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Les Albanais ont voté pour des législatives test sur le chemin de l’UE

Les Albanais ont voté dimanche pour départager le Premier ministre et une opposition aussi large que déterminée à le faire chuter, lors de législatives aux allures de test pour les rêves européens de ce petit pays des Balkans.Au total, 3,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. Cent quarante sièges de députés, élus pour quatre ans, sont en jeu et une quarantaine de partis étaient engagés dans ce scrutin proportionnel dominé par le duel entre le Premier ministre socialiste Edi Rama et Sali Berisha, du Parti démocrate (droite).”Le scrutin en général s’est déroulé conformément aux normes et aux standards”, a déclaré Ilirjan Celibashi, responsable de la Commission électorale centrale (CEC), lors d’une conférence de presse à Tirana peu après la fermeture officielle des bureaux de vote à 19H00 (17H00 GMT).La participation était de 42,17% à 19H00, selon la CEC.”Il faut conserver calme et retenue pendant le dépouillement qui sera un processus transparent et surveillé”, a-t-il ajouté, précisant que les premiers résultats “seraient publiés mardi”.Mais sans attendre, M. Berisha a affiché son “optimisme” dimanche soir, prédisant devant la presse “les dernières heures au pouvoir d’Edi Rama”.Ce dernier brigue un quatrième mandat consécutif de Premier ministre, ce qui serait inédit. Dans un communiqué, les socialistes ont appelé à “rester calme” et “éviter les provocations” pour “faire sortir la victoire des urnes où le peuple souverain a déjà scellé sa décision historique”. – “essentiel” -Pour éviter les fraudes, de l’encre bleu foncé a été apposée sur l’ongle des votants, et plus de 2.000 observateurs étrangers et albanais étaient déployés.La communauté internationale scrute de près cette élection, sorte de test du bon fonctionnement d’institutions fragiles. Depuis la fin du communisme au début des années 1990, les résultats sont systématiquement contestés par les perdants et donnent lieu à des allégations de fraude. “Cette élection revêt une importance particulière, car l’Albanie a entamé des négociations d’adhésion à l’UE. Respecter les normes démocratiques est essentiel pour progresser vers l’UE”, a posté sur X la délégation de l’UE en Albanie.Selon M. Celibashi, la CEC “a dénoncé auprès du parquet spécial contre le crime et la corruption”, le SPAK, “cinq cas de crimes électoraux constatés” dimanche.Un autre défi s’est ajouté au scrutin: le vote pour la première fois de la diaspora, par voie postale. Selon les estimations de la CEC dimanche soir, quelque 192.000 bulletins de la diaspora, sur près de 246.000 inscrits, étaient déjà arrivés.  Anisa Bega, 25 ans, était à Tirana parmi les premiers à l’ouverture des bureaux à 07H00 (05H00 GMT), pleine d’espoir d’un “avenir meilleur et plus sûr”. Agim Lali, 70 ans, souhaitait lui “construire une meilleure Albanie pour nos enfants, nos petits-enfants”. Pour “qu’on ne quitte pas l’Albanie”, a-t-il dit. Le pays, où les salaires sont bas, connaît comme ailleurs dans les Balkans l’exode de ses habitants, vers des pays comme l’Allemagne ou l’Italie.- Crime organisé -Ancien leader étudiant opposé au régime communiste qui domina le pays pendant plus de quatre décennies, ex-maire de Tirana, Edi Rama est devenu chef du gouvernement en 2013. Sa carte majeure: la promesse d’intégrer l’UE “d’ici 2030”. L’opposition l’accuse régulièrement de liens avec le crime organisé. Lui se dit prêt à se “retirer de la vie politique si quiconque arrive à établir des liens avec la corruption ou les milieux criminels”.M. Berisha fut quant à lui le premier président non communiste d’Albanie, et s’est allié avec plus d’une vingtaine d’autres partis contre M. Rama. Il promet, à l’instar du président américain Donald Trump, la “Great Albania”, avec un programme de relance économique, et s’est assuré pour sa campagne les services d’un consultant du Parti républicain américain, Chris LaCivita.Déclaré “persona non grata” aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en raison de son implication présumée dans le crime organisé et la corruption, M. Berisha est aussi poursuivi en Albanie pour “corruption passive d’un haut fonctionnaire”.Autre nouveauté de ce scrutin: des fonctionnaires et agents publics de la justice étaient déployés pour la première fois aux côtés de la CEC. La justice albanaise a lancé pléthore d’enquêtes ces derniers mois, qui pourraient peser sur le scrutin. Le SPAK a indiqué avoir ouvert en 2024 des enquêtes contre 33 anciens hauts fonctionnaires.Le scrutin de dimanche précède de quelques jours le sommet de la Communauté politique européenne (CPE, cercle de 47 pays européens, membres ou non de l’UE), prévu vendredi à Tirana.

Les Albanais ont voté pour des législatives test sur le chemin de l’UE

Les Albanais ont voté dimanche pour départager le Premier ministre et une opposition aussi large que déterminée à le faire chuter, lors de législatives aux allures de test pour les rêves européens de ce petit pays des Balkans.Au total, 3,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. Cent quarante sièges de députés, élus pour quatre ans, …

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Les Albanais ont voté dimanche pour départager le Premier ministre et une opposition aussi large que déterminée à le faire chuter, lors de législatives aux allures de test pour les rêves européens de ce petit pays des Balkans.Au total, 3,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. Cent quarante sièges de députés, élus pour quatre ans, sont en jeu et une quarantaine de partis étaient engagés dans ce scrutin proportionnel dominé par le duel entre le Premier ministre socialiste Edi Rama et Sali Berisha, du Parti démocrate (droite).”Le scrutin en général s’est déroulé conformément aux normes et aux standards”, a déclaré Ilirjan Celibashi, responsable de la Commission électorale centrale (CEC), lors d’une conférence de presse à Tirana peu après la fermeture officielle des bureaux de vote à 19H00 (17H00 GMT).La participation était de 42,17% à 19H00, selon la CEC.”Il faut conserver calme et retenue pendant le dépouillement qui sera un processus transparent et surveillé”, a-t-il ajouté, précisant que les premiers résultats “seraient publiés mardi”.Mais sans attendre, M. Berisha a affiché son “optimisme” dimanche soir, prédisant devant la presse “les dernières heures au pouvoir d’Edi Rama”.Ce dernier brigue un quatrième mandat consécutif de Premier ministre, ce qui serait inédit. Dans un communiqué, les socialistes ont appelé à “rester calme” et “éviter les provocations” pour “faire sortir la victoire des urnes où le peuple souverain a déjà scellé sa décision historique”. – “essentiel” -Pour éviter les fraudes, de l’encre bleu foncé a été apposée sur l’ongle des votants, et plus de 2.000 observateurs étrangers et albanais étaient déployés.La communauté internationale scrute de près cette élection, sorte de test du bon fonctionnement d’institutions fragiles. Depuis la fin du communisme au début des années 1990, les résultats sont systématiquement contestés par les perdants et donnent lieu à des allégations de fraude. “Cette élection revêt une importance particulière, car l’Albanie a entamé des négociations d’adhésion à l’UE. Respecter les normes démocratiques est essentiel pour progresser vers l’UE”, a posté sur X la délégation de l’UE en Albanie.Selon M. Celibashi, la CEC “a dénoncé auprès du parquet spécial contre le crime et la corruption”, le SPAK, “cinq cas de crimes électoraux constatés” dimanche.Un autre défi s’est ajouté au scrutin: le vote pour la première fois de la diaspora, par voie postale. Selon les estimations de la CEC dimanche soir, quelque 192.000 bulletins de la diaspora, sur près de 246.000 inscrits, étaient déjà arrivés.  Anisa Bega, 25 ans, était à Tirana parmi les premiers à l’ouverture des bureaux à 07H00 (05H00 GMT), pleine d’espoir d’un “avenir meilleur et plus sûr”. Agim Lali, 70 ans, souhaitait lui “construire une meilleure Albanie pour nos enfants, nos petits-enfants”. Pour “qu’on ne quitte pas l’Albanie”, a-t-il dit. Le pays, où les salaires sont bas, connaît comme ailleurs dans les Balkans l’exode de ses habitants, vers des pays comme l’Allemagne ou l’Italie.- Crime organisé -Ancien leader étudiant opposé au régime communiste qui domina le pays pendant plus de quatre décennies, ex-maire de Tirana, Edi Rama est devenu chef du gouvernement en 2013. Sa carte majeure: la promesse d’intégrer l’UE “d’ici 2030”. L’opposition l’accuse régulièrement de liens avec le crime organisé. Lui se dit prêt à se “retirer de la vie politique si quiconque arrive à établir des liens avec la corruption ou les milieux criminels”.M. Berisha fut quant à lui le premier président non communiste d’Albanie, et s’est allié avec plus d’une vingtaine d’autres partis contre M. Rama. Il promet, à l’instar du président américain Donald Trump, la “Great Albania”, avec un programme de relance économique, et s’est assuré pour sa campagne les services d’un consultant du Parti républicain américain, Chris LaCivita.Déclaré “persona non grata” aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en raison de son implication présumée dans le crime organisé et la corruption, M. Berisha est aussi poursuivi en Albanie pour “corruption passive d’un haut fonctionnaire”.Autre nouveauté de ce scrutin: des fonctionnaires et agents publics de la justice étaient déployés pour la première fois aux côtés de la CEC. La justice albanaise a lancé pléthore d’enquêtes ces derniers mois, qui pourraient peser sur le scrutin. Le SPAK a indiqué avoir ouvert en 2024 des enquêtes contre 33 anciens hauts fonctionnaires.Le scrutin de dimanche précède de quelques jours le sommet de la Communauté politique européenne (CPE, cercle de 47 pays européens, membres ou non de l’UE), prévu vendredi à Tirana.

Américains et Chinois font état de progrès importants dans leurs négociations commerciales

Américains et Chinois ont parlé d’une même voix à l’issue de deux jours de discussions à huis clos tenues à Genève sur l’épineux dossier des droits de douane, les deux parties faisant état d’importantes avancées dans leurs négociations.”Progrès importants” selon les Chinois, “progrès substantiels” pour les Américains: les deux plus grandes puissances économiques, engagées dans un bras de fer commercial depuis l’imposition de droits de douane prohibitifs par Donald Trump, diffuseront lundi un communiqué commun sur ce dossier.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé dimanche que les discussions avaient permis de faire “des progrès substantiels”, dans une brève déclaration à la presse à l’issue de la rencontre de deux jours avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.Ce dernier lui a emboîté le pas quelques heures plus tard en évoquant devant les journalistes des “progrès importants” après deux jours de discussions qu’il a qualifiées de “franches, approfondies et substantielles”.Pékin et Washington se sont mis d’accord pour établir “un mécanisme de consultation” sur le commerce, a souligné He Lifeng. Le vice ministre du Commerce Li Chenggang a précisé que le mécanisme en question permettrait “des échanges réguliers et irréguliers relatifs aux questions commerciales”.”Ces discussions marquent un pas en avant significatif et, nous l’espérons, sont de bon augure pour l’avenir”, a déclaré la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala. “Ces progrès sont importants nous seulement pour les Etats-Unis et la Chine, mais aussi pour le reste du monde, notamment les économies les plus vulnérables.”- “Remise à zéro” -Les divergences commerciales entre les deux pays, pourtant enflammées par une guerre des droits de douane, “ne sont pas aussi grandes que l’on pouvait l’imaginer”, a ajouté Jamieson Greer, le représentant américain au Commerce, devant les journalistes en Suisse.Samedi soir, commentant les discussions à Genève, le président américain Donald Trump avait semblé vouloir repartir à zéro, après avoir imposé des droits de douane toujours plus élevés aux centaines de milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis. Pékin avait répondu du tac au tac.”Une remise à zéro a été négociée de manière amicale mais constructive”, avait écrit M. Trump sur le réseau Truth Social.L’importance de ces discussions se reflétait dans le haut niveau de représentation.Les tractations se sont tenues à huis clos dans la résidence du représentant suisse auprès des Nations unies, une villa cossue nichée sur la rive gauche du Léman. “Ces négociations reflètent le fait que l’état actuel des relations commerciales, avec ces droits de douane prohibitifs, n’est au final dans l’intérêt ni des Etats-Unis, ni de la Chine”, souligne auprès de l’AFP Nathan Sheets, économiste en chef chez Citigroup.La rencontre de Genève était la première en face à face de hauts responsables des deux plus grandes économies mondiales depuis que M. Trump a imposé le mois dernier une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants.Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” ces surtaxes, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt et les marchés ont connu de violents soubresauts.- “Perdant-perdant” -“C’est une proposition perdant-perdant d’avoir des droits de douane aussi élevés”, reprend Nathan Sheets.Vendredi, Donald Trump avait fait un geste en suggérant d’abaisser à 80% les droits de douane qu’il a lui-même imposés à Pékin. Mais sa porte-parole Karoline Leavitt s’est empressée de préciser que Washington n’abaisserait pas ses taxes unilatéralement et que la Chine devait également faire des concessions.Le simple fait que ces discussions ont lieu “est une bonne nouvelle pour le commerce et les marchés financiers”, estime Gary Hufbauer, du Peterson Institute for International Economics (PIIE).”Des droits de douane de 145% sont absolument prohibitifs”, poursuit-il, ajoutant que même abaissés à 70% ou 80% comme il en est question, le niveau des transactions entre les deux pays serait divisé par deux.burs-vog/bdx/pno

Américains et Chinois font état de progrès importants dans leurs négociations commerciales

Américains et Chinois ont parlé d’une même voix à l’issue de deux jours de discussions à huis clos tenues à Genève sur l’épineux dossier des droits de douane, les deux parties faisant état d’importantes avancées dans leurs négociations.”Progrès importants” selon les Chinois, “progrès substantiels” pour les Américains: les deux plus grandes puissances économiques, engagées dans un bras de fer commercial depuis l’imposition de droits de douane prohibitifs par Donald Trump, diffuseront lundi un communiqué commun sur ce dossier.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé dimanche que les discussions avaient permis de faire “des progrès substantiels”, dans une brève déclaration à la presse à l’issue de la rencontre de deux jours avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.Ce dernier lui a emboîté le pas quelques heures plus tard en évoquant devant les journalistes des “progrès importants” après deux jours de discussions qu’il a qualifiées de “franches, approfondies et substantielles”.Pékin et Washington se sont mis d’accord pour établir “un mécanisme de consultation” sur le commerce, a souligné He Lifeng. Le vice ministre du Commerce Li Chenggang a précisé que le mécanisme en question permettrait “des échanges réguliers et irréguliers relatifs aux questions commerciales”.”Ces discussions marquent un pas en avant significatif et, nous l’espérons, sont de bon augure pour l’avenir”, a déclaré la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala. “Ces progrès sont importants nous seulement pour les Etats-Unis et la Chine, mais aussi pour le reste du monde, notamment les économies les plus vulnérables.”- “Remise à zéro” -Les divergences commerciales entre les deux pays, pourtant enflammées par une guerre des droits de douane, “ne sont pas aussi grandes que l’on pouvait l’imaginer”, a ajouté Jamieson Greer, le représentant américain au Commerce, devant les journalistes en Suisse.Samedi soir, commentant les discussions à Genève, le président américain Donald Trump avait semblé vouloir repartir à zéro, après avoir imposé des droits de douane toujours plus élevés aux centaines de milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis. Pékin avait répondu du tac au tac.”Une remise à zéro a été négociée de manière amicale mais constructive”, avait écrit M. Trump sur le réseau Truth Social.L’importance de ces discussions se reflétait dans le haut niveau de représentation.Les tractations se sont tenues à huis clos dans la résidence du représentant suisse auprès des Nations unies, une villa cossue nichée sur la rive gauche du Léman. “Ces négociations reflètent le fait que l’état actuel des relations commerciales, avec ces droits de douane prohibitifs, n’est au final dans l’intérêt ni des Etats-Unis, ni de la Chine”, souligne auprès de l’AFP Nathan Sheets, économiste en chef chez Citigroup.La rencontre de Genève était la première en face à face de hauts responsables des deux plus grandes économies mondiales depuis que M. Trump a imposé le mois dernier une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants.Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” ces surtaxes, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt et les marchés ont connu de violents soubresauts.- “Perdant-perdant” -“C’est une proposition perdant-perdant d’avoir des droits de douane aussi élevés”, reprend Nathan Sheets.Vendredi, Donald Trump avait fait un geste en suggérant d’abaisser à 80% les droits de douane qu’il a lui-même imposés à Pékin. Mais sa porte-parole Karoline Leavitt s’est empressée de préciser que Washington n’abaisserait pas ses taxes unilatéralement et que la Chine devait également faire des concessions.Le simple fait que ces discussions ont lieu “est une bonne nouvelle pour le commerce et les marchés financiers”, estime Gary Hufbauer, du Peterson Institute for International Economics (PIIE).”Des droits de douane de 145% sont absolument prohibitifs”, poursuit-il, ajoutant que même abaissés à 70% ou 80% comme il en est question, le niveau des transactions entre les deux pays serait divisé par deux.burs-vog/bdx/pno

Américains et Chinois font état de progrès importants dans leurs négociations commerciales

Américains et Chinois ont parlé d’une même voix à l’issue de deux jours de discussions à huis clos tenues à Genève sur l’épineux dossier des droits de douane, les deux parties faisant état d’importantes avancées dans leurs négociations.”Progrès importants” selon les Chinois, “progrès substantiels” pour les Américains: les deux plus grandes puissances économiques, engagées dans …

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Le Hamas annonce qu’il va libérer un otage israélo-américain

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé dimanche son intention de libérer à une date non précisée l’otage israélo-américain Edan Alexander après avoir fait état de négociations directes avec les Etats-Unis à Doha.Cette annonce intervient avant la visite au Moyen-Orient du président américain Donald Trump, qui doit se rendre en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis du 13 au 16 mai.Edan Alexander, le seul otage vivant ayant la nationalité américaine encore retenu à Gaza, a été enlevé alors qu’il servait dans une unité d’élite dans le sud d’Israël, lors d’une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas. Cette attaque a déclenché la guerre à Gaza, où Israël, jurant de détruire le Hamas, a lancé une offensive de représailles dévastatrice qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire. “Edan Alexander sera libéré dans le cadre des efforts déployés en vue d’un cessez-le-feu, de l’ouverture des points de passage et de l’entrée de l’aide et des secours à notre peuple à Gaza”, a indiqué le mouvement palestinien dans un communiqué.Il se dit “prêt à entamer immédiatement des négociations intensives en vue de parvenir à un accord définitif sur l’arrêt de la guerre, l’échange (d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens), la gestion de la bande de Gaza par un organisme indépendant (…) en plus de la reconstruction et de la fin du siège”.Le Hamas a confirmé des contacts avec l’administration américaine, annoncés plus tôt par deux responsables du mouvement sous couvert de l’anonymat. L’un d’eux avait fait état de “progrès réalisés” notamment sur un “échange de prisonniers impliquant Edan Alexander”.Début mars, les Etats-Unis ont confirmé des premiers contacts directs avec le Hamas, après consultation avec Israël. Le média américain Axios avait alors indiqué que l’envoyé spécial américain pour les otages, Adam Boehler, avait eu des entretiens directs à Doha avec le mouvement palestinien. – Douze Palestiniens tués à Gaza -Après une trêve de deux mois, Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza avec l’objectif déclaré d’en finir avec le Hamas et de le contraindre à libérer les otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.Son armée interdit depuis le 2 mars l’entrée de l’aide humanitaire dans Gaza, où elle assiège les quelque 2,4 millions d’habitants confrontés à une situation humanitaire catastrophique.Un cessez-le-feu entre le 19 janvier et le 17 mars avait permis de sortir de Gaza 33 otages israéliens – dont 8 morts – en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens.Le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007, réclame un “accord complet” qui mette fin à la guerre. Israël, qui a annoncé un plan de “conquête” de Gaza, exige le retour de tous les otages et une démilitarisation du territoire.Dimanche, la Défense civile à Gaza a fait état de 12 morts, dont des enfants, dans des frappes aériennes israéliennes, la plupart à Khan Younès (sud). Des avions de combat ont notamment pris pour cible trois tentes abritant des dizaines de déplacés.Des images tournées par l’AFP montrent des secouristes, dans l’obscurité, évacuant par ambulance des corps, l’un dans un sac en plastique blanc l’autre dans une couverture, ainsi qu’un bébé blessé.L’armée israélienne n’a pas commenté les frappes, mais a déclaré que ses forces aériennes avaient frappé “plus de 50 cibles terroristes à Gaza” depuis samedi.- “Mesures unilatérales” -L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.829 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Depuis des semaines, des responsables de l’ONU et d’ONG multiplient les avertissements sur la pénurie de nourriture, de médicaments et de carburant à Gaza.Par ailleurs, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a averti qu’une reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien conduirait Israël à prendre des “mesures unilatérales”. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est hostile à l’établissement d’un Etat palestinien, une solution défendue par de nombreux membres de la communauté internationale en vue d’un règlement du conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies.

Le Hamas annonce qu’il va libérer un otage israélo-américain

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé dimanche son intention de libérer à une date non précisée l’otage israélo-américain Edan Alexander après avoir fait état de négociations directes avec les Etats-Unis à Doha.Cette annonce intervient avant la visite au Moyen-Orient du président américain Donald Trump, qui doit se rendre en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis du 13 au 16 mai.Edan Alexander, le seul otage vivant ayant la nationalité américaine encore retenu à Gaza, a été enlevé alors qu’il servait dans une unité d’élite dans le sud d’Israël, lors d’une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas. Cette attaque a déclenché la guerre à Gaza, où Israël, jurant de détruire le Hamas, a lancé une offensive de représailles dévastatrice qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire. “Edan Alexander sera libéré dans le cadre des efforts déployés en vue d’un cessez-le-feu, de l’ouverture des points de passage et de l’entrée de l’aide et des secours à notre peuple à Gaza”, a indiqué le mouvement palestinien dans un communiqué.Il se dit “prêt à entamer immédiatement des négociations intensives en vue de parvenir à un accord définitif sur l’arrêt de la guerre, l’échange (d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens), la gestion de la bande de Gaza par un organisme indépendant (…) en plus de la reconstruction et de la fin du siège”.Le Hamas a confirmé des contacts avec l’administration américaine, annoncés plus tôt par deux responsables du mouvement sous couvert de l’anonymat. L’un d’eux avait fait état de “progrès réalisés” notamment sur un “échange de prisonniers impliquant Edan Alexander”.Début mars, les Etats-Unis ont confirmé des premiers contacts directs avec le Hamas, après consultation avec Israël. Le média américain Axios avait alors indiqué que l’envoyé spécial américain pour les otages, Adam Boehler, avait eu des entretiens directs à Doha avec le mouvement palestinien. – Douze Palestiniens tués à Gaza -Après une trêve de deux mois, Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza avec l’objectif déclaré d’en finir avec le Hamas et de le contraindre à libérer les otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.Son armée interdit depuis le 2 mars l’entrée de l’aide humanitaire dans Gaza, où elle assiège les quelque 2,4 millions d’habitants confrontés à une situation humanitaire catastrophique.Un cessez-le-feu entre le 19 janvier et le 17 mars avait permis de sortir de Gaza 33 otages israéliens – dont 8 morts – en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens.Le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007, réclame un “accord complet” qui mette fin à la guerre. Israël, qui a annoncé un plan de “conquête” de Gaza, exige le retour de tous les otages et une démilitarisation du territoire.Dimanche, la Défense civile à Gaza a fait état de 12 morts, dont des enfants, dans des frappes aériennes israéliennes, la plupart à Khan Younès (sud). Des avions de combat ont notamment pris pour cible trois tentes abritant des dizaines de déplacés.Des images tournées par l’AFP montrent des secouristes, dans l’obscurité, évacuant par ambulance des corps, l’un dans un sac en plastique blanc l’autre dans une couverture, ainsi qu’un bébé blessé.L’armée israélienne n’a pas commenté les frappes, mais a déclaré que ses forces aériennes avaient frappé “plus de 50 cibles terroristes à Gaza” depuis samedi.- “Mesures unilatérales” -L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.829 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Depuis des semaines, des responsables de l’ONU et d’ONG multiplient les avertissements sur la pénurie de nourriture, de médicaments et de carburant à Gaza.Par ailleurs, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a averti qu’une reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien conduirait Israël à prendre des “mesures unilatérales”. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est hostile à l’établissement d’un Etat palestinien, une solution défendue par de nombreux membres de la communauté internationale en vue d’un règlement du conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies.