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Cuba: le représentant américain multiplie les visites aux dissidents et irrite le gouvernement

Depuis quelques mois, le représentant diplomatique des Etats-Unis à La Havane sillonne Cuba d’un bout à l’autre pour échanger avec des dissidents et le fait savoir abondamment sur les réseaux sociaux. Les autorités communistes l’accusent de “militer” contre le gouvernement.En poste depuis novembre 2024, le nouveau chargé d’affaires Mike Hammer s’est déjà rendu dans plusieurs provinces de l’île où il a rencontré des dizaines de dissidents, militants des droits humains, journalistes indépendants, responsables catholiques, familles de manifestants emprisonnés, la plupart étroitement surveillés par les autorités. Les photos de ces réunions sont publiées à chaque fois sur le compte X de l’ambassade des Etats-Unis à La Havane, ce qui contraste avec la retenue de son prédécesseur. “Je parcours Cuba car, fort d’une expérience de diplomate de plus de 35 ans, je sais (…) que c’est très important pour comprendre un pays et son peuple”, a expliqué récemment dans une vidéo en espagnol le diplomate de carrière, précédemment ambassadeur au Chili, en République démocratique du Congo et envoyé spécial dans la Corne de l’Afrique. Début février, il s’est ainsi rendu à Santiago de Cuba, deuxième ville du pays, située à un millier de kilomètres de La Havane, pour rencontrer une figure de la dissidence, José Daniel Ferrer, remis en liberté à peine deux semaines plus tôt dans le cadre d’un accord négocié sous l’ancien président Joe Biden, et qui a été réincarcéré depuis.Ailleurs, on le voit au côté du dissident Felix Navarro, de Coco Fariñas, récompensé en 2010 par le prix Sakharov du Parlement européen, de Martha Beatriz Roque, lauréate en 2024 du Prix international de la “Femme de courage” décerné par le Département d’Etat, ou encore de Berta Soler, à la tête du mouvement des “Dames en blanc”. Cette dernière tente régulièrement de se rendre à l’église habillée de blanc, ce que le gouvernement considère comme un acte d’opposition, et est systématiquement arrêtée. Le 13 avril, emmenée en voiture par M. Hammer, elle a pu se rendre dans une église à La Havane. Elle a été ensuite brièvement détenue et Washington n’a pas tardé à réagir. “Nous sommes indignés d’apprendre que le régime cubain a arrêté Berta Soler après qu’elle a assisté à la messe des Rameaux avec le chargé d’affaires Hammer”, a déclaré sur X le bureau des Affaires de l’hémisphère occidental du Département d’État, avec une photo montrant le diplomate et l’opposante à l’église.L’ambassade des États-Unis continuera “à rencontrer des Cubains de tous horizons, en particulier ceux qui défendent les droits humains”, ajoute le message.- “Instructions” -Pour Michael Shifter, du centre de réflexion Dialogue Interaméricain, il ne s’agit pas d’une démarche personnelle du diplomate, mais bien d'”instructions données à l’ambassadeur Hammer pour effectuer ces visites plus souvent et de façon plus visible”. D’autant que le nouveau secrétaire d’Etat, Marco Rubio, cubano-américain, est un farouche opposant du gouvernement communiste de l’île. Après plusieurs articles hostiles parus dans la presse d’Etat, le gouvernement a réagi le 29 avril, le jour même du retour en prison de José Daniel Ferrer et Felix Navarro après la révocation de leur liberté conditionnelle. “Cuba a-t-elle le droit de (…) s’opposer à ce que le diplomate en chef des États-Unis à La Havane soit un militant qui encourage les Cubains à agir contre leur pays ? (…) Telle est la question”, a déclaré sur X en anglais, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio.Quelques jours plus tard, un autre haut fonctionnaire a accusé Mike Hammer de violer “la Convention de Vienne et l’accord de rétablissement des relations diplomatiques” entre les deux pays en 2015 lors du bref dégel engagé par Barack Obama (2009-2017).Mais les experts estiment que La Havane va éviter l’escalade. “Le plus probable est que le régime réponde avec de la retenue, en raison de la gravité de la crise économique que traverse Cuba et de son intérêt à éviter d’être soumis à des sanctions plus dures”, souligne Michael Shifter. Pour le politologue cubain Arturo Lopez-Levy, de l’Université de Denver aux Etats-Unis, le dilemme qui se pose au gouvernement de La Havane est de faire en sorte que “l’ambassade reste ouverte sans qu’elle ne devienne une plateforme de subversion”.  

Léon XIV célèbre sa première messe en tant que pape

L’Américain Robert Francis Prevost, devenu jeudi à 69 ans le premier pape américain de l’Histoire sous le nom de Léon XIV, célèbre vendredi une messe dans la chapelle Sixtine avant une série de rendez-vous lors desquels ses paroles et ses gestes seront scrutés.A 11H00 (09H00 GMT), ce pasteur augustinien féru d’histoire chrétienne et de mathématiques célèbrera une messe privée avec les cardinaux, retransmise par les médias du Vatican, au cours de laquelle il prononcera sa première homélie en tant que pape, très attendue.Lors de sa première apparition jeudi soir devant une foule en liesse place Saint-Pierre, Léon XIV s’est adressé aux plus de 1,4 milliard de catholiques: “Que la paix soit avec vous tous!”, ont été ses premiers mots, dans un italien teinté d’accent américain. “Merci au pape François”, décédé le 21 avril à 88 ans, a-t-il aussi lancé, très ému, remerciant ses collègues cardinaux de l’avoir élu.Fidèles et touristes ont salué avec un tonnerre d’applaudissements son apparition sur le balcon de la basilique Saint-Pierre tandis que les cloches sonnaient à toute volée, un peu plus d’une heure après que la fumée blanche fut sortie de la cheminée installée sur le toit de la chapelle Sixtine.Du Liban à l’Espagne en passant par l’Italie, l’UE ou Israël, les réactions internationales se sont multipliées dès l’annonce de son élection.Donald Trump a félicité le nouveau pape, parlant d’un “grand honneur” pour les Etats-Unis tandis que le président français Emmanuel Macron a plaidé pour que le “nouveau pontificat soit porteur de paix et d’espérance”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit espérer que le Vatican continuera à soutenir “moralement et spirituellement” Kiev, et Vladimir Poutine s’est dit certain qu’une coopération constructive se poursuivra entre la Russie et le Vatican.- Consensus -Dans les prochains jours, Léon XIV honorera une série de rendez-vous, dont la prière du Regina Coeli dimanche à 12H00 (10H00 GMT) et rencontrera lundi matin les journalistes au Vatican.Ses premiers faits et gestes seront observés de près: décidera-t-il de vivre à la résidence Sainte-Marthe, comme François, ou reviendra-t-il dans les appartements pontificaux? Quelles seront ses premières décisions?Le natif de Chicago devra rapidement affronter des défis considérables pour une Eglise en perte de vitesse en Europe: finances, lutte contre la pédocriminalité, baisse des vocations… Mais il devra aussi ressouder les différents courants d’une institution où cohabitent des sensibilités culturelles très diverses, entre une Europe sécularisée et des “périphéries” en croissance.Il devra aussi apaiser une institution parfois bousculée par le pontificat de François (2013-2025), ponctué de réformes qui ont fait l’objet de vives critiques internes. Sa connaissance parfaite de l’ensemble de la Curie romaine (appareil administratif du Saint-Siège) devrait l’aider grandement dans sa tâche.Le 267e pape de l’Eglise catholique est le quatrième non italien de suite après le Polonais Jean-Paul II (1978-2005), l’Allemand Benoît XVI (2005-2013) et l’Argentin François.Sous les fresques de Michel-Ange, il a été élu au deuxième jour du conclave, qui s’annonçait très ouvert, du fait notamment des 133 cardinaux présents, un record. Il a réuni une majorité des deux tiers, soit au moins 89 voix.- “Habemus Papam!” -C’est le cardinal “protodiacre”, le Français Dominique Mamberti, qui a prononcé la célèbre formule “Habemus papam” (“nous avons un pape”) et a présenté le successeur de François, près de 24 heures après le début du conclave dans la chapelle Sixtine.Vêtu d’une mozette rouge et d’une étole, des habits liturgiques que François avait abandonnés, Léon XIV a appelé à “construire des ponts par le dialogue, par la rencontre, nous unissant tous pour être un seul peuple, toujours en paix”.Robert Francis Prevost, homme d’écoute et de synthèse, classé parmi les cardinaux modérés, était considéré comme l’un des candidats crédibles pour succéder au pape François, qui l’avait placé à la tête du puissant ministère chargé des nominations de évêques.Les cardinaux ont opté pour la continuité, même si cet Américain, créé cardinal en 2023 par François qui a porté son ascension au Vatican, devrait mettre davantage les formes que son prédécesseur, qui avait bousculé le Saint-Siège avec son exercice du pouvoir personnel, voire cassant.”C’est à la fois une opposition au gouvernement américain et la prise en considération des critères géopolitiques”, a affirmé à l’AFP François Mabille, directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux.”Et c’est également, à la fois par le choix de son nom Léon XIV, et par son origine missionnaire, un lien qui est fait avec l’Amérique latine, où il vivait”, a-t-il ajouté.

Léon XIV célèbre sa première messe en tant que pape

L’Américain Robert Francis Prevost, devenu jeudi à 69 ans le premier pape américain de l’Histoire sous le nom de Léon XIV, célèbre vendredi une messe dans la chapelle Sixtine avant une série de rendez-vous lors desquels ses paroles et ses gestes seront scrutés.A 11H00 (09H00 GMT), ce pasteur augustinien féru d’histoire chrétienne et de mathématiques célèbrera une messe privée avec les cardinaux, retransmise par les médias du Vatican, au cours de laquelle il prononcera sa première homélie en tant que pape, très attendue.Lors de sa première apparition jeudi soir devant une foule en liesse place Saint-Pierre, Léon XIV s’est adressé aux plus de 1,4 milliard de catholiques: “Que la paix soit avec vous tous!”, ont été ses premiers mots, dans un italien teinté d’accent américain. “Merci au pape François”, décédé le 21 avril à 88 ans, a-t-il aussi lancé, très ému, remerciant ses collègues cardinaux de l’avoir élu.Fidèles et touristes ont salué avec un tonnerre d’applaudissements son apparition sur le balcon de la basilique Saint-Pierre tandis que les cloches sonnaient à toute volée, un peu plus d’une heure après que la fumée blanche fut sortie de la cheminée installée sur le toit de la chapelle Sixtine.Du Liban à l’Espagne en passant par l’Italie, l’UE ou Israël, les réactions internationales se sont multipliées dès l’annonce de son élection.Donald Trump a félicité le nouveau pape, parlant d’un “grand honneur” pour les Etats-Unis tandis que le président français Emmanuel Macron a plaidé pour que le “nouveau pontificat soit porteur de paix et d’espérance”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit espérer que le Vatican continuera à soutenir “moralement et spirituellement” Kiev, et Vladimir Poutine s’est dit certain qu’une coopération constructive se poursuivra entre la Russie et le Vatican.- Consensus -Dans les prochains jours, Léon XIV honorera une série de rendez-vous, dont la prière du Regina Coeli dimanche à 12H00 (10H00 GMT) et rencontrera lundi matin les journalistes au Vatican.Ses premiers faits et gestes seront observés de près: décidera-t-il de vivre à la résidence Sainte-Marthe, comme François, ou reviendra-t-il dans les appartements pontificaux? Quelles seront ses premières décisions?Le natif de Chicago devra rapidement affronter des défis considérables pour une Eglise en perte de vitesse en Europe: finances, lutte contre la pédocriminalité, baisse des vocations… Mais il devra aussi ressouder les différents courants d’une institution où cohabitent des sensibilités culturelles très diverses, entre une Europe sécularisée et des “périphéries” en croissance.Il devra aussi apaiser une institution parfois bousculée par le pontificat de François (2013-2025), ponctué de réformes qui ont fait l’objet de vives critiques internes. Sa connaissance parfaite de l’ensemble de la Curie romaine (appareil administratif du Saint-Siège) devrait l’aider grandement dans sa tâche.Le 267e pape de l’Eglise catholique est le quatrième non italien de suite après le Polonais Jean-Paul II (1978-2005), l’Allemand Benoît XVI (2005-2013) et l’Argentin François.Sous les fresques de Michel-Ange, il a été élu au deuxième jour du conclave, qui s’annonçait très ouvert, du fait notamment des 133 cardinaux présents, un record. Il a réuni une majorité des deux tiers, soit au moins 89 voix.- “Habemus Papam!” -C’est le cardinal “protodiacre”, le Français Dominique Mamberti, qui a prononcé la célèbre formule “Habemus papam” (“nous avons un pape”) et a présenté le successeur de François, près de 24 heures après le début du conclave dans la chapelle Sixtine.Vêtu d’une mozette rouge et d’une étole, des habits liturgiques que François avait abandonnés, Léon XIV a appelé à “construire des ponts par le dialogue, par la rencontre, nous unissant tous pour être un seul peuple, toujours en paix”.Robert Francis Prevost, homme d’écoute et de synthèse, classé parmi les cardinaux modérés, était considéré comme l’un des candidats crédibles pour succéder au pape François, qui l’avait placé à la tête du puissant ministère chargé des nominations de évêques.Les cardinaux ont opté pour la continuité, même si cet Américain, créé cardinal en 2023 par François qui a porté son ascension au Vatican, devrait mettre davantage les formes que son prédécesseur, qui avait bousculé le Saint-Siège avec son exercice du pouvoir personnel, voire cassant.”C’est à la fois une opposition au gouvernement américain et la prise en considération des critères géopolitiques”, a affirmé à l’AFP François Mabille, directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux.”Et c’est également, à la fois par le choix de son nom Léon XIV, et par son origine missionnaire, un lien qui est fait avec l’Amérique latine, où il vivait”, a-t-il ajouté.

Poutine célèbre le 9-Mai en grande pompe, sans trêve sur le front selon Kiev

Vladimir Poutine doit s’exprimer vendredi devant les troupes russes et les dirigeants d’une vingtaine de pays rassemblés sur la place Rouge à Moscou pour les 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie, un événement commémoré pour la quatrième année consécutive dans l’ombre du conflit en Ukraine.Cette année, le président russe a ordonné à ses soldats d’observer un cessez-le-feu en Ukraine du 8 au 10 mai, à l’occasion de ces célébrations qui seront couronnées, comme chaque année, par un grand défilé militaire sous les murs du Kremlin.Mais l’Ukraine, qui fait face depuis 2022 à une offensive de grande ampleur, a accusé jeudi l’armée russe d’attaquer sur toute la ligne de front, évoquant des centaines de violations de la trêve.Les forces russes ont assuré, elles, “respecter strictement” le cessez-le-feu, affirmant simplement “répondre” à des violations ukrainiennes.Le président américain Donald Trump a appelé jeudi soir les deux pays à un “cessez-le-feu inconditionnel” de 30 jours.Les dirigeants d’une vingtaine de nations doivent se tenir aux côtés de M. Poutine, dont les présidents chinois Xi Jinping et brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, ainsi que ceux de pays traditionnellement alliés à la Russie tels que le Kazakhstan, le Bélarus, le Vietnam, l’Arménie, Cuba et le Venezuela.Malgré la politique d’isolement prônée par les Occidentaux, le Premier ministre slovaque Robert Fico – défiant les injonctions de Bruxelles – et le chef de l’Etat serbe Aleksandar Vucic sont également annoncés, de même que le président des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, recherché par la justice bosnienne.- Cérémonies d’une ampleur inédite -Depuis mardi, Moscou et Kiev ont continué leurs frappes aériennes croisées, entraînant en Russie le retard ou l’annulation de centaines de vols à cause d’attaques de drones ukrainiens.Le Kremlin a dit prendre “toutes les mesures nécessaires” pour assurer la sécurité des célébrations, y compris en limitant l’accès à internet pour contrecarrer les attaques de drones.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui qualifié la parade militaire prévue à Moscou de défilé “de mensonges”.Les autorités russes ont promis cette année des cérémonies d’une ampleur inédite pour le 9-Mai, la principale grand-messe patriotique en Russie et dans d’autres ex-républiques soviétiques.Depuis plusieurs jours, les rues de la capitale russe sont pavoisées aux couleurs nationales et l’immense majorité des commerces et des restaurants ont placardé des affiches appelant à “se souvenir” de la victoire de 1945 et à se montrer “fiers”.Ces trois dernières années, M. Poutine a souvent renvoyé à la mémoire de la victoire sur l’Allemagne nazie pour défendre l’offensive militaire contre l’Ukraine, la Russie assurant vouloir “dénazifier” ce pays voisin dont elle occupe toujours environ 20% du territoire.La Seconde Guerre mondiale, qui a fait plus de 20 millions de morts en URSS et réclamé des sacrifices inouïs à la population, a causé un traumatisme qui se ressent toujours au sein de la société et qui a nourri un patriotisme exploité par le président russe.Peu après le début de l’assaut contre l’Ukraine, les autorités russes ont interdit toute critique des forces armées, accentuant une répression qui a jeté plusieurs centaines de personnes en prison et poussé des milliers d’autres à s’exiler.- Craintes d’attaques -Hormis les dirigeants, des soldats de 13 pays doivent prendre part à la grande parade sur la place Rouge, dont ceux de la Chine, du Vietnam, de la Birmanie et de l’Egypte.Jeudi, M. Poutine et son homologue chinois ont affiché leur entente face un Occident présenté comme “hégémonique”, lors d’une rencontre au Kremlin précédant les commémorations.La Chine est accusée d’aider la Russie à contourner les sanctions occidentales, voire de lui fournir des armes, comme l’a récemment affirmé Kiev, ce que dément Pékin.Les autorités de plusieurs régions de Russie, dont celle de Krasnodar dans le sud-ouest, ont annulé leurs défilés du 9 mai cette année par crainte de possibles attaques ukrainiennes.Le défilé du 9 mai attire chaque année à Moscou de grandes foules de spectateurs, qui viennent souvent en famille.

Poutine célèbre le 9-Mai en grande pompe, sans trêve sur le front selon Kiev

Vladimir Poutine doit s’exprimer vendredi devant les troupes russes et les dirigeants d’une vingtaine de pays rassemblés sur la place Rouge à Moscou pour les 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie, un événement commémoré pour la quatrième année consécutive dans l’ombre du conflit en Ukraine.Cette année, le président russe a ordonné à ses soldats d’observer un cessez-le-feu en Ukraine du 8 au 10 mai, à l’occasion de ces célébrations qui seront couronnées, comme chaque année, par un grand défilé militaire sous les murs du Kremlin.Mais l’Ukraine, qui fait face depuis 2022 à une offensive de grande ampleur, a accusé jeudi l’armée russe d’attaquer sur toute la ligne de front, évoquant des centaines de violations de la trêve.Les forces russes ont assuré, elles, “respecter strictement” le cessez-le-feu, affirmant simplement “répondre” à des violations ukrainiennes.Le président américain Donald Trump a appelé jeudi soir les deux pays à un “cessez-le-feu inconditionnel” de 30 jours.Les dirigeants d’une vingtaine de nations doivent se tenir aux côtés de M. Poutine, dont les présidents chinois Xi Jinping et brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, ainsi que ceux de pays traditionnellement alliés à la Russie tels que le Kazakhstan, le Bélarus, le Vietnam, l’Arménie, Cuba et le Venezuela.Malgré la politique d’isolement prônée par les Occidentaux, le Premier ministre slovaque Robert Fico – défiant les injonctions de Bruxelles – et le chef de l’Etat serbe Aleksandar Vucic sont également annoncés, de même que le président des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, recherché par la justice bosnienne.- Cérémonies d’une ampleur inédite -Depuis mardi, Moscou et Kiev ont continué leurs frappes aériennes croisées, entraînant en Russie le retard ou l’annulation de centaines de vols à cause d’attaques de drones ukrainiens.Le Kremlin a dit prendre “toutes les mesures nécessaires” pour assurer la sécurité des célébrations, y compris en limitant l’accès à internet pour contrecarrer les attaques de drones.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui qualifié la parade militaire prévue à Moscou de défilé “de mensonges”.Les autorités russes ont promis cette année des cérémonies d’une ampleur inédite pour le 9-Mai, la principale grand-messe patriotique en Russie et dans d’autres ex-républiques soviétiques.Depuis plusieurs jours, les rues de la capitale russe sont pavoisées aux couleurs nationales et l’immense majorité des commerces et des restaurants ont placardé des affiches appelant à “se souvenir” de la victoire de 1945 et à se montrer “fiers”.Ces trois dernières années, M. Poutine a souvent renvoyé à la mémoire de la victoire sur l’Allemagne nazie pour défendre l’offensive militaire contre l’Ukraine, la Russie assurant vouloir “dénazifier” ce pays voisin dont elle occupe toujours environ 20% du territoire.La Seconde Guerre mondiale, qui a fait plus de 20 millions de morts en URSS et réclamé des sacrifices inouïs à la population, a causé un traumatisme qui se ressent toujours au sein de la société et qui a nourri un patriotisme exploité par le président russe.Peu après le début de l’assaut contre l’Ukraine, les autorités russes ont interdit toute critique des forces armées, accentuant une répression qui a jeté plusieurs centaines de personnes en prison et poussé des milliers d’autres à s’exiler.- Craintes d’attaques -Hormis les dirigeants, des soldats de 13 pays doivent prendre part à la grande parade sur la place Rouge, dont ceux de la Chine, du Vietnam, de la Birmanie et de l’Egypte.Jeudi, M. Poutine et son homologue chinois ont affiché leur entente face un Occident présenté comme “hégémonique”, lors d’une rencontre au Kremlin précédant les commémorations.La Chine est accusée d’aider la Russie à contourner les sanctions occidentales, voire de lui fournir des armes, comme l’a récemment affirmé Kiev, ce que dément Pékin.Les autorités de plusieurs régions de Russie, dont celle de Krasnodar dans le sud-ouest, ont annulé leurs défilés du 9 mai cette année par crainte de possibles attaques ukrainiennes.Le défilé du 9 mai attire chaque année à Moscou de grandes foules de spectateurs, qui viennent souvent en famille.

“Choc” et “exaltation” aux Etats-Unis pour le premier pape américain

A la fois surpris et fiers, les Américains ont appris jeudi midi l’élection du premier pape de l’Histoire venant des Etats-Unis, une nouvelle qui défie jusqu’aux pronostics des bookmakers.Assis sur le pas de la porte de la célèbre cathédrale Saint-Patrick, sur la 5e avenue à New York, Tim Anderson n’en revient toujours pas de l’élection de Robert Francis Prevost, sous le nom de Léon XIV.”Je suis sous le choc. Et puis, il y a la joie”, souffle cet homme de 61 ans, qui vit dans la région new-yorkaise.”Ce sera intéressant en ces temps où il y a tellement de folie de voir s’il parvient à rétablir ce que j’ai connu quand j’étais jeune, et que les églises étaient pleines et non vides comme elles le sont aujourd’hui”, dit-il, espérant voir le nouveau pape suivre les pas de son prédécesseur, François.Rosaria Vigorito, 66 ans, et originaire de Miami, en Floride, dit “avoir senti l’exaltation” en marchant dans et à l’extérieur de la cathédrale Saint-Patrick, foulée chaque jour par des milliers de touristes.”Je n’ai qu’un seul problème avec l’Eglise catholique, et j’espère qu’il sera corrigé, et que les femmes pourront être enfin ordonnées prêtres”, déclare-t-elle, petit crucifix en plastique autour du cou.Le pape François avait mené de nombreuses réformes au sein de l’Eglise catholique, et ouvert des portes, en nommant des femmes à des postes clés au sein de la Curie.Mais les espoirs des associations féministes pour l’ouverture au diaconat féminin ont été douchés à l’issue de la dernière assemblée mondiale sur l’avenir de l’Eglise.- Trump et le pape – Le président américain, Donald Trump, qui avait posté plus tôt cette semaine une image de lui en tenue papale, entretenait par ailleurs des relations compliquées avec le pape François.Après le retour au pouvoir du républicain le 20 janvier, le jésuite argentin, grand défenseur des exclus, n’avait pas radouci le ton, estimant que les expulsions de migrants “portaient atteinte à la dignité de nombreux hommes et femmes”.Américain et fort d’une sensibilité progressiste, Léon XIV, 69 ans, jouera-t-il la confrontation avec le président conservateur?”J’espère (qu’il) sera une voix juste. Point. Ni un démocrate, ni un républicain, qu’il ne fasse pas de politique, mais qu’il dise seulement (à Trump): regarde tes gens, regarde ton pays”, répond Annie Elm, originaire de Caroline du Nord, “exaltée” par l’annonce d’un pape américain.”Je pense qu’il a une tâche très difficile qui l’attend, avec tous les troubles que connaît le monde actuellement”, estime Francis Fah, une catholique de Los Angeles. Pour elle, le fait que le nouveau pape soit américain “est peut-être le signe qu’il pourra faire quelque chose pour apporter la paix et la stabilité dans le pays”.- Défier les pronostics -Le révérend Ronald Jameson, qui officie à la cathédrale Saint-Matthew à Washington est quant à lui partagé entre la surprise et la satisfaction de voir un nouveau pape qui devrait poursuivre le travail de François: “Je suis très fier, mais je dois dire, complètement sous le choc! Je ne m’attendais pas à voir nommé un pape américain de mon vivant”.”Voir un nouveau pape qui va s’inscrire dans les pas de François signifie beaucoup pour moi. François a été très important pour moi dans ma vie”, poursuit M. Jameson, qui l’avait accueilli dans sa cathédrale Saint-Matthew lors d’une visite du souverain pontife en 2015. “Je suis très heureux d’avoir entendu (Léon XIV) parler de paix ce matin dans sa première adresse. Il suit les pas de François.”A Houston, au Texas (sud), la surprise est identique: “Je ne m’attendais pas à ce qu’un Américain soit élu pape. J’espère juste qu’il va porter l’héritage de François, en étant plus inclusif, et qu’il ne se laissera pas entraîner par une idéologie plus conservatrice comme on en a en ce moment aux Etats-Unis avec le président Trump”, espère Azul Montemayor, coordinatrice dans une école âgée de 29 ans.Quelques minutes avant l’annonce d’un nouveau pape, les bookmakers s’attendaient à l’élection du cardinal italien Pietro Parolin, du Philippin Luis Antonio Tagle, voire du patriarche de Jérusalem Pierbattista Pizzaballa, mais pas d’un Américain. gl-gw-bdx-mav-rfo/pno

Trump conclut avec Londres la première trêve de sa guerre commerciale mondiale

Donald Trump a annoncé jeudi une première trêve dans son offensive commerciale mondiale sous la forme d’un compromis “historique” avec Londres, avant de tenter d’obtenir ce week-end des avancées avec un partenaire moins conciliant: Pékin.Le président américain s’est dit “ravi” d’annoncer un accord “historique” le jour anniversaire de la victoire des Alliés en 1945.Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, s’est joint par téléphone à une conférence de presse dans le Bureau ovale, et a lui aussi salué un “jour historique”.Donald Trump a assuré que le Royaume-Uni allait s’ouvrir davantage aux produits américains, “en particulier pour le boeuf américain, l’éthanol et quasiment tous les produits que produisent nos chers agriculteurs”.Depuis Londres, Keir Starmer a parlé d’un accord “extrêmement important” pour l’industrie automobile et la sidérurgie britanniques. En particulier, la surtaxe de 25% imposée par les Etats-Unis sur les voitures importées sera réduite à 10% pour les véhicules britanniques.La nouvelle n’a pas enchanté les constructeurs américains, qui estiment que leur secteur pâtit des nouvelles mesures douanières des Etats-Unis à l’encontre des voisins canadiens et mexicains, et que la priorité aurait dû être donnée “à nos partenaires d’Amérique du Nord”.L’empressement des Etats-Unis à annoncer un compromis encore vague, et dont les détails restent à discuter, “révèle une volonté de plus en plus désespérée [du gouvernement Trump] de revenir sur les droits de douane avant qu’ils n’affectent la croissance et l’inflation”, a estimé Paul Ashworth, économiste chez Capital Economics. – 10%, au moins -Le président américain a assuré qu’il n’exagérait pas la signification de l’accord, décrivant un compromis à la portée “maximale”. Les produits britanniques restent davantage taxés à leur entrée aux Etats-Unis qu’avant le retour du milliardaire à la Maison Blanche. Ils sont frappés, comme le reste du monde, par la taxe plancher de 10% annoncée le 2 avril sur la plupart des marchandises importées aux Etats-Unis.Le ministre américain du Commerce, Howard Lutnick, a d’ailleurs précisé dans la soirée que cette surtaxe de 10%, qui se cumule avec les droits de douane précédemment en vigueur, était le meilleur scénario possible pour les partenaires commerciaux des Etats-Unis. “Le plancher de 10%, c’est pour tous ceux qui ont des échanges équilibrés avec nous”, comme le Royaume-Uni, a-t-il dit sur la chaîne de télévision CNBC, ajoutant que les droits de douane seront “probablement plus élevés” pour les pays qui exportent plus vers les Etats-Unis que l’inverse, comme l’Union européenne.”S’ils ouvrent vraiment leur marché [aux produits américains], viennent nous voir en disant qu’ils veulent des échanges équitables et équilibrés avec l’Amérique, le mieux qu’ils puissent obtenir, c’est 10%, ce sera probablement plus élevé, mais au mieux c’est 10%”, a-t-il insisté.Le ministre Lutnick a aussi affirmé qu’il restait “beaucoup de travail” dans les négociations avec le Japon, l’Inde, la Corée du Sud et l’UE, mais qu’il pensait parvenir à un accord avec tous d’ici début juillet.Depuis son investiture en janvier, le président républicain, protectionniste convaincu, a lancé une guerre commerciale tous azimuts: nouveaux droits de douane sectoriels (+25% sur l’acier, l’aluminium, l’automobile), droits de douane universels (les +10%), d’autres en gestation. Des taxes encore plus lourdes étaient prévues pour les partenaires avec lesquels les Etats-Unis ont un déficit commercial. Donald Trump les a toutefois suspendues jusque début juillet, sauf pour la Chine, dont les produits sont frappés par un taux de 145%.Donald Trump a assuré que la Chine – avec laquelle des discussions commerciales sont prévues en Suisse ce week-end – était pressée de passer un accord pour que les échanges commerciaux puissent reprendre entre les deux pays.Plus tard dans la journée de jeudi, il s’est entretenu par téléphone avec le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz. Les deux hommes sont convenus, selon le gouvernement allemand, de mettre fin “rapidement aux différends commerciaux” entre les Etats-Unis et l’UE. L’UE a menacé le même jour de taxer pour 95 milliards d’euros d’importations américaines, dont les voitures et avions, en cas d’échec des négociations.

Ligue Europa: une finale 100% anglaise entre Manchester United et Tottenham

Manchester United et Tottenham s’affronteront dans une finale de la Ligue Europa entièrement anglaise le 21 mai à Bilbao.La finale de la Ligue Conférence opposera une autre équipe de Premier League, Chelsea, au Betis Séville le 28 mai à Wroclaw (Pologne).L’affiche de la C3, attendue après les résultats des matches aller, a été confirmée jeudi par la victoire à domicile des Mancuniens contre l’Athletic Bilbao 4 à 1 (3-0 à l’aller) et celle des Londoniens chez les Norvégiens de Bodoe/Glimt 2 à 0 (3-1 à l’aller).Elle sera la deuxième finale anglo-anglaise de l’histoire de la Ligue Europa après celle gagnée par Chelsea contre Arsenal en 2019 et elle opposera deux clubs qui n’en seront pas à leur première: Tottenham a déjà joué trois finales (deux titres en 1972 et 1984) et Manchester United deux (un titre en 2017).Manchester United et Tottenham, qui se suivent aux 15e et 16e places de la Premier League, se sont donné une dernière chance de sauver une saison ratée. L’enjeu est encore rehaussé par le précieux ticket pour la prochaine Ligue des champions offert au vainqueur.Les Red Devils avaient déjà brisé le rêve des Basques de jouer la finale devant leur public de San Mamés en s’imposant largement à l’extérieur la semaine dernière. Bien que dominés pendant les trois-quarts du match jeudi, ils ont encore fait exploser l’Athletic, sur la fin, grâce à des buts de Mason Mount (71e, 90e+1), Casemiro (79e) et Höjlund (85e).- Chelsea-Betis en C4 -Privés de leurs meilleures armes offensives, les frères Williams, blessés, les Basques avaient quand même fait vivre un semblant de suspense en ouvrant le score par Mikel Jauregizar en première mi-temps (31e).À Bodoe, au-delà du cercle polaire, l’équipe-surprise de la compétition n’a jamais pu croire à l’exploit sur la pelouse synthétique de l’Aspmyra Stadion.Forts de leurs deux buts d’avance à l’aller (3-1), les joueurs d’Ange Postecoglou ont d’abord résisté aux tentatives éparses des Norvégiens avant de porter l’estocade en deux temps peu après l’heure de jeu, d’abord  sur un corner prolongé de la tête par Romero et repris victorieusement par Dominic Solanke (63e) puis, sept minutes plus tard, par Pedro Porro dont le centre-tir a fait mouche avec l’aide du poteau opposé.En Ligue Conférence, Chelsea s’est contenté du minimum, une victoire 1 à 0 grâce à un but de Kiernan Dewbury-Hall, après avoir fait l’écart à Stockholm contre Djurgarden (4-1) la semaine dernière.Le Betis Séville a pris l’autre billet pour la finale grâce au but égalisateur d’Ez Abde pendant la prolongation (97e) face à la Fiorentina (2-2). Battue en Andalousie 2 à 1, la Viola avait refait son retard à la fin du temps réglementaire avec un doublé de Gosens (34e, 42e) contre un but d’Antony (30e) pour les Espagnols.  

L’Inde et le Pakistan s’accusent d’attaques de drones après une journée meurtrière

L’Inde et le Pakistan se sont mutuellement accusés jeudi d’avoir mené des attaques de drones, aggravant l’inquiétude d’une communauté internationale qui appelle les deux puissances nucléaires à une désescalade.Mercredi, les armées des deux pays ont échangé d’intenses tirs d’artillerie après des frappes indiennes au Pakistan visant, selon New Delhi, le groupe qu’il accuse d’avoir commis …

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