AFP World

Chine et Etats-Unis : des négociations commerciales pour calmer le jeu

Secrétaire américain au Trésor, vice-Premier ministre chinois : Washington et Pékin ont dépêché des poids lourds à Genève ce week-end pour tenter de calmer le jeu dans une guerre commerciale lancée par Donald Trump dont les effets délétères se font sentir sur les deux premières économies mondiales.Les discussions – au plus haut niveau depuis le début de l’affrontement à coup de droits de douane au retour de Donald Trump à la Maison Blanche – sont prévues samedi et dimanche dans la ville suisse du bord du lac Léman et vont réunir le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, le représentant au Commerce Jamieson Greer et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Le lieu de réunion est entouré du plus grand secret.Vendredi, Donald Trump a fait un geste en suggérant de baisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui-même imposés sur les produits chinois. “Le président aimerait régler le problème avec la Chine. Comme il l’a dit, il aimerait apaiser la situation”, a lancé vendredi soir le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, sur Fox News.Le geste reste symbolique, car à ce niveau les droits de douane ne seraient toujours pas supportables pour la plupart des exportations chinoises vers les Etats-Unis.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane un outil politique. Il a imposé une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants. Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” les surtaxes de Donald Trump, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt et les marchés ont connu de violents soubresauts.Les discussions prévues à Genève sont donc “un pas positif et constructif vers la désescalade”, a estimé la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala à la veille des discussions.Pour le ministre de l’Economie du pays hôte, Guy Parmelin, c’est déjà “un succès” que “les deux parties se parlent”.- Désescalade -Le vice-Premier ministre chinois semble arriver à la table des discussions avec un atout. Pékin a annoncé vendredi un bond de 8,1% de ses exportations en avril, un chiffre quatre fois supérieur aux prévisions des analystes, mais les exportations vers les Etats-Unis ont chuté de près de 18%. Si l’on en croit les Chinois, ce sont aussi les Américains qui ont demandé à avoir ces discussions. Donald Trump “ne va pas unilatéralement baisser les droits de douane sur la Chine. On doit aussi voir des concessions de leur part”, a averti sa porte-parole, Karoline Leavitt.”Je pense que c’est le résultat qu’espère le président, un monde de désescalade où nous recommencerons à commercer les uns avec les autres, et où nous travaillerons ensemble sur un grand accord”, a expliqué jeudi le ministre du Commerce Howard Lutnick à la chaîne de télévision CNBC.- Quel résultat ? -“Un résultat possible des discussions en Suisse serait un accord pour suspendre la plupart, voire la totalité, des droits de douane imposés cette année, et cela pendant la durée des négociations” bilatérales, déclare à l’AFP Bonnie Glaser, qui dirige le programme Indo-Pacifique du German Marshall Fund, un cercle de réflexion à Washington.Spécialiste de l’économie chinoise à l’Asia Society Policy Institute, organisation basée aux Etats-Unis, Lizzi Lee s’attend à un potentiel “geste symbolique et provisoire”, qui pourrait “apaiser les tensions, mais pas régler les désaccords fondamentaux”.Sur le plan “pratique”, cela coince aussi, selon Bill Reinsch, expert du Center for Strategic and International Studies.Donald Trump veut rencontrer son homologue Xi Jinping, “trouver un accord avec lui, et qu’ensuite leurs subordonnés règlent les détails”, décrit-il à l’AFP, alors que les Chinois “veulent que tous les sujets soient réglés avant une réunion” des deux présidents.Xu Bin, professeur à l’école de commerce international Chine Europe (CEIBS) de Shanghaï ne s’attend pas à ce que les droits de douane reviennent à un “niveau raisonnable”: “Même si cela descend, ce sera probablement de moitié, et, là encore, ce sera trop haut pour avoir des échanges commerciaux normaux.”burs-vog/pt

Chine et Etats-Unis : des négociations commerciales pour calmer le jeu

Secrétaire américain au Trésor, vice-Premier ministre chinois : Washington et Pékin ont dépêché des poids lourds à Genève ce week-end pour tenter de calmer le jeu dans une guerre commerciale lancée par Donald Trump dont les effets délétères se font sentir sur les deux premières économies mondiales.Les discussions – au plus haut niveau depuis le début de l’affrontement à coup de droits de douane au retour de Donald Trump à la Maison Blanche – sont prévues samedi et dimanche dans la ville suisse du bord du lac Léman et vont réunir le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, le représentant au Commerce Jamieson Greer et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Le lieu de réunion est entouré du plus grand secret.Vendredi, Donald Trump a fait un geste en suggérant de baisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui-même imposés sur les produits chinois. “Le président aimerait régler le problème avec la Chine. Comme il l’a dit, il aimerait apaiser la situation”, a lancé vendredi soir le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, sur Fox News.Le geste reste symbolique, car à ce niveau les droits de douane ne seraient toujours pas supportables pour la plupart des exportations chinoises vers les Etats-Unis.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane un outil politique. Il a imposé une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants. Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” les surtaxes de Donald Trump, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt et les marchés ont connu de violents soubresauts.Les discussions prévues à Genève sont donc “un pas positif et constructif vers la désescalade”, a estimé la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala à la veille des discussions.Pour le ministre de l’Economie du pays hôte, Guy Parmelin, c’est déjà “un succès” que “les deux parties se parlent”.- Désescalade -Le vice-Premier ministre chinois semble arriver à la table des discussions avec un atout. Pékin a annoncé vendredi un bond de 8,1% de ses exportations en avril, un chiffre quatre fois supérieur aux prévisions des analystes, mais les exportations vers les Etats-Unis ont chuté de près de 18%. Si l’on en croit les Chinois, ce sont aussi les Américains qui ont demandé à avoir ces discussions. Donald Trump “ne va pas unilatéralement baisser les droits de douane sur la Chine. On doit aussi voir des concessions de leur part”, a averti sa porte-parole, Karoline Leavitt.”Je pense que c’est le résultat qu’espère le président, un monde de désescalade où nous recommencerons à commercer les uns avec les autres, et où nous travaillerons ensemble sur un grand accord”, a expliqué jeudi le ministre du Commerce Howard Lutnick à la chaîne de télévision CNBC.- Quel résultat ? -“Un résultat possible des discussions en Suisse serait un accord pour suspendre la plupart, voire la totalité, des droits de douane imposés cette année, et cela pendant la durée des négociations” bilatérales, déclare à l’AFP Bonnie Glaser, qui dirige le programme Indo-Pacifique du German Marshall Fund, un cercle de réflexion à Washington.Spécialiste de l’économie chinoise à l’Asia Society Policy Institute, organisation basée aux Etats-Unis, Lizzi Lee s’attend à un potentiel “geste symbolique et provisoire”, qui pourrait “apaiser les tensions, mais pas régler les désaccords fondamentaux”.Sur le plan “pratique”, cela coince aussi, selon Bill Reinsch, expert du Center for Strategic and International Studies.Donald Trump veut rencontrer son homologue Xi Jinping, “trouver un accord avec lui, et qu’ensuite leurs subordonnés règlent les détails”, décrit-il à l’AFP, alors que les Chinois “veulent que tous les sujets soient réglés avant une réunion” des deux présidents.Xu Bin, professeur à l’école de commerce international Chine Europe (CEIBS) de Shanghaï ne s’attend pas à ce que les droits de douane reviennent à un “niveau raisonnable”: “Même si cela descend, ce sera probablement de moitié, et, là encore, ce sera trop haut pour avoir des échanges commerciaux normaux.”burs-vog/pt

Frontaliers, vos papiers : nouvelles règles, vieux souvenirs à l’entrée en Allemagne

Polonais, il s’était habitué à passer en Allemagne sans emporter ses papiers. Une période révolue avec les contrôles anti-immigration renforcés par Berlin qui donnent l’impression à Bartlomiej Bartczak de revenir vingt ans en arrière.Sur le pont séparant Guben, petite commune allemande, de sa jumelle polonaise Gubin, un policier allemand lève à intervalles réguliers son panneau “Halt” (“Stop”) rouge et blanc, à l’adresse des automobilistes.Une scène en passe de devenir routinière avec l’annonce cette semaine par le nouveau gouvernement de Friedrich Merz du refoulement aux frontières de la plupart des demandeurs d’asile, “sauf les groupes vulnérables, comme les enfants et les femmes enceintes”. Ce nouveau tour de vis migratoire s’accompagne du déploiement de policiers supplémentaires aux points d’entrée vers l’Allemagne, déjà visibles vendredi le long de la frontière avec la Pologne, selon des témoignages recueillis sur place par l’AFP.”Les souvenirs remontent à la surface”, s’émeut Bartlomiej Bartczak, 47 ans.- “On a vécu tout ça enfant” -“On a vécu tout ça quand on était enfant, puis on a connu cette période sans contrôles aux frontières, sans papiers d’identité. Et soudain, on revient à cette époque”, décrit ce consultant polonais, habitant de Gubin dont il fut maire sans étiquette pendant 18 ans jusqu’à l’an dernier.Le gouvernement polonais a été l’un des premiers à exprimer son irritation, malgré les assurances de Friedrich Merz d’une action menée en concertation avec les pays voisins.L’immigration appelle une “solution européenne commune”, a averti la présidente de la Commission Ursula von der Leyen en recevant le dirigeant allemand vendredi à Bruxelles.Guben et Gubin, deux villes d’environ 15.000 habitants, ne formaient autrefois qu’une seule cité qui fut divisée par la frontière germano-polonaise tracée le long de la rivière Neisse après la Seconde Guerre mondiale.Le trafic restait fluide en fin de semaine d’une rive à l’autre, les policiers arrêtant les camionnettes et laissant passer les voitures.”Les agents sont tellement expérimentés qu’ils savent reconnaître à la plaque d’immatriculation s’ils doivent effectuer un contrôle”, affirme Fred Mahro, le maire de Guben l’allemande où de très nombreux frontaliers polonais viennent travailler.- “Important d’agir” -Cet élu de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti conservateur de Friedrich Merz, accueille avec satisfaction les nouvelles mesures qu’il souhaite “permanentes jusqu’à ce que les frontières extérieures de l’Europe soient sécurisées”.”Il était important d’agir”, assure l’élu de 64 ans, reprenant les arguments du gouvernement qui entend enrayer la progression continue du parti d’extrême droite AfD, devenu première force d’opposition au parlement.Les chiffres de l’immigration “sont trop élevés, la charge est trop lourde, les communes sont débordées, le système de santé est débordé, le système social est débordé”, a affirmé cette semaine le nouveau ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt.Au total, 250.945 personnes ont demandé l’asile en Allemagne l’an dernier, soit une baisse de 28,7% par rapport à 2023, après une hausse significative depuis 2020.En décembre 2007, la Pologne est entrée dans l’espace Schengen de libre circulation et les postes-frontières entre Guben et Gubin ont disparu. Mais le principe de libre circulation, l’un des socles de la construction européenne, a été malmené depuis cinq ans, d’abord face à la pandémie de Covid-19 qui a conduit à des restrictions aux frontières, puis avec le durcissement des politiques migratoires.- Equilibre -En septembre 2024, Berlin avait déjà rétabli des contrôles contre l’immigration illégale à l’ensemble de ses frontières, sous l’impulsion du chancelier social-démocrate Olaf Scholz qui avait froissé les voisins de l’Allemagne.Alors qu’il accompagnait il y a quelques mois une délégation chinoise souhaitant implanter une usine dans la région, Bartlomiej Bartczak raconte avoir été “pris dans des embouteillages” inimaginables entre Berlin et la Pologne, à cause des contrôles, et il s’inquiète pour l’activité économique locale.Tout en admettant qu’il faut “trouver un équilibre” entre “libre circulation” et “protection”.Plus d’un million de migrants, essentiellement des Syriens et des Afghans fuyant la guerre, avaient trouvé refuge en Allemagne durant la “crise migratoire” des années 2015-2016. Les demandes d’asile, qui avaient culminé à près de 900.000 en 2015 en Allemagne, se sont réduites au fil de la décennie.

Frontaliers, vos papiers : nouvelles règles, vieux souvenirs à l’entrée en Allemagne

Polonais, il s’était habitué à passer en Allemagne sans emporter ses papiers. Une période révolue avec les contrôles anti-immigration renforcés par Berlin qui donnent l’impression à Bartlomiej Bartczak de revenir vingt ans en arrière.Sur le pont séparant Guben, petite commune allemande, de sa jumelle polonaise Gubin, un policier allemand lève à intervalles réguliers son panneau …

Frontaliers, vos papiers : nouvelles règles, vieux souvenirs à l’entrée en Allemagne Read More »

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Ligue 1: premier multiplex intégral samedi, suspense pour l’Europe

Tous les matches de Ligue 1 se joueront samedi (21h00) lors de la première des deux soirées en multiplex intégral qui concluront la saison, avec en principales interrogations l’identité des qualifiés pour l’Europe, incarnée par le duel Monaco-Lyon, et la lutte pour le maintien.. Feu d’artificeL’abonné du diffuseur principal DAZN, frustré par l’absence de multiplex en début de saison, fruit d’une décision de la plateforme de streaming sportif, va pouvoir se consoler avec les neuf matches de Ligue 1 en simultané samedi soir. Ou plutôt huit, puisque BeIN Sports, qui détient les droits d’un match par journée, programmera à la même heure l’affrontement de bas de tableau entre Reims et Saint-Etienne.. Dernière chance pour LyonLa catastrophe sportive et financière guette Lyon, battu par Lens (2-1) la semaine dernière et bloqué à la 7e place (54 points) après avoir caressé l’idée d’une qualification pour la prochaine Ligue des champions. Celle-ci reste mathématiquement possible, mais il faudra gagner à Monaco samedi et compter sur d’autres résultats favorables. Le club de la Principauté (3e, 58 points), aux résultats en dents de scie, s’accroche au podium comme une moule sur le Rocher.. Marseille, Nice et les autresMarseille (59 pts) entend conserver sa deuxième place au Havre, l’actuel barragiste. La meute suit derrière avec Monaco à un point et trois clubs à deux points: Nice (4e) tentera de décrocher à Rennes une troisième victoire consécutive; Lille (5e) a un déplacement délicat à Brest; Strasbourg (6e), meilleure équipe sur la phase retour, pourrait être l’invité surprise en Europe si le Racing continue sur sa lancée, à Angers.. La ballade d’un PSG heureuxParis, assuré du titre depuis avril, va savourer sa qualification pour la finale de la Ligue des champions, acquise mercredi contre Arsenal, sur la pelouse de la lanterne rouge Montpellier. Entre une équipe déjà sacrée et une autre déjà reléguée, le match promet d’être tranquille…. Angoisses en bas de tableauDe Reims (13e, 33 pts) à Saint-Etienne (17e, 27 pts), cinq clubs sont encore concernés par la lutte pour le maintien. Le 17e accompagnera Montpellier à l’étage du dessous, le 16e jouera sa survie dans l’élite face au vainqueur des barrages d’accession de Ligue 2. Les Verts, qui comptent quatre points de retard sur Le Havre, actuel barragiste, cinq sur Nantes (15e) et une différence de buts désastreuse (-39 contre -30 pour le HAC et -16 pour le FCNA), sont en ballottage très défavorable. Une défaite samedi à Reims les expédierait en L2 un an après être remontés en L1.

Macron, Merz, Starmer et Tusk à Kiev pour appeler Moscou à un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk sont arrivés à Kiev samedi matin pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un “cessez-le-feu complet” de 30 jours à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.Cette visite des dirigeants français, allemand, britannique et polonais répond symboliquement aux commémorations en grande pompe des 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie tenues vendredi sur la place Rouge autour du président russe Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, dont le président chinois Xi Jinping.”Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable”, ont prévenu les quatre dirigeants européens dans une déclaration commune.Le président français, le chancelier allemand et le Premier ministre britannique sont sortis ensemble samedi du train qui les a amenés depuis la Pologne, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent rejoindre plus tard le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre polonais. M. Tusk, arrivé séparément, a publié sur X une vidéo de son arrivée à la gare de Kiev. Les quatre dirigeants ont été accueillis à la gare par le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, et le ministre des Affaires étrangères, Andriï Sybiga. Le quatuor va participer à Kiev à une réunion virtuelle avec les autres dirigeants de la “coalition des volontaires”, ces pays occidentaux, essentiellement européens, prêts à apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine.Selon leur déclaration, ils informeront ainsi les autres pays des “progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes” pour aider l’armée ukrainienne “après un éventuel accord de paix” avec la Russie, qui envahit l’Ukraine depuis trois ans.Paris et Londres assurent le pilotage de cette coalition aux contours encore flous.Après avoir embarqué dans le même train en Pologne près de la frontière avec l’Ukraine, MM Macron, Starmer et Merz, en tenue décontractée, ont eu un échange à trois durant le voyage, ont constaté des journalistes de l’AFP.Les Européens se rendent à Kiev forts de l’appel du président américain Donald Trump, qui a pressé jeudi la Russie d’accepter un “cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours”. Il a menacé de nouvelles sanctions occidentales en cas d’échec.Emmanuel Macron a affirmé vendredi souhaiter aboutir “dans les prochaines heures et les prochains jours” à un plan commun américano-européen de cessez-le-feu, assorti de nouvelles “sanctions économiques massives” en cas d’échec.”Aux côtés des États-Unis, nous appelons la Russie à accepter un cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours afin de permettre la tenue de pourparlers en vue d’une paix juste et durable”, ont ajouté les quatre  dirigeants dans leur déclaration.- Armes occidentales -Vendredi à Moscou, Vladimir Poutine a célébré le “courage” des soldats russes engagés dans ce pire conflit armé en Europe depuis le Deuxième guerre mondiale qui a fait des dizaines de milliers de morts dans chaque pays.Sur la chaîne américaine ABC, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé qu’un cessez-le-feu devrait être précédé d’un arrêt des livraisons d’armes occidentales, faute de quoi cela donnerait “un avantage à l’Ukraine” à un moment où “les troupes russes avancent de manière assurée” sur le front.Moscou a rejeté pour l’instant les appels au cessez-le-feu, se contenant de décréter unilatéralement une trêve de trois jours qui doit s’achever samedi à minuit, à l’occasion des célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie. L’Ukraine a évoqué des centaines des violations.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, et son début de rapprochement spectaculaire avec le maître du Kremlin, les Ukrainiens et les Européens redoutent un accord qui se nouerait sans leur consentement.Mais ils espèrent avoir réussi à accorder leurs violons avec le président américain, notamment depuis un tête-à-tête Trump-Zelenksy à Rome à l’occasion des funérailles du pape François le 26 avril.Pour Emmanuel Macron, il s’agit de la deuxième visite en Ukraine depuis le début de la guerre après celle de juin 2022 — à l’époque avec les dirigeants allemand et italien.”Que les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Pologne viennent en bloc quatre jours après l’élection du chancelier allemand, ça montre l’unité, la force, la réactivité de l’Europe”, estime un proche du président français. “Et puis c’est en miroir avec les célébrations de Poutine.”

Macron, Merz, Starmer et Tusk à Kiev pour appeler Moscou à un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk sont arrivés à Kiev samedi matin pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un “cessez-le-feu complet” de 30 jours à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.Cette visite des dirigeants français, allemand, britannique et polonais répond symboliquement aux commémorations en grande pompe des 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie tenues vendredi sur la place Rouge autour du président russe Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, dont le président chinois Xi Jinping.”Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable”, ont prévenu les quatre dirigeants européens dans une déclaration commune.Le président français, le chancelier allemand et le Premier ministre britannique sont sortis ensemble samedi du train qui les a amenés depuis la Pologne, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent rejoindre plus tard le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre polonais. M. Tusk, arrivé séparément, a publié sur X une vidéo de son arrivée à la gare de Kiev. Les quatre dirigeants ont été accueillis à la gare par le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, et le ministre des Affaires étrangères, Andriï Sybiga. Le quatuor va participer à Kiev à une réunion virtuelle avec les autres dirigeants de la “coalition des volontaires”, ces pays occidentaux, essentiellement européens, prêts à apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine.Selon leur déclaration, ils informeront ainsi les autres pays des “progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes” pour aider l’armée ukrainienne “après un éventuel accord de paix” avec la Russie, qui envahit l’Ukraine depuis trois ans.Paris et Londres assurent le pilotage de cette coalition aux contours encore flous.Après avoir embarqué dans le même train en Pologne près de la frontière avec l’Ukraine, MM Macron, Starmer et Merz, en tenue décontractée, ont eu un échange à trois durant le voyage, ont constaté des journalistes de l’AFP.Les Européens se rendent à Kiev forts de l’appel du président américain Donald Trump, qui a pressé jeudi la Russie d’accepter un “cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours”. Il a menacé de nouvelles sanctions occidentales en cas d’échec.Emmanuel Macron a affirmé vendredi souhaiter aboutir “dans les prochaines heures et les prochains jours” à un plan commun américano-européen de cessez-le-feu, assorti de nouvelles “sanctions économiques massives” en cas d’échec.”Aux côtés des États-Unis, nous appelons la Russie à accepter un cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours afin de permettre la tenue de pourparlers en vue d’une paix juste et durable”, ont ajouté les quatre  dirigeants dans leur déclaration.- Armes occidentales -Vendredi à Moscou, Vladimir Poutine a célébré le “courage” des soldats russes engagés dans ce pire conflit armé en Europe depuis le Deuxième guerre mondiale qui a fait des dizaines de milliers de morts dans chaque pays.Sur la chaîne américaine ABC, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé qu’un cessez-le-feu devrait être précédé d’un arrêt des livraisons d’armes occidentales, faute de quoi cela donnerait “un avantage à l’Ukraine” à un moment où “les troupes russes avancent de manière assurée” sur le front.Moscou a rejeté pour l’instant les appels au cessez-le-feu, se contenant de décréter unilatéralement une trêve de trois jours qui doit s’achever samedi à minuit, à l’occasion des célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie. L’Ukraine a évoqué des centaines des violations.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, et son début de rapprochement spectaculaire avec le maître du Kremlin, les Ukrainiens et les Européens redoutent un accord qui se nouerait sans leur consentement.Mais ils espèrent avoir réussi à accorder leurs violons avec le président américain, notamment depuis un tête-à-tête Trump-Zelenksy à Rome à l’occasion des funérailles du pape François le 26 avril.Pour Emmanuel Macron, il s’agit de la deuxième visite en Ukraine depuis le début de la guerre après celle de juin 2022 — à l’époque avec les dirigeants allemand et italien.”Que les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Pologne viennent en bloc quatre jours après l’élection du chancelier allemand, ça montre l’unité, la force, la réactivité de l’Europe”, estime un proche du président français. “Et puis c’est en miroir avec les célébrations de Poutine.”