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Avion offert par le Qatar: un chef démocrate veut bloquer des nominations de Trump

Le chef des démocrates au Sénat américain, Chuck Schumer, a dénoncé mardi le don d’un avion présidentiel par le Qatar aux Etats-Unis comme de la “pure corruption” et annoncé qu’il mettrait un frein à la confirmation des nominations de Donald Trump au ministère de la Justice.”Ce n’est pas seulement de la pure corruption, c’est également une menace grave à la sécurité nationale”, affirme le sénateur new-yorkais dans un discours partagé par son bureau et qu’il doit prononcer dans l’hémicycle mardi.Donald Trump a fermement défendu la veille son choix d’accepter un Boeing 747 offert par la famille royale qatarie aux Etats-Unis et estimé à 400 millions de dollars par des experts. Le président républicain a assuré qu’il serait “stupide” de refuser un tel cadeau, dont il compte faire son nouvel avion présidentiel.Des sénateurs démocrates avaient déjà dénoncé lundi un “conflit d’intérêt évident”, d’autant que la Constitution américaine interdit aux dépositaires de l’autorité publique d’accepter des cadeaux “de la part d’un roi, d’un prince ou d’un Etat étranger”.”Au regard de ces nouvelles profondément dérangeantes d’un potentiel Air Force One financé par le Qatar, et d’informations selon lesquelles la ministre de la Justice a personnellement approuvé cet accord clairement contraire à l’éthique, j’annonce une suspension sur tous les nommés au ministère de la Justice, jusqu’à ce que nous obtenions davantage de réponses”, affirme Chuck Schumer dans son discours.Aux Etats-Unis, la Constitution exige que les nominations de ministres et d’autres hauts responsables soient confirmées par le Sénat.Si les démocrates y sont minoritaires, ils disposent de moyens réglementaires pour fortement ralentir le processus.Après l’annonce de ce cadeau qatari, Chuck Schumer appelle à ce qu’une unité spécialisée du ministère de la Justice “fasse son travail et révèle toutes les activités d’agents étrangers qataris au sein des Etats-Unis qui pourraient bénéficier au président Trump ou à la Trump Organization”, la holding familiale du milliardaire républicain.Le ténor démocrate exhorte également à ce que toute la lumière soit faite sur l’accord avec le Qatar, et notamment si l’émirat sera chargé d’installer les dispositifs de sécurité à bord. Lundi, le sénateur démocrate Chris Murphy avait déjà promis de bloquer toute vente d’armes future à un “pays qui fait des affaires personnelles directes avec Trump”.

Ukraine: Zelensky appelle Trump à se rendre jeudi en Turquie pour convaincre Poutine de venir

Volodymyr Zelensky a exhorté mardi son homologue américain Donald Trump à se rendre jeudi en Turquie pour convaincre Vladimir Poutine, toujours silencieux sur la proposition du président ukrainien d’une rencontre, de venir et négocier en face-à-face l’issue de la guerre.Le dirigeant ukrainien a également accusé le président russe de “ne pas vouloir” la fin de la guerre, tout en assurant vouloir “tout faire” pour garantir la tenue de cette rencontre, encore très hypothétique.”Si (le président américain) confirmait sa participation, je pense que cela donnerait un élan supplémentaire pour que Poutine vienne”, a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Kiev.Lundi, Donald Trump, en tournée dans le Golfe, avait exhorté MM. Zelensky et Poutine à participer aux négociations ensemble, ajoutant qu’il “envisageait” de se rendre aussi en Turquie pour ces discussions.Depuis deux jours, le Kremlin maintient de son côté le flou sur la composition de la délégation russe – et une éventuelle présence de Vladimir Poutine – lors de ces pourparlers directs annoncées ce week-end par le président russe et qui constitueraient une première entre Kiev et Moscou depuis le printemps 2022.Mardi après-midi, lors d’une réunion télévisée avec des entrepreneurs, le chef du Kremlin n’a dit mot sur la proposition de Zelensky, ni sur la réunion russo-ukrainienne de jeudi.Or, ce silence prolongé agace Kiev et ses alliés. M. Zelensky a estimé mardi que l’absence de M. Poutine serait “un signal clair” sur le fait que la Russie “ne veut pas et ne va pas arrêter la guerre”.Et si le président russe refusait une rencontre, il a appelé aux sanctions occidentales “les plus fortes” jamais prises contre Moscou.En attendant la réponse du Kremlin, le chef de l’Etat ukrainien a précisé qu’il allait se rendre en Turquie quoiqu’il arrive, pour rencontrer mercredi ou jeudi à Ankara Recep Tayyip Erdogan.- “Pas de commentaire” -La Turquie avait accueilli des discussions de paix entre Russes et Ukrainiens en mars 2022, sans qu’elles n’aboutissent toutefois à un accord, avant que la découverte des atrocités commises par l’armée russe à Boutcha, selon Kiev et les Occidentaux, n’y mette un terme. Moscou a toujours nié ces crimes.Les discussions bilatérales sont depuis plus de trois ans au point mort, mais Donald Trump cherche depuis mi-février à les relancer, notamment en se rapprochant de la Russie, quitte à reprendre sa rhétorique sur les causes de son invasion qui a entraîné au moins plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires.Pourtant, aucune avancée majeure n’a été réalisée en trois mois, avant une accélération inattendue ces derniers jours.Dans un premier temps, Kiev et ses alliés européens ont appelé Vladimir Poutine à accepter un cessez-le-feu de 30 jours à partir de lundi, faute de quoi des “sanctions massives” seraient adoptées.Puis le président russe, tout en ignorant cet ultimatum, s’est déclaré prêt samedi à des discussions “directes” entre Russes et Ukrainiens le 15 mai à Istanbul. Volodymyr Zelensky a riposté en proposant de rencontrer M. Poutine “en personne” dans cette même ville. Depuis, pour le deuxième jour consécutif, le Kremlin refuse de répondre clairement à cette invitation.”La partie russe continue de se préparer aux négociations qui doivent avoir lieu jeudi. C’est tout ce que nous pouvons dire. Pour l’heure, nous ne prévoyons pas de commenter davantage”, a déclaré mardi sur ce sujet le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.- Revendications opposées -Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a pour sa part répété plus tard dans la journée que Moscou voulait absolument discuter jeudi “des sources premières” du conflit, en premier lieu la non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan, ligne rouge pour le Kremlin.En plus de cette demande, Vladimir Poutine réclame inlassablement la démilitarisation de l’Ukraine ou encore l’assurance que la Russie garde les territoires ukrainiens annexés en 2022, en plus de la Crimée, occupée depuis 2014. Plus largement, le président russe demande une refonte générale de l’architecture sécuritaire en Europe, considérant le rapprochement de l’Otan aux frontières russes comme une menace existentielle pour son pays.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Dans ce jeu de poker menteur avant d’éventuelles discussions, “la Russie joue clairement un jeu”, a encore dénoncé mardi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

Ukraine: Zelensky appelle Trump à se rendre jeudi en Turquie pour convaincre Poutine de venir

Volodymyr Zelensky a exhorté mardi son homologue américain Donald Trump à se rendre jeudi en Turquie pour convaincre Vladimir Poutine, toujours silencieux sur la proposition du président ukrainien d’une rencontre, de venir et négocier en face-à-face l’issue de la guerre.Le dirigeant ukrainien a également accusé le président russe de “ne pas vouloir” la fin de la guerre, tout en assurant vouloir “tout faire” pour garantir la tenue de cette rencontre, encore très hypothétique.”Si (le président américain) confirmait sa participation, je pense que cela donnerait un élan supplémentaire pour que Poutine vienne”, a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Kiev.Lundi, Donald Trump, en tournée dans le Golfe, avait exhorté MM. Zelensky et Poutine à participer aux négociations ensemble, ajoutant qu’il “envisageait” de se rendre aussi en Turquie pour ces discussions.Depuis deux jours, le Kremlin maintient de son côté le flou sur la composition de la délégation russe – et une éventuelle présence de Vladimir Poutine – lors de ces pourparlers directs annoncées ce week-end par le président russe et qui constitueraient une première entre Kiev et Moscou depuis le printemps 2022.Mardi après-midi, lors d’une réunion télévisée avec des entrepreneurs, le chef du Kremlin n’a dit mot sur la proposition de Zelensky, ni sur la réunion russo-ukrainienne de jeudi.Or, ce silence prolongé agace Kiev et ses alliés. M. Zelensky a estimé mardi que l’absence de M. Poutine serait “un signal clair” sur le fait que la Russie “ne veut pas et ne va pas arrêter la guerre”.Et si le président russe refusait une rencontre, il a appelé aux sanctions occidentales “les plus fortes” jamais prises contre Moscou.En attendant la réponse du Kremlin, le chef de l’Etat ukrainien a précisé qu’il allait se rendre en Turquie quoiqu’il arrive, pour rencontrer mercredi ou jeudi à Ankara Recep Tayyip Erdogan.- “Pas de commentaire” -La Turquie avait accueilli des discussions de paix entre Russes et Ukrainiens en mars 2022, sans qu’elles n’aboutissent toutefois à un accord, avant que la découverte des atrocités commises par l’armée russe à Boutcha, selon Kiev et les Occidentaux, n’y mette un terme. Moscou a toujours nié ces crimes.Les discussions bilatérales sont depuis plus de trois ans au point mort, mais Donald Trump cherche depuis mi-février à les relancer, notamment en se rapprochant de la Russie, quitte à reprendre sa rhétorique sur les causes de son invasion qui a entraîné au moins plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires.Pourtant, aucune avancée majeure n’a été réalisée en trois mois, avant une accélération inattendue ces derniers jours.Dans un premier temps, Kiev et ses alliés européens ont appelé Vladimir Poutine à accepter un cessez-le-feu de 30 jours à partir de lundi, faute de quoi des “sanctions massives” seraient adoptées.Puis le président russe, tout en ignorant cet ultimatum, s’est déclaré prêt samedi à des discussions “directes” entre Russes et Ukrainiens le 15 mai à Istanbul. Volodymyr Zelensky a riposté en proposant de rencontrer M. Poutine “en personne” dans cette même ville. Depuis, pour le deuxième jour consécutif, le Kremlin refuse de répondre clairement à cette invitation.”La partie russe continue de se préparer aux négociations qui doivent avoir lieu jeudi. C’est tout ce que nous pouvons dire. Pour l’heure, nous ne prévoyons pas de commenter davantage”, a déclaré mardi sur ce sujet le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.- Revendications opposées -Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a pour sa part répété plus tard dans la journée que Moscou voulait absolument discuter jeudi “des sources premières” du conflit, en premier lieu la non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan, ligne rouge pour le Kremlin.En plus de cette demande, Vladimir Poutine réclame inlassablement la démilitarisation de l’Ukraine ou encore l’assurance que la Russie garde les territoires ukrainiens annexés en 2022, en plus de la Crimée, occupée depuis 2014. Plus largement, le président russe demande une refonte générale de l’architecture sécuritaire en Europe, considérant le rapprochement de l’Otan aux frontières russes comme une menace existentielle pour son pays.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Dans ce jeu de poker menteur avant d’éventuelles discussions, “la Russie joue clairement un jeu”, a encore dénoncé mardi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

Canada: Mark Carney forme son nouveau gouvernement chargé de faire face aux menaces de Donald Trump

Le Premier ministre canadien Mark Carney a formé mardi son nouveau gouvernement centré autour d’une équipe chargée de la relation avec les Etats-Unis après avoir remporté les élections fin avril sur la promesse de faire face aux menaces de Donald Trump.Dès sa victoire, il a juré de lancer la plus grande transformation de l’économie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pour construire un pays “fort” au moment où la 9e puissance économique mondiale est confrontée à une crise sans précédent.L’ancien banquier central, arrivé en politique il y a très peu de temps, a dévoilé un gouvernement paritaire qui compte 28 ministres dans lequel il a conservé le petit noyau chargé des discussions avec l’administration Trump depuis plusieurs semaines, tout en y ajoutant de nouveaux visages. Cette équipe “est conçue pour apporter le changement que les Canadiens souhaitent et méritent”, a déclaré Mark Carney dans un communiqué. Elle devra, selon lui, apporter de “nouvelles idées” et “stimuler les investissements pour construire une nouvelle économie canadienne qui pourra résister aux chocs futurs”. Parmi les principaux ministres: Dominic LeBlanc est chargé directement de la relation commerciale entre le Canada et les Etats-Unis. A ses côté, Mélanie Joly sera en charge de l’Industrie tandis qu’Anita Anand devient ministre des Affaires étrangères.L’annonce du nouveau gouvernement a eu lieu devant la gouverneure générale Mary Simon, représentante du roi Charles III, chef d’Etat en titre de ce pays du Commonwealth.Le Parlement, suspendu depuis janvier, fera son retour le 26 mai et le roi viendra exceptionnellement prononcer le lendemain le discours d’ouverture, une allocution solennelle généralement prononcée par le gouverneur général.Avec 170 députés, les libéraux de Mark Carney ont échoué de peu à obtenir la majorité absolue au Parlement canadien, fixée à 172 sièges. Ils devraient toutefois pouvoir gouverner en s’appuyant sur l’un des petits partis représentés à la chambre basse.Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a lancé contre le Canada des attaques commerciales mais aussi politiques particulièrement violentes, en répétant que le gigantesque pays était voué à devenir le 51e Etat américain.Le président républicain a déjà imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium canadiens, notamment, et menace son voisin du Nord de taxes douanières généralisées de 25%, ce qui a déjà des répercussions dans le pays. Le Canada a riposté avec des contre-mesures.

Reçu royalement à Ryad, Trump annonce de pharaoniques investissements saoudiens

Reçu avec tous les égards en Arabie saoudite, Donald Trump a empoché selon la Maison Blanche de pharaoniques promesses d’investissements et d’achats saoudiens, en particulier dans la défense et l’intelligence artificielle.Le président républicain, accompagné de plusieurs grands patrons dont son allié Elon Musk, avait promis d’encaisser de “gros chèques” pendant son déplacement, fidèle à son approche diplomatique transactionnelle.Il a signé mardi avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane un “partenariat économique stratégique”.L’exécutif américain a estimé le montant revenant aux Etats-Unis à 600 milliards de dollars, ce qui correspond au chiffre qu’avait avancé le dirigeant de facto du royaume saoudien en janvier.En particulier, l’Arabie saoudite doit, selon un communiqué américain, acheter pour 142 milliards de dollars d’équipements militaires “de pointe”, ce qui en ferait, d’après la même source, le “plus important (contrat de défense) de l’histoire”.Par ailleurs la société saoudienne DataVolt va engager “20 milliards de dollars dans des centres de données et des infrastructures énergétiques liés à l’intelligence artificielle” aux Etats-Unis, toujours selon la Maison Blanche.Cette dernière a aussi évoqué des contrats technologiques d’un montant total de 80 milliards de dollars, impliquant Google, les éditeurs de logiciels Oracle et Salesforce, ou le géant des semi-conducteurs AMD. – Pompe et complicité -Mohammed ben Salmane a réservé au milliardaire républicain de 78 ans, sensible à la pompe protocolaire, un accueil sur mesure, avec escorte d’avions de combat, garde à cheval et fastes du palais royal.La cordialité évidente entre les deux hommes, que l’on a vu deviser avec animation et force sourires, a marqué cette première journée de déplacement.”Je pense vraiment que nous nous apprécions beaucoup”, a insisté Donald Trump. La tournée du président américain doit ensuite l’emmener au Qatar puis aux Emirats arabes unis. Si l’on excepte un aller-retour à Rome pour les funérailles du pape François, il s’agit du premier déplacement majeur à l’étranger depuis le début du second mandat. Huit ans plus tôt, Donald Trump avait déjà choisi le royaume saoudien pour son premier voyage international. La décision de faire passer à nouveau les riches monarchies pétrolières et gazières du Golfe avant ses alliés occidentaux reflète leur rôle géopolitique croissant et leur immense potentiel économique.Du côté des pays visités, l’enjeu est aussi de s’assurer le soutien d’un président impulsif, qui prône un désengagement militaire et stratégique  des Etats-Unis, en dehors des environs géographiques immédiats de la première puissance mondiale.Mais le républicain, qui se flatte de maîtriser l’art du “deal” diplomatique autant qu’économique, devra bien évidemment aborder avec tous ses hôtes les grands sujets régionaux. Ainsi l’Iran, avec qui les Américains mènent des négociations sur le nucléaire.- Cadeau qatari -Mais aussi la Syrie ou encore Gaza, où la situation humanitaire ne cesse d’empirer.Le président américain s’est entretenu mardi avec Edan Alexander, libéré la veille par le mouvement islamiste palestinien Hamas.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui prévenu mardi que l’armée israélienne entrerait “avec toute (sa) force” dans la bande de Gaza dans les jours à venir. Dans ce contexte, la normalisation des relations de l’Arabie saoudite avec Israël, un projet un temps cher à Donald Trump, semble exclue de l’agenda.Ryad assure en effet qu’aucun progrès n’est envisageable sans l’établissement d’un Etat palestinien, une perspective plus lointaine que jamais.Washington a également conclu un accord de cessez-le-feu avec les rebelles houthis au Yémen.Donald Trump doit se rendre mercredi au Qatar, une étape qui a déjà un parfum de bagarre politique.L’opposition aux Etats-Unis lui reproche d’avoir accepté “le plus gros pot-de-vin étranger de l’histoire récente”, selon les mots du chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.La famille royale du Qatar a offert à Donald Trump un Boeing 747-8 pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l’utiliser après son mandat.Le président américain a répliqué que l’avion était un “cadeau temporaire”.

Reçu royalement à Ryad, Trump annonce de pharaoniques investissements saoudiens

Reçu avec tous les égards en Arabie saoudite, Donald Trump a empoché selon la Maison Blanche de pharaoniques promesses d’investissements et d’achats saoudiens, en particulier dans la défense et l’intelligence artificielle.Le président républicain, accompagné de plusieurs grands patrons dont son allié Elon Musk, avait promis d’encaisser de “gros chèques” pendant son déplacement, fidèle à son approche diplomatique transactionnelle.Il a signé mardi avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane un “partenariat économique stratégique”.L’exécutif américain a estimé le montant revenant aux Etats-Unis à 600 milliards de dollars, ce qui correspond au chiffre qu’avait avancé le dirigeant de facto du royaume saoudien en janvier.En particulier, l’Arabie saoudite doit, selon un communiqué américain, acheter pour 142 milliards de dollars d’équipements militaires “de pointe”, ce qui en ferait, d’après la même source, le “plus important (contrat de défense) de l’histoire”.Par ailleurs la société saoudienne DataVolt va engager “20 milliards de dollars dans des centres de données et des infrastructures énergétiques liés à l’intelligence artificielle” aux Etats-Unis, toujours selon la Maison Blanche.Cette dernière a aussi évoqué des contrats technologiques d’un montant total de 80 milliards de dollars, impliquant Google, les éditeurs de logiciels Oracle et Salesforce, ou le géant des semi-conducteurs AMD. – Pompe et complicité -Mohammed ben Salmane a réservé au milliardaire républicain de 78 ans, sensible à la pompe protocolaire, un accueil sur mesure, avec escorte d’avions de combat, garde à cheval et fastes du palais royal.La cordialité évidente entre les deux hommes, que l’on a vu deviser avec animation et force sourires, a marqué cette première journée de déplacement.”Je pense vraiment que nous nous apprécions beaucoup”, a insisté Donald Trump. La tournée du président américain doit ensuite l’emmener au Qatar puis aux Emirats arabes unis. Si l’on excepte un aller-retour à Rome pour les funérailles du pape François, il s’agit du premier déplacement majeur à l’étranger depuis le début du second mandat. Huit ans plus tôt, Donald Trump avait déjà choisi le royaume saoudien pour son premier voyage international. La décision de faire passer à nouveau les riches monarchies pétrolières et gazières du Golfe avant ses alliés occidentaux reflète leur rôle géopolitique croissant et leur immense potentiel économique.Du côté des pays visités, l’enjeu est aussi de s’assurer le soutien d’un président impulsif, qui prône un désengagement militaire et stratégique  des Etats-Unis, en dehors des environs géographiques immédiats de la première puissance mondiale.Mais le républicain, qui se flatte de maîtriser l’art du “deal” diplomatique autant qu’économique, devra bien évidemment aborder avec tous ses hôtes les grands sujets régionaux. Ainsi l’Iran, avec qui les Américains mènent des négociations sur le nucléaire.- Cadeau qatari -Mais aussi la Syrie ou encore Gaza, où la situation humanitaire ne cesse d’empirer.Le président américain s’est entretenu mardi avec Edan Alexander, libéré la veille par le mouvement islamiste palestinien Hamas.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui prévenu mardi que l’armée israélienne entrerait “avec toute (sa) force” dans la bande de Gaza dans les jours à venir. Dans ce contexte, la normalisation des relations de l’Arabie saoudite avec Israël, un projet un temps cher à Donald Trump, semble exclue de l’agenda.Ryad assure en effet qu’aucun progrès n’est envisageable sans l’établissement d’un Etat palestinien, une perspective plus lointaine que jamais.Washington a également conclu un accord de cessez-le-feu avec les rebelles houthis au Yémen.Donald Trump doit se rendre mercredi au Qatar, une étape qui a déjà un parfum de bagarre politique.L’opposition aux Etats-Unis lui reproche d’avoir accepté “le plus gros pot-de-vin étranger de l’histoire récente”, selon les mots du chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.La famille royale du Qatar a offert à Donald Trump un Boeing 747-8 pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l’utiliser après son mandat.Le président américain a répliqué que l’avion était un “cadeau temporaire”.

La Chine dénonce le “harcèlement” américain et courtise l’Amérique latine

La Chine a fustigé mardi le “harcèlement” des Etats-Unis et s’est posée en défenseur du multilatéralisme, lors d’un rendez-vous diplomatique réunissant des dizaines de pays d’Amérique latine, avec lesquels elle cherche à renforcer ses liens.Le président chinois Xi Jinping a promis des milliards d’euros de crédit pour le développement de la zone ainsi qu’une coopération plus poussée dans l’énergie, les infrastructures ou l’éducation.Symbole de l’intensification ces dernières années des liens politico-économiques avec la région, le géant asiatique a ouvert mardi à Pékin cette grande réunion avec des dizaines de pays membres de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (Celac).Ce rendez-vous, auquel participe notamment le président brésilien Luiz Inacio Lula, est l’occasion pour la Chine d’appeler à un front commun contre la guerre de droits de douane lancée par le président américain Donald Trump.Lors d’un entretien avec son homologue brésilien, Xi Jinping a déclaré que les deux pays devraient “s’opposer ensemble à l’unilatéralisme”. Chine et Brésil ont également publié une déclaration commune dans laquelle ils “saluent la proposition du président russe Vladimir Poutine d’entamer des négociations de paix” avec l’Ukraine, qualifiant le dialogue direct de “seul moyen de mettre fin au conflit”, selon l’agence officielle Chine nouvelle.L’Amérique latine est devenue un champ de bataille diplomatique entre Pékin et Washington ces dernières années et les pays latino-américains subissent régulièrement les pressions américaines pour choisir leur camp.S’exprimant au lendemain de l’annonce par les États-Unis et la Chine d’un accord visant à réduire drastiquement pendant 90 jours leurs droits de douane réciproques, Xi Jinping s’est évertué mardi à présenter la Chine comme un partenaire fiable et respectueux.”Personne ne peut gagner une guerre des droits de douane ou une guerre commerciale”, a-t-il affirmé lors de la cérémonie d’ouverture, devant des dirigeants et chefs de la diplomatie de pays membres du Celac.”Le harcèlement et l’hégémonisme ne mènent qu’à l’isolement”, a-t-il souligné. “Ce n’est que dans l’unité et par la coopération que les pays peuvent préserver la paix et la stabilité mondiales, ainsi que promouvoir le développement et la prospérité dans le monde entier.”- “Main dans la main” -Il a promis que la Chine débloquerait un crédit de 66 milliards de yuans (8,3 milliards d’euros) en faveur du “développement” des pays d’Amérique latine et des Caraïbes.Cette somme rentre dans le cadre d’un large ensemble d’initiatives visant à renforcer la coopération, notamment dans les domaines des infrastructures et de l’énergie propre.La Chine collaborera aussi davantage avec l’Amérique latine dans la lutte antiterroriste et le crime organisé transnational, a déclaré Xi Jinping, tout en renforçant les échanges humains par le biais de bourses d’études et de programmes de formation.Dans le cadre de l’accord sino-américain annoncé lundi, les États-Unis ont accepté d’abaisser leurs surtaxes douanières sur les produits chinois à 30%, tandis que la Chine réduira les siens à 10% sur les biens importés américains.Cet accord marque une importante désescalade dans cette guerre commerciale bilatérale, qui reste active, tandis que les différends persistent entre les deux puissances.En écho aux propos de Xi Jinping, son chef de la diplomatie, Wang Yi, a ainsi estimé mardi, sans citer nommément les États-Unis, qu’une “certaine puissance mondiale” était “obsédée” par la loi du plus fort.Il a exhorté les pays d’Amérique latine à “agir main dans la main” avec Pékin pour défendre leurs droits face à un pays qui “utilise les droits de douane comme une arme pour intimider les autres pays”.Wang Yi a qualifié la réunion de “grand succès”, lors d’une conférence de presse, ajoutant que le “marché géant de deux milliards de personnes” que représentent la Chine et l’Amérique latine offrirait aux deux parties de nouveaux moteurs de croissance.- Charge contre Washington -Parmi les principaux dirigeants latino-américains présents à Pékin figurent Luiz Inacio Lula da Silva, arrivé samedi pour une visite d’État de cinq jours.Lula a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture que l’Amérique latine ne voulait pas “répéter l’histoire et entamer une nouvelle Guerre froide”.”Notre objectif est de contribuer positivement à l’ordre multilatéral pour le bien mondial, et d’être dûment représentés”, a-t-il expliqué.Sans nommer les États-Unis, le président colombien Gustavo Petro a lui fustigé la politique américaine en matière d’économie, de traitement des migrants ou encore la position climatosceptique de Washington, appelant à un “échange d’égal à égal entre civilisations”, à l’opposé de l'”impérialisme”.Il avait annoncé la semaine dernière qu’il signerait une lettre d’intention pour que son pays rejoigne les “Nouvelles routes de la soie”.Axe central de la stratégie de Pékin depuis 2013 pour accroître son influence internationale, ce programme vise notamment à construire des infrastructures maritimes, routières et ferroviaires, en particulier dans les nations en développement.Les deux tiers des pays latino-américains y ont déjà adhéré.ll-oho-isk-ehl/oaa/dth/bow

Le Festival de Cannes ouvre avec De Niro et DiCaprio, entre Gaza, l’Ukraine et Trump

Avec son cortège de stars, à commencer par Robert De Niro, Leonardo DiCaprio et Juliette Binoche, le Festival de Cannes s’ouvre mardi dans un monde déchiré par les conflits, de l’Ukraine à Gaza, et sur lequel plane l’ombre de la présidence Trump.A 19H15 (17H15 GMT), la cérémonie d’ouverture sera marquée par la remise d’une Palme d’or d’honneur à la star de “Taxi Driver”, âgée de 81 ans. C’est Leonardo DiCaprio, complice de De Niro à l’écran dans le dernier film de Martin Scorsese, “Killers of the Flower Moon”, qui lui remettra cette distinction.Après la traditionnelle montée des marches, guettée par des centaines de badauds juchés sur des escabots, la cérémonie verra aussi l’artiste Mylène Farmer interpréter un morceau avant la projection du film d’ouverture, “Partir un jour”, comédie musicale française avec la chanteuse Juliette Armanet.A l’intérieur du Palais des Festivals, le discours de Robert De Niro, opposant déclaré de Donald Trump, sera guetté avec attention par un monde du cinéma inquiet notamment des menaces du président américain de taxer les films tournés à l’étranger.”On peut voir qu’il lutte et qu’il essaye de plusieurs façons de sauver l’Amérique et de sauver sa peau”, a déclaré Juliette Binoche, présidente du jury cannois, lors d’une conférence de presse.A ses côtés, l’acteur américain Jeremy Strong a, lui, fait du mentor de Donald Trump, l’avocat Roy Cohn qu’il incarnait dans le film “The Apprentice” en 2024, “le géniteur des +fake news+ et des faits alternatifs”. “Le rôle des films est de plus en plus crucial pour combattre ces forces”, a ajouté la star de la série “Succession”. – Tribune pour Gaza -L’écho du monde s’est aussi infiltré sur la Croisette avec la publication mardi matin dans le journal français Libération d’une tribune signée par près de 400 stars du cinéma appelant à briser “le silence” du monde de la culture sur la guerre à Gaza.”Nous artistes et acteur.ice.s de la culture, nous ne pouvons rester silencieux.se.s tandis qu’un génocide est en cours à Gaza”, écrivent les signataires dont le réalisateur espagnol Pedro Almodovar ou les acteurs américains Susan Sarandon et Richard Gere.Juliette Binoche faisait initialement partie de la liste des signataires mais son nom n’y figure finalement pas.Interrogée sur ce point lors de la conférence de presse, la star française est restée évasive. “Vous le comprendrez peut-être un peu plus tard”, a-t-elle simplement déclaré devant les journalistes, laissant ensuite planer un long silence.Le chaos du monde a également résonné sur la Croisette avec la projection de mardi de trois documentaires sur l’Ukraine, dont “Notre Guerre” de l’intellectuel français Bernard-Henri Lévy.- Depardieu condamné -Hasard du calendrier, l’ouverture du plus grand festival de cinéma du monde coïncide avec une étape majeure du mouvement Metoo en France : la condamnation de l’ancienne star Gérard Depardieu à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles lors d’un tournage.”Quand on est désacralisé comme il l’est en ce moment, ça veut dire que ça fait réfléchir sur le pouvoir de certaines personnes qui prennent le pouvoir. Et je pense que le pouvoir est ailleurs”, a commenté Juliette Binoche, récusant l’étiquette de “monstre sacré” souvent accolée à l’acteur.”Une star de cinéma, c’est un homme”, a ajouté la comédienne, estimant que le sacré “ne nous appartient pas”. “Le sacré, il est au moment où il se passe quelque chose quand on crée, quand on joue, quand on met en scène”.Dans un registre plus léger, l’actrice américaine Halle Berry, autre membre du jury cannois, a indiqué avoir dû “changer” de robe pour la cérémonie d’ouverture, en raison de nouvelles règles vestimentaires qui font jaser sur la Croisette. “J’avais une robe incroyable (…) à porter ce soir mais je ne peux pas car la traîne est trop longue”, a-t-elle dit.Juliette Binoche et les huit autres membres du jury devront notamment attribuer, le 24 mai, la Palme d’or à l’un des 22 films en compétition.

Au procès de son braquage, Kim Kardashian “pardonne” malgré “le traumatisme”

C’est une lettre d’excuses qu’elle n’avait jamais lue, et qui la fait fondre en larmes. “Je vous pardonne”, déclare Kim Kardashian au principal accusé au procès de son braquage parisien. Mais “ça ne change rien au traumatisme”, précise la star américaine qui vient de raconter cette nuit où elle a cru mourir.Cela fait deux heures qu’elle est à la barre de la cour d’assises de Paris, restée droite comme un i, mains croisées sur le pupitre dans sa longue robe fourreau noire à épaulettes et volants, chignon serré avec deux mèches encadrant son visage… et nombreux diamants brillant autour de son cou.Le président David De Pas veut lui parler des 10 accusés qui l’entourent.Le principal d’entre eux, Aomar Aït Khedache, 69 ans, lui avait écrit une lettre quelques mois après le braquage parisien d’octobre 2016. L’avait-elle reçue ? “Non”. Le président la lit.”Madame, c’est après vous avoir vue dans une émission”, après “avoir constaté votre émotion et réalisé les dégâts psychologiques que je vous ai infligé que j’ai décidé de vous écrire”, avait rédigé l’accusé, aujourd’hui sourd et muet et qui suit les débats sur un écran d’ordinateur.”Pas dans le but d’obtenir de vous quelconque indulgence, j’assume ce que j’ai fait”, mais pour “venir vers vous en tant qu’être humain pour vous dire combien je regrette mon geste”, lit encore le président.- “Ca a tout changé” -Kim Kardashian se met à pleurer à la barre, essuie ses larmes. “Naturellement c’est très émouvant”, surtout que la reine des influenceuses veut “devenir avocate” et se bat aux Etats-Unis pour les droits des prisonniers, précise-t-elle. “Je crois à la deuxième chance”, affirme la star via une interprète.Puis elle se tourne, presque solennelle dans sa robe haute-couture, vers le vieux malfrat récidiviste au k-way sur le dos et crâne dégarni, qu’elle avait suivi du regard quand il était entré dans la salle d’audience précédé du cliquetis de sa canne.”Je vous pardonne”, lui dit-elle, avant de préciser qu’elle se “bat aussi pour les victimes”, qu’elle veut “être entendue et comprise”, et que “ça ne change rien au traumatisme”.Aomar Aït Khedache écrit sa réponse sur un bout de papier, que le président lit: “Ce pardon est un soleil. Je vous remercie. Voilà 10 ans que le remords et le regret m’usent au sens propre du mot”.L’accusé a reconnu avoir été l’un des hommes montés cagoulés dans la chambre d’hôtel cette nuit du 2 au 3 octobre 2016. Au début de son audition, la cour a demandé à Kim Kardashian d’en faire son récit.”J’avais l’habitude de marcher dans les rues de Paris, même vers 3H00 du matin. Je me sentais toujours en sécurité dans cette ville, c’était un endroit magique”, commence la star. Mais après cette Fashion week 2016, “ça a tout changé”.Elle laisse couler quelques larmes qu’elle essuie au mouchoir puis se reprend. Raconte comment ce soir-là, elle avait décidé de ne pas ressortir de son hôtel après minuit, et faisait ses bagages pour son vol de retour le lendemain.- “Certaine de mourir” -“J’ai entendu des bruits de pas dans les escaliers, j’ai appelé ma mère, ma soeur, mais personne ne répondait”. La porte de sa chambre s’ouvre, entrent deux hommes pistolet au poing qu’elle prend pour des policiers: ils en ont la tenue. Avec eux, le réceptionniste de l’hôtel, menotté.”Un des hommes m’a dit avec un accent français +ring ring+, en me montrant son annulaire”.Elle comprend qu’il veut sa bague de fiançailles, un gros diamant évalué à 3,5 millions d’euros posé sur sa table de nuit. Ils le prennent, puis découvrent sa boîte à bijoux. “Le grand a dit +ah, ah!+ comme s’il était content”. Montant total du butin – jamais retrouvé – emporté par les malfaiteurs: 9 millions d’euros.”Ils m’ont jetée sur le lit, et le plus petit a commencé à attacher mes mains avec un Serflex (collier de serrage, NDLR) j’étais complètement hystérique, je répétais au réceptionniste +qu’est-ce qu’il va nous arriver ? Ils peuvent tout prendre mais faut que je puisse rentrer chez moi, j’ai des bébés SVP+”, se souvient-elle, sa voix se cassant à nouveau.”Vous avez pensé mourir, Madame ?”, demande le président de la cour d’assises.”Absolument, j’étais certaine que j’allais mourir”.Les malfrats avaient pris la fuite en voyant que le garde du corps, prévenu par la styliste cachée dans sa chambre, avait essayé de joindre Kim Kardashian. Depuis, admet Kim Kardashian, sa vie n’est plus la même. Fini les partages en direct de ses moindres mouvements sur les réseaux sociaux, les gardes du corps sont plusieurs et présents tout le temps. “Je ne peux pas dormir la nuit si je ne suis pas certaine que mon personnel de sécurité n’est pas présent à la maison”. Sa déposition se poursuit.mdh-alv-edy-bur/asl/dsa

Trois insurgés présumés tués au Cachemire indien, après le cessez-le-feu avec le Pakistan

L’Inde a annoncé mardi avoir tué trois insurgés présumés au Cachemire indien, premier incident de ce type depuis l’attentat qui a provoqué sa confrontation militaire la plus grave avec le Pakistan depuis deux décennies. L’accrochage entre l’armée indienne et un groupe d’hommes qu’elle a présentés comme des “terroristes déterminés” s’est déroulé dans une forêt du nord de la partie de la région à majorité musulmane administrée par l’Inde.Il s’est déroulé à quelque 70 kilomètres de la ville touristique de Pahalgam, où des hommes armés ont assassiné 26 civils le 22 avril dernier.L’Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de l’ensemble du Cachemire depuis leur partition sanglante à leur indépendance en 1947. Depuis 1989, sa partie indienne est le théâtre d’une violente insurrection séparatiste.New Delhi a imputé la responsabilité de l’attaque de Pahalgam à Islamabad, qui l’a aussitôt démentie.Dans la nuit du 6 au 7 mai, l’Inde a tiré en représailles une série de missiles sur des sites pakistanais qui, selon elle, abritaient des camps du groupe jihadiste qu’elle soupçonne d’être l’auteur de l’attentat du mois dernier.Le Pakistan a aussitôt riposté et plongé les deux puissances nucléaires au bord de la guerre ouverte.Pendant quatre jours, les deux armées ont échangé tirs d’artillerie, frappes de missiles et attaques de drones sur leurs territoires. Jusqu’à un cessez-le-feu annoncé samedi à la surprise générale par le président américain Donald Trump.- “Martyrs” -Dans son dernier bilan publié mardi, l’armée pakistanaise a affirmé que les combats avaient causé la mort de 40 civils, dont 15 enfants.Pour la première fois, elle a fait état de pertes militaires. “En défendant la mère patrie avec une bravoure exemplaire, 11 membres des forces armées sont tombés en martyrs et 78 autres ont été blessés”, a-t-elle annoncé.Hormis quelques tirs ou attaques rapportés samedi soir, la trêve a été respectée le long de la “ligne de contrôle” (LoC) qui sépare les deux armées.Des hauts responsables militaires des deux pays ont échangé au téléphone lundi soir.Ils “se sont mis d’accord pour (…) réfléchir à des mesures immédiates pour réduire le nombre de soldats déployés sur les frontières”, a rapporté l’état-major indien.Malgré cette détente sur le front, la rhétorique est restée très martiale. L’Inde comme le Pakistan ont assuré qu’ils ne baissaient pas la garde.”Si une autre attaque terroriste vise l’Inde, nous lui apporterons une réponse ferme”, a averti lundi soir le Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi dans un discours au pays.- Guerre des images -“Qu’il n’y ait aucune ambiguïté, toute nouvelle tentative de défier la souveraineté du Pakistan ou son intégrité territoriale suscitera une réponse rapide, globale et décisive”, lui a rétorqué mardi l’armée pakistanaise.Plus tard, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a qualifié le discours de M. Modi de “provocateur” et rempli “de faux narratifs pour justifier l’agression”.”Ne vous y trompez pas, nous allons scruter de près les actes et les comportements de l’Inde ces prochains jours et la communauté internationale devrait faire de même”, poursuit son communiqué.Si les armes se sont tues, la guerre de l’image continue de plus belle entre les deux pays.Dès lundi soir, le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Mounir, qui passe pour l’homme fort du pays selon les experts, a visité des soldats blessés à l’hôpital.Narendra Modi lui a répondu mardi matin en s’affichant au milieu de ses soldats sur la base aérienne d’Adampur. “L’Inde est éternellement reconnaissante à nos formes armées de tout ce qu’elles ont fait”, a-t-il salué sur X.Signe du lent retour à la normale, les écoles ont rouvert leurs portes, à Chakothi, un village pakistanais le long de la LoC, comme à Srinagar, la principale agglomération du Cachemire indien.Syeda Zohra Kazmi, collégienne de 13 ans au Cachemire pakistanais a retrouvé les bancs de son école “fermée à cause des bombardements”.”Des obus sont tombés près de notre maison qui a été touchée par des éclats, mais j’ai dit à ma famille que je retournais à l’école maintenant qu’elle a rouvert, je n’ai pas peur”, lance-t-elle à l’AFP.Côté indien, le retour des dizaines de milliers d’habitants qui avaient fui leurs villages sous les bombes s’annonce plus lent.Chez nombre de ceux qui ont trouvé refuge dans ce camp de Jammu, la peur est toujours là.”Je suis pressé de rentrer parce que si je n’y ouvre pas mon magasin, je perds de l’argent”, a confié à l’AFP Krishan Lal, un tailleur de 50 ans. “Mais beaucoup pensent que la guerre n’est pas finie”.burs-pa/dth/lpt