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Mexique: hommage à deux enfants tués dans les narco-combats

Un hommage a été rendu lundi à deux des 39 enfants tués dans les fusillades provoquées par la rivalité entre deux factions du Cartel du Sinaloa qui a fait près de 1.200 morts depuis septembre, a constaté un correspondant de l’AFP.Leidy et Alexa, 7 et 11 ans d’après la presse locale, ont été tuées lundi dernier dans un échange de feu entre des forces de sécurité et un groupe armé.Un mineur de douze ans a également été blessé dans cette fusillade qui a éclaté à Badiraguato, le fief du “Chapo” Guzman et d’autres chefs du cartel de Sinaloa, d’après les autorités.”Nous venons exiger du gouverneur qu’il mette les mains dans le cambouis, parce que les responsables sont les militaires. Les petites étaient des civiles qui allaient à l’école, rien de plus”, a déclaré à l’AFP une tante des victimes, Leticia Ramirez.”Nous ne sommes pas au complet, il manque Alexa et Leydy”, ont chanté des élèves de l’école où étaient scolarisées les deux victimes, en compagnie d’adultes habillés en blanc.La violence qui a éclaté dans l’Etat du Sinaloa en septembre dernier a provoqué la mort de 1.195 personnes et 1.127 autres sont portées disparues, d’après des chiffres officiels rapportés par la presse locale. Elle oppose les fils du “Chapo” aux proches d’Ismael “El Mayo” Zambada, cofondateur du cartel de Sinaloa.La violence a éclaté moins de deux mois après l’arrestation aux Etats-Unis d'”El Mayo”. Il assure qu’il a été enlevé et emmené aux Etats-Unis dans un avion privé par un fils d’El Chapo.El Chapo purge une peine de prison à vie dans une prison haute sécurité du Colorado.Au moins 39 enfants ont été assassinés et 97 sont portées disparus depuis le début de la guerre des clans au sein du cartel de Sinaloa, d’après le défenseur du peuple local.

Dissolution du PKK: le parti prokurde réclame des “mesures de confiance” au gouvernement turc

Le parti prokurde DEM a réclamé mardi la mise en oeuvre de “mesures de confiance” au gouvernement turc avant la fête musulmane de l’Aïd al-Adha début juin, au lendemain de l’annonce de la dissolution du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).”Nous attendons du pouvoir qu’il assume ses devoirs et ses responsabilités”, a déclaré le coprésident …

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Dissolution du PKK: le parti prokurde réclame des “mesures de confiance” au gouvernement turc

Le parti prokurde DEM a réclamé mardi la mise en oeuvre de “mesures de confiance” au gouvernement turc avant la fête musulmane de l’Aïd al-Adha début juin, au lendemain de l’annonce de la dissolution du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).”Nous attendons du pouvoir qu’il assume ses devoirs et ses responsabilités”, a déclaré le coprésident du DEM, Tuncer Bakirhan, en réclamant “la mise en place de mesures de confiance, concrètes et humanitaires, sans attendre la fin de l’Aïd”.”L’Aïd al-Adha serait alors doublement une fête”, a-t-il ajouté devant son groupe parlementaire.La libération des prisonniers politiques malades et l’amélioration des conditions de détention du fondateur et chef historique du PKK, Abdullah Öcalan, emprisonné à l’isolement depuis 1999, devraient faire partie des premières mesures, a souligné M. Bakirhan devant les journalistes.”Nous savons tous très bien ce que la société attend réellement. Les revendications qui reviennent les plus souvent (…) concernent les prisonniers malades et les centaines de milliers de détenus”, a-t-il affirmé.”Certaines choses peuvent être accomplies avant les mesures légales. Par exemple, les conditions de M. Öcalan. Je pense que le pouvoir peut prendre certaines dispositions pour que la société, qui a des doutes et des inquiétudes, puisse croire pleinement en ce processus”, a-t-il ajouté.- “Mesures concrètes” -Dans un court message publié mardi, Abdullah Öcalan a “salué respectueusement” la dissolution du groupe armé kurde, sans faire état de revendications vis-à-vis d’Ankara.Une source kurde proche du PKK, dans le nord de l’Irak où sont repliés les combattants du mouvement, a toutefois déclaré à l’AFP que le groupe armé attend des “mesures concrètes” de la part des autorités turques, parmi lesquelles une amnistie pour ses combattants et la libération de prisonniers politiques, dont celle du leader kurde Selahattin Demirtas, emprisonné depuis 2016. “Les combattants ne quitteront pas les montagnes et ne désarmeront pas immédiatement”, a ajouté cette source, selon laquelle le PKK souhaite également, à terme, un amendement à la Constitution turque garantissant des droits spécifiques aux Kurdes.Le PKK a annoncé lundi sa dissolution et la fin de plus de quatre décennies d’une lutte armée contre l’Etat turc qui a fait plus de 40.000 morts.Les responsables du DEM et le groupe armé ont affirmé à de nombreuses reprises que le gouvernement devrait répondre par des mesures législatives pour garantir le succès du processus de paix.Le PKK a affirmé lundi que sa dissolution “fournit une base solide pour une paix durable et une solution démocratique” et en a appelé au Parlement turc: “à ce stade, il est important que la Grande Assemblée (…) joue son rôle face à l’Histoire”, a-t-il insisté.

Gaza: Netanyahu annonce une intensification de la guerre pour “vaincre le Hamas”

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé une intensification de la guerre à Gaza ces prochains jours pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”, a indiqué mardi son bureau, après une courte pause observée pour la libération de l’otage israélo-américain Edan Alexander.M. Netanyahu a aussi affirmé que ses services s’employaient actuellement à trouver des pays prêts à accepter des Gazaouis, dont nombre sont prêts selon lui à quitter le territoire, dévasté par plus de 18 mois de conflit déclenché par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Les services du Premier ministre ont rapporté ces propos – tenus lundi devant des réservistes – au premier jour d’une tournée au Moyen-Orient du président américain Donald Trump et au lendemain d’un court répit dans l’offensive israélienne à Gaza pour permettre la libération d’Edan Alexander, seul otage vivant ayant la nationalité américaine. Dès la nuit, l’armée israélienne a repris ses bombardements sur le territoire palestinien, frappant l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud) abritant selon elle “un centre de commandement et de contrôle” du Hamas, et tuant selon le mouvement islamiste palestinien plusieurs patients dont un journaliste. – La guerre “jusqu’au bout” -“Dans les prochains jours, nous entrerons avec toute notre force” à Gaza “pour achever l’opération et vaincre le Hamas”, a déclaré M. Netanyahu, cité par son bureau. “Une trêve temporaire est possible (pour assurer la libération d’otages toujours retenus à Gaza, ndlr), mais nous irons jusqu’au bout”, a-t-il insisté. Israël avait auparavant annoncé l’envoi d’une délégation à Doha mardi pour des négociations sur les otages. Le Hamas a lui appelé l’administration Trump à “poursuivre ses efforts pour mettre fin à la guerre”. Le 5 mai, Israël avait annoncé une nouvelle campagne militaire prévoyant la “conquête” de Gaza et nécessitant le déplacement interne de “la plupart” de ses 2,4 millions d’habitants. Le 18 mars, après une trêve de deux mois, l’armée israélienne avait repris son offensive dans le territoire palestinien, où elle bloque aussi depuis le 2 mars toute entrée d’aide humanitaire.Les autorités du Hamas ont accusé Israël d’avoir “assassiné” dans l’hôpital Nasser Hassan Aslih, présenté comme le directeur de l’agence de presse palestinienne Alam24. Il avait été blessé le 7 avril par une frappe de l’armée israélienne, qui l’avait alors accusé d’avoir “participé au massacre du 7 octobre”.L’envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, Steve Witkoff, a pour sa part rencontré mardi des proches des Israéliens enlevés le 7-Octobre rassemblés sur la “place des Otages” à Tel-Aviv. “Nous espérons ramener tout le monde à la maison”, a-t-il déclaré. Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre en Israël, 57 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Enlevé alors qu’il servait sur une base du sud d’Israël, Edan Alexander, 21 ans, s’est lui entretenu mardi avec M. Netanyahu. “Je vais bien. Faible, mais petit à petit, je redeviendrai comme avant”, lui a-t-il dit. – La faim comme “arme de guerre” -Totalement assiégée depuis plus de deux mois, la bande de Gaza a atteint des niveaux de malnutrition “comparables à ceux observés dans les pays confrontés à des crises humanitaires prolongées s’étalant sur plusieurs décennies”, a alerté mardi l’ONG Médecins du Monde (MDM), accusant Israël d’utiliser “la faim comme arme de guerre”L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.862 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Un cessez-le-feu entre le 19 janvier et le 17 mars avait permis de sortir de Gaza 33 otages israéliens — dont 8 morts — en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens.

Gaza: Netanyahu annonce une intensification de la guerre pour “vaincre le Hamas”

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé une intensification de la guerre à Gaza ces prochains jours pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”, a indiqué mardi son bureau, après une courte pause observée pour la libération de l’otage israélo-américain Edan Alexander.M. Netanyahu a aussi affirmé que ses services s’employaient actuellement à trouver des pays prêts à accepter des Gazaouis, dont nombre sont prêts selon lui à quitter le territoire, dévasté par plus de 18 mois de conflit déclenché par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Les services du Premier ministre ont rapporté ces propos – tenus lundi devant des réservistes – au premier jour d’une tournée au Moyen-Orient du président américain Donald Trump et au lendemain d’un court répit dans l’offensive israélienne à Gaza pour permettre la libération d’Edan Alexander, seul otage vivant ayant la nationalité américaine. Dès la nuit, l’armée israélienne a repris ses bombardements sur le territoire palestinien, frappant l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud) abritant selon elle “un centre de commandement et de contrôle” du Hamas, et tuant selon le mouvement islamiste palestinien plusieurs patients dont un journaliste. – La guerre “jusqu’au bout” -“Dans les prochains jours, nous entrerons avec toute notre force” à Gaza “pour achever l’opération et vaincre le Hamas”, a déclaré M. Netanyahu, cité par son bureau. “Une trêve temporaire est possible (pour assurer la libération d’otages toujours retenus à Gaza, ndlr), mais nous irons jusqu’au bout”, a-t-il insisté. Israël avait auparavant annoncé l’envoi d’une délégation à Doha mardi pour des négociations sur les otages. Le Hamas a lui appelé l’administration Trump à “poursuivre ses efforts pour mettre fin à la guerre”. Le 5 mai, Israël avait annoncé une nouvelle campagne militaire prévoyant la “conquête” de Gaza et nécessitant le déplacement interne de “la plupart” de ses 2,4 millions d’habitants. Le 18 mars, après une trêve de deux mois, l’armée israélienne avait repris son offensive dans le territoire palestinien, où elle bloque aussi depuis le 2 mars toute entrée d’aide humanitaire.Les autorités du Hamas ont accusé Israël d’avoir “assassiné” dans l’hôpital Nasser Hassan Aslih, présenté comme le directeur de l’agence de presse palestinienne Alam24. Il avait été blessé le 7 avril par une frappe de l’armée israélienne, qui l’avait alors accusé d’avoir “participé au massacre du 7 octobre”.L’envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, Steve Witkoff, a pour sa part rencontré mardi des proches des Israéliens enlevés le 7-Octobre rassemblés sur la “place des Otages” à Tel-Aviv. “Nous espérons ramener tout le monde à la maison”, a-t-il déclaré. Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre en Israël, 57 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Enlevé alors qu’il servait sur une base du sud d’Israël, Edan Alexander, 21 ans, s’est lui entretenu mardi avec M. Netanyahu. “Je vais bien. Faible, mais petit à petit, je redeviendrai comme avant”, lui a-t-il dit. – La faim comme “arme de guerre” -Totalement assiégée depuis plus de deux mois, la bande de Gaza a atteint des niveaux de malnutrition “comparables à ceux observés dans les pays confrontés à des crises humanitaires prolongées s’étalant sur plusieurs décennies”, a alerté mardi l’ONG Médecins du Monde (MDM), accusant Israël d’utiliser “la faim comme arme de guerre”L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.862 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Un cessez-le-feu entre le 19 janvier et le 17 mars avait permis de sortir de Gaza 33 otages israéliens — dont 8 morts — en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens.

P. Diddy “contrôlait ma vie”, raconte la chanteuse Cassie au procès du magnat du hip-hop

“Il contrôlait une grande partie de ma vie”: la chanteuse Cassie, ancienne compagne de P. Diddy et témoin clé de l’accusation au procès pour trafic sexuel du magnat du hip-hop, a commencé à livrer sa vérité au jury du tribunal fédéral de New York.”Il avait beaucoup de ressources”, notamment la menace de diffuser des vidéos sexuelles compromettantes, a ajouté Casandra “Cassie” Ventura, lors de ce témoignage très attendu au deuxième jour des débats.La chanteuse, qui avait été en couple pendant des années avec le rappeur et producteur, témoigne enceinte et prend régulièrement des pauses, essuyant ses yeux avec un mouchoir. Son audition par l’accusation puis la défense devrait durer plusieurs jours.Casandra Ventura avait déposé une retentissante plainte au civil pour violences et viol contre P. Diddy à l’automne 2023. Des poursuites immédiatement réglées à l’amiable mais qui ont été suivies de dizaines d’autres plaintes de femmes et d’hommes pour violences sexuelles contre l’icône du hip-hop de la “East Coast” des Etats-Unis.Plusieurs mois plus tard, une vidéo diffusée par CNN d’images captées par une caméra de vidéo surveillance dans un hôtel de Los Angeles, et que les jurés ont revu lundi dans la salle d’audience, montrait le rappeur avoir un comportement très violent avec la chanteuse en mars 2016. Simplement vêtu d’une serviette dans le couloir de l’hôtel, Diddy portait plusieurs coups à la chanteuse et la traînait au sol. – Liasse -“Elle (Cassie) répétait qu’elle voulait quitter (les lieux)”, a témoigné lundi devant les jurés l’agent de sécurité de l’hôtel qui est intervenu ce jour-là, Israel Florez. Il a aussi affirmé que le rappeur avait tenté de le soudoyer avec une grosse liasse de billets pour étouffer l’affaire.Un autre témoin, un strip-teaseur de 41 ans, a raconté en détails comment il était payé pour avoir des relations sexuelles avec la chanteuse en présence du rappeur, qui filmait parfois les scènes, en 2012 et 2013. Ces épisodes, qualifiés de “freak-offs”, sont au coeur du dossier, car P. Diddy est accusé d’avoir contraint des femmes à des marathons sexuels avec des travailleurs du sexe dont il menaçait de diffuser les vidéos si elles parlaient.P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs, est jugé pour trafic à des fins d’exploitation sexuelle, transport de personnes à des fins de prostitution, ainsi que des actes d’enlèvement, corruption et de violences regroupés sous l’inculpation d’entreprise criminelle. Il risque la prison à vie.Artiste et producteur de hip-hop qui a lancé les carrières de la chanteuse Mary J. Blige ou du rappeur Notorious B.I.G., homme d’affaires à succès qui a fait fortune dans la mode et les alcools, il est aujourd’hui accusé d’avoir mis depuis au moins 2004 sa notoriété, sa richesse financière et son influence au service de ce trafic sexuel. D’autres femmes que Cassie sont attendues pour témoigner au procès.