AFP World

Trump en Arabie saoudite en quête d’importants investissements

Donald Trump a été reçu en grande pompe mardi en Arabie saoudite, affichant son entente avec le prince héritier et dirigeant de facto du royaume, lors de la première étape d’une tournée dans le Golfe qui doit lui permettre de moissonner de gros contrats.Le président américain a été accueilli en personne à son arrivée par le prince Mohammed ben Salmane, après avoir eu droit à une imposante escorte de plusieurs avions de combat F-15 saoudiens. Les deux hommes, tous sourires et visiblement à l’aise, se sont ensuite retrouvés au fastueux palais royal pour une longue cérémonie de salutation des membres des deux délégations, suivie d’un déjeuner.   Le président américain était accompagné des principaux membres de son cabinet ainsi que des grands patrons américains, notamment son conseiller Elon Musk vu dans une rare costume, en train de discuter avec le prince. M. Trump se rendra par la suite au Qatar et dans les Emirats arabes unis.Si l’on excepte un aller-retour à Rome pour les funérailles du pape François, il s’agit du premier déplacement majeur à l’étranger depuis le début du second mandat. – Frénésie diplomatique -Huit ans plus tôt, Donald Trump avait déjà choisi le royaume saoudien pour son premier voyage international. La décision de faire passer à nouveau les riches monarchies pétrolières et gazières du Golfe avant ses alliés occidentaux reflète leur rôle géopolitique croissant et leur immense potentiel économique.La tournée devrait être marquée par des annonces de contrats mirobolants, de la défense à l’aviation, en passant par l’énergie ou l’intelligence artificielle.Une perspective bienvenue pour le président américain, qui peine à convaincre ses concitoyens du bien fondé de sa politique économique “L’Amérique d’abord”.En janvier, Mohammed ben Salmane, s’était engagé à injecter 600 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre que Donald Trump, adepte d’une diplomatie transactionnelle, lui a demandé de porter jusqu’au montant faramineux de 1.000 milliards.Mardi, tous deux participent à Ryad à un forum économique où doivent être signés certains des accords promis.Mais le républicain, qui se flatte de maîtriser l’art du “deal” diplomatique autant qu’économique, devra bien évidemment aborder avec tous ses hôtes les grands sujets régionaux. Ainsi l’Iran, avec qui les Américains mènent des négociations sur le nucléaire, face à des pays du Golfe désormais mieux disposés face à cette démarche.- Cadeau qatari -Mais aussi Gaza, où la situation humanitaire ne cesse d’empirer.Le président américain s’est entretenu mardi avec Edan Alexander, libéré la veille par le mouvement islamiste palestinien Hamas, a fait savoir sur X l’émissaire spécial pour la région, Steve Witkoff.Alors que la guerre continue de faire rage dans le territoire palestinien, la normalisation des relations de l’Arabie saoudite avec Israël, un projet un temps cher à Donald Trump, semble exclue de l’agenda.Ryad assure en effet qu’aucun progrès n’est envisageable sans l’établissement d’un Etat palestinien, une perspective plus lointaine que jamais.Washington a également conclu un accord de cessez-le-feu avec les rebelles houthis au Yémen.Face à une diplomatie américaine d’apparence hyperactive mais dont la stratégie de long terme n’est pas toujours lisible, les Etats du Golfe chercheront donc à comprendre, voire à influencer, la position de Donald Trump sur tous ces grands dossiers, auxquels s’ajoute la situation en Syrie.Le programme de la visite pourrait toutefois être modifié si l’imprévisible président américain se rend jeudi, comme il a dit l’envisager, à Istanbul pour d’éventuelles discussions russo-ukrainiennes.Avant même d’avoir atterri dans le Golfe, Donald Trump s’est attiré de vives critiques de l’opposition aux Etats-Unis, qui lui reproche d’avoir accepté un Boeing 747-8 offert par la famille royale du Qatar pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l’utiliser après son mandat.Le président américain a répliqué que l’avion était un “cadeau temporaire”.

Trump en Arabie saoudite en quête d’importants investissements

Donald Trump a été reçu en grande pompe mardi en Arabie saoudite, affichant son entente avec le prince héritier et dirigeant de facto du royaume, lors de la première étape d’une tournée dans le Golfe qui doit lui permettre de moissonner de gros contrats.Le président américain a été accueilli en personne à son arrivée par le prince Mohammed ben Salmane, après avoir eu droit à une imposante escorte de plusieurs avions de combat F-15 saoudiens. Les deux hommes, tous sourires et visiblement à l’aise, se sont ensuite retrouvés au fastueux palais royal pour une longue cérémonie de salutation des membres des deux délégations, suivie d’un déjeuner.   Le président américain était accompagné des principaux membres de son cabinet ainsi que des grands patrons américains, notamment son conseiller Elon Musk vu dans une rare costume, en train de discuter avec le prince. M. Trump se rendra par la suite au Qatar et dans les Emirats arabes unis.Si l’on excepte un aller-retour à Rome pour les funérailles du pape François, il s’agit du premier déplacement majeur à l’étranger depuis le début du second mandat. – Frénésie diplomatique -Huit ans plus tôt, Donald Trump avait déjà choisi le royaume saoudien pour son premier voyage international. La décision de faire passer à nouveau les riches monarchies pétrolières et gazières du Golfe avant ses alliés occidentaux reflète leur rôle géopolitique croissant et leur immense potentiel économique.La tournée devrait être marquée par des annonces de contrats mirobolants, de la défense à l’aviation, en passant par l’énergie ou l’intelligence artificielle.Une perspective bienvenue pour le président américain, qui peine à convaincre ses concitoyens du bien fondé de sa politique économique “L’Amérique d’abord”.En janvier, Mohammed ben Salmane, s’était engagé à injecter 600 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre que Donald Trump, adepte d’une diplomatie transactionnelle, lui a demandé de porter jusqu’au montant faramineux de 1.000 milliards.Mardi, tous deux participent à Ryad à un forum économique où doivent être signés certains des accords promis.Mais le républicain, qui se flatte de maîtriser l’art du “deal” diplomatique autant qu’économique, devra bien évidemment aborder avec tous ses hôtes les grands sujets régionaux. Ainsi l’Iran, avec qui les Américains mènent des négociations sur le nucléaire, face à des pays du Golfe désormais mieux disposés face à cette démarche.- Cadeau qatari -Mais aussi Gaza, où la situation humanitaire ne cesse d’empirer.Le président américain s’est entretenu mardi avec Edan Alexander, libéré la veille par le mouvement islamiste palestinien Hamas, a fait savoir sur X l’émissaire spécial pour la région, Steve Witkoff.Alors que la guerre continue de faire rage dans le territoire palestinien, la normalisation des relations de l’Arabie saoudite avec Israël, un projet un temps cher à Donald Trump, semble exclue de l’agenda.Ryad assure en effet qu’aucun progrès n’est envisageable sans l’établissement d’un Etat palestinien, une perspective plus lointaine que jamais.Washington a également conclu un accord de cessez-le-feu avec les rebelles houthis au Yémen.Face à une diplomatie américaine d’apparence hyperactive mais dont la stratégie de long terme n’est pas toujours lisible, les Etats du Golfe chercheront donc à comprendre, voire à influencer, la position de Donald Trump sur tous ces grands dossiers, auxquels s’ajoute la situation en Syrie.Le programme de la visite pourrait toutefois être modifié si l’imprévisible président américain se rend jeudi, comme il a dit l’envisager, à Istanbul pour d’éventuelles discussions russo-ukrainiennes.Avant même d’avoir atterri dans le Golfe, Donald Trump s’est attiré de vives critiques de l’opposition aux Etats-Unis, qui lui reproche d’avoir accepté un Boeing 747-8 offert par la famille royale du Qatar pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l’utiliser après son mandat.Le président américain a répliqué que l’avion était un “cadeau temporaire”.

L’Allemagne dissout un “Royaume” complotiste et extrémiste

Le nouveau gouvernement allemand s’attaque à son tour à l’idéologie complotiste et extrémiste en progression dans le pays, prononçant mardi l’interdiction d’une importante organisation de cette mouvance contestataire accusée “d’attaquer l’ordre démocratique”.Des perquisitions ont été menées dans sept régions contre le “Royaume d’Allemagne”, a annoncé le ministère de l’Intérieur à propos de ce groupe comptant environ 6.000 partisans qui “nient l’existence de la République fédérale d’Allemagne et rejettent son système juridique”.L’organisation “Royaume d’Allemagne” (“Königreich Deutschland” ou KRD) est interdite à compter de mardi car “ses objectifs et ses activités sont contraires à la législation pénale et vont à l’encontre de l’ordre constitutionnel”, explique le ministère.Ce groupe aux multiples implantations dans toute l’Allemagne a mis en place depuis 2012 “un +État parallèle+ dans notre pays et bâti des structures relevant de la criminalité économique”, a commenté le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt. Même si “ce groupe n’est pas considéré comme particulièrement armé” et qu'”aucune arme majeure n’a été saisie jusqu’à présent”, il ne s’agit pas “d’inoffensifs nostalgiques”, a-t-il insisté lors d’une conférence de presse.Fondé en 2012 par Peter Fitzek, un ancien professeur de karaté qui s’est autoproclamé roi, le” Königreich Deutschland” a son siège dans l’est de l’Allemagne, près de Wittenberg, une commune située entre Berlin et Leipzig.- Drapeau et monnaie -Recevant l’AFP fin 2023, dans un corps de bâtiments rénovés servant de “palais” avec son drapeau, ses lois, sa monnaie et ses cartes d’identité, Peter Fitzek avait expliqué avoir fondé son propre Etat afin de contrer la “manipulation de masse” sévissant à ses yeux dans la société allemande. Il expliquait accueillir sur différents sites des sympathisants ayant un “esprit pionnier” qui “veulent apporter un changement positif dans ce monde”.M. Fitzek a été interpellé mardi, ainsi que trois autres personnes, dont des membres fondateurs de l’organisation qui depuis une dizaine d’années a mis en place “des structures et des institutions pseudo-étatiques”, précise le parquet, créant notamment un système bancaire et d’assurance.L’opération policière a mobilisé “des centaines de membres des forces de l’ordre” en Allemagne, selon les autorités.Qualifiés “d’extrémistes dangereux” par le ministère, “Königreich Deutschland” fait partie de la mouvance hétéroclite des “Reichsbürger” (“citoyens du Reich”) qui ne reconnaissent ni l’autorité de l’Etat, ni la légitimité des institutions. Certains de ses partisans soutiennent également des thèses d’extrême droite.Beaucoup croient en la pérennité du Reich allemand d’avant la Première Guerre mondiale, sous la forme d’une monarchie. Plusieurs groupes de sympathisants ont décrété la création de leurs propres mini-Etats.Selon les services allemands du renseignement intérieur, cette mouvance comptait environ 23.000 membres en 2022 dans le pays. L’Allemagne compte encore environ “40 autres” groupes autoproclamés “royaumes” ou “empires” dans le pays, a indiqué mardi le ministre Dobrindt.- “Conspirationnistes antisémites” -Le “Royaume d’Allemagne” est “en expansion” depuis des années, a estimé le ministère de l’Intérieur.Ses membres “appuient leur prétention à la souveraineté par des récits conspirationnistes antisémites”, ce qui est “intolérable dans un État de droit”, a-t-il ajouté.Le “Royaume d’Allemagne” poursuit également des objectifs lucratifs et mène depuis des années des activités bancaires et d’assurance illégales via ses sous-structures.Entrée en fonction la semaine dernière, la nouvelle coalition gouvernementale dirigée par le chancelier conservateur Friedrich Merz doit faire face à une progression des idéologies extrémistes de droite.Le parti d’extrême droite AfD est désormais la première force d’opposition à la chambre des députés après avoir obtenu un score record aux législatives de février.Sous le précédent gouvernement d’Olaf Scholz, plusieurs organisations de Reichsbürger ont été démantelées, des opérations souvent accompagnées de saisies d’armes. L’opération de mardi est d’ailleurs en préparation “depuis quelques mois”, a noté le nouveau ministre.L’affaire la plus spectaculaire liée aux “Citoyens du Reich” a éclaté en décembre 2022. Les autorités ont alors démantelé un groupuscule armé qui s’était fixé l’objectif de renverser les institutions démocratiques du pays.Parmi eux figuraient un prince, Henri XIII, d’anciens soldats d’élite et une ex-députée d’extrême droite, actuellement devant la justice.Un autre groupe a fait les gros titres pour avoir planifié l’enlèvement du ministre de la Santé, Karl Lauterbach, afin de protester contre les restrictions mises en place au moment de la pandémie de Covid-19.

Trois insurgés présumés tués au Cachemire indien après la pire confrontation avec le Pakistan

Trois insurgés présumés ont été tués mardi dans la partie indienne du Cachemire lors d’une fusillade avec des militaires, le premier accrochage depuis l’attaque qui a fait 26 morts dans cette région et déclenché la plus grave confrontation militaire entre l’Inde et le Pakistan depuis des décennies.Les attaques de drones, les tirs de missiles et les barrages d’artillerie qu’ont échangé les deux puissances nucléaires, rivales depuis leur douloureuse partition en 1947, ont fait plus de 70 morts, dont une quinzaine de soldats avant un cessez-le-feu samedi soir.Depuis, la trêve tient malgré les promesses des deux camps de “répondre” à toute nouvelle agression.Mardi, l’armée indienne a annoncé avoir tué trois insurgés présumés lors d’une fusillade avec des militaires après que la force spéciale anti-insurrectionnelle de l’armée indienne a reçu des informations selon lesquelles des insurgés se trouvaient dans la forêt de Keller, située dans l’est de l’Etat de Jammu-et-Cachemire.- “Réponse ferme” -Lundi soir, dans sa première adresse aux Indiens depuis le début des hostilités, le Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi, avait promis: “si une autre attaque terroriste vise l’Inde, nous lui apporterons une réponse ferme”.L’attentat du 22 avril n’a jamais été revendiqué mais New Delhi a aussitôt pointé du doigt Islamabad, qu’il accuse de soutenir les jihadistes cachemiris. Le Pakistan, lui, assure n’avoir rien à voir avec cette attaque durant laquelle des tireurs avaient surgi des bois pour abattre sur un site touristique 26 hommes, majoritairement hindous. Mardi matin, l’armée pakistanaise prévenait à nouveau: “qu’il n’y ait aucune ambiguité, toute nouvelle tentative de défier la souveraineté du Pakistan ou son intégrité territoriale suscitera une réponse rapide, globale et décisive”.- “Les pertes font partie du combat” -Annonçant des pertes militaires pour la première fois depuis le début il y a une semaine des hostilités, l’armée pakistanaise a rapporté que “11 militaires ont été tués et 78 blessés” au sein de l’armée de terre et de l’armée de l’air.Elle ajoute recenser “40 civils tués, dont sept femmes et 15 enfants, ainsi que 121 blessés, dont 10 femmes et 27 enfants” dans les frappes indiennes sur plusieurs villes du Cachemire pakistanais et dans plusieurs provinces pakistanaises.De son côté, New Delhi recense 15 civils et cinq militaires tués.Dimanche soir, les hauts-gradés des deux camps s’étaient bruyamment félicités, photos et vidéos à l’appui, d’avoir rempli leur mission.”Les pertes font partie du combat”, avait concédé devant la presse le général AK Barthi, de l’armée de l’air indienne. “Mais la seule question est de savoir si nous avons atteint notre objectif. Et la réponse à cette question est un oui éclatant”.Il avait refusé de commenter les affirmations du Pakistan, qui dit avoir abattu cinq chasseurs indiens dont trois Rafale dernier cri de fabrication française. “Tous nos pilotes sont rentrés”, s’était-il contenté d’assurer.Parmi les militaires de l’aviation pakistanaise figurent des techniciens au sol mais également des membres d’unités navigantes.- Trump et le nucléaire -Comme ils se sont répondus sur le champ de bataille, les deux camps se répondent également dans la communication. Lundi soir, le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Mounir, qui passe pour l’homme fort du pays selon les experts, a visité des soldats blessés à l’hôpital.Mardi matin, le Premier ministre indien Modi a dit sa “reconnaissance éternelle” aux troupes qu’il a visité sur une base aérienne.Si la rhétorique belliqueuse est toujours de mise dans les discours, sur le terrain, aucun incident significatif n’a été rapporté le long de la “ligne de contrôle” (LoC) qui sépare le Cachemire que les deux voisins se disputent.A Chakothi, village pakistanais le long de la LoC, des enfants reprenaient l’école, après une fermeture de plusieurs jours en raison de l’intensité des échanges de tirs entre troupes indiennes et pakistanaises parfois à seulement quelques dizaines de mètres de distance dans le Cachemire.Lundi, M. Trump a assuré avoir arrêté “un conflit nucléaire”.Tout avait démarré mercredi avant l’aube, lorsque des missiles indiens ont détruit sur le sol pakistanais des mosquées et des écoles coraniques que New Delhi présente comme des “camps terroristes”. Une vingtaine de civils ont péri dans ces frappes.Le Pakistan a aussitôt riposté, replongeant les deux voisins dans les pires heures de leur dernier conflit ouvert en 1999.Des responsables militaires des deux pays ont échangé au téléphone lundi soir, a fait savoir l’état-major indien.Ils ont évoqué le maintien de la trêve et “se sont mis d’accord pour que les deux camps réfléchissent à des mesures immédiates pour réduire le nombre de soldats déployés sur les frontières”, a-t-il ajouté.burx-sbh/jma/cn

Trois insurgés présumés tués au Cachemire indien après la pire confrontation avec le Pakistan

Trois insurgés présumés ont été tués mardi dans la partie indienne du Cachemire lors d’une fusillade avec des militaires, le premier accrochage depuis l’attaque qui a fait 26 morts dans cette région et déclenché la plus grave confrontation militaire entre l’Inde et le Pakistan depuis des décennies.Les attaques de drones, les tirs de missiles et les barrages d’artillerie qu’ont échangé les deux puissances nucléaires, rivales depuis leur douloureuse partition en 1947, ont fait plus de 70 morts, dont une quinzaine de soldats avant un cessez-le-feu samedi soir.Depuis, la trêve tient malgré les promesses des deux camps de “répondre” à toute nouvelle agression.Mardi, l’armée indienne a annoncé avoir tué trois insurgés présumés lors d’une fusillade avec des militaires après que la force spéciale anti-insurrectionnelle de l’armée indienne a reçu des informations selon lesquelles des insurgés se trouvaient dans la forêt de Keller, située dans l’est de l’Etat de Jammu-et-Cachemire.- “Réponse ferme” -Lundi soir, dans sa première adresse aux Indiens depuis le début des hostilités, le Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi, avait promis: “si une autre attaque terroriste vise l’Inde, nous lui apporterons une réponse ferme”.L’attentat du 22 avril n’a jamais été revendiqué mais New Delhi a aussitôt pointé du doigt Islamabad, qu’il accuse de soutenir les jihadistes cachemiris. Le Pakistan, lui, assure n’avoir rien à voir avec cette attaque durant laquelle des tireurs avaient surgi des bois pour abattre sur un site touristique 26 hommes, majoritairement hindous. Mardi matin, l’armée pakistanaise prévenait à nouveau: “qu’il n’y ait aucune ambiguité, toute nouvelle tentative de défier la souveraineté du Pakistan ou son intégrité territoriale suscitera une réponse rapide, globale et décisive”.- “Les pertes font partie du combat” -Annonçant des pertes militaires pour la première fois depuis le début il y a une semaine des hostilités, l’armée pakistanaise a rapporté que “11 militaires ont été tués et 78 blessés” au sein de l’armée de terre et de l’armée de l’air.Elle ajoute recenser “40 civils tués, dont sept femmes et 15 enfants, ainsi que 121 blessés, dont 10 femmes et 27 enfants” dans les frappes indiennes sur plusieurs villes du Cachemire pakistanais et dans plusieurs provinces pakistanaises.De son côté, New Delhi recense 15 civils et cinq militaires tués.Dimanche soir, les hauts-gradés des deux camps s’étaient bruyamment félicités, photos et vidéos à l’appui, d’avoir rempli leur mission.”Les pertes font partie du combat”, avait concédé devant la presse le général AK Barthi, de l’armée de l’air indienne. “Mais la seule question est de savoir si nous avons atteint notre objectif. Et la réponse à cette question est un oui éclatant”.Il avait refusé de commenter les affirmations du Pakistan, qui dit avoir abattu cinq chasseurs indiens dont trois Rafale dernier cri de fabrication française. “Tous nos pilotes sont rentrés”, s’était-il contenté d’assurer.Parmi les militaires de l’aviation pakistanaise figurent des techniciens au sol mais également des membres d’unités navigantes.- Trump et le nucléaire -Comme ils se sont répondus sur le champ de bataille, les deux camps se répondent également dans la communication. Lundi soir, le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Mounir, qui passe pour l’homme fort du pays selon les experts, a visité des soldats blessés à l’hôpital.Mardi matin, le Premier ministre indien Modi a dit sa “reconnaissance éternelle” aux troupes qu’il a visité sur une base aérienne.Si la rhétorique belliqueuse est toujours de mise dans les discours, sur le terrain, aucun incident significatif n’a été rapporté le long de la “ligne de contrôle” (LoC) qui sépare le Cachemire que les deux voisins se disputent.A Chakothi, village pakistanais le long de la LoC, des enfants reprenaient l’école, après une fermeture de plusieurs jours en raison de l’intensité des échanges de tirs entre troupes indiennes et pakistanaises parfois à seulement quelques dizaines de mètres de distance dans le Cachemire.Lundi, M. Trump a assuré avoir arrêté “un conflit nucléaire”.Tout avait démarré mercredi avant l’aube, lorsque des missiles indiens ont détruit sur le sol pakistanais des mosquées et des écoles coraniques que New Delhi présente comme des “camps terroristes”. Une vingtaine de civils ont péri dans ces frappes.Le Pakistan a aussitôt riposté, replongeant les deux voisins dans les pires heures de leur dernier conflit ouvert en 1999.Des responsables militaires des deux pays ont échangé au téléphone lundi soir, a fait savoir l’état-major indien.Ils ont évoqué le maintien de la trêve et “se sont mis d’accord pour que les deux camps réfléchissent à des mesures immédiates pour réduire le nombre de soldats déployés sur les frontières”, a-t-il ajouté.burx-sbh/jma/cn

Kim in Paris: la star face aux braqueurs au procès Kardashian

Du strass et des flashs sous les lambris du palais de Justice: la reine des influenceuses Kim Kardashian est attendue mardi après-midi au palais de justice de Paris pour témoigner au procès de son braquage en 2016, où se pressent déjà journalistes du monde entier, et quelques curieux et fans.L’audition devant la cour d’assises de la superstar arrivée lundi soir des Etats-Unis – elle a posté sur Instagram une photo depuis son avion – est prévue à partir de 13H30, et Kim Kardashian fera ensuite une déclaration devant les caméras, ont indiqué ses avocats à l’AFP.Certains étaient là dès l’aube pour avoir une chance de l’apercevoir en chair et en os. “On est fans de Kim et on veut la soutenir. Et que justice soit faite”, explique Clément Treboutte, dans la file d’une vingtaine de personnes avec deux amis, tous sur leur 31 pour l’occasion. “Ça fait des siècles” que les trois amis – “dans la création de contenus, lifestyle, make-up” comme elle -, suivent le parcours de Kim Kardashian. “C’est notre maman”, “on a grandi avec elle”, sourient-ils. MJ Corey, écrivaine américaine, est là depuis 05H00 (03H00 GMT) du matin. “C’est une bonne opportunité de voir Kim dans un nouvel environnement”, explique celle qui travaille “sur la déconstruction du projet médiatique des Kardashian” et veut voir “comment elle gère une situation comme celle-là”. A l’intérieur du palais de justice historique de l’île de la Cité, les caméras s’alignaient déjà sur des dizaines de mètres dans le couloir réservé aux médias. “Salle d’audience complète”, indique un panneau avant les contrôles de sécurité. Près de 500 journalistes, dont nombreux étrangers, sont accrédités au procès.- “De la terreur” -L’audience du matin est consacrée au témoignage de l’ex-styliste de Kim Kardashian, qui s’était cachée au rez-de-chaussée du duplex occupé par la star dans cet hôtel de luxe au coeur de Paris pendant le braquage, la nuit du 2 au 3 octobre 2016.”Je n’étais pas simplement employée par Kim Kardashian, on est amies depuis qu’on est toutes petites”, explique à la barre Simone Bretter, 45 ans silhouette fluette et carré blond.”Je la connais très bien, je reconnais sa voix, ses rires, ses intonations, quand elle est heureuse ou quand ça ne va pas.” Alors quand elle est réveillée par un bruit vers 3H00 du matin, elle sait tout de suite qu’il y a un problème.”C’était un son que je n’avais jamais entendu de la part de Kim. C’était de la terreur”, décrit-elle à la barre. “J’ai entendu: +J’ai des bébés et j’ai besoin de vivre. Prenez tout, laissez-moi vivre+”. Simone Bretter s’enferme dans sa salle de bain et alerte le garde du corps de Kim Kardashian.A l’étage, elle entend encore “des hommes crier” et “Kim qui criait toujours, j’entendais la terreur dans sa voix”. “J’ai pensé que mon amie était en train de se faire violer, qu’ils la tueraient. Qu’ensuite je serais la prochaine”, dit-elle la voix tremblante. Mais les malfrats vont prendre la fuite en voyant que le garde du corps a essayé de joindre Kim Kardashian. En emportant neuf millions d’euros de bijoux, dont l’énorme bague de fiançailles offerte par Kanye West et exhibée sur les réseaux sociaux par l’influenceuse.Depuis, témoigne la styliste qui avait “pleuré tout le vol retour” vers les Etats-Unis, la vie de Kim Kardashian “a complétement changé en termes de sécurité”. Fini les partages en direct de ses moindres mouvements sur les réseaux sociaux, les gardes du corps sont plusieurs et là tout le temps. “Même moi je peux plus aller chez elle sans être sur une liste et je dois passer la sécurité.” Après la pause déjeuner, c’est Kim Kardashian, 44 ans, qui s’avancera à son tour à la barre.”Elle est prête à affronter ses agresseurs”, a déclaré son avocate Léonor Hennerick, qui la représente avec Jonathan Mattout au procès. “Elle tenait vraiment à être ici”, a abondé son avocat américain Michael Rhodes.”J’ai cru que j’allais mourir, je me préparais au moment où ils allaient tirer et me tuer”, avait raconté la star. “Ces 10 minutes ont vraiment changé toute ma vie.”