où la Corée du Sud et les Etats-Unis effectuaient des exercices militaires dans la région.Les sanctions imposées par les Nations unies contre Pyongyang pour son programme nucléaire lui interdisent de posséder des missiles balistiques, qui effectuent la majeure partie de leur trajectoire en dehors de l’atmosphère terrestre.- Destroyer de 5.000 tonnes -Le 28 avril, la marine nord-coréenne avait dévoilé un nouveau destroyer de 5.000 tonnes, le Choe Hyon, destiné à entrer en service début 2026. Des tirs d’essai de missiles de croisière – non concernés par les sanctions de l’ONU – avaient été réalisés à cette occasion, selon l’agence officielle KCNA.Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avait par la suite ordonné “d’accélérer l’armement nucléaire de la marine afin de défendre l’Etat et la souveraineté maritime contre les menaces actuelles et futures”.Selon certains analystes, le Choe Hyon pourrait être équipé de missiles nucléaires tactiques, bien que la Corée du Nord n’ait pas jusqu’à présent prouvé sa capacité à miniaturiser ses armes atomiques.L’armée sud-coréenne estime que le destroyer pourrait avoir été développé avec l’aide de la Russie, avec qui la Corée du Nord s’est considérablement rapprochée ces dernières années, allant jusqu’à envoyer des milliers de soldats pour aider les troupes russes à reconquérir la région de Koursk partiellement prise par l’Ukraine.Les deux pays ont signé en juin 2024 un traité de défense mutuelle, qui les oblige à fournir une assistance militaire “sans délai” en cas d’attaque contre l’autre et à coopérer au niveau international pour s’opposer aux sanctions occidentales.En février, le gouvernement sud-coréen avait accusé Pyongyang d’avoir livré à la Russie plusieurs missiles, 200 pièces d’artillerie à longue portée ainsi qu’une grosse quantité de munitions.Les médias officiels nord-coréens ont rendu compte cette semaine de visites de Kim Jong Un dans des usines de munitions, affirmant que la production d’obus par la Corée du Nord avait augmenté de façon spectaculaire dans les derniers mois.Et fin avril, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait accusé la Russie d’avoir utilisé un “missile balistique fabriqué en Corée du Nord” dans une attaque sur Kiev qui avait fait 12 morts.Il est “tout à fait possible” que le lancement du missile de jeudi “ait servi de test avant une éventuelle exportation vers la Russie”, a déclaré à l’AFP Ahn Chan-il, un transfuge nord-coréen devenu directeur de l’Institut mondial pour les études sur la Corée du Nord à Séoul.

Les températures mondiales se maintiennent toujours au-dessus d’1,5°C de réchauffement

Les températures mondiales sont restées à des niveaux historiquement élevés en avril, poursuivant une série de près de deux ans de chaleur inédite sur la planète qui agite le milieu scientifique sur la vitesse du réchauffement climatique.Au niveau mondial, avril 2025 se classe deuxième plus chaud derrière avril 2024, selon l’observatoire européen Copernicus, qui se …

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Les températures mondiales se maintiennent toujours au-dessus d’1,5°C de réchauffement

Les températures mondiales sont restées à des niveaux historiquement élevés en avril, poursuivant une série de près de deux ans de chaleur inédite sur la planète qui agite le milieu scientifique sur la vitesse du réchauffement climatique.Au niveau mondial, avril 2025 se classe deuxième plus chaud derrière avril 2024, selon l’observatoire européen Copernicus, qui se fonde sur des milliards de mesures issues de satellites, stations météo et autres outils.Le mois dernier prolonge ainsi une série ininterrompue de records ou quasi-records de températures qui dure depuis juillet 2023, soit bientôt deux ans.Depuis lors, à une exception près, tous les mois ont été au moins 1,5°C plus chauds que la moyenne de l’ère préindustrielle (1850-1900).De nombreux scientifiques s’attendaient pourtant à ce que la période 2023-2024 — les deux années les plus chaudes jamais mesurées dans le monde — soit suivie d’un répit, lorsque les conditions plus chaudes du phénomène El Nino s’estomperaient.”Avec 2025, cela aurait dû se tasser, mais au lieu de cela, nous restons dans cette phase de réchauffement accéléré”, a déclaré Johan Rockström, directeur en Allemagne de l’Institut de Potsdam sur l’impact du climat. “Il semble que nous y soyons coincés” et “ce qui l’explique n’est pas entièrement résolu, mais c’est un signe très inquiétant”, a-t-il déclaré à l’AFP.Les deux dernières années “ont été exceptionnelles”, dit à l’AFP Samantha Burgess, du centre européen qui opère Copernicus. “Elles restent dans la fourchette de ce que les modèles climatiques prédisaient pour aujourd’hui, mais on est dans le haut de la fourchette”.Une des explications repose sur le fait que le phénomène La Nina, inverse d’El Nino et synonyme d’influence rafraîchissante, n’est finalement que de “faible intensité” depuis décembre, selon l’Organisation météorologique mondiale, et pourrait déjà décliner dans les prochains mois.- Déjà presque 1,4°C -Une cinquantaine de climatologues réputés, conduits par le britannique Piers Forster, estiment que le climat était déjà réchauffé en moyenne de 1,36°C en 2024. C’est la conclusion d’une version préliminaire de leur étude qui actualise chaque année les chiffres clés du Giec, les experts du climat mandatés par l’ONU. Copernicus a une estimation actuelle très proche, de 1,39°C.Le seuil de 1,5°C de réchauffement, le plus ambitieux de l’accord de Paris, est sur le point d’être atteint de façon stabilisée, calculée sur plusieurs décennies, estiment nombre de scientifiques. Copernicus pense que cela pourra être le cas d’ici 2029.”C’est dans quatre ans. La réalité est que nous allons dépasser 1,5°C”, dit Samantha Burgess.”Au rythme actuel, le 1.5°C sera battu avant 2030″, estime aussi Julien Cattiaux, climatologue du CNRS joint par l’AFP. “On dit que chaque dixième de degré compte”, car il multiplie les sécheresses, canicules et autres catastrophes météorologiques “mais actuellement, ils défilent vite”, s’alarme le scientifique. Mais “maintenant, ce qu’il faut essayer de faire, c’est d’avoir un réchauffement climatique le plus proche possible” de la cible initiale car “ce n’est pas pareil si on vise un climat réchauffé de 2°C en fin de siècle ou de 4°C”, rappelle-t-il.Que la combustion des énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – soit responsable de l’essentiel du réchauffement ne fait pas débat parmi les climatologues.Mais les discussions et les études se multiplient pour quantifier l’influence climatique de l’évolution des nuages, d’une baisse de la pollution atmosphérique ou de celle des capacités de la Terre à stocker le carbone dans des puits naturels tels que les forêts et les océans.Les relevés annuels de températures mondiales remontent jusqu’en 1850. Mais les carottes de glace, les sédiments au fond de l’océan et d’autres “archives climatiques” permettent d’établir que le climat actuel est sans précédent depuis au moins 120.000 ans.