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Foot: grand favori, le Maroc lance sa CAN par une victoire face aux Comores

Le Maroc, d’abord inhibé par la pression puis libéré par un retourné acrobatique de son attaquant Ayoub El-Kaabi, a laborieusement mais victorieusement lancé dimanche face aux Comores (2-0) la 35e Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise jusqu’au 18 janvier.Les partenaires d’Achraf Hakimi, laissé au repos pour ce match inaugural après une sérieuse blessure à une cheville subie en novembre jouent avec une double obligation: remporter un titre qui leur échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d’accueillir le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.Dans une ambiance électrique et sous une pluie battante, après le coup d’envoi fictif donné par Moulay El Hassan, le prince héritier du Maroc, les Lions de l’Atlas ont longtemps buté sur Yannick Pandor, le gardien des Comores, avant que Brahim Diaz (55e) et El-Kaabi (74e) ne libèrent tout un peuple.”Le résultat était bien mais le jeu n’était pas vraiment convaincant”, analysait Moustafa Faik, cinquantenaire marocain venu de Paris croisé à la sortie du stade. “Il leur manque beaucoup de travail pour les prochains matches”, ajoutait-il.”C’est normal, ils font l’ouverture de la CAN”, relativisait de son côté Rachid, décrivant une équipe visiblement “stressée”. “Mais je pense qu’avec les matches qui vont arriver, ils vont monter en puissance et je les vois arriver en finale.”Dès le début de l’après-midi, devant le nouveau stade Moulay Abdellah, allumé de ses néons rouges et verts aux couleurs du Maroc, une foule de supporters bravait déjà la pluie persistante pour accéder à l’enceinte de près de 70.000 places, annoncée à guichets fermés pour la soirée.A la vue des caméras de télévision, certains scandaient “Dima Maghreb” (“Vive le Maroc”) à côté de dizaines de voitures de police, des ambulances, des forces auxiliaires — dont certaines unités à cheval – au rythme des tambours et de musiques afro.Les klaxons et tambours entendus dès le coup de sifflet final dans les six villes hôtes de la compétition témoignent du soulagement marocain. Mais le chemin est encore long pour les joueurs de Walid Regragui, le sélectionneur marocain, s’ils veulent fouler à nouveau la pelouse du stade Moulay Abdellah, le 18 janvier, soir de la finale de la CAN.Pourtant, “tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite”, avait réaffirmé Regragui à la veille du match d’ouverture.A ses côtés, Hakimi, érigé en tête de gondole du tournoi, avait rassuré tout le royaume sur son état de santé: lancé dans une course contre la montre depuis sa sérieuse blessure le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est “prêt à jouer”, avait-il dit. Il a pu être préservé dimanche en attendant de parfaire sa condition physique. Et le Maroc a gagné.- Répétition générale -Face à l’archi-favori de l’épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement Fifa (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placée lors des CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui règne au sein des Lions indomptables.La Côte d’Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l’Algérie, qui retrouve du lustre après quelques années de disette, peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui.”J’attends beaucoup du public: s’ils viennent demain (dimanche) pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien”, avait prévenu Regragui. Malgré la pluie qui a clairsemé les tribunes, le public a joué sa partition dimanche soir.Le sélectionneur n’est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l’organisation. Le pays s’apprête à accueillir des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d’un million de billets ont déjà été vendus.En 2030, le royaume sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l’Afrique du Sud. Ce sera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe encore davantage ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, moyennant plusieurs milliards d’euros d’investissements.La CAN en est une répétition générale.

Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest et le Nord persévèrent

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche, malgré une action dans la soirée à la frontière franco-belge.Selon des chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur en début de soirée, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, essentiellement dans le Sud-Ouest, contre 50 actions samedi, 93 vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.Dimanche à partir de 22H00, à l’appel notamment de la Confédération paysanne, plusieurs dizaines de personnes ont bloqué l’autoroute A2/E19 à la frontière franco-belge, dans le sens Mons-Valenciennes, à l’aide de ballots de paille posés en travers de la route, a constaté l’AFP.Plusieurs centaines de camions et de voitures se sont rapidement trouvés bloqués, devant passer par un barrage filtrant ouvert peu avant 23H00 sur une aire d’autoroute attenante. Les agriculteurs présents y expliquaient leurs revendications aux automobilistes, auxquels ils distribuaient café et soupe au butternut.Cette action, menée “en soutien aux éleveurs et éleveuses de France touchés par la DNC”, a également visé à dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, a expliqué à l’AFP Benjamin Serra, maraîcher et organisateur du blocage.L’autoroute bloquée est “un gros point de passage de matières qui viennent des ports de Rotterdam, d’Anvers”, a-t-il rappelé.Pour l’essentiel, les autres mobilisations de dimanche se sont concentrées dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 23H00 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Dans la soirée, le blocage de la RN20 Toulouse-Andorre à Tarascon-sur-Ariège a été levé après dix jours de mobilisation, a indiqué la Confédération paysanne de l’Ariège, promettant de nouvelles “actions” malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63. Une bretelle a cependant été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.Le barrage sera-t-il “maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui dit pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, dont Michel Barnier, ont pour leur part affirmé soutenir l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales, trois départements ayant recensés des cas et par conséquent prioritaires pour la vaccination.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest.mk-bdu-jed-kau/pcl

Pourparlers à Miami: les négociateurs américain et ukrainien saluent des échanges “productifs”

Les délégations américaine et ukrainienne ont salué dimanche la tenue d’échanges “productifs et constructifs” lors de négociations organisées à Miami en présence d’alliés européens en vue de mettre fin à la guerre en Ukraine.”Au cours des trois derniers jours en Floride, la délégation ukrainienne a tenu une série de réunions productives et constructives avec ses partenaires américains et européens” ont écrit Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, et Roustem Oumerov, négociateur en chef de Kiev, sur le réseau social X.Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait auparavant déclaré que les travaux se poursuivaient “sur les documents relatifs à la fin de la guerre, aux garanties de sécurité et à la reconstruction”.”Chaque point est examiné en détail et la partie américaine se montre constructive”, avait-il assuré.Des négociateurs ukrainiens, européens et américains se trouvaient à Miami pour une série de discussions menées depuis vendredi par Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du président américain.- Nouvelle mouture  -Les Américains s’entretiennent également sur place avec l’émissaire russe Kirill Dmitriev pour tenter de trouver une issue au conflit en Ukraine, déclenché il y a près de quatre ans par l’invasion russe. M. Dmitriev a également salué dimanche le caractère constructif des échanges.La présidence russe a affirmé par la voix de son conseiller diplomatique, Iouri Ouchakov, qu’une rencontre trilatérale Russie/Etats-Unis/Ukraine n’était “pas en cours de préparation”, alors que les Ukrainiens avaient fait état d’une proposition de Washington en ce sens.Les pourparlers se sont accélérés ces dernières semaines. Volodymyr Zelensky a à cet égard mentionné des “progrès” dans les discussions ukraino-américaines en vue d’amender le plan proposé il y a plus d’un mois par les Etats-Unis, au départ perçu comme étant largement favorable à la Russie.Les détails de la nouvelle mouture ne sont pas connus mais, selon le président ukrainien, impliquent des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales.Le Kremlin semblait néanmoins peu susceptible d’accepter ces modifications, qu’il avait qualifiées de “non constructives”.L’émissaire russe “devrait recevoir des informations sur ce qui a été élaboré par les Américains et les Européens” et rendre compte ultérieurement à Moscou, a précisé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à la télévision d’Etat.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait promis vendredi qu’aucun accord ne serait imposé aux Ukrainiens ou aux Russes.- Poutine “prêt au dialogue” avec Macron -L’inclusion directe des Européens constituait une nouveauté par rapport aux réunions récemment tenues.Et, dimanche, la présidence française a salué les propos du chef de l’Etat russe, Vladimir Poutine, qui s’est dit “prêt au dialogue” avec son homologue français Emmanuel Macron.”Il est bienvenu que le Kremlin donne un accord public à cette démarche. Nous aviserons dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”, a-t-elle fait savoir.Samedi, Volodymyr Zelensky avait appelé Washington à accentuer la pression sur la Russie en cas d’échec des pourparlers.”Les Etats-Unis doivent dire clairement: s’il n’y a pas de voie diplomatique, alors il y aura une pression totale”, avait-il lancé devant la presse, jugeant que seuls les Américains étaient capables de persuader Moscou d’arrêter le conflit.- Combats dans le nord-est -Sur le terrain, l’armée ukrainienne a annoncé dimanche qu’elle s’efforçait de repousser une tentative de percée des troupes russes dans une zone frontalière de la région de Soumy (nord-est), d’où Kiev accuse Moscou d’avoir illégalement déporté des civils en Russie.”Des combats sont en cours dans le village de Grabovske”, ont déclaré les forces ukrainiennes, démentant la présence de soldats russes dans la petite localité voisine de Riasne.La Russie n’a pour l’heure pas fait de commentaires officiels à ce sujet, mais avait revendiqué la veille la prise de Vyssoke, un village proche de Grabovske.Cette zone frontalière à l’est de la ville de Soumy avait été jusqu’à présent relativement épargnée, après une contre-offensive éclair ukrainienne à l’issue de laquelle les unités russes avaient été contraintes de se retirer en 2022.”Malheureusement, les véritables signaux en provenance de la Russie restent uniquement négatifs: des assauts le long de la ligne de front, des crimes de guerre russes dans les zones frontalières et des frappes continues contre nos infrastructures”, a dénoncé dimanche le président ukrainien.Selon lui, “cette semaine, la Russie a lancé approximativement 1.300 attaques de drones, (largué) presque 1.200 bombes aériennes guidées et (tiré) neuf missiles de différents types” sur le territoire ukrainien, touchant particulièrement le sud, à commencer par la cité portuaire d’Odessa, sur la mer Noire.”Il s’agit d’une tentative de la Russie de bloquer l’accès de l’Ukraine à la logistique maritime”, a-t-il à cet égard conclu.

Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest persévère

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche avec moins d’une dizaine de barrages maintenus et quelques centaines de manifestants selon les autorités, essentiellement dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, sur l’A65 reliant Bordeaux à Pau ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 17h30 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, contre 50 actions et 1.619 manifestants samedi, 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63, même si une bretelle a été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.”On en est toujours au statu quo” avec une soixantaine de manifestants sur le barrage, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”(Dimanche) soir, le barrage est maintenu. Maintenant, maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, ajoute ce viticulteur et producteur de pruneaux, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui apprécie le relatif confort du campement établi par les organisateurs, forts d’une précédente expérience au même endroit en 2024.- “On peut tenir longtemps” -“Quand on n’est pas bien installé, c’est plus difficile de résister. Mais hier (samedi) soir on a regardé le match du Stade toulousain, on a le grand écran, on est à l’abri, il y a des cuisiniers hors pair, on peut tenir longtemps”, a poursuivi l’agriculteur de 37 ans.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales. Ces trois départements figurant parmi ceux ayant recensé des cas, ils sont prioritaires pour la vaccination.Dans les Pyrénées-Atlantiques, situées dans le “cordon vaccinal” après un cas détecté dans le département voisin des Hautes-Pyrénées, la préfecture a fait état dimanche d’environ 28.000 bovins vaccinés contre la DNC, soit presque 15%.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

Pourparlers à Miami: nouvelles réunions américano-ukrainienne et américano-russe

Kiev a annoncé dimanche que les négociateurs ukrainiens allaient de nouveau s’entretenir à Miami avec leurs homologues américains qui reçoivent de leur côté séparément l’émissaire russe, pour évoquer un possible règlement du conflit en Ukraine.La présidence russe a pour sa part affirmé le même jour, par la voix de son conseiller diplomatique, Iouri Ouchakov, qu’une rencontre trilatérale Russie/Etats-Unis/Ukraine n’était “pas en cours de préparation”, alors que les Ukrainiens avaient fait état d’une proposition de Washington d’en organiser une.”Troisième jour de travail. Aujourd’hui, avec le chef d’état-major des forces armées Andriï Gnatov, nous allons avoir une autre réunion avec la partie américaine”, a déclaré le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, qui est arrivé à Miami vendredi, le jour où les pourparlers ont commencé.Dimanche toujours, les Américains, emmenés par Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain, parlent également dans cette ville du sud-est des Etats-Unis avec le représentant russe Kirill Dmitriev. Et ce pour la deuxième fois ce week-end.”Les discussions se déroulent de manière constructive”, a jugé cet émissaire.”Les travaux se poursuivent sur les documents relatifs à la fin de la guerre, aux garanties de sécurité et à la reconstruction. Chaque point est examiné en détail et la partie américaine se montre constructive”, a quant à lui commenté dans la soirée le président ukrainien Volodymyr Zelensky.La veille, il avait appelé Washington à accentuer la pression sur la Russie. “Les Etats-Unis doivent dire clairement: s’il n’y a pas de voie diplomatique, alors il y aura une pression totale”, avait-il lancé devant la presse, jugeant que seuls les Américains étaient capables de persuader Moscou d’arrêter le conflit en Ukraine, déclenché il y a près de quatre ans.- Poutine “prêt au dialogue” avec Macron -L’inclusion directe cette fois des Européens constitue une nouveauté par rapport aux précédentes réunions qui avaient récemment eu lieu entre Ukrainiens et Américains à Genève, Miami et Berlin.Et, dimanche, la présidence française a salué les propos du chef de l’Etat russe Vladimir Poutine, qui s’est dit “prêt au dialogue” avec son homologue français Emmanuel Macron.”Il est bienvenu que le Kremlin donne un accord public à cette démarche. Nous aviserons dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”, a-t-elle fait savoir.Les pourparlers pour mettre fin au conflit se sont accélérés ces dernières semaines.Volodymyr Zelensky a à cet égard mentionné des “progrès” dans les discussions ukraino-américaines en vue d’amender le plan proposé il y a plus d’un mois par les Etats-Unis, au départ perçu comme étant largement favorable à la Russie.Les détails de la nouvelle mouture ne sont pas connus mais, selon le président ukrainien, elle implique des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a promis qu’aucun accord ne serait imposé aux Ukrainiens ou aux Russes.- Combats dans le nord-est -Sur le terrain, l’armée ukrainienne a annoncé dimanche qu’elle s’efforçait de repousser une tentative de percée des troupes russes dans une zone frontalière de la région de Soumy (nord-est), d’où Kiev accuse Moscou d’avoir illégalement déporté des civils en Russie.”Des combats sont en cours dans le village de Grabovske”, ont déclaré les forces ukrainiennes, démentant la présence de soldats russes dans la petite localité voisine de Riasne.La Russie n’a pour l’heure pas fait de commentaires officiels à ce sujet mais avait revendiqué la veille la prise de Vyssoke, un village proche de Grabovske.Cette zone frontalière à l’est de la ville de Soumy avait été jusqu’à présent relativement épargnée, après une contre-offensive éclair ukrainienne à l’issue de laquelle les unités russes avaient été contraintes de se retirer en 2022.”Malheureusement, les véritables signaux en provenance de la Russie restent uniquement négatifs: des assauts le long de la ligne de front, des crimes de guerre russes dans les zones frontalières et des frappes continues contre nos infrastructures”, a dénoncé dimanche le président ukrainien.Selon lui, “cette semaine, la Russie a lancé approximativement 1.300 attaques de drones, (largué) presque 1.200 bombes aériennes guidées et (tiré) neuf missiles de différents types” sur le territoire ukrainien, touchant particulièrement le sud, à commencer par la cité portuaire d’Odessa, sur la mer Noire.”Il s’agit d’une tentative de la Russie de bloquer l’accès de l’Ukraine à la logistique maritime”, a-t-il à cet égard conclu.

Budget: le Parlement prêt à voter rapidement la “loi spéciale”

Le Parlement se prépare à une adoption au pas de charge en début de semaine d’une “loi spéciale”, rustine législative qui permettra de financer provisoirement l’État et les administrations après l’échec des discussions entre forces politiques sur le budget.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a confirmé dimanche soir cette loi spéciale, destinée à éviter un “shutdown” à la française. Mais il ne s’agit selon elle que d’un “service minimum”, avant la nécessaire reprise des discussions budgétaires en janvier, pour aboutir à une loi de finances avant “fin janvier”, y compris avec “quelques hausses d’impôts”. Avant même cette confirmation, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat avaient déjà adressé pendant le week-end à leurs membres des convocations pour auditionner lundi et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Mme Montchalin sur ce projet de loi spéciale.Mis en échec sur sa stratégie visant à faire émerger un compromis parlementaire sur le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé vendredi qu’il réunirait, “à partir de lundi, les principaux responsables politiques” pour “trouver les conditions d’une solution”.Ces concertations ont finalement commencé dès dimanche, avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons, Gabriel Attal et Paul Christophe, reçus à Matignon, a fait savoir l’entourage de Sébastien Lecornu. Le président du groupe Modem Marc Fesneau et celui du groupe Liot Christophe Naegelen sont eux consultés par téléphone, selon la même source.Le parti Les Républicains (LR) sera reçu lundi, tout comme le Parti socialiste qui a rendez-vous à 10h30, le Parti communiste à 15H00, et les Écologistes à 16H00, selon des sources de chaque parti. – Calendrier resserré -Sans attendre, le gouvernement a déjà échafaudé un calendrier resserré devant conduire au vote de cette loi spéciale en un peu plus de 24 heures.Un conseil des ministres est prévu lundi en fin de journée, dès le retour du président Emmanuel Macron d’Abou Dhabi où il effectue sa traditionnelle visite de fin d’année aux troupes déployées à l’étranger.Les débats commenceraient dans la foulée à l’Assemblée nationale en vue d’un vote dans l’hémicycle puis au Sénat mardi en fin de journée, a-t-on indiqué de source gouvernementale.Mais au-delà de cette loi de court terme, qui permettra de lever les impôts et d’engager des dépenses sur la base du budget 2025, Sébastien Lecornu doit trouver une issue à l’impasse budgétaire et éviter de nouvelles longues tractations en début d’année.Sa stratégie a fonctionné pour le budget de la Sécurité sociale, voté le 16 décembre grâce à l’appui du Parti socialiste et au prix de concessions sur la réforme des retraites, suspendue, et sur l’article 49.3, écarté.Mais le recours à cet outil constitutionnel, qui permet de faire passer un texte sans vote sauf motion de censure, est de nouveau au centre du débat.- “Machine arrière”-La droite pousse Sébastien Lecornu à en faire usage en début d’année sur le budget de l’État afin de sortir rapidement d’un processus jugé interminable et souvent incompréhensible par de nombreux Français.”Ce que je demande à Sébastien Lecornu, c’est de faire machine arrière et de se saisir du 49.3 pour donner un budget responsable au pays, conforme à l’intérêt de la Nation, avec moins d’impôts et de dépenses”, a martelé dans un entretien à Ouest-France le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau.Ce que précise Philippe Juvin, rapporteur LR du budget à l’Assemblée nationale, dans le Parisien: “Une loi spéciale mardi, puis un deal sur quelques principes de base à partir de la négociation, qui pourrait être converti par un 49.3 en janvier prochain”.La loi spéciale avait déjà été utilisée l’an dernier après la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure.Elle avait alors été soutenue par toutes les forces politiques, au nom de la stabilité. Le Rassemblement national, groupe le plus nombreux à l’Assemblée, devrait la voter “a priori, parce qu’il faut bien que l’État continue d’avancer”, a indiqué dimanche sur franceinfo la vice-présidente du parti, Edwige Diaz.

Foot: grand favori, le Maroc lance sa CAN face aux Comores

Le Maroc lance dimanche face aux Comores (20h00) la 35e Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise jusqu’au 18 janvier avec une double obligation: remporter un titre qui lui échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d’accueillir le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.Dimanche après-midi à Rabat, devant le nouveau stade Moulay Abdellah, allumé de ses néons rouges et verts aux couleurs du Maroc, une foule de supporters bravait déjà la pluie fine mais persistante pour accéder à l’enceinte de près de 70.000 places, annoncée à guichets fermés pour la soirée.A la vue des caméras de télévision, certains scandent “Dima Maghreb” (“Vive le Maroc”) à côté de dizaines de voitures de police, des ambulances, des forces auxiliaires —dont certaines unités à cheval- au rythme des tambours et de musiques afro.Jawad Jemili, un Marocain originaire de Casablanca mais résidant en France, a fait le déplacement de Strasbourg spécialement pour l’événement sans même être certain d’obtenir un billet.”J’en ai finalement trouvé un hier soir au marché noir, pour une fortune”, confie à l’AFP ce technicien de 34 ans, précisant être parti de chez lui vers midi en train “pour l’ambiance entre supporters”.Ce match face aux Comores sera “difficile”, estime-t-il, “car il y a une énorme pression sur l’équipe marocaine”. “Mais je crois qu’on va gagner car on a le potentiel”, ajoute-t-il, pronostiquant une victoire 2-1 des Lions de l’Atlas. “Tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite”, a réaffirmé samedi  Walid Regragui, le sélectionneur marocain également sous pression, à la veille du match d’ouverture.A ses côtés, le capitaine Achraf Hakimi, érigé en tête de gondole du tournoi, a lui rassuré tout le royaume sur son état de santé: lancé dans une course contre la montre depuis une sérieuse blessure à une cheville le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est “prêt à jouer”, a-t-il assuré. Il pourrait toutefois être préservé dimanche en attendant de parfaire sa condition physique.- Répétition générale -Face à l’archi-favori de l’épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement Fifa (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placée lors des CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui régne au sein des Lions indomptables.La Côte d’Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l’Algérie, qui retrouve du lustre après quelques années de disette, peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui.”J’attends beaucoup du public: s’ils viennent demain (dimanche) pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien”, a prévenu Regragui. “Ils doivent mettre l’ambiance et la pression sur nos adversaires. Je mets aussi la pression sur le public.”Le sélectionneur n’est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l’organisation. Le pays s’apprête à accueillir des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d’un million de billets ont déjà été vendus.En 2030, le royaume sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l’Afrique du Sud. Ce sera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe encore davantage ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, moyennant plusieurs milliards d’euros d’investissements.La CAN en est une répétition générale et aux abords des neuf stades et six villes de la compétition, on peaufine les derniers réglages.Les ronds-points sont couverts de drapeaux des 24 nations africaines engagées. Sur les routes et à l’entrée des stades, des ouvriers s’activent, agrafent, ajustent les arches aux couleurs de la CAN. Tout est prêt pour le sacre annoncé.

Macron donne le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions, remplaçant du Charles de Gaulle

Emmanuel Macron a donné dimanche le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions français destiné à remplacer le Charles De Gaulle et qui doit entrer en service en 2038.”Conformément aux deux dernières lois de programmation militaire, et après un examen complet et minutieux, j’ai décidé de doter la France d’un nouveau porte-avions”, a annoncé le chef de l’État français lors du Noël avec les troupes à Abou Dhabi.”La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine”, a-t-il précisé, actant donc sa mise en œuvre.L’annonce du lancement officiel de la construction était très attendue malgré l’impasse budgétaire dans laquelle se trouve le gouvernement, alors que le mur d’investissements nécessaires et l’évolution des menaces mettent le projet sous pression.Ce lancement va permettre de passer tous les contrats nécessaires à la réalisation du projet, relève-t-on à l’Élysée. “Je serai le garant de cet engagement” envers les 800 fournisseurs chargés du projet, a ainsi souligné Emmanuel Macron, en précisant qu’il se rendrait sur le chantier de construction en février.”Ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre nation, puissance de l’industrie, de la technique, puissance au service de la liberté sur les mers et dans les remous du temps”, a-t-il martelé.Lui aussi à propulsion nucléaire, le nouveau porte-avions sera beaucoup plus massif que l’actuel. Il fera près de 80.000 tonnes pour environ 310 mètres de long, contre 42.000 tonnes pour 261 mètres pour le Charles De Gaulle. Avec un équipage de 2.000 marins, il pourra embarquer 30 avions de combat.Le risque d’un “choc dans trois, quatre ans” face à la Russie évoqué par les armées fait craindre que les budgets ne filent vers des priorités plus pressantes.De récents propos du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, jugeant qu’on “ne peut pas se contenter de reproduire un outil qui a été conçu à la moitié du siècle dernier”, semblent mettre aussi en question le concept du porte-avions.Le général a notamment souligné le “besoin de permanence à la mer” du bâtiment et sa capacité d’emport de “drones de tous types”. Un seul bâtiment, en l’occurrence le Charles De Gaulle, est disponible 65% du temps, selon la Marine. Un décalage de la construction et donc de l’entrée en service de son successeur laisserait la Marine sans porte-avions.Une étude menée à l’occasion du prochain arrêt technique majeur du Charles De Gaulle permettra de dire en 2029 si le bâtiment peut être prolongé de quelques années au-delà de 2038, en fonction de l’état de ses chaufferies nucléaires et de sa structure.

Conflit entre la Thaïlande et le Cambodge: plus de 500.000 déplacés, selon Phnom Penh

Plus d’un demi‑million de personnes au Cambodge ont été déplacées en raison d’un conflit frontalier avec la Thaïlande qui a provoqué des affrontements meurtriers depuis deux semaines, a annoncé Phnom Penh dimanche, à la veille de pourparlers régionaux visant à apaiser les tensions.La Thaïlande avait auparavant fait état de quelque 400.000 personnes déplacées au total …

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L’Australie observe une minute de silence, une semaine après l’attentat de Sydney

De nombreux Australiens ont observé une minute de silence et allumé des bougies dimanche, une semaine après la tuerie antisémite commise par deux hommes contre les participants à une fête juive sur une plage emblématique de Sydney.Les deux assaillants, Sajid Akram, 50 ans, un Indien entré sur visa en Australie en 1998 et son fils …

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