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Israël annonce la récupération en Syrie du corps d’un soldat tué au Liban en 1982

Israël a annoncé dimanche avoir rapatrié, lors d’une “opération spéciale” réalisée “au coeur de la Syrie”, le corps d’un de ses soldats tué au Liban en 1982.”Lors d’une opération spéciale menée par (l’armée) et le Mossad (les services de renseignement extérieur), le corps du sergent Zvika Feldman a été localisé en plein coeur de la Syrie et rapatrié en Israël”, ont indiqué l’armée et le Mossad dans un communiqué.Zvi –Zvika, de son surnom– Feldman était mort lors de la bataille de Sultan Yacoub qui avait mis aux prises les 10 et 11 juin 1982 les armées israélienne et syrienne dans la région de la Bekaa, située dans l’est du Liban, le long de la frontière avec la Syrie.Son corps n’avait alors pas été retrouvé.”Le retour (de la dépouille) du sergent Feldman a été rendu possible grâce à une opération complexe et clandestine, rendue possible par un renseignement précis et l’usage de capacités opérationnelles faisant preuve d’ingéniosité et de courage”, ont ajouté l’armée et le Mossad.Aucune information n’a été fournie sur la date de cette opération ni sur le lieu précis de la découverte de la dépouille.Dès la chute à Damas du pouvoir de Bachar al-Assad le 8 décembre après plus de 13 ans de guerre civile, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon démilitarisée du Golan, dans le sud-ouest de la Syrie, à la lisière de la partie de ce plateau occupée puis annexée par Israël en 1981.Zvi Feldman a été formellement identifié grâce à des tests génétiques, a précisé l’armée.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu au domicile de la famille pour annoncer directement à ses proches le retour de la dépouille du soldat.- “Devoir moral” -Au total, trois soldats israéliens avaient été portés disparus après la bataille Sultan Yacoub.Le corps de Zachary Baumel, commandant de char du 362e bataillon blindé, avait été ramené en Israël en avril 2019. Un soldat, Yehouda Katz, manque toujours à l’appel”Nous n’arrêterons pas d’agir” pour ramener son corps, a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué de ses services.”Pendant de nombreuses années, j’ai autorisé de nombreuses opérations secrètes pour retrouver les disparus de Sultan Yacoub”, a-t-il ajouté. Après le retour de Zvi Feldman, l’unité de l’armée qui s’occupe des recherches disparues dénombre trois soldats dont le sort demeure inconnu: outre Yehouda Katz, son camarade de Sultan Yacoub, l’aviateur Ron Arad, capturé lors d’une mission au Liban en 1986, et Guy Hever, disparu sur le Golan en 1997. L’unité recherche des dizaines d’autres soldats officiellement morts, dont un tué en 2014 à Gaza. “Le retour de tous les disparus et otages, vivants et morts (…) est notre devoir moral et national”, a déclaré le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, dans un communiqué.Cette annonce survient alors que 58 des 251 otages enlevés sur le sol israélien durant l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sont encore retenus captifs dans la bande de Gaza.  “Nous ne pouvons pas en tant que société normaliser une situation où des familles doivent attendre plus de 40 ans pour retrouver leurs proches”, a dénoncé le Forum des familles d’otages, dans un communiqué. 

Israël annonce la récupération en Syrie du corps d’un soldat tué au Liban en 1982

Israël a annoncé dimanche avoir rapatrié, lors d’une “opération spéciale” réalisée “au coeur de la Syrie”, le corps d’un de ses soldats tué au Liban en 1982.”Lors d’une opération spéciale menée par (l’armée) et le Mossad (les services de renseignement extérieur), le corps du sergent Zvika Feldman a été localisé en plein coeur de la Syrie et rapatrié en Israël”, ont indiqué l’armée et le Mossad dans un communiqué.Zvi –Zvika, de son surnom– Feldman était mort lors de la bataille de Sultan Yacoub qui avait mis aux prises les 10 et 11 juin 1982 les armées israélienne et syrienne dans la région de la Bekaa, située dans l’est du Liban, le long de la frontière avec la Syrie.Son corps n’avait alors pas été retrouvé.”Le retour (de la dépouille) du sergent Feldman a été rendu possible grâce à une opération complexe et clandestine, rendue possible par un renseignement précis et l’usage de capacités opérationnelles faisant preuve d’ingéniosité et de courage”, ont ajouté l’armée et le Mossad.Aucune information n’a été fournie sur la date de cette opération ni sur le lieu précis de la découverte de la dépouille.Dès la chute à Damas du pouvoir de Bachar al-Assad le 8 décembre après plus de 13 ans de guerre civile, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon démilitarisée du Golan, dans le sud-ouest de la Syrie, à la lisière de la partie de ce plateau occupée puis annexée par Israël en 1981.Zvi Feldman a été formellement identifié grâce à des tests génétiques, a précisé l’armée.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu au domicile de la famille pour annoncer directement à ses proches le retour de la dépouille du soldat.- “Devoir moral” -Au total, trois soldats israéliens avaient été portés disparus après la bataille Sultan Yacoub.Le corps de Zachary Baumel, commandant de char du 362e bataillon blindé, avait été ramené en Israël en avril 2019. Un soldat, Yehouda Katz, manque toujours à l’appel”Nous n’arrêterons pas d’agir” pour ramener son corps, a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué de ses services.”Pendant de nombreuses années, j’ai autorisé de nombreuses opérations secrètes pour retrouver les disparus de Sultan Yacoub”, a-t-il ajouté. Après le retour de Zvi Feldman, l’unité de l’armée qui s’occupe des recherches disparues dénombre trois soldats dont le sort demeure inconnu: outre Yehouda Katz, son camarade de Sultan Yacoub, l’aviateur Ron Arad, capturé lors d’une mission au Liban en 1986, et Guy Hever, disparu sur le Golan en 1997. L’unité recherche des dizaines d’autres soldats officiellement morts, dont un tué en 2014 à Gaza. “Le retour de tous les disparus et otages, vivants et morts (…) est notre devoir moral et national”, a déclaré le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, dans un communiqué.Cette annonce survient alors que 58 des 251 otages enlevés sur le sol israélien durant l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sont encore retenus captifs dans la bande de Gaza.  “Nous ne pouvons pas en tant que société normaliser une situation où des familles doivent attendre plus de 40 ans pour retrouver leurs proches”, a dénoncé le Forum des familles d’otages, dans un communiqué. 

Le pape Léon XIV récite sa première prière dominicale à Saint-Pierre

Léon XIV se plie pour la première fois dimanche au rite de la prière dominicale depuis la basilique Saint-Pierre, un événement qui devrait de nouveau attirer des milliers de touristes et fidèles.A midi (10H00 GMT), le nouveau pape installé au balcon de la basilique récitera le “Regina Caeli” (“Reine des cieux”), une prière à Marie prononcée pendant le temps pascal. Deux heures avant cette prière, un flux constant de pèlerins et de fidèles convergeait déjà vers la place Saint-Pierre, arborant des drapeaux du monde entier et des symboles catholiques, a constaté un journaliste de l’AFP.”Nous espérons une bonne année, car l’Église catholique est mise à l’épreuve en ce moment, surtout aux États-Unis”, affirme à l’AFP Resfina Macoy Torrevillas, une Californienne de 68 ans, venue de San Diego avec une quarantaine de pèlerins. Un pape américain pourrait-il aider à cela ? “Peut-être. Les voies du Seigneur sont impénétrables”, ajoute-t-elle.Robert Francis Prevost, 69 ans, s’était déjà adressé aux fidèles avec une courte prière jeudi, juste après le “Habemus Papam” qui l’avait présenté au monde.”Que la paix soit avec vous tous!” avait-il alors lancé à la foule de quelque 100.000 personnes rassemblées sur la place.La prière de dimanche est d’autant plus attendue que ce rendez-vous hebdomadaire est souvent une occasion pour le pape de s’exprimer sur les grands sujets dominant l’actualité internationale.L’élection de ce pape américain – le premier de l’Histoire – classé parmi les modérés a été interprétée par certains comme une prise de distance avec le christianisme identitaire porté par plusieurs membres du gouvernement de Donald Trump.”C’est une personne qui inspire immédiatement beaucoup de confiance, un homme doux qui sait écouter (…) une personne claire et libre”, a affirmé au Corriere della Sera le cardinal italien Pierbattista Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, dans une interview publiée dimanche.Samedi, le 267e pape a reçu les cardinaux, hauts dignitaires de l’Eglise chargés de l’assister dans son gouvernement, pour un discours abordant ses grandes priorités.Il a notamment rendu hommage au “précieux héritage” de François, décédé le 21 avril à l’âge de 88 ans.Le pape élu au deuxième jour du conclave des cardinaux a alors expliqué son choix du nom “Léon” par une référence à Léon XIII, père au XIXe siècle de la “doctrine sociale” de l’Eglise, qui insiste sur la solidarité et la dignité.Cette doctrine peut aider face aux défis de l’intelligence artificielle, a-t-il assuré.- “Miracle” -Le pape Léon XIV s’est aussi recueilli samedi sur la tombe de son prédécesseur.Une photo publiée par Vatican News, le site officiel d’informations du Vatican, le montre agenouillé devant la sobre tombe en marbre de François à Sainte-Marie-Majeure, une basilique papale de Rome qu’affectionnait le pape argentin.Samedi également, le nouveau chef spirituel des 1,4 milliard de catholiques s’est rendu en visite privée dans un sanctuaire augustinien proche de Rome.Cet homme posé, qui a passé plus de la moitié de sa vie missionnaire au Pérou dont il a pris la nationalité, avait revendiqué dans son allocution inaugurale son appartenance à l’Ordre de Saint-Augustin, dont il a été le prieur général de 2001 à 2013.Fondé au XIIIe siècle, cet ordre dont les membres vivent selon des préceptes de vie commune, de partage et de recherche de la vérité, compte près de 3.000 membres dans une cinquantaine de pays.La prière de dimanche ouvrira une séquence de consultations intenses pour le chef de l’Eglise catholique, qui recevra lundi des représentants de la presse internationale en audience, puis vendredi le corps diplomatique.La messe solennelle de son intronisation se tiendra le dimanche 18 mai sur la place Saint-Pierre, en présence de plusieurs dirigeants étrangers ou leurs représentants.Durant cette célébration il recevra les symboles du pouvoir papal: notamment le pallium (sorte d’étole réservée aux grandes célébrations) et son anneau appelé “anneau du pêcheur”.Vendredi Léon XIV avait célébré une première messe dans la chapelle Sixtine, réservée aux cardinaux. 

Le pape Léon XIV récite sa première prière dominicale à Saint-Pierre

Léon XIV se plie pour la première fois dimanche au rite de la prière dominicale depuis la basilique Saint-Pierre, un événement qui devrait de nouveau attirer des milliers de touristes et fidèles.A midi (10H00 GMT), le nouveau pape installé au balcon de la basilique récitera le “Regina Caeli” (“Reine des cieux”), une prière à Marie prononcée pendant le temps pascal. Deux heures avant cette prière, un flux constant de pèlerins et de fidèles convergeait déjà vers la place Saint-Pierre, arborant des drapeaux du monde entier et des symboles catholiques, a constaté un journaliste de l’AFP.”Nous espérons une bonne année, car l’Église catholique est mise à l’épreuve en ce moment, surtout aux États-Unis”, affirme à l’AFP Resfina Macoy Torrevillas, une Californienne de 68 ans, venue de San Diego avec une quarantaine de pèlerins. Un pape américain pourrait-il aider à cela ? “Peut-être. Les voies du Seigneur sont impénétrables”, ajoute-t-elle.Robert Francis Prevost, 69 ans, s’était déjà adressé aux fidèles avec une courte prière jeudi, juste après le “Habemus Papam” qui l’avait présenté au monde.”Que la paix soit avec vous tous!” avait-il alors lancé à la foule de quelque 100.000 personnes rassemblées sur la place.La prière de dimanche est d’autant plus attendue que ce rendez-vous hebdomadaire est souvent une occasion pour le pape de s’exprimer sur les grands sujets dominant l’actualité internationale.L’élection de ce pape américain – le premier de l’Histoire – classé parmi les modérés a été interprétée par certains comme une prise de distance avec le christianisme identitaire porté par plusieurs membres du gouvernement de Donald Trump.”C’est une personne qui inspire immédiatement beaucoup de confiance, un homme doux qui sait écouter (…) une personne claire et libre”, a affirmé au Corriere della Sera le cardinal italien Pierbattista Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, dans une interview publiée dimanche.Samedi, le 267e pape a reçu les cardinaux, hauts dignitaires de l’Eglise chargés de l’assister dans son gouvernement, pour un discours abordant ses grandes priorités.Il a notamment rendu hommage au “précieux héritage” de François, décédé le 21 avril à l’âge de 88 ans.Le pape élu au deuxième jour du conclave des cardinaux a alors expliqué son choix du nom “Léon” par une référence à Léon XIII, père au XIXe siècle de la “doctrine sociale” de l’Eglise, qui insiste sur la solidarité et la dignité.Cette doctrine peut aider face aux défis de l’intelligence artificielle, a-t-il assuré.- “Miracle” -Le pape Léon XIV s’est aussi recueilli samedi sur la tombe de son prédécesseur.Une photo publiée par Vatican News, le site officiel d’informations du Vatican, le montre agenouillé devant la sobre tombe en marbre de François à Sainte-Marie-Majeure, une basilique papale de Rome qu’affectionnait le pape argentin.Samedi également, le nouveau chef spirituel des 1,4 milliard de catholiques s’est rendu en visite privée dans un sanctuaire augustinien proche de Rome.Cet homme posé, qui a passé plus de la moitié de sa vie missionnaire au Pérou dont il a pris la nationalité, avait revendiqué dans son allocution inaugurale son appartenance à l’Ordre de Saint-Augustin, dont il a été le prieur général de 2001 à 2013.Fondé au XIIIe siècle, cet ordre dont les membres vivent selon des préceptes de vie commune, de partage et de recherche de la vérité, compte près de 3.000 membres dans une cinquantaine de pays.La prière de dimanche ouvrira une séquence de consultations intenses pour le chef de l’Eglise catholique, qui recevra lundi des représentants de la presse internationale en audience, puis vendredi le corps diplomatique.La messe solennelle de son intronisation se tiendra le dimanche 18 mai sur la place Saint-Pierre, en présence de plusieurs dirigeants étrangers ou leurs représentants.Durant cette célébration il recevra les symboles du pouvoir papal: notamment le pallium (sorte d’étole réservée aux grandes célébrations) et son anneau appelé “anneau du pêcheur”.Vendredi Léon XIV avait célébré une première messe dans la chapelle Sixtine, réservée aux cardinaux. 

Les discussions commerciales Chine-Etats-Unis reprennent à Genève, Trump est optimiste

Les tractations entre la Chine et les États-Unis à Genève, pour tenter de résoudre la guerre commerciale entre les deux pays, ont repris dimanche, Donald Trump ayant fait part de son optimisme sur les progrès accomplis la veille.Le président américain semble vouloir repartir à zéro, après avoir imposé des droits de douanes toujours plus élevés aux centaines de milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis. Pékin a répondu du tac au tac.”Très bonne réunion aujourd’hui (samedi) avec la Chine, en Suisse. Beaucoup de choses ont été discutées, beaucoup ont été approuvées. Une remise à zéro a été négociée de manière amicale mais constructive. Nous souhaitons, pour le bien de la Chine et des États-Unis, que la Chine s’ouvre aux entreprises américaines”, a écrit le président américain samedi soir sur le réseau Truth Social, ajoutant en capitales et à grand renfort de points d’exclamation : “DE GRANDS PROGRES ONT ETE ACCOMPLIS!!!”.Plus tôt samedi, l’agence de presse Chine nouvelle avait qualifié les discussions sur les bords du Lac Léman d'”étape importante dans la promotion de la résolution du contentieux”.  Les deux délégations de très haut niveau sont menées, côté américain, par le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le représentant au Commerce Jamieson Greer tandis que la Chine a dépêché le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.Les tractations se tiennent à huis-clos dans la résidence du représentant suisse auprès des Nations unies, une villa cossue nichée sur la rive gauche du Léman. Les pourparlers, qui avaient duré une dizaine d’heures samedi, ont repris peu après 10H00 (08H00 GMT), selon les sources de l’agence suisse Keystone-ATS.    “Ces négociations reflètent le fait que l’état actuel des relations commerciales, avec ces droits de douane prohibitifs, n’est au final dans l’intérêt ni des Etats-Unis, ni de la Chine”, souligne auprès de l’AFP Nathan Sheets, économiste en chef chez Citigroup.Genève accueille la première rencontre en face à face de hauts responsables des deux plus grandes économies mondiales depuis que le président américain a imposé le mois dernier une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants.Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” ces surtaxes, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt et les marchés ont connu de violents soubresauts.- “Perdant-perdant” -“C’est une proposition perdant-perdant d’avoir des droits de douane aussi élevés”, reprend Nathan Sheets.Vendredi, Donald Trump avait fait un geste en suggérant d’abaisser à 80% les droits de douane qu’il a lui-même imposés à Pékin. Mais sa porte-parole Karoline Leavitt s’est empressée de préciser que Washington n’abaisserait pas ses taxes unilatéralement et que la Chine devait également faire des concessions.Le simple fait que ces discussions ont lieu “est une bonne nouvelle pour le commerce et les marchés financiers”, estime Gary Hufbauer, du Peterson Institute for International Economics (PIIE). Cependant, cet expert se montre “très sceptique sur un retour à une situation normale dans les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis”.”Des droits de douane de 145% sont absolument prohibitifs”, poursuit-il, ajoutant que même abaissés à 70 ou 80% comme il en est question, le niveau des transactions entre les deux pays serait divisé par deux.Le vice-Premier ministre chinois est arrivé à Genève avec semble-t-il un atout: Pékin a annoncé vendredi un bond de 8,1% de ses exportations en avril, un chiffre quatre fois supérieur aux prévisions des analystes. Mais les exportations vers les États-Unis ont chuté de près de 18%.burs-vog/nl/bpi

Les discussions commerciales Chine-Etats-Unis reprennent à Genève, Trump est optimiste

Les tractations entre la Chine et les États-Unis à Genève, pour tenter de résoudre la guerre commerciale entre les deux pays, ont repris dimanche, Donald Trump ayant fait part de son optimisme sur les progrès accomplis la veille.Le président américain semble vouloir repartir à zéro, après avoir imposé des droits de douanes toujours plus élevés aux centaines de milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis. Pékin a répondu du tac au tac.”Très bonne réunion aujourd’hui (samedi) avec la Chine, en Suisse. Beaucoup de choses ont été discutées, beaucoup ont été approuvées. Une remise à zéro a été négociée de manière amicale mais constructive. Nous souhaitons, pour le bien de la Chine et des États-Unis, que la Chine s’ouvre aux entreprises américaines”, a écrit le président américain samedi soir sur le réseau Truth Social, ajoutant en capitales et à grand renfort de points d’exclamation : “DE GRANDS PROGRES ONT ETE ACCOMPLIS!!!”.Plus tôt samedi, l’agence de presse Chine nouvelle avait qualifié les discussions sur les bords du Lac Léman d'”étape importante dans la promotion de la résolution du contentieux”.  Les deux délégations de très haut niveau sont menées, côté américain, par le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le représentant au Commerce Jamieson Greer tandis que la Chine a dépêché le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.Les tractations se tiennent à huis-clos dans la résidence du représentant suisse auprès des Nations unies, une villa cossue nichée sur la rive gauche du Léman. Les pourparlers, qui avaient duré une dizaine d’heures samedi, ont repris peu après 10H00 (08H00 GMT), selon les sources de l’agence suisse Keystone-ATS.    “Ces négociations reflètent le fait que l’état actuel des relations commerciales, avec ces droits de douane prohibitifs, n’est au final dans l’intérêt ni des Etats-Unis, ni de la Chine”, souligne auprès de l’AFP Nathan Sheets, économiste en chef chez Citigroup.Genève accueille la première rencontre en face à face de hauts responsables des deux plus grandes économies mondiales depuis que le président américain a imposé le mois dernier une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants.Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” ces surtaxes, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt et les marchés ont connu de violents soubresauts.- “Perdant-perdant” -“C’est une proposition perdant-perdant d’avoir des droits de douane aussi élevés”, reprend Nathan Sheets.Vendredi, Donald Trump avait fait un geste en suggérant d’abaisser à 80% les droits de douane qu’il a lui-même imposés à Pékin. Mais sa porte-parole Karoline Leavitt s’est empressée de préciser que Washington n’abaisserait pas ses taxes unilatéralement et que la Chine devait également faire des concessions.Le simple fait que ces discussions ont lieu “est une bonne nouvelle pour le commerce et les marchés financiers”, estime Gary Hufbauer, du Peterson Institute for International Economics (PIIE). Cependant, cet expert se montre “très sceptique sur un retour à une situation normale dans les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis”.”Des droits de douane de 145% sont absolument prohibitifs”, poursuit-il, ajoutant que même abaissés à 70 ou 80% comme il en est question, le niveau des transactions entre les deux pays serait divisé par deux.Le vice-Premier ministre chinois est arrivé à Genève avec semble-t-il un atout: Pékin a annoncé vendredi un bond de 8,1% de ses exportations en avril, un chiffre quatre fois supérieur aux prévisions des analystes. Mais les exportations vers les États-Unis ont chuté de près de 18%.burs-vog/nl/bpi