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Etats-Unis et Chine vont dévoiler les détails de l’accord commercial conclu ce week-end
Les Etats-Unis et la Chine doivent dévoiler lundi le détail des “progrès” qu’ils disent avoir accomplis ce week-end lors de négociations à Genève destinées à faire baisser la tension dans l’épineux dossier des droits de douane.Les deux plus grandes puissances économiques mondiales, engagées dans un bras de fer commercial depuis l’imposition de droits de douane prohibitifs par Donald Trump, doivent diffuser dans la journée un communiqué commun.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé dimanche que les discussions avaient permis de faire “des progrès substantiels”, dans une brève déclaration à la presse à l’issue de la rencontre de deux jours avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.Ce dernier lui a emboîté le pas quelques heures plus tard en évoquant devant des journalistes des “progrès importants” après deux jours de discussions qu’il a qualifiées de “franches, approfondies et substantielles”.Pékin et Washington se sont mis d’accord pour établir “un mécanisme de consultation” sur le commerce, a souligné He Lifeng. Le vice-ministre chinois du Commerce Li Chenggang a précisé que le mécanisme en question permettrait “des échanges réguliers et irréguliers relatifs aux questions commerciales”.- “Très encourageant” -Dans un communiqué, la Maison Blanche a salué ce qu’elle a appelé un nouvel “accord commercial” avec la Chine, sans donner davantage de détails.La rencontre de Genève était la première en face à face de hauts responsables des deux pays depuis que M. Trump a imposé début avril une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants.Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” ces surtaxes, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Cette guerre commerciale a ébranlé les marchés financiers mondiaux et alimenté des craintes d’inflation aux Etats-Unis et de ralentissement économique.Les investisseurs ont accueilli ces annonces avec un optimisme prudent, sans euphorie. Les Bourses asiatiques s’orientaient dans l’ensemble en hausse à la mi-journée (+0,9% à Hong Kong, +0,4% à Shanghai, +0,5% à Séoul, +0,7% à Singapour), à l’exception notable de Tokyo (-0,1%).”Ces discussions marquent un pas en avant significatif et, nous l’espérons, sont de bon augure pour l’avenir”, a déclaré la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala, après avoir elle-même rencontré He Lifeng. “Ces progrès sont importants nous seulement pour les Etats-Unis et la Chine, mais aussi pour le reste du monde, notamment les économies les plus vulnérables.”Les tractations se sont tenues à huis clos dans la résidence du représentant suisse auprès des Nations unies, une villa cossue nichée sur la rive gauche du Léman.”C’est très encourageant”, a réagi auprès de l’AFP la vice-présidente de l’Asia Society Policy Institute (ASPI), Wendy Cutler, après la fin des négociations. “Les deux parties ont discuté durant plus de 15 heures. C’est une très longue réunion pour deux pays et je vois ça comme un point positif.”Cependant, “le diable est dans les détails”, a-t-elle ajouté.La réunion à Genève est intervenue deux jours après que Donald Trump a dévoilé un accord commercial avec le Royaume-Uni, le premier conclu depuis qu’il a imposé des droits de douane plus ou moins prohibitifs à tous les pays.
Etats-Unis et Chine vont dévoiler les détails de l’accord commercial conclu ce week-end
Les Etats-Unis et la Chine doivent dévoiler lundi le détail des “progrès” qu’ils disent avoir accomplis ce week-end lors de négociations à Genève destinées à faire baisser la tension dans l’épineux dossier des droits de douane.Les deux plus grandes puissances économiques mondiales, engagées dans un bras de fer commercial depuis l’imposition de droits de douane prohibitifs par Donald Trump, doivent diffuser dans la journée un communiqué commun.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé dimanche que les discussions avaient permis de faire “des progrès substantiels”, dans une brève déclaration à la presse à l’issue de la rencontre de deux jours avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.Ce dernier lui a emboîté le pas quelques heures plus tard en évoquant devant des journalistes des “progrès importants” après deux jours de discussions qu’il a qualifiées de “franches, approfondies et substantielles”.Pékin et Washington se sont mis d’accord pour établir “un mécanisme de consultation” sur le commerce, a souligné He Lifeng. Le vice-ministre chinois du Commerce Li Chenggang a précisé que le mécanisme en question permettrait “des échanges réguliers et irréguliers relatifs aux questions commerciales”.- “Très encourageant” -Dans un communiqué, la Maison Blanche a salué ce qu’elle a appelé un nouvel “accord commercial” avec la Chine, sans donner davantage de détails.La rencontre de Genève était la première en face à face de hauts responsables des deux pays depuis que M. Trump a imposé début avril une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants.Pékin, qui a promis de combattre “jusqu’au bout” ces surtaxes, a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Cette guerre commerciale a ébranlé les marchés financiers mondiaux et alimenté des craintes d’inflation aux Etats-Unis et de ralentissement économique.Les investisseurs ont accueilli ces annonces avec un optimisme prudent, sans euphorie. Les Bourses asiatiques s’orientaient dans l’ensemble en hausse à la mi-journée (+0,9% à Hong Kong, +0,4% à Shanghai, +0,5% à Séoul, +0,7% à Singapour), à l’exception notable de Tokyo (-0,1%).”Ces discussions marquent un pas en avant significatif et, nous l’espérons, sont de bon augure pour l’avenir”, a déclaré la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala, après avoir elle-même rencontré He Lifeng. “Ces progrès sont importants nous seulement pour les Etats-Unis et la Chine, mais aussi pour le reste du monde, notamment les économies les plus vulnérables.”Les tractations se sont tenues à huis clos dans la résidence du représentant suisse auprès des Nations unies, une villa cossue nichée sur la rive gauche du Léman.”C’est très encourageant”, a réagi auprès de l’AFP la vice-présidente de l’Asia Society Policy Institute (ASPI), Wendy Cutler, après la fin des négociations. “Les deux parties ont discuté durant plus de 15 heures. C’est une très longue réunion pour deux pays et je vois ça comme un point positif.”Cependant, “le diable est dans les détails”, a-t-elle ajouté.La réunion à Genève est intervenue deux jours après que Donald Trump a dévoilé un accord commercial avec le Royaume-Uni, le premier conclu depuis qu’il a imposé des droits de douane plus ou moins prohibitifs à tous les pays.
Duel électoral entre les dynasties philippines au pouvoir
Les Philippins ont commencé à voter lundi pour des élections de mi-mandat en forme de duel entre les deux dynasties au pouvoir, avec d’un côté le président Ferdinand Marcos Jr, et de l’autre sa vice-présidente Sara Duterte, son ancienne alliée menacée de destitution.Les électeurs ont bravé de longues files d’attente sous des températures atteignant les 33 degrés à la mi-journée dans la capitale Manille.”Il n’y a pas eu de bousculade, mais nous étions à l’étroit. C’était difficile, mais nous avons enduré pour pouvoir voter”, a déclaré Rizza Bacolod, 32 ans.Si municipalités et sièges à la Chambre des représentants sont en jeu, l’attention se focalise avant tout sur le Sénat, en raison des retombées possibles sur la prochaine élection présidentielle de 2028.Avec leurs 12 collègues déjà en poste à la chambre haute, les 12 sénateurs choisis lundi composeront le jury du procès en destitution de Sara Duterte, prévu pour juillet, qui pourrait à l’avenir écarter la vice-présidente de tout mandat public.En février, la Chambre des représentants a déjà voté en faveur de son limogeage pour des soupçons de crimes, entre corruption et projet d’assassinat du président Marcos Jr.Sara Duterte aura besoin de neuf sénateurs en sa faveur sur les 24 de la chambre haute pour espérer concourir à une élection présidentielle.- Menace de mort -Sara Duterte était pressentie pour succéder à son père Rodrigo Duterte lors de la présidentielle de 2022, mais elle s’est retirée en faveur de Ferdinand Marcos Jr, fils de l’autocrate du même nom (1965-1986), à qui elle s’est alliée avant d’être élue à la vice-présidence.L’union entre les deux dynasties rivales a cependant vite implosé et laissé la place à des affrontements publics ces derniers mois.En novembre 2024, au cours d’une conférence de presse, Mme Duterte a déclaré qu’elle avait donné l’ordre de tuer le chef de l’Etat si elle était elle-même tuée. Elle a, par la suite, nié avoir proféré une menace de mort, décrivant ses commentaires comme l’expression de sa “consternation” face à des échecs du président philippin.Parmi les 12 candidats favoris pour remporter un siège au Sénat, sept sont soutenus par le président Marcos Jr, quatre par Sara Duterte – parmi lesquels la propre soeur du chef de l’Etat, Imee Marcos.Lors de son dernier meeting de campagne jeudi à Manille, Mme Duterte a mis en garde contre une fraude électorale “massive” et qualifié une nouvelle fois d'”enlèvement” le transfèrement de son père Rodrigo Duterte vers la Cour pénale internationale.L’ancien chef de l’Etat (2016-2022) a été arrêté et acheminé en mars vers le tribunal de La Haye aux Pays-Bas. Il est accusé de crimes contre l’humanité en raison de sa campagne meurtrière contre la drogue durant son mandat.Malgré sa détention, Duterte père est d’ailleurs candidat dans le bastion familial de Davao, dans le sud du pays, où il compte retrouver son ancien mandat de maire. Un sondage local prédit une victoire de l’ex-président.Pour Roland Agasa, un des 68 millions d’électeurs enregistré, la rivalité entre Mme Duterte et M. Marcos Jr a pesé sur la campagne.”Pour moi, le gouvernement devient stressant”, a-t-il confié, à l’extérieur d’une école élémentaire de Manille qui abrite un bureau de vote.”J’espère que nous choisirons les personnes méritantes, celles qui peuvent aider le pays”, a dit M. Agasa, ajoutant qu’il prévoyait d’attendre que la météo se rafraîchisse avant de braver les escaliers pour voter.- Violences -Dans l’ensemble du pays, plus de 18.000 mandats sont en jeu lors de ce scrutin.La police de l’archipel est en état d’alerte. Quelque 163.000 agents sont déployés pour assurer la sécurité des bureaux de vote, escorter les responsables électoraux et monter la garde au niveau de postes de contrôle.Des militaires et des pompiers sont également mobilisés pour empêcher toute éruption de violence.Un candidat aux élections locales, un responsable électoral, un chef de village et 13 autres personnes ont perdu la vie lors d’attaques en amont du scrutin.Samedi, deux hommes d’un “groupe armé”, dont un candidat à un mandat de conseiller municipal, ont été tués dans une fusillade avec la police et l’armée dans la région autonome musulmane située sur l’île de Mindanao (sud), territoire marqué historiquement par des violences en lien avec des élections.Samedi également, un groupe d’hommes a été arrêté à l’aéroport de Cebu (centre) avec plusieurs millions d’euros en liquide, un crime au regard de la loi électorale qui vise à empêcher les pots-de-vin dans les contextes de scrutin.Et dimanche, au moins deux personnes ont été tuées dans un affrontement entre sympathisants de camps opposés, également sur l’île de Mindanao, selon l’armée.Un responsable de la région autonome de Bangsamoro a évoqué par téléphone le chiffre de quatre morts.
Au Pérou, Léon XIV ravive les espoirs de reconnaissance du miracle d’Eten
Dans la petite ville d’Eten, sur la côte nord du Pérou, les fidèles affluent chaque année pour célébrer le miracle de l’Enfant Jésus, un phénomène sacré non encore reconnu par le Vatican. Mais l’élection de Léon XIV, ancien évêque du diocèse, ravive l’espoir d’une reconnaissance officielle, ainsi que celui de voir érigé un sanctuaire à la hauteur de ce miracle eucharistique, le seul de ce type signalé au Pérou.Robert Prevost, désormais Léon XIV, premier pape américain, a passé plus de 20 ans dans le pays andin dont il possède aussi la nationalité. De 2015 à 2023, il a été évêque du diocèse de Chiclayo, grande ville à une quinzaine de kilomètres d’Eten.”Avec ce pape, qui a vécu ici à Chiclayo, qui connaît bien le sujet, ils vont nous reconnaître bientôt comme ville eucharistique”, s’enthousiasme Catalino Puican, 93 ans, dans sa maison de plein pied adaptée au climat chaud de la région.Dans la pièce principale, un mur entier sert d’autel, comme dans de nombreux logements de la ville de 14.000 habitants. Statuettes de la Vierge Marie, bougies, chapelets et portraits des défunts y témoignent de la ferveur religieuse locale.C’est sur le site de l’ancien village fondé par les Espagnols au XVIe siècle, à quelques centaines de mètres des dunes balayées par les vents, que se serait produit le miracle de l’Enfant Jésus.Le 2 juin 1649, il serait apparu à des dizaines de fidèles lors d’une fête. Alors que le franciscain Jérôme da Silva Manrique s’apprêtait à replacer l’ostensoir après la bénédiction du Saint-Sacrement, ils auraient vu apparaître sur l’hostie le visage lumineux de Jésus entouré de boucles.Une seconde apparition se serait produite un peu après, le 22 juillet, lors d’une autre fête religieuse. Ces événements ont nourri une forte dévotion locale qui se perpétue encore aujourd’hui.- “Pas de travail” -“La foi catholique est très importante ici, la vie est difficile, il n’y a pas de travail”, raconte Mari Puican, 65 ans, l’une des filles de Catalino, estimant que la reconnaissance officielle du miracle “pourrait attirer plus de fidèles”.Un petit sanctuaire accueille aujourd’hui les pèlerins sur le site de l’ancienne ville, réduite à quelques ruines. “Chaque semaine de nouvelles personnes témoignent d’un miracle”, assure Eduardo Zarpan, guide du site de 26 ans, évoquant des couples qui parviennent enfin à avoir des enfants ou des malades soudainement guéris. Soucieux de donner une nouvelle ampleur au site, Léon XIV, alors évêque du diocèse, a imaginé un lieu saint à la hauteur du miracle vénéré. En même temps, en 2019, il entama le processus de reconnaissance du phénomène.”Le miracle eucharistique est un don pour tout le Pérou. La construction de ce nouveau sanctuaire est une tâche qui nous incombe à tous. C’est un rêve que nous voulons réaliser”, déclarait-il en 2022. Véronique Lecaros, directrice du département de théologie de l’Université catholique pontificale du Pérou, souligne cependant que le processus “est long” car il implique notamment “une enquête sur la manière dont le miracle s’est produit”. Sa reconnaissance pourtant apporterait “une grande fierté aux gens, la reconnaissance de leur foi, ainsi que du tourisme et de l’argent”, souligne-t-elle auprès de l’AFP.Dans l’église Santa Maria Magdalena, Blanca Chancafe, 72 ans, prie face à la statue représentant l’apparition de l’Enfant Jesus. Coiffé d’un chapeau traditionnel, celui-ci trône au centre d’un halo de rayons évoquant le soleil, divinité vénérée de la civilisation mochica qui s’étendait le long de la côte nord du Pérou.Léon XIV “va contribuer de manière significative” à la reconnaissance officielle du miracle, soutient l’enseignante à la retraite de 72 ans. “Nous attendons beaucoup de lui”. Peut-être, d’abord, une visite. Catalino Puican, chemise rose pâle et pantalon marron, ne doute pas que le souverain pontife ne tardera pas à faire le voyage.”Il ne va pas tarder à venir (…), pourvu que Dieu me permette de le voir en tant que pape”, murmure le vieil homme, ancien marchand de chapeaux de paille, un artisanat emblématique de la ville.
Les 60 ans d’amitié germano-israélienne assombris par la guerre à Gaza
Le président israélien donne lundi en Allemagne le coup d’envoi des célébrations des 60 ans de relations diplomatiques avec le pays responsable de la Shoah, à un moment où ces liens sont mis à l’épreuve par la guerre à Gaza.Le président israélien Isaac Herzog s’entretiendra à Berlin avec son homologue Frank-Walter Steinmeier. Une conférence de presse commune est prévue en fin de matinée. Puis tous deux, accompagnés de leurs épouses, partiront mardi vers Israël. Le chef d’Etat allemand rencontrera durant deux jours des jeunes, des intellectuels ou encore des habitants de kibboutz.Le moment s’annonce délicat. Le 60e anniversaire tombe alors que “l’ambiance n’est pas vraiment à la joie et à la fête”, a reconnu auprès de l’AFP un conseiller de M. Steinmeier, sous couvert d’anonymat. “Nous sommes extrêmement préoccupés par les souffrances de la population civile dans la bande de Gaza”, a-t-il ajouté.Les secours palestiniens font état d’une catastrophe humanitaire dans ce territoire occupé, une affirmation rejetée par Israël, qui empêche l’acheminement de l’aide depuis plus de deux mois.Le président allemand, considéré comme un fin diplomate, prévoit d’aborder le sujet lors d’un entretien mardi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, visé – aux côtés notamment du chef militaire du Hamas Mohammed Deif, aujourd’hui décédé – par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre présumés.- “Miracle”L’Allemagne, qui a élevé l’existence d’Israël au rang de raison d’Etat, est l’un des plus fidèles soutiens de ce pays, avec les Etats-Unis.Après un rapprochement entamé par le chancelier Konrad Adenauer dans les années 1950, l’établissement de relations bilatérales a été officiellement proclamé le 12 mai 1965.Un événement souvent qualifié de “miracle” ou de “cadeau” par les dirigeants allemands, en raison de la responsabilité de leur pays dans l’Holocauste qui a coûté la vie à plus de 6 millions de juifs.Depuis, les deux nations sont liées “par une véritable amitié”, a assuré à l’AFP l’ambassadeur israélien à Berlin, Ron Prosor.Au-delà, ils ont établi des liens étroits en matière de défense, Israël achetant notamment des sous-marins allemands et Berlin acquérant des systèmes de défense antiaérienne israéliens. Mais la guerre dévastatrice menée par Israël à Gaza, en réaction à l’attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre 2023, a suscité des accusations de nombreux pays et de groupes de défense des droits humains, qui la jugent largement disproportionnée.Les relations germano-israéliennes en ont souffert, même si Berlin reste prudent dans ses critiques. Si “Israël a un intérêt légitime à repousser le terrorisme du Hamas, il a également une obligation humanitaire envers la population de Gaza”, a déclaré le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz.En visite dimanche à Jérusalem pour l’un de ses premiers déplacements, le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul a jugé “compréhensible que le gouvernement israélien cherche des moyens d’empêcher le Hamas de continuer” à “abuser” de l’aide humanitaire.- Montée de l’antisémitisme -Dans un parallèle historique sur les liens rétablis avec l’Allemagne “après les pires atrocités commises par les nazis contre les juifs” pendant la Seconde guerre mondiale, Isaac Herzog a estimé que “cela donne l’espoir que nous pouvons rêver de paix avec les Palestiniens”, dans un entretien au journal allemand Die Welt.Pourtant l’Allemagne, comme d’autres pays européens, connaît une résurgence de l’antisémitisme, provenant des extrêmes de droite et de gauche et de communautés arabe et musulmane, qui s’est encore accentué depuis le 7 octobre 2023.A cela s’ajoute une remise en question de la “culture de la mémoire” des crimes nazis, alimentée par le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), en plein essor. Une ambiance qui inquiète les juifs d’Allemagne, qui viennent de perdre l’un de ses témoins les plus éminents des horreurs nazies, Margot Friedländer, une rescapée de la Shoah décédée vendredi à l’âge de 103 ans. Le maintien de liens étroits avec Israël n’est plus qu’un “projet de l’élite” politique en Allemagne, ont déploré l’ancien ambassadeur israélien Shimon Stein et le professeur Moshe Zimmermann, de l’Université hébraïque de Jérusalem, dans une tribune publiée dans l’hebdomadaire Die Zeit.Ce que paraît appuyer une étude de la Fondation Bertelsmann, où seulement 36% des sondés ont une “très bonne ou bonne opinion” d’Israël, soit une baisse de 10 points par rapport à 2021.
Au Vatican, un agenda chargé attend Léon XIV
Messe inaugurale, premières audiences… Léon XIV entame lundi une longue série de rendez-vous qui baliseront sa prise de fonctions à la tête de l’Eglise catholique.Après le faste et l’enthousiasme populaire qui ont suivi son élection le 8 mai, Robert Francis Prevost devra aussi régler des détails plus pratiques, comme son lieu de résidence ou son premier voyage.Le 267e pape recevra lundi à 11H00 (09H00 GMT) la presse internationale en audience dans la vaste salle Paul VI du Vatican.Vendredi, ce sera au tour du corps diplomatique d’être reçu en audience.Le Vatican, plus petit Etat du monde, est représenté dans les autres pays par un nonce apostolique, l’équivalent d’un ambassadeur. En retour, la plupart des Etats ont au Vatican un ambassadeur près le Saint-Siège.- “Anneau du pêcheur” -La messe solennelle de son intronisation se tiendra dimanche 18 mai place Saint-Pierre, une cérémonie où sont d’ordinaire présents des chefs d’Etat et de gouvernement étrangers.Durant cette célébration, il recevra les symboles du pouvoir papal, de l’imposition du pallium à la remise de l’anneau du pêcheur.Le pallium est un ornement tissé de laine blanche, composé de deux bandes brodées de six croix noires, que le pape et les évêques portent lors de grandes célébrations.L’anneau du pêcheur est un autre symbole fort du pouvoir pontifical, qui servait autrefois à sceller les documents. La semaine suivante aura lieu la première audience hebdomadaire du pape de 69 ans, le mercredi 21 mai. L’événement se tiendra soit place Saint-Pierre, soit dans la salle Paul VI, qui peut accueillir plus de 6.000 personnes.Une rencontre avec la Curie romaine (l’administration du Vatican) et les employés est prévue le samedi 24.Il faudra attendre le lendemain, donc le dimanche 25 mai, pour que le pape prenne possession de la basilique Saint-Jean-de-Latran, qui est la cathédrale de la Ville éternelle. Léon XIV prendra ainsi symboliquement possession du diocèse de Rome.Le pape a aussi prévu de se rendre dans les autres basiliques pontificales de Rome: Saint-Paul-hors-les-murs le mardi 20, et Sainte-Marie-Majeure (dédiée à la Vierge et où est inhumé François) le dimanche 25 mai également.- Premier voyage -Il lui faudra aussi assez rapidement trancher sur son lieu de résidence: décidera-t-il de revenir dans les appartements pontificaux, ou bien de ne pas emménager sous les ors du palais apostolique, comme François qui avait préféré un modeste appartement dans la résidence Sainte-Marthe?Léon XIV devra en outre arrêter la date et le lieu de son premier voyage, très scruté dans la mesure où il donnera une indication sur la direction qu’il entend donner à son pontificat.Son prédécesseur François avait prévu de se rendre en Turquie fin mai pour le 1.700e anniversaire du Concile de Nicée, un important événement œcuménique. D’autres événements, non prévus, vont sans doute se rajouter au programme, comme cela a été le cas au cours du weekend passé.Léon XIV avait à l’agenda une rencontre avec les cardinaux samedi, et dimanche sa première prière dominicale depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, qui a été pour lui l’occasion de lancer un appel à la paix.Mais d’autres étapes se sont rajoutées à ce programme, notamment une visite samedi à Sainte-Marie-Majeure, où le pape s’est recueilli sur la sobre tombe en marbre de François, mort le 21 avril à l’âge de 88 ans.Samedi également, l’ancien prieur de l’ordre de Saint-Augustin s’est rendu pour une visite privée dans un important sanctuaire augustinien au sud-est de Rome, Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Genazzano.
Au Vatican, un agenda chargé attend Léon XIV
Messe inaugurale, premières audiences… Léon XIV entame lundi une longue série de rendez-vous qui baliseront sa prise de fonctions à la tête de l’Eglise catholique.Après le faste et l’enthousiasme populaire qui ont suivi son élection le 8 mai, Robert Francis Prevost devra aussi régler des détails plus pratiques, comme son lieu de résidence ou son premier voyage.Le 267e pape recevra lundi à 11H00 (09H00 GMT) la presse internationale en audience dans la vaste salle Paul VI du Vatican.Vendredi, ce sera au tour du corps diplomatique d’être reçu en audience.Le Vatican, plus petit Etat du monde, est représenté dans les autres pays par un nonce apostolique, l’équivalent d’un ambassadeur. En retour, la plupart des Etats ont au Vatican un ambassadeur près le Saint-Siège.- “Anneau du pêcheur” -La messe solennelle de son intronisation se tiendra dimanche 18 mai place Saint-Pierre, une cérémonie où sont d’ordinaire présents des chefs d’Etat et de gouvernement étrangers.Durant cette célébration, il recevra les symboles du pouvoir papal, de l’imposition du pallium à la remise de l’anneau du pêcheur.Le pallium est un ornement tissé de laine blanche, composé de deux bandes brodées de six croix noires, que le pape et les évêques portent lors de grandes célébrations.L’anneau du pêcheur est un autre symbole fort du pouvoir pontifical, qui servait autrefois à sceller les documents. La semaine suivante aura lieu la première audience hebdomadaire du pape de 69 ans, le mercredi 21 mai. L’événement se tiendra soit place Saint-Pierre, soit dans la salle Paul VI, qui peut accueillir plus de 6.000 personnes.Une rencontre avec la Curie romaine (l’administration du Vatican) et les employés est prévue le samedi 24.Il faudra attendre le lendemain, donc le dimanche 25 mai, pour que le pape prenne possession de la basilique Saint-Jean-de-Latran, qui est la cathédrale de la Ville éternelle. Léon XIV prendra ainsi symboliquement possession du diocèse de Rome.Le pape a aussi prévu de se rendre dans les autres basiliques pontificales de Rome: Saint-Paul-hors-les-murs le mardi 20, et Sainte-Marie-Majeure (dédiée à la Vierge et où est inhumé François) le dimanche 25 mai également.- Premier voyage -Il lui faudra aussi assez rapidement trancher sur son lieu de résidence: décidera-t-il de revenir dans les appartements pontificaux, ou bien de ne pas emménager sous les ors du palais apostolique, comme François qui avait préféré un modeste appartement dans la résidence Sainte-Marthe?Léon XIV devra en outre arrêter la date et le lieu de son premier voyage, très scruté dans la mesure où il donnera une indication sur la direction qu’il entend donner à son pontificat.Son prédécesseur François avait prévu de se rendre en Turquie fin mai pour le 1.700e anniversaire du Concile de Nicée, un important événement œcuménique. D’autres événements, non prévus, vont sans doute se rajouter au programme, comme cela a été le cas au cours du weekend passé.Léon XIV avait à l’agenda une rencontre avec les cardinaux samedi, et dimanche sa première prière dominicale depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, qui a été pour lui l’occasion de lancer un appel à la paix.Mais d’autres étapes se sont rajoutées à ce programme, notamment une visite samedi à Sainte-Marie-Majeure, où le pape s’est recueilli sur la sobre tombe en marbre de François, mort le 21 avril à l’âge de 88 ans.Samedi également, l’ancien prieur de l’ordre de Saint-Augustin s’est rendu pour une visite privée dans un important sanctuaire augustinien au sud-est de Rome, Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Genazzano.
Le procès pour trafic sexuel de P. Diddy dans le vif du sujet
Les premières passes d’armes entre l’accusation et la défense sont attendues à partir de lundi au procès à New York du rappeur et producteur P. Diddy, figure incontournable du hip-hop, accusé d’avoir mis son empire au service d’un trafic sexuel violent.La sélection du jury, qui a commencé il y a une semaine à ce procès, l’un des plus attendus de l’année aux Etats-Unis, devrait se terminer lundi au tribunal fédéral de Manhattan. Le juge Arun Subramanian donnera ensuite ses premières instructions aux 12 jurés. Ces derniers resteront anonymes et devront s’assurer de rester à l’écart des commentaires sur les réseaux sociaux et du traitement médiatique de cette affaire scrutée de près.Ils devront dire, après environ deux mois de procès, si le rappeur et producteur de 55 ans s’est rendu coupable de trafic à des fins d’exploitation sexuelle, transport de personnes à des fins de prostitution, ainsi que des actes d’enlèvement, corruption et de violences regroupés sous l’inculpation d’entreprise criminelle. Les débats doivent commencer lundi par un réquisitoire préliminaire de l’accusation. Les procureurs veulent convaincre les jurés que P. Diddy, artiste aux multiples Grammys, qui a aussi produit de nombreux rappeurs, a mis depuis au moins 2004 sa notoriété, son pouvoir et ses moyens financiers au service d’un trafic qui obligeait des femmes à avoir de longs rapports sexuels avec des travailleurs du sexe.D’après l’accusation, P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs, obligeait ses employés à distribuer des drogues aux victimes lors de ces marathons sexuels appelés “freak-offs”, parfois enregistrés en vidéo. Ils auraient aussi eu pour tâche de les faire taire ensuite.- Cassie -Le fondateur de Bad Boy Records, qui a eu sous son aile des stars comme la reine du hip-hop soul Mary J. Blige ou le rappeur The Notorious B.I.G. – assassiné en 1997 – clame son innocence et assure n’avoir eu que des rapports sexuels consentis. Il a refusé un accord de plaider-coupable proposé par l’accusation, dont les détails n’ont pas été révélés.La défense aura la parole pour sa première plaidoirie après l’accusation, puis le défilé des témoins va commencer.La chanteuse de R&B Cassie, qui a été en couple avec Diddy, sera l’un des témoins les plus attendus. Une vidéo diffusée l’an dernier par CNN et captée par des caméras de surveillance avait montré Sean Combs se déchaîner violemment contre elle en 2016 dans un hôtel de Los Angeles. La chanteuse avait déposé plainte au civil contre le producteur à l’automne 2023, des poursuites immédiatement réglées à l’amiable. Mais par la suite, plusieurs dizaines plaintes au civil de femmes et d’hommes ont été déposées. P. Diddy a été arrêté à l’automne 2024 à Manhattan. Depuis, celui dont les cheveux ont blanchi lors de ses apparitions au tribunal, dort derrière les barreaux, au centre de détention métropolitain de Brooklyn, une institution connue pour ses plaintes pour insalubrité et sa violence.








