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Près de 30 morts dans des raids israéliens à Gaza selon les secours
La Défense civile palestinienne a fait état mercredi d’au moins 29 Palestiniens tués dans des frappes dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où Israël a annoncé une intensification de son offensive.Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a envoyé dans le même temps une délégation mardi à Doha pour des négociations sur les otages israéliens retenus par le Hamas à Gaza, au moment où Donald Trump effectue une tournée au Moyen-Orient.Le Hamas, lui, a appelé le président américain à “poursuivre ses efforts pour mettre fin à la guerre” à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent menée par ce mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023. “Au moins 25 morts et des dizaines de blessés” dans des frappes à l’aube dans le camp de Jabalia (nord)”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile à Gaza, Mahmoud Bassal. Quatre Palestiniens ont péri dans une frappe à l’ouest de Khan Younès (sud).Des images de l’AFP à Jabalia montrent des femmes en pleurs se recueillant autour de corps enveloppés dans des linceuls blancs tachés de sang.”C’est un bébé de neuf mois. Qu’est-ce qu’il a fait de mal?”, hurle l’une d’elles.”Ceux qui ne meurent pas à cause d’un missile meurent de faim, et ceux qui ne meurent pas de faim meurent du manque de médicaments”, se lamente un autre Palestinien, Hassan Moqbel, qui a perdu des proches dans le bombardement.- “Les corps dans les couloirs” -Mohammad Awad, un médecin urgentiste à l’hôpital indonésien près de Jabalia, a déclaré à l’AFP que, faute de moyens, son service peinait à gérer l’afflux des blessés.”Il n’y a pas assez de lits, pas de médicaments et aucun moyen de traitement chirurgical ou médical (…) De nombreux blessés meurent faute de soins”, a-t-il dit. “Les corps des martyrs gisent par terre dans les couloirs de l’hôpital (…). La situation est catastrophique.”Après une courte pause lundi pour permettre la libération de l’otage israélo-américain Edan Alexander enlevé pendant l’attaque du 7-Octobre, l’armée israélienne a repris ses bombardements sur Gaza, frappant deux hôpitaux ou leurs environs à Khan Younès mardi.Selon l’armée, chacun de ces établissements abritait “un centre de commandement et de contrôle” du Hamas, un mouvement qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et est considéré comme terroriste par Israël, l’Union européenne et les Etats-Unis.”Dans les prochains jours, nous entrerons avec toute notre force pour achever l’opération et vaincre le Hamas”, a déclaré Benjamin Netanyahu lundi.Il a ajouté que ses services s’employaient à trouver des pays prêts à accepter des habitants de Gaza, après un plan annoncé par son gouvernement pour la “conquête” du territoire palestinien.M. Netanyahu a eu des discussions mercredi avec l’envoyé spécial du président américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, et avec l’équipe de négociation sur la question des otages.Le 18 mars, après une trêve de deux mois, l’armée israélienne a repris son offensive à Gaza, où elle s’est emparée de vastes secteurs.Les forces israéliennes bloquent aussi depuis le 2 mars toute entrée de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien, où elles assiègent depuis octobre 2023 quelque 2,4 millions d’habitants confrontés à un désastre humanitaire avec des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.- “Risque critique de famine” -“Allez-vous agir, de façon décisive, pour empêcher un génocide” à Gaza?, a lancé mardi le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, aux membres du Conseil de sécurité.”Israël impose délibérément et sans la moindre gêne des conditions inhumaines aux civils du territoire palestinien occupé”, a-t-il dit.Le territoire est confronté “à un risque critique de famine”, selon le rapport IPC (Cadre Intégré de Classification de la sécurité alimentaire) publié lundi.L’attaque du 7-Octobre dans le sud d’Israël, limitrophe de la bande de Gaza, a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 57 sont désormais encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.928 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées mardi par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.bur-az-dms-phy/tp/vl
Près de 30 morts dans des raids israéliens à Gaza selon les secours
La Défense civile palestinienne a fait état mercredi d’au moins 29 Palestiniens tués dans des frappes dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où Israël a annoncé une intensification de son offensive.Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a envoyé dans le même temps une délégation mardi à Doha pour des négociations sur les otages israéliens retenus par le Hamas à Gaza, au moment où Donald Trump effectue une tournée au Moyen-Orient.Le Hamas, lui, a appelé le président américain à “poursuivre ses efforts pour mettre fin à la guerre” à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent menée par ce mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023. “Au moins 25 morts et des dizaines de blessés” dans des frappes à l’aube dans le camp de Jabalia (nord)”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile à Gaza, Mahmoud Bassal. Quatre Palestiniens ont péri dans une frappe à l’ouest de Khan Younès (sud).Des images de l’AFP à Jabalia montrent des femmes en pleurs se recueillant autour de corps enveloppés dans des linceuls blancs tachés de sang.”C’est un bébé de neuf mois. Qu’est-ce qu’il a fait de mal?”, hurle l’une d’elles.”Ceux qui ne meurent pas à cause d’un missile meurent de faim, et ceux qui ne meurent pas de faim meurent du manque de médicaments”, se lamente un autre Palestinien, Hassan Moqbel, qui a perdu des proches dans le bombardement.- “Les corps dans les couloirs” -Mohammad Awad, un médecin urgentiste à l’hôpital indonésien près de Jabalia, a déclaré à l’AFP que, faute de moyens, son service peinait à gérer l’afflux des blessés.”Il n’y a pas assez de lits, pas de médicaments et aucun moyen de traitement chirurgical ou médical (…) De nombreux blessés meurent faute de soins”, a-t-il dit. “Les corps des martyrs gisent par terre dans les couloirs de l’hôpital (…). La situation est catastrophique.”Après une courte pause lundi pour permettre la libération de l’otage israélo-américain Edan Alexander enlevé pendant l’attaque du 7-Octobre, l’armée israélienne a repris ses bombardements sur Gaza, frappant deux hôpitaux ou leurs environs à Khan Younès mardi.Selon l’armée, chacun de ces établissements abritait “un centre de commandement et de contrôle” du Hamas, un mouvement qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et est considéré comme terroriste par Israël, l’Union européenne et les Etats-Unis.”Dans les prochains jours, nous entrerons avec toute notre force pour achever l’opération et vaincre le Hamas”, a déclaré Benjamin Netanyahu lundi.Il a ajouté que ses services s’employaient à trouver des pays prêts à accepter des habitants de Gaza, après un plan annoncé par son gouvernement pour la “conquête” du territoire palestinien.M. Netanyahu a eu des discussions mercredi avec l’envoyé spécial du président américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, et avec l’équipe de négociation sur la question des otages.Le 18 mars, après une trêve de deux mois, l’armée israélienne a repris son offensive à Gaza, où elle s’est emparée de vastes secteurs.Les forces israéliennes bloquent aussi depuis le 2 mars toute entrée de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien, où elles assiègent depuis octobre 2023 quelque 2,4 millions d’habitants confrontés à un désastre humanitaire avec des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.- “Risque critique de famine” -“Allez-vous agir, de façon décisive, pour empêcher un génocide” à Gaza?, a lancé mardi le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, aux membres du Conseil de sécurité.”Israël impose délibérément et sans la moindre gêne des conditions inhumaines aux civils du territoire palestinien occupé”, a-t-il dit.Le territoire est confronté “à un risque critique de famine”, selon le rapport IPC (Cadre Intégré de Classification de la sécurité alimentaire) publié lundi.L’attaque du 7-Octobre dans le sud d’Israël, limitrophe de la bande de Gaza, a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 57 sont désormais encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.928 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées mardi par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.bur-az-dms-phy/tp/vl
Ukraine: Trump évoque “la possibilité” d’aller en Turquie si Poutine s’y rend
Le président américain Donald Trump a évoqué mercredi “la possibilité” d’aller en Turquie cette semaine si son homologue russe Vladimir Poutine en faisait de même pour discuter avec le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, dont l’offre de pourparlers directs n’a jusque-là pas reçu de réponse du Kremlin.Comme depuis trois jours, la présidence russe a refusé à nouveau mercredi de révéler la composition de la délégation russe qui se rendra en Turquie pour échanger directement jeudi avec des représentants ukrainiens sur l’issue du conflit, ce qui serait une première depuis le printemps 2022.Ces derniers jours, Volodymyr Zelensky a appelé Vladimir Poutine à se rendre “en personne” à ces discussions, annoncées initialement par le maître du Kremlin et censées lancer un processus diplomatique pour trouver une issue à plus de trois ans d’offensive russe meurtrière en Ukraine.Le président russe, apparu publiquement à plusieurs reprises depuis l’offre de M. Zelensky, a gardé le silence sur le sujet, mais Donald Trump, qui pousse pour une fin rapide des combats entre Moscou et Kiev, a dit mercredi qu’il y avait “une possibilité” qu’il se rende en Turquie si son homologue russe y allait aussi.”Je ne sais pas s’il y va. Je sais qu’il voudrait que j’y sois. C’est une possibilité”, a dit M. Trump, tout en précisant plus tard que son “programme demain (jeudi) est complet”.- Questions “politiques” et “techniques” -Lors de son briefing quotidien, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n’a pas souhaité révéler l’identité des représentants russes envoyés pour discuter avec les Ukrainiens: “Rien n’a changé à ce sujet”, a-t-il dit, répondant à une question de l’AFP. “La délégation russe attendra la délégation ukrainienne à Istanbul (Turquie) le jeudi 15 mai, c’est-à-dire demain”, a-t-il toutefois répété, comme la veille.Le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, a précisé à la télévision russe attendre la réunion “dans la matinée” jeudi, et que des questions “politiques” et “techniques” seront au menu.Côté ukrainien, Volodymyr Zelensky doit, quelle que soit la réponse de Vladimir Poutine à sa proposition, rencontrer à Ankara mercredi ou jeudi le président turc Recep Tayyip Erdogan.Autre chose sûre pour le moment, le secrétaire d’État américain Marco Rubio sera en Turquie pour ces discussions russo-ukrainiennes, avait annoncé mardi Donald Trump.Mais M. Rubio est attendu vendredi à Istanbul, d’après un haut responsable américain, ajoutant à l’incertitude quant à la date même à laquelle les négociations russo-ukrainiennes auront lieu.Il s’agirait des premiers pourparlers de paix directs entre Ukrainiens et Russes sur l’issue du conflit depuis l’échec des discussions initiales qui s’étaient tenues dans la foulée du déclenchement de l’offensive russe à grande échelle en février 2022.- Pas de “paix dictée” par Moscou -Depuis, la Russie et l’Ukraine campent sur des positions opposées.Vladimir Poutine réclame toujours que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et l’assurance de garder les territoires ukrainiens annexés par Moscou. Des conditions inacceptables pour Kiev et ses alliés.Kiev veut, de son côté, des “garanties de sécurité” solides pour prévenir toute nouvelle attaque russe et que l’armée du Kremlin, qui contrôle environ 20% du territoire ukrainien, se retire de son sol, malgré les appels de Moscou à accepter “les nouvelles réalités” du terrain.Les Européens, alliés de l’Ukraine mais qui peinent à se faire entendre, ont menacé la Russie de sanctions “massives” si celle-ci n’acceptait pas un cessez-le-feu dans les prochains jours. En attendant, l’UE a approuvé mercredi un 17e paquet de restrictions.Dans ce contexte mouvant, le chancelier allemand Friedrich Merz a exhorté les autres pays européens et les Américains à garder “la plus grande unité possible” et refuser une “paix dictée” par Moscou.Parmi les pays proches de la Russie, la Turquie, qui avait accueilli une partie des premiers pourparlers en 2022, a salué ces derniers jours un “tournant historique” après l’annonce de la reprise des discussions directes, tandis que la Chine, partenaire fidèle de Moscou, a dit espérer un accord de paix “durable et contraignant”.Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a dit mercredi qu’il allait “essayer de parler à Poutine” pour le convaincre d’aller négocier à Istanbul avec M. Zelensky.Dans cette effervescence diplomatique, une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’Otan, prévue de longue date, se tient mercredi et jeudi à Antalya, en Turquie, pour évoquer la hausse des dépenses militaires des membres de l’Alliance atlantique.
Ukraine: Trump évoque “la possibilité” d’aller en Turquie si Poutine s’y rend
Le président américain Donald Trump a évoqué mercredi “la possibilité” d’aller en Turquie cette semaine si son homologue russe Vladimir Poutine en faisait de même pour discuter avec le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, dont l’offre de pourparlers directs n’a jusque-là pas reçu de réponse du Kremlin.Comme depuis trois jours, la présidence russe a refusé à nouveau mercredi de révéler la composition de la délégation russe qui se rendra en Turquie pour échanger directement jeudi avec des représentants ukrainiens sur l’issue du conflit, ce qui serait une première depuis le printemps 2022.Ces derniers jours, Volodymyr Zelensky a appelé Vladimir Poutine à se rendre “en personne” à ces discussions, annoncées initialement par le maître du Kremlin et censées lancer un processus diplomatique pour trouver une issue à plus de trois ans d’offensive russe meurtrière en Ukraine.Le président russe, apparu publiquement à plusieurs reprises depuis l’offre de M. Zelensky, a gardé le silence sur le sujet, mais Donald Trump, qui pousse pour une fin rapide des combats entre Moscou et Kiev, a dit mercredi qu’il y avait “une possibilité” qu’il se rende en Turquie si son homologue russe y allait aussi.”Je ne sais pas s’il y va. Je sais qu’il voudrait que j’y sois. C’est une possibilité”, a dit M. Trump, tout en précisant plus tard que son “programme demain (jeudi) est complet”.- Questions “politiques” et “techniques” -Lors de son briefing quotidien, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n’a pas souhaité révéler l’identité des représentants russes envoyés pour discuter avec les Ukrainiens: “Rien n’a changé à ce sujet”, a-t-il dit, répondant à une question de l’AFP. “La délégation russe attendra la délégation ukrainienne à Istanbul (Turquie) le jeudi 15 mai, c’est-à-dire demain”, a-t-il toutefois répété, comme la veille.Le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, a précisé à la télévision russe attendre la réunion “dans la matinée” jeudi, et que des questions “politiques” et “techniques” seront au menu.Côté ukrainien, Volodymyr Zelensky doit, quelle que soit la réponse de Vladimir Poutine à sa proposition, rencontrer à Ankara mercredi ou jeudi le président turc Recep Tayyip Erdogan.Autre chose sûre pour le moment, le secrétaire d’État américain Marco Rubio sera en Turquie pour ces discussions russo-ukrainiennes, avait annoncé mardi Donald Trump.Mais M. Rubio est attendu vendredi à Istanbul, d’après un haut responsable américain, ajoutant à l’incertitude quant à la date même à laquelle les négociations russo-ukrainiennes auront lieu.Il s’agirait des premiers pourparlers de paix directs entre Ukrainiens et Russes sur l’issue du conflit depuis l’échec des discussions initiales qui s’étaient tenues dans la foulée du déclenchement de l’offensive russe à grande échelle en février 2022.- Pas de “paix dictée” par Moscou -Depuis, la Russie et l’Ukraine campent sur des positions opposées.Vladimir Poutine réclame toujours que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et l’assurance de garder les territoires ukrainiens annexés par Moscou. Des conditions inacceptables pour Kiev et ses alliés.Kiev veut, de son côté, des “garanties de sécurité” solides pour prévenir toute nouvelle attaque russe et que l’armée du Kremlin, qui contrôle environ 20% du territoire ukrainien, se retire de son sol, malgré les appels de Moscou à accepter “les nouvelles réalités” du terrain.Les Européens, alliés de l’Ukraine mais qui peinent à se faire entendre, ont menacé la Russie de sanctions “massives” si celle-ci n’acceptait pas un cessez-le-feu dans les prochains jours. En attendant, l’UE a approuvé mercredi un 17e paquet de restrictions.Dans ce contexte mouvant, le chancelier allemand Friedrich Merz a exhorté les autres pays européens et les Américains à garder “la plus grande unité possible” et refuser une “paix dictée” par Moscou.Parmi les pays proches de la Russie, la Turquie, qui avait accueilli une partie des premiers pourparlers en 2022, a salué ces derniers jours un “tournant historique” après l’annonce de la reprise des discussions directes, tandis que la Chine, partenaire fidèle de Moscou, a dit espérer un accord de paix “durable et contraignant”.Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a dit mercredi qu’il allait “essayer de parler à Poutine” pour le convaincre d’aller négocier à Istanbul avec M. Zelensky.Dans cette effervescence diplomatique, une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’Otan, prévue de longue date, se tient mercredi et jeudi à Antalya, en Turquie, pour évoquer la hausse des dépenses militaires des membres de l’Alliance atlantique.
Trump arrive au Qatar après un changement de cap majeur sur la Syrie
Donald Trump est arrivé mercredi à Doha, après avoir effectué un changement de cap majeur sur la Syrie, via une levée des sanctions et une rencontre avec le président syrien islamiste Ahmad al-Chareh.Le président américain, qui venait d’Arabie saoudite, doit se rendre jeudi aux Emirats arabes unis, l’étape finale de sa tournée dans le Golfe, mais celle-ci pourrait toutefois être bouleversée.Le milliardaire républicain a évoqué la “possibilité” d’un déplacement en Turquie pour des pourparlers entre l’Ukraine et la Russie.La rencontre avec le président par intérim syrien s’est “très bien passée”, a confié Donald Trump aux journalistes dans l’avion, parlant d’un “homme jeune et séduisant. Un gars costaud. Un passé dur”.M. Chareh, arrivé au pouvoir en décembre à la tête d’une coalition de forces islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad, a figuré un temps sur une liste des criminels recherchés par les Etats-Unis.En Syrie, la perspective d’une levée des sanctions qui étranglent le pays a suscité des manifestations spontanées de joie dans les rues. “Ces sanctions étaient imposées à Assad, mais aujourd’hui, maintenant que la Syrie a été libérée, cela aura un impact positif sur l’industrie, cela stimulera l’économie et encouragera les gens à revenir”, s’est réjouie Zain al-Jabali, 54 ans, propriétaire d’une fabrique de savon à Alep (nord).- “Une chance de grandeur” -L’entrevue, la première entre présidents des deux pays en 25 ans, a duré près d’une trentaine de minutes, en présence du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’est joint virtuellement à la conversation.Le président américain a appelé M. Chareh à rejoindre les accords d’Abraham, par lesquels plusieurs pays arabes ont reconnu Israël en 2020, d’après un compte-rendu publié par la Maison Blanche. Il lui a également demandé d’expulser les membres de groupes armés palestiniens et de prendre “la responsabilité” des prisons détenant des membres du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, actuellement prises en charge par les forces kurdes auxquelles s’oppose la Turquie voisine, selon la même source. La diplomatie syrienne a évoqué une “rencontre historique”, sans mentionner les relations avec Israël. Donald Trump a créé la surprise mardi en annonçant qu’il allait “ordonner l’arrêt des sanctions” pour donner “une chance de grandeur” à la Syrie.Cette décision était réclamée plus particulièrement par l’Arabie saoudite et la Turquie. Elle a suscité des applaudissements fournis du public venu écouter le discours du président américain à Ryad.La Syrie fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979, qui ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, élément déclencheur d’une guerre civile de près de 14 ans. La rencontre Trump-Chareh a eu lieu malgré les réticences d’Israël, allié indéfectible des Etats-Unis mais qui voit le nouveau gouvernement syrien comme un ennemi. Israël mène régulièrement des frappes sur des cibles militaires en Syrie, pour empêcher selon lui que les armes du pouvoir déchu ne tombent entre les mains des nouvelles autorités. – “Cadeau temporaire” -A Doha, Donald Trump devrait, comme à Ryad la veille, vanter le potentiel d’énormes contrats avec le riche Etat gazier.Il y a reçu un accueil tout aussi rutilant qu’à Ryad.L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, s’est déplacé personnellement à l’aéroport pour l’accueillir.Le convoi du président américain a été précédé, pendant son trajet dans la capitale, de deux Cybertrucks du constructeur Tesla aux couleurs des forces de sécurité qataries, un clin d’oeil au propriétaire de la marque et grand allié de Donald Trump, Elon Musk.Mais les échanges de l’ancien promoteur immobilier avec les dirigeants qataris auront pour arrière-plan un scandale politique qui couve à Washington.L’opposition démocrate aux Etats-Unis reproche au milliardaire d’avoir accepté “le plus gros pot-de-vin étranger de l’histoire récente”.En cause: un Boeing 747-8 offert à Donald Trump par la famille royale qatarie pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l’utiliser après son mandat.Le président a répliqué que l’avion était un “cadeau temporaire”.
Trump arrive au Qatar après un changement de cap majeur sur la Syrie
Donald Trump est arrivé mercredi à Doha, après avoir effectué un changement de cap majeur sur la Syrie, via une levée des sanctions et une rencontre avec le président syrien islamiste Ahmad al-Chareh.Le président américain, qui venait d’Arabie saoudite, doit se rendre jeudi aux Emirats arabes unis, l’étape finale de sa tournée dans le Golfe, mais celle-ci pourrait toutefois être bouleversée.Le milliardaire républicain a évoqué la “possibilité” d’un déplacement en Turquie pour des pourparlers entre l’Ukraine et la Russie.La rencontre avec le président par intérim syrien s’est “très bien passée”, a confié Donald Trump aux journalistes dans l’avion, parlant d’un “homme jeune et séduisant. Un gars costaud. Un passé dur”.M. Chareh, arrivé au pouvoir en décembre à la tête d’une coalition de forces islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad, a figuré un temps sur une liste des criminels recherchés par les Etats-Unis.En Syrie, la perspective d’une levée des sanctions qui étranglent le pays a suscité des manifestations spontanées de joie dans les rues. “Ces sanctions étaient imposées à Assad, mais aujourd’hui, maintenant que la Syrie a été libérée, cela aura un impact positif sur l’industrie, cela stimulera l’économie et encouragera les gens à revenir”, s’est réjouie Zain al-Jabali, 54 ans, propriétaire d’une fabrique de savon à Alep (nord).- “Une chance de grandeur” -L’entrevue, la première entre présidents des deux pays en 25 ans, a duré près d’une trentaine de minutes, en présence du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’est joint virtuellement à la conversation.Le président américain a appelé M. Chareh à rejoindre les accords d’Abraham, par lesquels plusieurs pays arabes ont reconnu Israël en 2020, d’après un compte-rendu publié par la Maison Blanche. Il lui a également demandé d’expulser les membres de groupes armés palestiniens et de prendre “la responsabilité” des prisons détenant des membres du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, actuellement prises en charge par les forces kurdes auxquelles s’oppose la Turquie voisine, selon la même source. La diplomatie syrienne a évoqué une “rencontre historique”, sans mentionner les relations avec Israël. Donald Trump a créé la surprise mardi en annonçant qu’il allait “ordonner l’arrêt des sanctions” pour donner “une chance de grandeur” à la Syrie.Cette décision était réclamée plus particulièrement par l’Arabie saoudite et la Turquie. Elle a suscité des applaudissements fournis du public venu écouter le discours du président américain à Ryad.La Syrie fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979, qui ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, élément déclencheur d’une guerre civile de près de 14 ans. La rencontre Trump-Chareh a eu lieu malgré les réticences d’Israël, allié indéfectible des Etats-Unis mais qui voit le nouveau gouvernement syrien comme un ennemi. Israël mène régulièrement des frappes sur des cibles militaires en Syrie, pour empêcher selon lui que les armes du pouvoir déchu ne tombent entre les mains des nouvelles autorités. – “Cadeau temporaire” -A Doha, Donald Trump devrait, comme à Ryad la veille, vanter le potentiel d’énormes contrats avec le riche Etat gazier.Il y a reçu un accueil tout aussi rutilant qu’à Ryad.L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, s’est déplacé personnellement à l’aéroport pour l’accueillir.Le convoi du président américain a été précédé, pendant son trajet dans la capitale, de deux Cybertrucks du constructeur Tesla aux couleurs des forces de sécurité qataries, un clin d’oeil au propriétaire de la marque et grand allié de Donald Trump, Elon Musk.Mais les échanges de l’ancien promoteur immobilier avec les dirigeants qataris auront pour arrière-plan un scandale politique qui couve à Washington.L’opposition démocrate aux Etats-Unis reproche au milliardaire d’avoir accepté “le plus gros pot-de-vin étranger de l’histoire récente”.En cause: un Boeing 747-8 offert à Donald Trump par la famille royale qatarie pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l’utiliser après son mandat.Le président a répliqué que l’avion était un “cadeau temporaire”.
Macron commémore l’attaque sanglante du péage d’Incarville, un an après
Un an après la sanglante attaque du fourgon transportant Mohamed Amra au péage d’Incarville (Eure), Emmanuel Macron a inauguré mercredi un état-major de lutte contre la criminalité organisée, avant de déposer une gerbe à Caen en mémoire des deux agents tués.Cette attaque ultraviolente, commise le 14 mai 2024 par un commando lourdement armé qui avait aussi blessé trois autres agents, a profondément choqué les communautés pénitentiaire et judiciaire.Quelques centaines de personnes, parmi lesquelles figuraient les trois agents blessés, se sont réunies mercredi à la mi-journée devant le bâtiment du pôle de rattachement des extractions judiciaires (Prej) du centre pénitentaire de Caen, pour l’hommage rendu par le président de la République Emmanuel Macron aux deux fonctionnaires disparus.Après un moment de recueillement, le président a déposé une gerbe avant de s’entretenir en privé avec les familles des victimes, présentes à la cérémonie. Celles-ci ont demandé à ne pas être photographiées ou filmées durant l’hommage.”Aujourd’hui, la présence du président montre que, au sommet de l’État, on n’a pas oublié le drame”, s’est félicité Emmanuel Baudin, secrétaire général FO Justice, appelant les magistrats à “davantage” recourir à la visioconférence qu’à l’extraction judiciaire. “C’est aujourd’hui le gros point noir”, selon lui.Cette attaque a marqué un tournant dans la lutte contre les narcotrafiquants, érigée en priorité. Fin avril, la loi narcotrafic, portée par deux sénateurs de bords politiques opposés, Etienne Blanc (Les Républicains) et Jérôme Durain (Parti socialiste), a été définitivement approuvée, un succès rare pour le gouvernement. La mesure phare du texte est la création en 2026 d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), compétent sur les dossiers les plus graves et complexes sur le modèle du parquet national antiterroriste (Pnat). Un “état-major interministériel de lutte contre la criminalité organisée” (EMCO), sur lequel pourra s’adosser ce nouveau parquet, est créé, composé de 15 personnes issues de 12 services différents, judiciaires et de renseignement, selon l’Élysée.Emmanuel Macron a entamé mercredi ses déplacements par l’inauguration de ce nouvel état-major, installé dans les locaux de la Direction nationale de la Police judiciaire (DNPJ) à Nanterre.Devant le chef de l’Etat, le patron de la DNPJ Christian Sainte a présenté l’EMCO comme un “outil à la hauteur des organisations criminelles”, notant chez ces dernières “l’usage d’une violence décomplexée”.Présents à l’inauguration, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a évoqué une “massification” des quantités de stupéfiants en circulation, notamment via “des dizaines de mules dans chaque avion”. Sa collègue chargée des Comptes publics Amélie de Montchalin a renchéri en évoquant une “submersion”.- Plaque à Incarville -Mercredi matin, une plaque noire saluant la mémoire des deux agents “victimes de leur devoir” a été dévoilée au péage d’Incarville, a constaté l’AFP. “Notre devoir, à toutes et à tous, est de faire vivre la mémoire de ces héros, de ne jamais oublier ce qu’ils représentaient, de dire haut et fort que la République ne cède ni à la peur ni à la violence”, y a déclamé Pascal Vion, directeur interrégional des services pénitentiaires de Rennes, lisant un texte du garde des Sceaux Gérald Darmanin. Les familles des agents tués avaient fait savoir qu’elles ne souhaitaient pas se rendre sur les lieux de l’attaque, avait indiqué lundi M. Darmanin.Après Caen, le chef de l’Etat se rendra à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais, choisie par le garde des Sceaux pour accueillir les 100 narcotrafiquants les plus dangereux.L’établissement a été vidé il y a quelques semaines de la quasi-totalité de ses occupants et est actuellement en travaux pour renforcer encore plus sa sécurité. Il devrait entrer en service au 31 juillet prochain.Une autre prison de haute sécurité, celle de Condé-sur-Sarthe (Orne), suivra d’ici mi-octobre pour accueillir également 100 autres figures du narcobanditisme. M. Darmanin a indiqué vouloir créer par la suite d’autres quartiers de haute sécurité dans d’autres établissements.L’objectif est de placer ces détenus totalement à l’isolement, selon un régime de détention très strict inspiré de la lutte anti-mafia en Italie, qui comprend des mesures telles que des fouilles intégrales après tout contact avec l’extérieur, des parloirs équipés d’hygiaphone, un accès limité au téléphone ou encore des auditions par visioconférence, pour éviter au maximum les extractions judiciaires, moment particulièrement sensible pour l’administration pénitentiaire.Des dispositions dénoncées par certains observateurs et des avocats comme attentatoires aux droits fondamentaux.Avec ces mesures, “la République désormais met tous ses moyens” pour qu’une évasion comme celle de Mohamed Amra “n’arrive plus”, a déclaré mardi M. Darmanin sur France 2.Le narcotrafiquant multirécidiviste a été interpellé à Bucarest le 22 février après neuf mois de cavale et remis à la France les jours suivants. A ce jour, les investigations menées par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), ont permis de mettre en examen 38 personnes, dont Amra, et d’en écrouer une trentaine. edy-mby-cor-pim-adr-abo-mac/mb/gvy






