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Le Hamas va libérer un otage israélo-américain lundi ou mardi après des contacts avec Washington
Le Hamas va libérer “très probablement” lundi ou mardi l’otage israélo-américain Edan Alexander, selon une source proche du mouvement islamiste palestinien, après avoir fait état de négociations directes avec les Etats-Unis à Doha.Cette annonce intervient à la veille du début de la tournée au Moyen-Orient du président américain Donald Trump, attendu de mardi à vendredi en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et au Qatar, un des médiateurs entre Israël et le Hamas en guerre à Gaza depuis plus d’un an et demi.”Edan sera très probablement libéré aujourd’hui ou demain, mardi, mais cela nécessite de sécuriser les conditions sur le terrain”, a déclaré à l’AFP une source proche du Hamas, en précisant que le mouvement palestinien avait demandé aux émissaires américains “une halte de toutes les opérations militaires israéliennes” pour l’occasion. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a d’ores et déjà affirmé que sa libération ne donnerait pas lieu à un cessez-le-feu dans la guerre à Gaza.”Israël ne s’est engagé à aucun cessez-le-feu ni à la libération de terroristes (prisonniers palestiniens qu’il détient, ndlr), mais uniquement à un couloir sécurisé permettant la libération d’Edan”, a déclaré lundi M. Netanyahu.L’annonce sur cette prochaine libération, faite dimanche par le Hamas, avait été saluée par le président américaine Donald Trump. – “Discussions directes” avec Washington -Edan Alexander, le seul otage vivant ayant la nationalité américaine encore retenu à Gaza, a été enlevé alors qu’il servait dans une unité d’élite dans le sud d’Israël, lors de l’attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas. Cette attaque a déclenché la guerre à Gaza, où Israël, jurant de détruire le Hamas, a lancé une offensive de représailles dévastatrice qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire. Dans un communiqué dimanche, le Hamas s’est dit “prêt à entamer immédiatement des négociations intensives en vue de parvenir à un accord définitif sur l’arrêt de la guerre, l’échange (d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens), la gestion de Gaza par un organisme indépendant (…) en plus de la reconstruction et de la fin du siège”.Le Hamas a confirmé des contacts avec l’administration américaine, après que deux responsables du mouvement ont évoqué des “discussions directes” avec les Etats-Unis.”Les Etats-unis ont informé Israël de l’intention du Hamas de libérer l’otage israélo-américain comme un geste envers les Américains, sans conditions”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué.Début mars, les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont fait état de premiers contacts directs avec le mouvement palestinien, menés par l’envoyé spécial américain pour les otages, Adam Boehler, après consultation avec Israël.Après une trêve de deux mois, Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza, s’emparant de vastes régions du territoire palestinien. – Dix Palestiniens tués à Gaza -Son armée interdit depuis le 2 mars l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, où elle assiège les quelque 2,4 millions d’habitants confrontés à une situation humanitaire catastrophique avec des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.Un cessez-le-feu entre le 19 janvier et le 17 mars avait permis de sortir de Gaza 33 otages israéliens – dont 8 morts – en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas sont au point mort. Israël a annoncé le 5 mai un plan de “conquête” de Gaza prévoyant un déplacement interne de sa population.Lundi, la Défense civile palestinienne a fait état d'”au moins” dix morts, dont plusieurs femmes et enfants, dans une frappe aérienne israélienne nocturne contre une école abritant des déplacés à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.829 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Le Hamas va libérer un otage israélo-américain lundi ou mardi après des contacts avec Washington
Le Hamas va libérer “très probablement” lundi ou mardi l’otage israélo-américain Edan Alexander, selon une source proche du mouvement islamiste palestinien, après avoir fait état de négociations directes avec les Etats-Unis à Doha.Cette annonce intervient à la veille du début de la tournée au Moyen-Orient du président américain Donald Trump, attendu de mardi à vendredi en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et au Qatar, un des médiateurs entre Israël et le Hamas en guerre à Gaza depuis plus d’un an et demi.”Edan sera très probablement libéré aujourd’hui ou demain, mardi, mais cela nécessite de sécuriser les conditions sur le terrain”, a déclaré à l’AFP une source proche du Hamas, en précisant que le mouvement palestinien avait demandé aux émissaires américains “une halte de toutes les opérations militaires israéliennes” pour l’occasion. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a d’ores et déjà affirmé que sa libération ne donnerait pas lieu à un cessez-le-feu dans la guerre à Gaza.”Israël ne s’est engagé à aucun cessez-le-feu ni à la libération de terroristes (prisonniers palestiniens qu’il détient, ndlr), mais uniquement à un couloir sécurisé permettant la libération d’Edan”, a déclaré lundi M. Netanyahu.L’annonce sur cette prochaine libération, faite dimanche par le Hamas, avait été saluée par le président américaine Donald Trump. – “Discussions directes” avec Washington -Edan Alexander, le seul otage vivant ayant la nationalité américaine encore retenu à Gaza, a été enlevé alors qu’il servait dans une unité d’élite dans le sud d’Israël, lors de l’attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas. Cette attaque a déclenché la guerre à Gaza, où Israël, jurant de détruire le Hamas, a lancé une offensive de représailles dévastatrice qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire. Dans un communiqué dimanche, le Hamas s’est dit “prêt à entamer immédiatement des négociations intensives en vue de parvenir à un accord définitif sur l’arrêt de la guerre, l’échange (d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens), la gestion de Gaza par un organisme indépendant (…) en plus de la reconstruction et de la fin du siège”.Le Hamas a confirmé des contacts avec l’administration américaine, après que deux responsables du mouvement ont évoqué des “discussions directes” avec les Etats-Unis.”Les Etats-unis ont informé Israël de l’intention du Hamas de libérer l’otage israélo-américain comme un geste envers les Américains, sans conditions”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué.Début mars, les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont fait état de premiers contacts directs avec le mouvement palestinien, menés par l’envoyé spécial américain pour les otages, Adam Boehler, après consultation avec Israël.Après une trêve de deux mois, Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza, s’emparant de vastes régions du territoire palestinien. – Dix Palestiniens tués à Gaza -Son armée interdit depuis le 2 mars l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, où elle assiège les quelque 2,4 millions d’habitants confrontés à une situation humanitaire catastrophique avec des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.Un cessez-le-feu entre le 19 janvier et le 17 mars avait permis de sortir de Gaza 33 otages israéliens – dont 8 morts – en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas sont au point mort. Israël a annoncé le 5 mai un plan de “conquête” de Gaza prévoyant un déplacement interne de sa population.Lundi, la Défense civile palestinienne a fait état d'”au moins” dix morts, dont plusieurs femmes et enfants, dans une frappe aérienne israélienne nocturne contre une école abritant des déplacés à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.829 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Macron tous azimuts, Bayrou encalminé: semaine à deux vitesses pour l’exécutif
Vent dans les voiles après son week-end à Kiev, Emmanuel Macron plonge de plain-pied cette semaine dans la politique intérieure, avec en point d’orgue deux heures d’émission télévisée mardi soir. Offrant un contraste saisissant avec son Premier ministre, englué dans l’affaire Bétharram.Samedi avec Volodymyr Zelensky jouant la paix en Ukraine, mardi répondant aux questions du youtubeur Tibo InShape: Emmanuel Macron se démultiplie, quitte à tenter tous les grands écarts.Il s’est illustré à la manœuvre samedi à Kiev, lors d’un voyage commun avec les dirigeants allemand Friedrich Merz, britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk, plaidant pour un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours entre l’Ukraine et la Russie. Après huit ans d’activité sur la scène internationale, et aux côtés de leaders moins expérimentés, le chef de l’État français a su aussi habilement gérer la mise en scène individuelle: dîner en tête-à-tête avec M. Zelensky et photo marquante des dirigeants debriefant avec Donald Trump autour du téléphone du Français sur haut-parleur.Des gains politiques que M. Macron espère faire fructifier à domicile, après avoir atteint à l’automne dernier des records personnels d’impopularité, dans le sillage d’une dissolution ratée. “Ce n’est pas la remontada” dans les sondages “et il ne peut pas se permettre de rester sur son Aventin”, juge un ministre. Le même, constatant l’appétit retrouvé du président pour les moindres détails de la vie politique intérieure, glisse: “chassez le naturel, il revient au galop”.Lundi, il doit inaugurer à Wissous (Essonne) un “laboratoire d’excellence” de l’entreprise franco-italienne EssilorLuxottica, leader mondial de l’optique. Un déplacement dans le cadre du raout annuel Choose France sur l’attractivité économique du pays, qu’il présidera le 19 mai.Et si mercredi il devrait être sur le terrain dans le cadre des commémorations de l’attaque du péage d’Incarville qui avait coûté la vie à deux agents pénitentiaires, l’attention se concentre sur ses deux heures d’émission spéciale mardi sur TF1. Il y débattra notamment avec la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet et le maire de Béziers Robert Ménard, répondra à des questions de Français et à des interpellations du YouTubeur Tibo InShape ou du journaliste Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot.- Fraîcheur -L’occasion de défendre le bilan mais aussi de dresser “des perspectives car il reste deux ans de mandat”, fait valoir son entourage. Au menu, de possibles référendums, alors qu’Emmanuel Macron avait indiqué lors de ses vœux pour 2025 que les Français seraient amenés à “trancher” sur des sujets déterminants. L’éventail de thèmes que le chef de l’État pourrait soumettre à consultation est large, de l’utilisation des écrans chez les moins de 15 ans à l’organisation territoriale ou la fin de vie. La droite pousse ardemment pour mettre sur la table l’immigration et la gauche pour consulter les citoyens sur la retraite à 64 ans.”Est-ce que ce sera vraiment des référendums ? Est ce que ce sera des consultations citoyennes ? Est ce que ce sera des sortes de votations ? Je ne sais pas”, a évacué la porte-parole du gouvernement Sophie Primas lundi sur RTL. François Bayrou, lui, a proposé d’interroger les citoyens sur la trajectoire à venir des finances publiques, trois Français sur cinq s’y montrant favorables selon un sondage Elabe dimanche. “C’est un des plus importants sujets que la nation a devant elle aujourd’hui. Je ne crois pas que la classe politique le traitera spontanément”, fait-il valoir auprès de l’AFP, s’en remettant donc au “peuple des citoyens”.La suggestion de M. Bayrou a reçu un accueil tiède dans l’entourage de M. Macron, signe de la fraîcheur d’une relation au sommet de l’exécutif faite de “hauts et de bas”, dixit un proche du Premier ministre.Difficile donc de ne pas regarder les deux heures d’émission de M. Macron à l’aune de ce qui attend M. Bayrou le lendemain: son audition par une commission d’enquête de l’Assemblée sur les violences dans les établissements scolaires. En toile de fond, l’affaire Betharram qui lui colle aux doigts comme le sparadrap du capitaine Haddock, puisqu’il devra se défendre de sa connaissance de faits de violences sexuelles et physiques dans cet établissement au cœur de son fief des Pyrénées-Atlantiques.Ce dossier mobilise son énergie – il dénonce des “accusations scandaleuses” – plombe sa popularité et alimente son procès en immobilisme. Une situation que semble vouloir exploiter le chef de l’État: “Bayrou dans ses tergiversations et sa lenteur, il donne de l’air à Macron”, glisse un de ses fidèles.
Présidentielle en Roumanie: Simion vs Dan, le tribun face au mathématicien
L’un est expansif, l’autre sur la réserve. Au-delà de visions politiques divergentes, tout oppose les protagonistes du second tour de la présidentielle en Roumanie: George Simion, chef du parti nationaliste AUR, et Nicusor Dan, maire centriste de Bucarest.Les deux hommes s’affronteront dimanche pour décrocher le poste suprême, doté du pouvoir de nommer des postes clés et de participer aux sommets de l’UE et de l’Otan.- George Simion, le candidat MAGALe député de 38 ans, déjà candidat lors du scrutin du 24 novembre annulé sur fond de soupçons d’ingérence russe, s’était fait voler la vedette par l’inattendu Calin Georgescu, recueillant moins de 14% des voix. Un score qu’il a quasiment triplé au premier tour (40,9%) jonglant entre une campagne en ligne, la visite des marchés locaux et des voyages à l’étranger auprès d’une diaspora acquise à sa cause.”La Roumanie d’abord”: cet admirateur de Donald Trump, qui a assisté à l’investiture du président américain en janvier, se rêve en président MAGA (“Make America Great Again”), slogan affiché parfois sur ses casquettes.Son ambition: renforcer les liens avec les Etats-Unis et participer à une alliance souverainiste au sein de l’UE aux côtés de l’Italienne Giorgia Meloni, son autre modèle.L’air sûr de lui, chemise blanche immaculée, le fondateur du parti AUR (Alliance pour l’unité des Roumains) a émergé sur la scène politique en défendant des positions radicales contre les restrictions anti-Covid. Cet ancien hooligan, père d’un petit garçon, a modéré son discours officiel ces derniers mois et maîtrise parfaitement les codes des réseaux sociaux, partageant coulisses et intimité familiale avec ses 1,4 million d’abonnés sur TikTok.Refusant l’étiquette d’extrême droite, il crie régulièrement à la “fraude” électorale, reprenant une rhétorique non étayée chère au milliardaire républicain. Après la décision de la Cour constitutionnelle d’invalider l’élection puis d’exclure M. Georgescu, il s’était insurgé contre un “coup d’Etat” et a promis de le porter au pouvoir en cas de victoire.S’il a qualifié le président russe Vladimir Poutine de “criminel de guerre” et vante le rôle défensif de l’Otan, ce détracteur des “absurdes politiques de l’UE” veut réduire l’aide aux réfugiés ukrainiens et s’oppose à tout soutien militaire.Il fait l’objet d’une enquête du parquet pour incitation à la violence après avoir dit vouloir “écorcher vifs sur la place publique” les responsables ayant évincé Calin Georgescu.- Nicusor Dan, le réformateur pro-européenA 55 ans, le maire de Bucarest a décidé après “le choc” de novembre de se lancer dans l’arène en espérant pouvoir incarner le renouveau pro-européen. Ce diplômé en mathématiques de la Sorbonne a d’abord milité contre le développement urbain illégal avant de bifurquer vers la politique, une carrière qui l’accapare trop au goût de sa fille, raconte à l’AFP ce père de deux enfants.Elu depuis 2020 à la tête de la capitale, il se vante d’avoir modernisé le système de chauffage et les installations sportives, tout en sauvant la ville de la faillite.Il s’est vu en homme providentiel après avoir constaté que l’ascension de l’extrême droite était en grande partie due au rejet d’une classe politique “corrompue” et “arrogante”, aux manettes depuis la fin du communisme.”Une Roumanie honnête”: avec ce slogan, Nicusor Dan se veut l’homme du “changement” sauf dans le soutien à l’Ukraine et l’engagement occidental.Une carte qu’il met en avant pour l’emporter dans deux semaines face à “l’isolationniste” George Simion.Tout heureux à l’annonce de sa qualification au second tour avec quasiment 21% des voix, il a longtemps échangé avec ses supporters.Même s’il se dit réformateur, il ne prend pas position sur les sujets LGBT+, dans un contexte hostile en Europe centrale et orientale. Et ses détracteurs lui reprochent son manque d’aplomb, des vidéos TikTok moquant ses propos hésitants.
La Corée du Sud se lance dans la campagne pour la présidentielle anticipée
Les six candidats enregistrés pour l’élection présidentielle du 3 juin en Corée du Sud sont entrés en campagne lundi, pour un scrutin qui doit permettre de tourner la page de plusieurs mois de crise qui ont abouti à la destitution de Yoon Suk Yeol.La tentative ratée de M. Yoon d’imposer la loi martiale en décembre dernier a ouvert une période de forte instabilité pour la quatrième économie d’Asie, qui vit depuis au rythme des démissions de dirigeants, procédures de destitution et enquêtes judiciaires retentissantes.A environ trois semaines de l’élection qui désignera son successeur, les sondages placent Lee Jae-myung, candidat du Parti démocrate (centre-gauche) principal mouvement d’opposition, largement en tête avec de 43% à 44% des intentions de vote, malgré les procès au pénal qui le visent, notamment pour corruption.Celui qui avait perdu de justesse le scrutin de 2022 face à Yoon Suk Yeol, qui concourait pour le Parti du pouvoir au peuple (PPP, conservateur) a remercié ses partisans rassemblés lundi matin dans le centre de Séoul qui l’ont “aidé à se reconstruire après cette douloureuse défaite”.”Je promets de leur rendre leur soutien par la victoire”, a-t-il déclaré à la foule qui l’acclamait.L’opposant de 61 ans, qui avait frôlé la mort en 2024 lors d’une tentative d’assassinat, est pourtant lui-même inquiété par la justice. La Cour suprême a annulé début mai la relaxe prononcée auparavant dans une affaire d’infraction à la loi électorale remontant à la présidentielle de 2022.S’il est élu, Lee Jae-myung risque donc de se retrouver convoqué pour un nouveau procès.- Conservateurs divisés -Après des revirements, le PPP a désigné dans la douleur dimanche, à la dernière minute, l’ancien ministre du Travail Kim Moon-soo comme candidat pour cett élection qui se tient alors que le pays négocie avec Washington pour échapper à des droits de douane punitifs pour des secteurs cruciaux comme les semi-conducteurs ou l’automobile.”Je crois sincèrement que je dois devenir un président pour le peuple: un président pour le pouvoir d’achat, un président pour l’économie”, a déclaré M. Kim, crédité de 29% d’intentions de vote, en lançant sa campagne sur un marché de Séoul.Kim Moon-soo avait remporté la primaire du PPP mais le parti avait envisagé samedi de le remplacer par l’ancien Premier ministre Han Duck-soo, avant finalement de se raviser.Les luttes intestines révélées par cet épisode pourraient affaiblir encore davantage les conservateurs dans un scrutin où il partent pénalisés par la destitution, le 4 avril, de Yoon Suk Yeol après sa tentative ratée d’imposer la loi martiale dans la nuit du 3 au 4 décembre dernier.Il avait provoqué la stupéfaction en envoyant l’armée bloquer le Parlement dominé par l’opposition. Mais un nombre suffisant de députés étaient parvenus à se réunir afin de faire échouer ce coup de force.Inculpé pour “abus de pouvoir” et “insurrection”, il a comparu lundi pour une nouvelle audience de son procès au pénal au tribunal central de Séoul.Malgré les très lourdes peines encourues allant jusqu’à la peine de mort, il comparaît toujours libre, sa détention provisoire prononcée après un assaut spectaculaire des forces de l’ordre sur sa résidence ayant été annulée pour vice de procédure le 8 mars.Selon le professeur de science politique à l’Université nationale de Séoul Kang Won-taek, “le camp conservateur semble être fortement divisé”, et l'”élection est susceptible de devenir une bataille entre Lee Jae-myung et ceux qui s’opposent à lui”.Le fait que deux anciens chef d’Etat issus du PPP, avec le précédent Park Geun-hye en 2017, aient déjà été destitués par la justice “reflète une crise plus large” au sein du parti, a-t-il ajouté.Le politologue estime également que la prochaine élection pourrait montrer que le Parti du pouvoir au peuple “ne semble plus viable sous sa forme actuelle”.Présent lundi matin pour le lancement de la campagne de Kim Moon-soo, Lee Jung-ja, qui se présente comme un électeur du PPP, assimile la situation au sein des conservateurs à un “chaos”.”Tout ce qu’ils font, c’est se battre entre eux. Je parie que Lee Jae-myung jubile”, regrette le quinquagénaire, interrogé par l’AFP.
Corée du Sud: lancement de la campagne officielle pour l’élection présidentielle
Les six candidats officiellement enregistrés à l’élection présidentielle en Corée du Sud sont entrés en campagne lundi, pour un scrutin qui doit désigner le successeur du président destitué Yoon Suk Yeol le 3 juin prochain.Les sondages placent Lee Jae-myung, candidat du Parti démocrate, principal mouvement d’opposition, largement en tête avec de 43% à 44% des intentions de vote, malgré les procès au pénal qui le visent notamment pour corruption.Des centaines de ses soutiens se sont rassemblés dans le centre de Séoul tôt lundi, ont constaté des journalistes de l’AFP.Celui qui avait perdu de justesse la présidentielle de 2022 face à Yoon Suk Yeol, qui concourait pour le Parti du pouvoir au peuple (PPP, conservateur) a remercié ses partisans qui l’ont “aidé à se reconstruire après cette douloureuse défaite”.”Je promets de leur rendre leur soutien par la victoire”, a-t-il déclaré à la foule qui l’acclamait.- Conservateurs divisés -Après des hésitations, le PPP a désigné comme candidat dimanche l’ancien ministre du Travail Kim Moon-soo.M. Kim, qui est crédité d’environ 29% d’intentions de vote, a entamé sa campagne officielle sur un marché local de Séoul.”Je crois sincèrement que je dois devenir un président pour le peuple: un président pour le pouvoir d’achat, un président pour l’économie”, a-t-il déclaré aux journalistes présents.Kim Moon-soo avait remporté la primaire du PPP mais le parti avait envisagé samedi de le remplacer par l’ancien Premier ministre Han Duck-soo, un candidat indépendant, avant finalement de se raviser et de l’adouber quand même.Les luttes intestines des conservateurs pourraient les affaiblir encore davantage dans un scrutin où il partent pénalisés par la destitution, le 4 avril, de Yoon Suk Yeol après sa tentative ratée d’imposer la loi martiale début décembre.Selon le professeur de science politique à l’Université nationale de Séoul Kang Won-taek, “le camp conservateur semble être fortement divisé”, et l'”élection est susceptible de devenir une bataille entre Lee Jae-myung et ceux qui s’opposent à lui”.Le fait que deux anciens chef d’Etat issus du PPP, avec le précédent Park Geun-hye en 2017, aient déjà été destitués par la justice “reflète une crise plus large” au sein du parti, a-t-il ajouté.Le politologue estime également que la prochaine élection pourrait montrer que le Parti du pouvoir au peuple “ne semble plus viable sous sa forme actuelle”.Présent lundi matin pour le lancement de la campagne de Kim Moon-soo, Lee Jung-ja, qui se présente comme un électeur du PPP, assimile la situation au sein des conservateurs à un “chaos”.”Tout ce qu’ils font, c’est se battre entre eux. Je parie que Lee Jae-myung jubile”, a déclaré le quinquagénaire à l’AFP.
La Chine reçoit l’Amérique latine pour renforcer les liens face à Trump
La Chine accueille lundi à Pékin plusieurs dirigeants latino-américains, à la veille d’un grand forum diplomatique qui vise à renforcer ses relations avec la région dans un contexte de tensions commerciales avec les Etats-Unis.Le géant asiatique a intensifié ces dernières années sa coopération économico-politique avec les pays d’Amérique latine et espère qu’ils feront front commun avec elle face à l’actuelle campagne de droits de douane du président américain Donald Trump.Les deux tiers des pays latino-américains ont déjà adhéré aux “Nouvelles routes de la soie”, le grand programme commercial chinois de construction d’infrastructures (ponts, aéroports, ports, routes), mené principalement dans les nations en développement.Signe du poids grandissant du géant asiatique en Amérique latine: dans plusieurs pays de la région comme le Brésil, le Pérou ou le Chili, la Chine a supplanté les Etats-Unis comme premier partenaire commercial.Ce rapprochement sera célébré mardi avec l’ouverture à Pékin du forum entre la Chine et la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac), un organisme intergouvernemental régional.Cette rencontre permettra de prendre le pouls des relations sino-latino-américaines, dans le contexte de la guerre commerciale lancée par Donald Trump et des pressions de Washington pour contrer l’influence de Pékin dans la région.- Lula invité -Des dirigeants latino-américains sont déjà présent en Chine, comme le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, arrivé samedi à Pékin pour une visite d’Etat de cinq jours.Depuis son retour au pouvoir début 2023, le dirigeant âgé de 79 ans s’efforce d’améliorer les relations de son pays à la fois avec Pékin et Washington.Symbole de relations bilatérales au beau fixe, les exportations brésiliennes vers la Chine ont dépassé les 94 milliards de dollars l’an dernier, selon la base de données Comtrade des Nations unies.Puissance agricole d’Amérique du Sud, le Brésil exporte principalement vers la Chine du soja et d’autres matières premières. Dans l’autre sens, le géant asiatique vend notamment des semi-conducteurs, des téléphones, des véhicules et des médicaments.Lundi, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s’est entretenu à Pékin avec son homologue cubain Bruno Rodríguez Parrilla dans le complexe de Diaoyutai, lieu traditionnel de réceptions diplomatiques entouré de jardins.Parmi les autres participants attendus au forum Chine-Celac figurent le président colombien Gustavo Petro et son homologue chilien Gabriel Boric.- “Arrière-cour” -La semaine dernière, Gustavo Petro a annoncé qu’il signerait une lettre d’intention pour que son pays rejoigne les “Nouvelles routes de la soie” lors de son voyage en Chine.Axe central de la stratégie de Pékin depuis 2013 pour accroître son influence à l’étranger, ce programme, de son nom officiel “La Ceinture et la Route”, auquel plus d’une centaine de pays ont adhéré, vise notamment à construire des infrastructures maritimes, routières et ferroviaires.Le président chinois Xi Jinping doit par ailleurs s’exprimer mardi lors de la cérémonie d’ouverture du forum Chine-Celac.Un haut responsable du ministère chinois des Affaires étrangères, Miao Deyu, a affirmé dimanche que Pékin avait “toujours abordé le développement des relations sino-latino-américaines dans une perspective stratégique et à long terme”.”Les peuples d’Amérique latine et des Caraïbes entendent construire leur propre destin, et non servir d’arrière-cour à quelque pays que ce soit”, a-t-il déclaré devant la presse, dans une claire référence aux États-Unis.Face aux droits de douane américains, la Chine est “prête à renforcer la communication et la coordination avec les pays latino-américains” pour “œuvrer ensemble contre l’unilatéralisme et l’intimidation économique”, a-t-il ajouté.






