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Fumée noire au Vatican, pas de pape à midi le deuxième jour de conclave

De la fumée noire s’est échappée de la cheminée de la chapelle Sixtine jeudi peu avant midi, signe que les deux tours de vote des cardinaux effectués dans la matinée n’ont pas permis d’élire un nouveau pape, ont constaté des journalistes de l’AFP.Vers 11H50 (09H50 GMT), une vague d’espoir a brièvement traversé les milliers de fidèles et curieux massées place Saint-Pierre lorsque la fumée a commencé à s’échapper de la fine cheminée fixée sur le toit de la chapelle Sixtine, avant que la couleur noire apparaisse comme certaine. Dans la foule une femme réconfortait des fidèles déçus autour d’elle: “ça va, ça va”, lançait-elle.Les 133 cardinaux électeurs, coupés du monde depuis mercredi dans la chapelle Sixtine, voteront de nouveau dans l’après midi.Mercredi soir déjà, ils ne sont pas parvenus à s’entendre sur un nom, lors de l’unique tour de scrutin organisé après le début du conclave. Un scénario attendu, le premier tour servant surtout à jauger les forces en présence, mais qui a suscité la déception des milliers de fidèles ayant patienté plus de trois heures sur la place.Si un nom recueille une majorité des deux tiers, soit 89 voix, le monde en sera immédiatement informé grâce à une fumée blanche qui s’échappera de la cheminée.Dans le cas contraire, une fumée noire sera émise tous les deux tours de scrutin – c’est-à-dire vers 12H00 (10H00 GMT) et vers 19H00 (17H00 GMT).La durée du conclave est difficilement prévisible, mais à titre de comparaison il avait fallu deux jours pour élire Benoît XVI en 2005 et François en 2013.Avec un nombre d’électeurs record venus de quelque 70 pays dont 15 sont représentés pour la première fois, comme Haïti ou le Cap-Vert, ce conclave s’annonce particulièrement ouvert.- “Charisme” -“Les alliances se créent, se mélangent et se défont”, assure jeudi le quotidien italien Corriere della Sera, tandis que Il Messaggero titre sur des cardinaux “à la recherche d’un souverain pontife d’union”.Dans ce qu’il qualifie de “référendum” sur l’Italien Pietro Parolin, La Stampa estime pour sa part que “les premiers votes au Conclave deviennent un décompte sur le secrétaire d’Etat. Si les scrutins se prolongent au-delà de demain (vendredi), il faudra que des candidats de compromis concilient progressistes et conservateurs”.Place Saint-Pierre, Colter Sikora, un Américain de 37 ans venu du Wisconsin, espère un pape “comme François, qui a un peu de charisme, quelqu’un qu’on admire et qu’on veut suivre comme leader”.Barbara Mason, une Canadienne de 50 ans, ne veut pas de décision “précipitée” des cardinaux, qui doivent prendre “le temps nécessaire pour arriver à la bonne décision”.”C’est exceptionnel, on ne vit ça qu’une fois dans sa vie, je ne pense pas que j’aurai la chance de connaître un événement pareil de nouveau”, affirme à l’AFP Paul O’Flynn, 72 ans, un Irlandais venu de New York.Paolo Cabrera, 40 ans, en lune de miel avec sa femme Cynthia, est prêt à passer toute la journée sur la place Saint-Pierre “pour voir la fumée blanche”. “En tant que Philippins, nous aimerions voir le cardinal (Luis Antonio) Tagle (élu) bien sûr, mais n’importe qui nommé par Dieu et nous serons heureux!”, affirme-t-il.Le conclave, cérémonial extrêmement codifié, a débuté mercredi avec une prière des cardinaux qui ont ensuite juré en latin, la main posée sur l’évangile, de garder un secret absolu, sous peine d’excommunication (c’est à dire une exclusion de la communauté chrétienne).Ils se sont ensuite enfermés face à la fresque majestueuse du Jugement dernier de Michel-Ange, dans une chapelle Sixtine à l’isolement drastique: aucun téléphone portable n’est autorisé, et les réseaux de télécommunication sont coupés entre les murs de la Cité du Vatican.Couvert par plus de 6.000 journalistes de 90 pays qui transforment les abords de la place Saint-Pierre en vaste salle de presse à ciel ouvert, ce conclave suscite un intérêt massif dans le monde, bien au-delà des sphères religieuses.Les paris en ligne vont bon train sur l’identité du futur souverain pontife: des Italiens Pietro Parolin et Pierbattista Pizzaballa au Maltais Mario Grech en passant par l’archevêque de Marseille, le Français Jean-Marc Aveline, ou le Philippin Luis Antonio Tagle, plusieurs noms ont émergé parmi les “papabili”, considérés comme favoris.

Droits de douane: accord aux contours flous attendu entre Washington et Londres

Un “accord commercial” sur les droits de douane est attendu jeudi entre les Etats-Unis et son allié historique, le Royaume-Uni, mais les contours et la portée de cet arrangement, le premier du genre depuis le lancement par Donald Trump de sa guerre commerciale, restent encore flous.Le Premier ministre britannique Keir Starmer doit “s’exprimer plus tard” jeudi au sujet des négociations commerciales entre les deux pays, a indiqué un porte-parole de Downing Street jeudi en début de matinée, quelques heures après l’annonce par Donald Trump qu’un “accord majeur” serait dévoilé –sans nommer le pays concerné.Sur son compte Truth Social, le locataire de la Maison Blanche, a annoncé mercredi une “grande conférence de presse (jeudi) matin à 10H00 (14H00 GMT), dans le Bureau ovale, concernant un important accord commercial avec les représentants d’un grand pays très respecté”.La presse américaine comme britannique avance qu’il s’agit du Royaume-Uni, mais souligne que l’ampleur de ce qui sera dévoilé jeudi pourrait être limitée, voire se réduire à l’annonce d’un cadre de négociations entre les deux pays.”Tout +accord+ avec les États-Unis s’apparente davantage à une opération de limitation des dégâts qu’à un véritable coup de pouce à l’économie” britannique, même si “il s’agira clairement d’un soulagement pour les entreprises”, relève ainsi Jonathan Portes, économiste au King’s College de Londres, interrogé par l’AFP.- “Relation spéciale” -Si cet accord est confirmé, il constituera une première depuis que le tempétueux milliardaire a imposé au monde entier des droits de douane massifs sur les biens importés par les Etats-Unis, avant de faire en grande partie marche arrière devant le bouleversement de l’ordre économique international.Donald Trump a toutefois maintenu des surtaxes prohibitives avec la Chine au taux de 145% — 245% pour certains secteurs — auquel Pékin a riposté avec un taux de 125%.Chine et Etats-Unis doivent se réunir ce week-end en Suisse pour jeter les fondements d’une négociation commerciale.Keir Starmer et Donald Trump avaient ces dernières semaines fait état de “négociations productives” entre leurs pays liés par 250 ans d’Histoire et qui ont forgé une “relation spéciale” diplomatique et économique jamais véritablement mise à mal.Le commerce de biens entre Londres et Washington est resté à l’équilibre en 2024, selon des statistiques officielles, le Royaume-Uni ayant importé pour 57,1 milliards de livres de biens américains et en a exporté pour 59,3 milliards de livres.Londres est ainsi relativement épargné par les droits de douane “réciproques” annoncés le 2 avril par le président Trump avec une taxe de seulement 10%, le niveau le plus bas.La puissance européenne reste toutefois taxée à 25% sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, ce qui inquiète les constructeurs britanniques, les Etats-Unis représentant leur premier marché à l’exportation en 2024 (9 milliards de livres, 27,4% des exportations), hors Union européenne.La balance commerciale penche aussi largement en faveur du Royaume-Uni en matière de services, le pays ayant exporté pour 137 milliards de livres aux Etats-Unis l’an passé, contre 61,2 milliards d’importations.Mais ce secteur reste, pour l’instant, en marge de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.- Taxe numérique -Londres et Washington négocient depuis des semaines, le Royaume-Uni espérant supprimer ou atténuer les surtaxes américaines contre des concessions.La ministre des Finances britannique Rachel Reeves s’était ainsi entretenue avec son homologue américain Scott Bessent, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) fin avril à Washington.Elle avait avancé quelques lignes rouges sur les normes en matière d’automobiles et d’alimentation, sur la sécurité en ligne et envisagé une concession possible sur sa taxe numérique, qui touche essentiellement les géants américains et rapporte 800 millions de livres par an.Dans le même temps, Mme Reeves avait rappelé la valeur de la relation avec l’UE, soulignant que “les relations commerciales avec l’Europe (étaient) sans doute encore plus importantes” qu’avec les Etats-Unis, malgré le divorce du Brexit effectif depuis le 31 janvier 2020.Londres accueillera le 19 mai les présidents des institutions de l’UE, premier sommet de ce type depuis le Brexit.Des discussions sont parallèlement en cours entre Washington et nombre de pays. burs-ode/zap/rl

Droits de douane: accord aux contours flous attendu entre Washington et Londres

Un “accord commercial” sur les droits de douane est attendu jeudi entre les Etats-Unis et son allié historique, le Royaume-Uni, mais les contours et la portée de cet arrangement, le premier du genre depuis le lancement par Donald Trump de sa guerre commerciale, restent encore flous.Le Premier ministre britannique Keir Starmer doit “s’exprimer plus tard” jeudi au sujet des négociations commerciales entre les deux pays, a indiqué un porte-parole de Downing Street jeudi en début de matinée, quelques heures après l’annonce par Donald Trump qu’un “accord majeur” serait dévoilé –sans nommer le pays concerné.Sur son compte Truth Social, le locataire de la Maison Blanche, a annoncé mercredi une “grande conférence de presse (jeudi) matin à 10H00 (14H00 GMT), dans le Bureau ovale, concernant un important accord commercial avec les représentants d’un grand pays très respecté”.La presse américaine comme britannique avance qu’il s’agit du Royaume-Uni, mais souligne que l’ampleur de ce qui sera dévoilé jeudi pourrait être limitée, voire se réduire à l’annonce d’un cadre de négociations entre les deux pays.”Tout +accord+ avec les États-Unis s’apparente davantage à une opération de limitation des dégâts qu’à un véritable coup de pouce à l’économie” britannique, même si “il s’agira clairement d’un soulagement pour les entreprises”, relève ainsi Jonathan Portes, économiste au King’s College de Londres, interrogé par l’AFP.- “Relation spéciale” -Si cet accord est confirmé, il constituera une première depuis que le tempétueux milliardaire a imposé au monde entier des droits de douane massifs sur les biens importés par les Etats-Unis, avant de faire en grande partie marche arrière devant le bouleversement de l’ordre économique international.Donald Trump a toutefois maintenu des surtaxes prohibitives avec la Chine au taux de 145% — 245% pour certains secteurs — auquel Pékin a riposté avec un taux de 125%.Chine et Etats-Unis doivent se réunir ce week-end en Suisse pour jeter les fondements d’une négociation commerciale.Keir Starmer et Donald Trump avaient ces dernières semaines fait état de “négociations productives” entre leurs pays liés par 250 ans d’Histoire et qui ont forgé une “relation spéciale” diplomatique et économique jamais véritablement mise à mal.Le commerce de biens entre Londres et Washington est resté à l’équilibre en 2024, selon des statistiques officielles, le Royaume-Uni ayant importé pour 57,1 milliards de livres de biens américains et en a exporté pour 59,3 milliards de livres.Londres est ainsi relativement épargné par les droits de douane “réciproques” annoncés le 2 avril par le président Trump avec une taxe de seulement 10%, le niveau le plus bas.La puissance européenne reste toutefois taxée à 25% sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, ce qui inquiète les constructeurs britanniques, les Etats-Unis représentant leur premier marché à l’exportation en 2024 (9 milliards de livres, 27,4% des exportations), hors Union européenne.La balance commerciale penche aussi largement en faveur du Royaume-Uni en matière de services, le pays ayant exporté pour 137 milliards de livres aux Etats-Unis l’an passé, contre 61,2 milliards d’importations.Mais ce secteur reste, pour l’instant, en marge de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.- Taxe numérique -Londres et Washington négocient depuis des semaines, le Royaume-Uni espérant supprimer ou atténuer les surtaxes américaines contre des concessions.La ministre des Finances britannique Rachel Reeves s’était ainsi entretenue avec son homologue américain Scott Bessent, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) fin avril à Washington.Elle avait avancé quelques lignes rouges sur les normes en matière d’automobiles et d’alimentation, sur la sécurité en ligne et envisagé une concession possible sur sa taxe numérique, qui touche essentiellement les géants américains et rapporte 800 millions de livres par an.Dans le même temps, Mme Reeves avait rappelé la valeur de la relation avec l’UE, soulignant que “les relations commerciales avec l’Europe (étaient) sans doute encore plus importantes” qu’avec les Etats-Unis, malgré le divorce du Brexit effectif depuis le 31 janvier 2020.Londres accueillera le 19 mai les présidents des institutions de l’UE, premier sommet de ce type depuis le Brexit.Des discussions sont parallèlement en cours entre Washington et nombre de pays. burs-ode/zap/rl

Turquie: l’accès au compte X du maire d’Istanbul bloqué par les autorités

Les autorités turques ont bloqué jeudi l’accès au compte X du maire incarcéré d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, qui compte près de 10 millions d’abonnés, a constaté l’AFP.Un message précise: “Compte restreint — @ekrem_imamoglu a été restreint en TR (Turquie) en réponse à une demande légale”. Ce blocage intervient au lendemain d’un rassemblement de l’opposition devant l’université d’Istanbul, suivi par des dizaines de milliers de personnes, la foule la plus importante depuis un mois.En revanche le compte en anglais du maire, @imamoglu_int, reste accessible.Depuis l’arrestation le 19 mars de M. Imamoglu, accusé de “corruption” – ce qu’il nie -, et son placement en détention, le maire continue de s’exprimer via des messages postés sur son compte X par des proches.Dans son dernier message sur X, l’opposant incarcéré à la prison de Silivri, dans la banlieue d’Istanbul, exhortait ses partisans à rejoindre le rassemblement convoqué mercredi soir par son parti, le CHP.Selon le groupe de surveillance EngelliWeb, qui rapporte la censure sur Internet et les sites bloqués en Turquie, l’accès au compte du maire a été bloqué pour des raisons de “protection de la sécurité nationale et de l’ordre public”, en vertu de “l’article 8/A de la loi n° 5651”.L’arrestation d’Ekrem Imamoglu, alors qu’il s’apprêtait à être investi par son parti pour l’élection présidentielle de 2028, a jeté chaque soir pendant une semaine des dizaines de milliers de personnes dans les rues d’Istanbul, et provoqué des manifestations dans des dizaines de villes de Turquie.Face à la répression et près de 2.000 arrestations, leur nombre avait progressivement diminué au cours des dernières semaines.Selon Yaman Akdeniz, professeur de droit et directeur de l’Association turque pour la liberté d’expression (IFOD), les raisons du blocage n’ont pas encore été divulguées mais “grâce à notre projet EngelliWeb, nous avons pu détecter l’existence d’un ordre au titre de l’article 8/A ».”Malheureusement, je ne suis pas surpris car des centaines de comptes ont fait l’objet d’ordres similaires depuis l’arrestation d’Imamoglu”, a-t-il déclaré à l’AFP.”X est officiellement devenu le bras des forces de l’ordre turques”, a-t-il ajouté. L’avocat Gönenç Gürkaynak a annoncé qu’il contesterait cette décision en justice: “à la demande de X et en ma qualité d’avocat indépendant de X, je déposerai ce matin une demande d’objection auprès du tribunal compétent”, a-t-il annoncé sur son propre compte.En signe de solidarité avec le maire, de nombreux abonnés ont affiché un portrait d’Ekrem Imamoglu en photo de profil.

Turquie: l’accès au compte X du maire d’Istanbul bloqué par les autorités

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