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Le Pakistan et l’Inde se renvoient la responsabilité des combats, nouvelle attaque de drones
Le Pakistan et l’Inde se sont à nouveau renvoyés vendredi la responsabilité des intenses combats qui continuent de les opposer depuis trois jours à leur frontière et ont déjà tué une cinquantaine de civils des deux camps.Pour la deuxième soirée consécutive, l’Inde a affirmé avoir été la cible d’une vague d’attaques de drones pakistanais qui a visé les régions du Cachemire et du Penjab, dans le nord-ouest de son territoire.Le chef de l’exécutif du Cachemire, Omar Abdullah, a rapporté sur son compte X des “détonations intermittentes” dans la ville de Jammu. “Plus d’électricité maintenant à Jammu. On entend des sirènes dans la ville”.Depuis les frappes indiennes menées mercredi sur le sol pakistanais en représailles à l’attentat commis le 22 avril dans le Cachemire indien, les frappes de missiles, les tirs d’artillerie et les attaques de drones se succèdent, malgré les appels à la désescalade venus de l’étranger.L’Inde accuse le Pakistan de soutenir le groupe jihadiste qu’elle soupçonne d’avoir assassiné 26 civils à Pahalgam, ce qu’Islamabad dément fermement.Les tirs de missiles indiens ont été immédiatement suivis d’une riposte pakistanaise, entraînant les deux puissances nucléaires dans leur confrontation militaire la plus intense depuis plusieurs décennies.Le Premier ministre indien Narendra Modi a rencontré son conseiller à la sécurité nationale, son ministre de la Défense et les chefs des forces armées, a indiqué son bureau.L’Inde a fermé 24 aéroports et les médias locaux ont indiqué que la suspension du trafic aérien resterait en place jusqu’à la semaine prochaine.- “Pertes et blessés” -Jeudi soir déjà, l’Inde a rapporté “de multiples attaques” de drones en de nombreux points de son territoire et des tirs d’artillerie qui ont continué toute la nuit le long de la “ligne de contrôle” entre les deux pays.Devant la presse, une porte-parole de l’armée, Vyomika Singh, a décrit des “incursions (…) avec environ 300 à 400 drones”, selon elle toutes repoussées.L’officier a encore évoqué “des pertes et des blessés” dans les deux camps, sans plus de précision.L’armée pakistanaise a pour sa part affirmé avoir abattu “77 drones” indiens depuis le début des hostilités.Les affirmations des deux camps sont impossibles à vérifier de source indépendante, notamment parce que de nombreuses zones sont inaccessibles.Les deux capitales n’ont donné vendredi aucun signe d’apaisement et continué à se renvoyer la responsabilité des combats et des pertes civiles qu’ils causent.”Nous n’irons pas à la désescalade” avec l’Inde, a déclaré vendredi le porte-parole de l’armée pakistanaise, le lieutenant-général Ahmed Chaudhry. “Avec ce qu’ils nous ont fait, il faut leur rendre des coups”.- “Rhétorique belliqueuse” -“Le comportement irresponsable de l’Inde a poussé deux Etats nucléaires plus près d’un conflit majeur”, a renchéri le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères Shafqat Ali Khan.”Les actions de provocation et d’escalade du Pakistan visent les villes et les infrastructures civiles indiennes en même temps que des cibles militaires”, a accusé en retour un haut diplomate indien, Vikram Misra. Avant de dénoncer les “démentis grotesques” d’Islamabad.Le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) s’est inquiété de “la rhétorique belliqueuse, l’agitation domestique et la logique jusqu’au-boutiste de la surenchère” des deux voisins.Si des deux côtés de la frontière, dirigeants et haut-gradés multiplient les menaces, les habitants, eux, enterrent leurs morts et tentent de reprendre le cours de leur vie sous la menace des bombardements.”Ce matin je suis venu au marché pour trouver un peu de travail mais tout est fermé”, a déploré auprès de l’AFP Mohammad Lateef Bhat, un habitant de la ville indienne d’Uri. “Je vais rentrer les mains vides”.Des dizaines de millions d’enfants sont privés d’école des deux côtés de la frontière. Après qu’un drone s’est abattu près du stade de cricket de Rawalpindi, Islamabad a annoncé relocaliser son championnat national aux Emirats arabes unis.- Désinformation -New Delhi, de son côté, a suspendu vendredi pendant une semaine les matches de sa très lucrative Première Ligue de cricket.Alors que les deux pays nés de la violente partition de l’Empire britannique à leur indépendance en 1947 s’enferrent dans un état de guerre, Londres les a à son tour appelés vendredi à la raison.Le ministre des Affaires étrangères David Lammy a “souligné qu’il fallait que les deux parties exercent la retenue et aillent vers la désescalade”, lors d’un entretien au téléphone avec son homologue pakistanais Ishaq Dar rapporté par le bureau de ce dernier.Jeudi, le vice-président américain JD Vance a plaidé lui aussi pour la “désescalade”. Mais, a-t-il aussitôt ajouté, “nous n’allons pas nous impliquer dans une guerre qui n’est fondamentalement pas notre affaire”.La confrontation entre les deux pays fait également rage sur le front de l’information.L’Inde a ordonné jeudi à X de bloquer plus de 8.000 comptes, dont ceux de médias internationaux. Le réseau social a dit s’y être conformé à contrecœur, dénonçant une “censure”.New Delhi avait déjà exigé l’interdiction en Inde de plusieurs comptes de figures politiques, de célébrités ou de médias pakistanais.burs-pa/mm/gge
Le Pakistan et l’Inde se renvoient la responsabilité des combats, nouvelle attaque de drones
Le Pakistan et l’Inde se sont à nouveau renvoyés vendredi la responsabilité des intenses combats qui continuent de les opposer depuis trois jours à leur frontière et ont déjà tué une cinquantaine de civils des deux camps.Pour la deuxième soirée consécutive, l’Inde a affirmé avoir été la cible d’une vague d’attaques de drones pakistanais qui a visé les régions du Cachemire et du Penjab, dans le nord-ouest de son territoire.Le chef de l’exécutif du Cachemire, Omar Abdullah, a rapporté sur son compte X des “détonations intermittentes” dans la ville de Jammu. “Plus d’électricité maintenant à Jammu. On entend des sirènes dans la ville”.Depuis les frappes indiennes menées mercredi sur le sol pakistanais en représailles à l’attentat commis le 22 avril dans le Cachemire indien, les frappes de missiles, les tirs d’artillerie et les attaques de drones se succèdent, malgré les appels à la désescalade venus de l’étranger.L’Inde accuse le Pakistan de soutenir le groupe jihadiste qu’elle soupçonne d’avoir assassiné 26 civils à Pahalgam, ce qu’Islamabad dément fermement.Les tirs de missiles indiens ont été immédiatement suivis d’une riposte pakistanaise, entraînant les deux puissances nucléaires dans leur confrontation militaire la plus intense depuis plusieurs décennies.Le Premier ministre indien Narendra Modi a rencontré son conseiller à la sécurité nationale, son ministre de la Défense et les chefs des forces armées, a indiqué son bureau.L’Inde a fermé 24 aéroports et les médias locaux ont indiqué que la suspension du trafic aérien resterait en place jusqu’à la semaine prochaine.- “Pertes et blessés” -Jeudi soir déjà, l’Inde a rapporté “de multiples attaques” de drones en de nombreux points de son territoire et des tirs d’artillerie qui ont continué toute la nuit le long de la “ligne de contrôle” entre les deux pays.Devant la presse, une porte-parole de l’armée, Vyomika Singh, a décrit des “incursions (…) avec environ 300 à 400 drones”, selon elle toutes repoussées.L’officier a encore évoqué “des pertes et des blessés” dans les deux camps, sans plus de précision.L’armée pakistanaise a pour sa part affirmé avoir abattu “77 drones” indiens depuis le début des hostilités.Les affirmations des deux camps sont impossibles à vérifier de source indépendante, notamment parce que de nombreuses zones sont inaccessibles.Les deux capitales n’ont donné vendredi aucun signe d’apaisement et continué à se renvoyer la responsabilité des combats et des pertes civiles qu’ils causent.”Nous n’irons pas à la désescalade” avec l’Inde, a déclaré vendredi le porte-parole de l’armée pakistanaise, le lieutenant-général Ahmed Chaudhry. “Avec ce qu’ils nous ont fait, il faut leur rendre des coups”.- “Rhétorique belliqueuse” -“Le comportement irresponsable de l’Inde a poussé deux Etats nucléaires plus près d’un conflit majeur”, a renchéri le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères Shafqat Ali Khan.”Les actions de provocation et d’escalade du Pakistan visent les villes et les infrastructures civiles indiennes en même temps que des cibles militaires”, a accusé en retour un haut diplomate indien, Vikram Misra. Avant de dénoncer les “démentis grotesques” d’Islamabad.Le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) s’est inquiété de “la rhétorique belliqueuse, l’agitation domestique et la logique jusqu’au-boutiste de la surenchère” des deux voisins.Si des deux côtés de la frontière, dirigeants et haut-gradés multiplient les menaces, les habitants, eux, enterrent leurs morts et tentent de reprendre le cours de leur vie sous la menace des bombardements.”Ce matin je suis venu au marché pour trouver un peu de travail mais tout est fermé”, a déploré auprès de l’AFP Mohammad Lateef Bhat, un habitant de la ville indienne d’Uri. “Je vais rentrer les mains vides”.Des dizaines de millions d’enfants sont privés d’école des deux côtés de la frontière. Après qu’un drone s’est abattu près du stade de cricket de Rawalpindi, Islamabad a annoncé relocaliser son championnat national aux Emirats arabes unis.- Désinformation -New Delhi, de son côté, a suspendu vendredi pendant une semaine les matches de sa très lucrative Première Ligue de cricket.Alors que les deux pays nés de la violente partition de l’Empire britannique à leur indépendance en 1947 s’enferrent dans un état de guerre, Londres les a à son tour appelés vendredi à la raison.Le ministre des Affaires étrangères David Lammy a “souligné qu’il fallait que les deux parties exercent la retenue et aillent vers la désescalade”, lors d’un entretien au téléphone avec son homologue pakistanais Ishaq Dar rapporté par le bureau de ce dernier.Jeudi, le vice-président américain JD Vance a plaidé lui aussi pour la “désescalade”. Mais, a-t-il aussitôt ajouté, “nous n’allons pas nous impliquer dans une guerre qui n’est fondamentalement pas notre affaire”.La confrontation entre les deux pays fait également rage sur le front de l’information.L’Inde a ordonné jeudi à X de bloquer plus de 8.000 comptes, dont ceux de médias internationaux. Le réseau social a dit s’y être conformé à contrecœur, dénonçant une “censure”.New Delhi avait déjà exigé l’interdiction en Inde de plusieurs comptes de figures politiques, de célébrités ou de médias pakistanais.burs-pa/mm/gge
Nucléaire iranien: nouvelle série de négociations dimanche à Oman
Les Etats-Unis et l’Iran tiendront une nouvelle série de pourparlers sur le programme nucléaire de Téhéran dimanche à Oman, peu avant la visite de Donald Trump au Moyen-Orient.”L’émissaire spécial Steve Witkoff devrait se rendre à Oman dimanche pour un quatrième cycle de négociations avec l’Iran”, a indiqué vendredi une source proche du dossier sous couvert d’anonymat.”Comme par le passé, nous nous attendons à des discussions directes et indirectes”, a-t-elle ajouté.Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a confirmé ces discussions dans une vidéo diffusée vendredi par des médias locaux.”Nos amis omanais nous ont proposé la date de dimanche et nous avons exprimé notre accord”, a-t-il dit.”Les négociations progressent et, naturellement, plus nous avançons, plus nous avons besoin de consultations et d’examens, et plus les délégations ont besoin de temps pour examiner les questions soulevées”, a relevé le ministre.Américains et Iraniens, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, ont entamé depuis le 12 avril des pourparlers indirects sur l’épineux dossier du nucléaire iranien sous la médiation d’Oman.- “Messages contradictoires” -Trois sessions se sont déjà tenues à Mascate et à Rome. Un quatrième round avait été pressenti samedi dernier dans la capitale italienne mais avait été reporté pour des “raisons logistiques”, selon Oman.Le sultanat d’Oman a déjà servi de médiateur entre les Etats-Unis et les houthis du Yémen qui sont parvenus à un accord de cessez-le-feu cette semaine, le président Trump annonçant l’arrêt des frappes américaines contre ces insurgés.Les pourparlers américano-iraniens visent à conclure un nouvel accord devant empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique – une ambition que Téhéran a toujours nié avoir – contre une levée des sanctions qui paralysent son économie.Le président américain est attendu en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis du 13 au 16 mai.Avant ce déplacement, Donald Trump a indiqué qu’il allait “prendre une décision” sur la manière dont les Etats-Unis désignent le Golfe, après que plusieurs médias américains lui ont prêté l’intention de l’appeler “golfe Arabique” ou “golfe d’Arabie” plutôt que “golfe Persique”, ce qui froisserait l’Iran en pleine négociations.”Nos positions sont fondées sur des principes, ont leurs propres fondements et sont donc immuables, mais nous recevons des messages contradictoires de l’autre côté”, a déclaré vendredi le ministre iranien, en relevant que “des personnes différentes tiennent des propos différents”.Le vice-président des Etats-Unis, JD Vance, avait estimé mercredi que ces négociations avec l’Iran étaient sur la “bonne voie”.- “Pression maximale” -“Nous ne nous soucions pas de savoir si les gens veulent de l’énergie nucléaire. Nous sommes d’accord avec cela, mais vous ne pouvez pas avoir le type de programme d’enrichissement qui vous permet d’obtenir une arme nucléaire, et c’est là que nous fixons la limite”, a-t-il insisté.Interrogé pour savoir si l’Iran pouvait maintenir un programme d’enrichissement tant qu’il ne conduit pas à la fabrication d’une arme, le président américain avait déclaré mercredi que cette question restait ouverte.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations, défendant un droit au nucléaire à des fins civiles.Un accord multilatéral conclu en 2015 avec l’Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales, est devenu de facto caduc à la suite du retrait des Etats-Unis décidé en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump.L’accord, qui expire en octobre 2025, prévoit la possibilité de rétablir les sanctions internationales si l’Iran ne se conforme pas à ses engagements.En attendant, Donald Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, visant notamment le secteur pétrolier, et presse Téhéran de négocier tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.
Nucléaire iranien: nouvelle série de négociations dimanche à Oman
Les Etats-Unis et l’Iran tiendront une nouvelle série de pourparlers sur le programme nucléaire de Téhéran dimanche à Oman, peu avant la visite de Donald Trump au Moyen-Orient.”L’émissaire spécial Steve Witkoff devrait se rendre à Oman dimanche pour un quatrième cycle de négociations avec l’Iran”, a indiqué vendredi une source proche du dossier sous couvert d’anonymat.”Comme par le passé, nous nous attendons à des discussions directes et indirectes”, a-t-elle ajouté.Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a confirmé ces discussions dans une vidéo diffusée vendredi par des médias locaux.”Nos amis omanais nous ont proposé la date de dimanche et nous avons exprimé notre accord”, a-t-il dit.”Les négociations progressent et, naturellement, plus nous avançons, plus nous avons besoin de consultations et d’examens, et plus les délégations ont besoin de temps pour examiner les questions soulevées”, a relevé le ministre.Américains et Iraniens, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, ont entamé depuis le 12 avril des pourparlers indirects sur l’épineux dossier du nucléaire iranien sous la médiation d’Oman.- “Messages contradictoires” -Trois sessions se sont déjà tenues à Mascate et à Rome. Un quatrième round avait été pressenti samedi dernier dans la capitale italienne mais avait été reporté pour des “raisons logistiques”, selon Oman.Le sultanat d’Oman a déjà servi de médiateur entre les Etats-Unis et les houthis du Yémen qui sont parvenus à un accord de cessez-le-feu cette semaine, le président Trump annonçant l’arrêt des frappes américaines contre ces insurgés.Les pourparlers américano-iraniens visent à conclure un nouvel accord devant empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique – une ambition que Téhéran a toujours nié avoir – contre une levée des sanctions qui paralysent son économie.Le président américain est attendu en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis du 13 au 16 mai.Avant ce déplacement, Donald Trump a indiqué qu’il allait “prendre une décision” sur la manière dont les Etats-Unis désignent le Golfe, après que plusieurs médias américains lui ont prêté l’intention de l’appeler “golfe Arabique” ou “golfe d’Arabie” plutôt que “golfe Persique”, ce qui froisserait l’Iran en pleine négociations.”Nos positions sont fondées sur des principes, ont leurs propres fondements et sont donc immuables, mais nous recevons des messages contradictoires de l’autre côté”, a déclaré vendredi le ministre iranien, en relevant que “des personnes différentes tiennent des propos différents”.Le vice-président des Etats-Unis, JD Vance, avait estimé mercredi que ces négociations avec l’Iran étaient sur la “bonne voie”.- “Pression maximale” -“Nous ne nous soucions pas de savoir si les gens veulent de l’énergie nucléaire. Nous sommes d’accord avec cela, mais vous ne pouvez pas avoir le type de programme d’enrichissement qui vous permet d’obtenir une arme nucléaire, et c’est là que nous fixons la limite”, a-t-il insisté.Interrogé pour savoir si l’Iran pouvait maintenir un programme d’enrichissement tant qu’il ne conduit pas à la fabrication d’une arme, le président américain avait déclaré mercredi que cette question restait ouverte.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations, défendant un droit au nucléaire à des fins civiles.Un accord multilatéral conclu en 2015 avec l’Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales, est devenu de facto caduc à la suite du retrait des Etats-Unis décidé en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump.L’accord, qui expire en octobre 2025, prévoit la possibilité de rétablir les sanctions internationales si l’Iran ne se conforme pas à ses engagements.En attendant, Donald Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, visant notamment le secteur pétrolier, et presse Téhéran de négocier tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.
Gaza: les Etats-Unis prévoient de distribuer de l’aide alimentaire sans Israël
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi qu’Israël ne participerait pas à leur plan de distribution d’aide alimentaire dans la bande de Gaza, où la nourriture manque depuis la décision israélienne de bloquer toute livraison il y a plus de deux mois.Affirmant qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza, Israël dit que le blocus, mis en place le 2 mars, vise à contraindre le Hamas à libérer les otages qui y sont toujours retenus depuis l’attaque perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Depuis des semaines, des responsables de l’ONU et d’ONG multiplient les avertissements sur la pénurie de nourriture, de médicaments et de carburant dans le territoire palestinien, où l’aide est vitale pour les 2,4 millions d’habitants après plus de 19 mois de guerre.La Défense civile palestinienne a fait état vendredi de 15 morts dans de nouvelles frappes israéliennes en divers endroits de la bande de Gaza.A Jérusalem, l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël a levé un coin du voile sur une nouvelle “fondation” que son pays dit vouloir mettre prochainement en place pour venir en aide aux Palestiniens dans la bande de Gaza.”Les Israéliens vont être impliqués dans la fourniture de la sécurité militaire nécessaire, car c’est une zone de guerre, mais ils ne participeront ni à la distribution de la nourriture, ni même à son acheminement dans Gaza”, a affirmé Mike Huckabee lors d’un point de presse.La sécurité aux points de distribution sera assurée “par des prestataires privés”, tandis que l’armée israélienne se chargera de la sécurité “à distance” pour les protéger des combats en cours, a-t-il indiqué.Israël n’a pas commenté ces annonces.- “Plus rien à manger” -Dans la bande de Gaza, les cuisines solidaires qui distribuent des repas chauds sont prises d’assaut.Des images de l’AFP prises devant l’une d’entre elles à Khan Younès, dans le sud, montrent une foule, dont beaucoup d’enfants en pleurs, massée et agitant des casseroles en l’air devant un point de distribution de riz. “Aujourd’hui est le dernier jour où l’association peut fonctionner, nous sommes contraints de la fermer”, explique Hani Abu al-Qasim, responsable du point de distribution. “D’ici deux ou trois jours, ils ne trouveront plus rien à manger”.”Quand (les enfants) nous disent qu’ils ont faim, qu’est-ce qu’on peut faire? Il n’y a pas de farine, pas de pain, pas de nourriture, rien”, se lamente Ilham Jargon, une habitante de la ville.A rebours de la position israélienne, M. Huckabee a affirmé qu’il y avait “évidemment une crise humanitaire”, en imputant la responsabilité au Hamas, accusé de voler l’aide.”C’est précisément pour cela que nous avons besoin d’un programme d’aide humanitaire”, a-t-il souligné.- “Divergence” Trump-Netanyahu? -Un membre du bureau politique du Hamas, Bassem Naïm, a noté que le plan américain, sans participation israélienne, reflétait “une divergence” entre le président américain, Donald Trump, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.”Cependant, ce désaccord reste purement tactique et il ne faut pas trop s’y fier, car l’administration Trump cherche à redorer son image dans la région avant sa visite prévue” au Moyen-Orient du 13 au 16 mai, a-t-il dit à l’AFP.”Le plan américain proposé n’est pas éloigné de la vision israélienne consistant à militariser l’aide humanitaire”, a-t-il ajouté. L’initiative américaine a été froidement accueillie par des organisations de défense des droits telles qu’Amnesty International, inquiètes du recours à des personnels militaires privés, qui pourrait, selon elles, contrevenir au droit international.L’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), critiquée par Israël et les Etats-Unis, juge, elle, être irremplaçable pour distribuer l’aide à Gaza.”Il est très, très difficile d’imaginer toute opération humanitaire sans l’Unrwa”, a déclaré sa porte-parole, Juliette Touma, lors d’un point de presse depuis Amman.La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas le 7-Octobre, qui a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Le Hamas retient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre à Gaza, en 2014.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.787 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Gaza: les Etats-Unis prévoient de distribuer de l’aide alimentaire sans Israël
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi qu’Israël ne participerait pas à leur plan de distribution d’aide alimentaire dans la bande de Gaza, où la nourriture manque depuis la décision israélienne de bloquer toute livraison il y a plus de deux mois.Affirmant qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza, Israël dit que le blocus, mis en place le 2 mars, vise à contraindre le Hamas à libérer les otages qui y sont toujours retenus depuis l’attaque perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Depuis des semaines, des responsables de l’ONU et d’ONG multiplient les avertissements sur la pénurie de nourriture, de médicaments et de carburant dans le territoire palestinien, où l’aide est vitale pour les 2,4 millions d’habitants après plus de 19 mois de guerre.La Défense civile palestinienne a fait état vendredi de 15 morts dans de nouvelles frappes israéliennes en divers endroits de la bande de Gaza.A Jérusalem, l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël a levé un coin du voile sur une nouvelle “fondation” que son pays dit vouloir mettre prochainement en place pour venir en aide aux Palestiniens dans la bande de Gaza.”Les Israéliens vont être impliqués dans la fourniture de la sécurité militaire nécessaire, car c’est une zone de guerre, mais ils ne participeront ni à la distribution de la nourriture, ni même à son acheminement dans Gaza”, a affirmé Mike Huckabee lors d’un point de presse.La sécurité aux points de distribution sera assurée “par des prestataires privés”, tandis que l’armée israélienne se chargera de la sécurité “à distance” pour les protéger des combats en cours, a-t-il indiqué.Israël n’a pas commenté ces annonces.- “Plus rien à manger” -Dans la bande de Gaza, les cuisines solidaires qui distribuent des repas chauds sont prises d’assaut.Des images de l’AFP prises devant l’une d’entre elles à Khan Younès, dans le sud, montrent une foule, dont beaucoup d’enfants en pleurs, massée et agitant des casseroles en l’air devant un point de distribution de riz. “Aujourd’hui est le dernier jour où l’association peut fonctionner, nous sommes contraints de la fermer”, explique Hani Abu al-Qasim, responsable du point de distribution. “D’ici deux ou trois jours, ils ne trouveront plus rien à manger”.”Quand (les enfants) nous disent qu’ils ont faim, qu’est-ce qu’on peut faire? Il n’y a pas de farine, pas de pain, pas de nourriture, rien”, se lamente Ilham Jargon, une habitante de la ville.A rebours de la position israélienne, M. Huckabee a affirmé qu’il y avait “évidemment une crise humanitaire”, en imputant la responsabilité au Hamas, accusé de voler l’aide.”C’est précisément pour cela que nous avons besoin d’un programme d’aide humanitaire”, a-t-il souligné.- “Divergence” Trump-Netanyahu? -Un membre du bureau politique du Hamas, Bassem Naïm, a noté que le plan américain, sans participation israélienne, reflétait “une divergence” entre le président américain, Donald Trump, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.”Cependant, ce désaccord reste purement tactique et il ne faut pas trop s’y fier, car l’administration Trump cherche à redorer son image dans la région avant sa visite prévue” au Moyen-Orient du 13 au 16 mai, a-t-il dit à l’AFP.”Le plan américain proposé n’est pas éloigné de la vision israélienne consistant à militariser l’aide humanitaire”, a-t-il ajouté. L’initiative américaine a été froidement accueillie par des organisations de défense des droits telles qu’Amnesty International, inquiètes du recours à des personnels militaires privés, qui pourrait, selon elles, contrevenir au droit international.L’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), critiquée par Israël et les Etats-Unis, juge, elle, être irremplaçable pour distribuer l’aide à Gaza.”Il est très, très difficile d’imaginer toute opération humanitaire sans l’Unrwa”, a déclaré sa porte-parole, Juliette Touma, lors d’un point de presse depuis Amman.La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas le 7-Octobre, qui a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Le Hamas retient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre à Gaza, en 2014.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.787 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Tour d’Italie: Pedersen en rose, Landa déjà chat noir
Mads Pedersen s’est paré de rose vendredi à Tirana en décrochant la première étape du Tour d’Italie que Mikel Landa a déjà dû abandonner avec une fracture d’une vertèbre après une lourde chute dans le final.On avait quitté Pedersen sur une campagne de classiques remarquable, marquée par son cavalier seul à Gand-Wevelgem et ses podiums à Paris-Roubaix et au Tour des Flandres. On a retrouvé le Danois en pleine santé en Albanie pour ce premier grand départ du Giro des Balkans.Considéré comme l’un des principaux favoris de l’étape, comprenant trois ascensions, le champion du monde 2019 a tenu son rang pour battre au sprint un autre grand animateur du printemps, Wout Van Aert.Encore placé mais une nouvelle fois battu, le Belge n’a plus gagné depuis ses trois victoires d’étape sur le Tour d’Espagne en août dernier.”Une course n’est jamais gagnée d’avance. La concurrence est tellement forte et ici tout le monde est en grande forme. Alors gagner, c’est vraiment énorme”, a savouré le coureur de Lidl-Trek en conférence de presse, maillot rose sur le dos.”Ce maillot représente tellement dans l’histoire du cyclisme. C’est la cerise sur le gâteau. Quand j’étais petit, je ne regardais pas les courses à la télévision. J’avais beaucoup trop d’énergie pour ça et je préférais être dehors sur mon vélo. Revêtir pour la première fois un maillot de leader dans un grand Tour, c’est fantastique”, a ajouté le bison danois.- “Mieux que je ne l’espérais” -C’est sa deuxième victoire dans le Giro après celle de 2023. Il s’est déjà imposé sur les trois grands Tours mais sera privé du Tour de France cet été puisque son équipe Lidl-Trek lui a préféré Jonathan Milan. “Je le sais depuis janvier, c’est comme ça, je me suis préparé pour faire le Giro et la Vuelta cette année”, a-t-il dit.Vendredi, il a concrétisé l’énorme travail de ses coéquipiers qui, à l’image de Giulio Ciccone, ont mis le peloton au supplice dans la double ascension de la côte de Surrel. Le forcing de la formation américaine a éliminé tous les purs sprinteurs mais aussi des coureurs cités parmi les outsiders pour le général comme Thymen Arensman (Ineos) et Derek Gee (Israel PT).Après la dernière ascension, il restait douze kilomètres à parcourir, essentiellement en descente, et celle-ci a été fatale à Mikel Landa, troisième du Giro en 2015 et 2022, forcé à l’abandon après une lourde chute dans un virage à gauche.Se tordant de douleur, le Basque de 35 ans a été pris en charge par l’équipe médicale qui lui a posé une minerve avant de l’évacuer sur une civière. Dans la soirée son équipe Soudal Quick-Step a indiqué qu’il souffrait d’une fracture de la onzième vertèbre dorsale, qui nécessite de rester dans “une position allongée stable pour une durée prolongée”.Plusieurs autres coureurs sont tombés au même endroit, dont le Français Geoffrey Bouchard qui a lui aussi abandonné.Sur la ligne, Pedersen a battu Wout Van Aert, qui doit une nouvelle fois se contenter d’une place d’honneur. Mais le Belge, qui a reculé lui aussi dans la dernière ascension avant de revenir au courage, a dit se contenter de cet énième podium.”Pendant l’étape je ne me sentais pas terrible. Mais je voulais essayer car il y a seulement quelques opportunités de prendre le maillot rose. C’est dommage de finir deuxième mais c’est mieux que je ne l’espérais”, a souligné le coureur de Visma qui était malade ces dernières semaines.Il aura une deuxième occasion de prendre le maillot rose dès samedi lors du contre-la-montre de 13,7 km dans les rues Tirana qui constitue déjà un rendez-vous important pour les candidats au classement général comme Primoz Roglic et Juan Ayuso.L’Albanie va aussi accueillir la troisième étape dimanche avant que le peloton ne rallie l’Italie le lendemain lors de la première journée de repos.
Pékin et Washington sur le point de se parler, Trump suggère d’abaisser ses droits de douane
Le président américain Donald Trump a semblé faire un pas vers Pékin vendredi en suggérant de baisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui même imposés sur les produits chinois, à la veille de négociations très attendues en Suisse.”80% de droits de douane sur la Chine semble le bon niveau! Cela dépend de Scott B.”, a écrit sur son réseau Truth Social le président américain, faisant référence à celui qui mènera les négociations pour Washington, son ministre des Finances Scott Bessent. Donald Trump “ne va pas unilatéralement laisser les droits de douane sur la Chine. On doit aussi voir des concessions de leur part”, a précisé plus tard sa porte-parole Karoline Leavitt.Après des semaines d’escalade entre les deux pays, le secrétaire au Trésor (le titre officiel de Scott Bessent) et le représentant au Commerce Jamieson Greer doivent rencontrer le vice-Premier ministre chinois He Lifeng ce week-end à Genève.Le lieu précis de la rencontre reste inconnu.”Hier (jeudi), le Saint-Esprit était à Rome. Il faut espérer qu’il descende maintenant à Genève pour le week-end”, a lancé vendredi la présidente suisse, Karin Keller-Sutter, en référence à l’élection du pape Léon XIV. Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a imposé au total une surtaxe de 145% sur les marchandises en provenance de Chine, qui s’additionne aux droits de douane préexistants. Pékin a riposté en imposant 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt.Pour le ministre suisse de l’Economie Guy Parmelin, c’est déjà “un succès” que “les deux parties se parlent”. “On peut imaginer une suspension, par exemple, des droits de douane réciproques pendant la durée des discussions. (…) Une telle décision hypothétique serait positive pour le monde entier”, a-t-il déclaré vendredi à la presse.Les discussions prévues à Genève sont “un pas positif et constructif vers la désescalade”, a estimé de son côté la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala.- Toujours “trop haut” -Les droits de douane sont tels qu'”aucune partie ne peut se permettre que cela se prolonge”, a déclaré à Shanghai Xu Bin, professeur d’économie à l’école de commerce international Chine Europe (CEIBS).”Les deux pays ont toutefois montré que, sans concession de l’autre bord, ils n’étaient pas prêts à faire le premier pas”, a ajouté l’économiste.Sur le plan “pratique”, cela coince aussi, selon Bill Reinsch, expert du Center for Strategic and International Studies.Donald Trump veut rencontrer son homologue Xi Jinping, “trouver un accord avec lui, et qu’ensuite leurs subordonnés règlent les détails”, décrit-il à l’AFP alors que les Chinois “veulent que tous les sujets soient réglés avant une réunion” des deux présidents.Le professeur Xu Bin ne s’attend pas à ce que les droits de douane reviennent à un “niveau raisonnable”: “Même si cela descend, ce sera probablement de moitié, et, là encore, ce sera trop haut pour avoir des échanges commerciaux normaux.”- La quête des “deals” -La Suisse a profité de son rôle d’hôte pour s’entretenir vendredi avec les responsables américains, alors que Washington a menacé d’imposer une surtaxe de 31% sur ses produits.La présidente suisse a rapporté à l’issue que les deux parties étaient “d’accord” pour accélérer les discussions.Depuis son investiture en janvier, le président républicain a lancé une offensive protectionniste tous azimuts: nouveaux droits de douane sectoriels (+25% sur l’acier, l’aluminium, l’automobile), droits de douane universels (+10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, quelle que soit leur provenance), d’autres en gestation. Des taxes encore plus lourdes étaient prévues pour punir les partenaires qui exportent plus vers les Etats-Unis que l’inverse.Donald Trump les a suspendues – sauf pour la Chine, donc – jusque début juillet pour donner selon lui une chance aux négociations.Jeudi, le président a annoncé un premier accord avec Londres, qui n’était pas visée par les surtaxes punitives.Le document, présenté comme “historique” des deux côtés, fait cinq pages. Il y est spécifié qu’il n’est “pas légalement contraignant”.Il doit permettre au Royaume-Uni d’échapper au gros des surtaxes américaines sur ses voitures et d’ouvrir davantage le marché britannique aux produits agricoles américains.De nouvelles négociations doivent désormais s’ouvrir entre Londres et Washington pour formaliser leurs engagements respectifs, mais les droits de douane américains sur les produits britanniques restent pour le moment en place, a précisé un porte-parole du gouvernement britannique.








