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Le Royaume-Uni envisage des “centres de retour” pour migrants hors de ses frontières

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé jeudi avoir entamé des discussions pour la mise en place hors du Royaume-Uni de “centres de retour” pour les demandeurs d’asile déboutés, une formule comparable à celle envisagée par l’Union européenne.”Nous sommes en discussions avec un certain nombre de pays à propos de centres de retour, je …

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Au procès de P. Diddy, la défense lance ses premières piques contre Cassie

“Vous étiez incroyablement jalouse”: la défense de P. Diddy a lancé jeudi ses premières piques contre son ancienne compagne, la chanteuse Cassie, après deux jours de témoignage accablant où elle a décrit les violences et sévices sexuels subis sous son emprise.Casandra Ventura est la pièce centrale de l’accusation au procès ultra médiatisé du rappeur et producteur de 55 ans, tombé de son piédestal depuis que les accusations de violences sexuelles se sont multipliées contre lui en 2023.La chanteuse américaine de R&B, 38 ans, a longuement raconté mardi et mercredi comment, peu après le début de sa relation avec le rappeur, avec lequel elle est restée une dizaine d’années, elle a été contrainte de participer à des “freak-offs”: des marathons sexuels que P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs, dirigeait et dont elle était le centre de l’attention mais aussi, selon elle, l’objet.”Vous étiez incroyablement jalouse, c’est ce que vous avez dit”, lui a lancé Anna Estevao, l’une des avocates de Sean Combs, au début de son contre-interrogatoire.”Vous et Sean Combs avez été amoureux pendant onze ans, (…) vous l’aimiez, (…) vous preniez soin de lui”, a-t-elle insisté.Cassie n’a pas démenti: “Il est très charismatique, avec une forte personnalité que tout le monde adore”, a répondu la chanteuse, décrivant une relation qui a démarré “très rapidement”.Pour appuyer sa démonstration, la défense a présenté au tribunal une série d’e-mails et de SMS dans lesquels Sean Combs et Cassie expriment leur amour l’un pour l’autre.Dans certains de ces messages, datés de 2009, soit deux ans après le début de leur relation, la chanteuse dit être toujours prête à des “freak-offs”.- “Flashbacks horribles” -Les avocats de la défense avaient laissé entendre avant leur contre-interrogatoire qu’ils tenteraient aussi d’appuyer sur le fait que la jeune femme prenait sciemment des drogues et avait un comportement erratique et parfois même violent.”Etre un participant consentant à votre propre vie sexuelle ne constitue pas du trafic sexuel”, a souligné en début de semaine Teny Geragos, une autre avocate de P. Diddy. Celui-ci est notamment poursuivi pour trafic sexuel et transport de personnes à des fins de prostitution.Cassie a expliqué dans son témoignage que la prise de drogues lui permettait de se détacher, de se dissocier d’elle-même dans ces moments pénibles: “Cela me permettait d’être insensible, c’est pour ça que j’en consommais tant (…) c’était une sorte de fuite”.Le rappeur était en outre régulièrement violent avec elle, comme l’a illustré une vidéo accablante où on le voit se déchaîner contre elle dans un couloir d’hôtel en 2016.Le couple a définitivement rompu en 2018, une séparation ponctuée par un viol, selon la chanteuse. Celle-ci a affirmé avoir souffert de “flashbacks horribles” durant les années qui ont suivi.Mariée en 2019 avec Alex Fine, coach sportif et acteur, elle a raconté lui avoir confié, en 2023, avoir des idées suicidaires.”Je n’avais plus envie de vivre”, a-t-elle déclaré. “Je ne pouvais supporter la douleur que je ressentais.” Cela l’a incitée à entamer une thérapie et une cure de désintoxication.Cassie, qui a eu deux enfants avec Alex Fine, est enceinte d’un troisième.P. Diddy est accusé d’avoir profité de sa notoriété et de ses moyens financiers pour forcer des femmes à participer à de longues séances sexuelles avec des hommes prostitués, qu’il regardait, filmait, et dont il menaçait de diffuser les vidéos si les victimes parlaient.D’autres femmes sont attendues pour témoigner à ce procès au terme duquel Sean Combs, figure incontournable du hip-hop des trois dernières décennies, risque la prison à vie.L’équipe des avocats de P. Diddy, qui plaide non coupable, souligne que si certains de ses comportements étaient discutables, cela ne constituait pas du trafic d’êtres humains.Le témoignage de Cassie doit durer jusqu’à la fin de semaine, tandis que le procès se poursuivra jusqu’à cet été.

A69: premier succès au Parlement pour les défenseurs de la reprise du chantier

Les élus pro-A69 engagent le bras de fer au Parlement: le Sénat a largement adopté jeudi un texte atypique pour tenter d’obtenir par la loi la reprise du chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, en dépit de sérieuses interrogations juridiques et de l’opposition résolue des écologistes.Les parlementaires parviendront-ils à court-circuiter la suite de la procédure judiciaire entourant le projet? Les deux sénateurs du Tarn, Marie-Lise Housseau et Philippe Folliot, ont en tout cas obtenu une première victoire en faisant adopter confortablement en première lecture une loi dite de “validation”.La démarche entend permettre aux parlementaires de “reprendre la main”, après l’annulation par le tribunal administratif de Toulouse de l’autorisation de construire cette portion d’autoroute de 53 km, entraînant la suspension du chantier entamé en 2023.L’objectif, “proposer une porte de sortie pour faire en sorte d’arrêter cette situation ubuesque et stopper cette gabegie”, a lancé M. Folliot.Le Sénat, dominé par une alliance droite-centristes, l’a soutenu à 252 voix contre 33, les oppositions émanant des rangs écologistes et de la plupart des communistes. L’Assemblée nationale prendra le relais dès le 2 juin à l’initiative des députés du Tarn, avec de bonnes chances d’adoption définitive.- “Urgence” de “désenclavement” -Concrètement, il s’agit de faire “valider” par la loi deux arrêtés relatif à l’autorisation environnementale du projet, au motif qu’il répond à une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), nécessaire pour justifier aux yeux de la justice les atteintes portées à l’environnement par un tel chantier.Le Sénat répond ainsi “à une situation d’urgence” pour “éviter les conséquences dramatiques d’un arrêt du projet”, a martelé le sénateur Horizons Franck Dhersin, rapporteur du texte.En effet, les défenseurs du texte plaident pour le “désenclavement” d’un bassin d’environ 100.000 personnes (Castres-Mazamet) et veulent donner des perspectives aux acteurs économiques locaux.Or selon Marie-Lise Housseau, l’arrêt du projet, qui devait s’achever en 2025, entraînerait des “dommages irrémédiables” pour le Tarn, département “qui se sent humilié, méprisé et nié dans ses choix de développement”.Au-delà du bien-fondé du projet, les débats les plus nourris ont concerné la forme de cette initiative, avec de sérieuses interrogations sur sa conformité à la Constitution.”Le législateur crée un précédent grave en tentant d’influencer une Cour de justice”, s’est alarmé l’écologiste Jacques Fernique.Interrogé par l’AFP depuis Soual, commune située sur le tracé de l’A69 dans le Tarn, Thomas Digard, militant du collectif La Voie est libre (LVEL) d’opposants à cette autoroute, s’est dit “écoeuré” par cette démarche parlementaire, lancée selon lui pour “passer en force” après avoir “perdu sur le terrain juridique”.- “Message trouble” -A l’opposé, les soutiens du texte ont méticuleusement défendu les nombreux “motifs impérieux d’intérêt général” démontrant selon eu la conformité du texte à la loi fondamentale: socioéconomiques, politiques, environnementaux, relatifs aux finances publiques ou encore à la sécurité routière.Mais certains législateurs n’ont pu masquer leur inconfort face à une proposition de loi au format inhabituel, débattue à quelques jours de l’examen par la cour administrative d’appel de Toulouse d’un premier recours contre l’arrêt des travaux, le 21 mai.”Nous ne devons pas procéder à du cas par cas législatif”, a reconnu le communiste Jean-Pierre Corbisez, pourtant favorable. Le Sénat “envoie un message trouble”, a abondé le socialiste Hervé Gillé, dont le groupe n’a pas participé au vote malgré quelques soutiens de sénateurs notamment occitans.Cette position du PS a offusqué les dirigeants des Ecologistes et de La France insoumise, Marine Tondelier et Manuel Bompard. Pour la première, les socialistes n’ont “même pas daigné (…) respecter le programme du NFP”. “Une trahison complète” pour le second.Autre fait marquant, la position de “sagesse” du gouvernement, ni favorable ni défavorable, exprimée pour “n’interférer ni dans la procédure juridictionnelle en cours, ni dans le travail parlementaire”, a expliqué le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui soutient pourtant vivement le projet comme de nombreux ministres.L’enjeu final sur ce texte sera probablement de savoir si le Conseil constitutionnel le censure ou non. “Le Conseil sera évidemment saisi”, a confirmé à l’AFP le sénateur écologiste Ronan Dantec, qui a dénonce “une loi de posture”.

Eurovision: les dix derniers finalistes dévoilés ce soir

Dans quelques heures, on connaîtra le nom des 26 élus pour la finale du Concours de l’Eurovision de la chanson, édition 2025. Ils sont 16 à s’affronter jeudi soir à Bâle pour les dix dernières places à prendre.Personne ne pourra dire qu’ils ne travaillent pas dur. Tous les candidats, techniciens et présentatrices ont commencé à 15H00 (13H00 GMT) leur troisième et dernière générale avant de monter sur scène pour de vrai et en direct à 21H00 (19H00 GMT). Le résultat devrait être connu deux heures plus tard.Restent en lice l’Australie, le Monténégro, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Géorgie, le Danemark, la Tchéquie, le Luxembourg, Israël, la Serbie et la Finlande.La Suisse comme pays hôte et les “Big 5” qui payent le plus (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni) sont sélectionnés d’office.- Survivante -La participation d’Israël a suscité critiques et protestations, mais Yuval Raphael fera ses débuts pour la seconde demi-finale et la survivante du 7-Octobre fait partie des favoris pour se qualifier.La jeune femme de 24 ans montera sur la scène high-tech de la Sankt Jakobshalle pour y interpréter “New Day Will Rise” (un jour nouveau se lèvera).Celle qui n’a survécu que parce qu’elle a fait la morte sous un tas de cadavres pendant le massacre perpétré par le Hamas veut lancer un message universel “d’espoir et de solidarité”. Les statistiques des bookmakers tirées des paris placent l’Autriche, Israël et la Finlande parmi les tous grands favoris pour la deuxième demi-finale.Malte, l’Australie et la Lituanie sont aussi bien placés.  Mais ce sont des millions de téléspectateurs qui décideront du sort des artistes ce jeudi. Malgré l’intensification de la guerre menée par Israël à Gaza, qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et les appels à son exclusion de l’Eurovision, y compris du champion en titre Nemo, la mobilisation à Bâle a été discrète jusque-là, surtout comparée aux foules de Malmö en 2024. Deux cent personnes ont manifesté en silence mercredi, il y a eu quelques drapeaux palestiniens et une banderole dénonçant “le génocide” lors de la parade des artistes dimanche. Une autre manifestation est prévue samedi. En fin d’après-midi jeudi doit se tenir une manifestation de soutien à la chanteuse israélienne. – Amour, poupée, milkshakes et orgasme -L’Autrichien JJ est le grand rival du groupe KAJ – qui chante pour la Suède – pour emporter cette édition 2025 samedi.Son “Wasted love” propulse des aigus de soprano entre deux refrains de ballade avant de culminer en envolée techno. Et elle fait immanquablement penser à “The Code”, la chanson de l’artiste suisse Nemo, qui l’a emporté en 2024. Sa prestation aérienne, mélancolique et flottante, qui parle d’une période de sa vie où il a “gaspillé trop d’amour” sans en recevoir, est exécutée sur scène dans un magnifique noir et blanc de studio Harcourt.De l’amour, la Finlandaise Erika Vikman en a à revendre mais il est plus physique. C’est elle qui clôture le spectacle jeudi et la température risque de monter de plusieurs cran, son “Ich Komme” célébrant l’orgasme.D’Australie, où l’Eurovision fait un tabac, vient le géant des réseaux sociaux Go-Jo. Il passera en premier avec “Milkshake Man”, inspiré de l’ambiance glamour des années 1970 et aux paroles pleines de sous-entendus.L’Irlande vient littéralement avec un ovni. Emmy – une Norvégienne – consacre la chanson à Laika, une chienne soviétique sacrifiée à la conquête spatiale sur fond de clavier très eighties. Et puis, il y a Laura Thorn et “La poupée monte le son” pour le Luxembourg. Poussez-vous, Serge Gainsbourg, France Gall, “Poupée de cire, poupée de son”. Laura Thorn est une épine dans le pied du patriarcat : “Nouveau mode d’emploi, je peux tout faire sans toi, c’est un autre schéma, une autre époque. Je donne de la voix”. Elle espère réitérer l’exploit de France Gall à l’Eurovision 1965.L’Albanie, l’Estonie, l’Islande, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, Saint-Marin, la Suède et l’Ukraine.

Le président du Soudan du Sud “est vivant”, affirme son gouvernement face aux rumeurs

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir “est vivant” a affirmé jeudi son gouvernement, démentant fermement des posts sur les réseaux sociaux qui ont annoncé la mort du chef de l’Etat à la santé vacillante.La santé de M. Kiir, 73 ans, au pouvoir depuis 2011, est depuis des années un sujet de préoccupation tout …

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Le président du Soudan du Sud “est vivant”, affirme son gouvernement face aux rumeurs

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir “est vivant” a affirmé jeudi son gouvernement, démentant fermement des posts sur les réseaux sociaux qui ont annoncé la mort du chef de l’Etat à la santé vacillante.La santé de M. Kiir, 73 ans, au pouvoir depuis 2011, est depuis des années un sujet de préoccupation tout autant qu’un tabou au Soudan du Sud, pays pauvre et historiquement instable, où cinq ans de guerre civile entre ses forces et celles de son actuel vice-président Riek Machar ont fait plus de 400.000 morts de 2013 à 2018.De nombreux analystes interrogés par l’AFP voient l’arrestation en mars de M. Machar comme une manière de l’écarter de la liste des prétendants à sa succession. Les messages relatifs à la mort du chef de l’Etat se sont multipliés mercredi sur les réseaux sociaux, un influenceur kényan ayant notamment écrit qu’il avait “cassé sa pipe”.Le ministères des Affaires étrangères sud-soudanais a tenu à “démentir catégoriquement et fermement (ces) informations fausses et malveillantes”, dans un communiqué jeudi. “Son Excellence le Président Salva Kiir Mayardit est en vie, en bonne santé et pleinement engagé au service de la nation. Il continue d’exercer ses fonctions présidentielles avec vigueur, engagement, en bonne santé et en pleine forme”, ajoute ce texte.Au Soudan du Sud, pays pauvre et rongé depuis des années par l’insécurité et l’instabilité politique, des combats ont repris récemment dans certaines régions, notamment dans l’Etat du Haut-Nil (Nord-Est), entre l’armée loyale au président Salva Kiir et une milice que le pouvoir affirme loyale à M. Machar.L’accord de partage du pouvoir entre MM. Kiir et Machar, qui avait mis fin à la guerre sanglante de 2013-2018, s’est effondré avec l’arrestation du vice-président.

Plus de 100 morts dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza

Les secours palestiniens ont recensé plus de 100 morts jeudi dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où une ONG soutenue par les Etats-Unis dit se préparer à distribuer de l’aide humanitaire d’ici la fin du mois.Parallèlement, Israël a promis d’utiliser “tous les moyens” pour retrouver les auteurs de tirs mortels près de la colonie israélienne de Bruchin, en Cisjordanie occupée, qui ont coûté la vie dans la nuit à une Israélienne enceinte. Dans ce contexte, le président américain Donald Trump, en tournée dans le Golfe, a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”, dans une apparente déclinaison de son précédent projet, décrié à l’international, d’en faire une “Riviera” vidée de ses habitants.  En attendant, de nouveaux bombardements israéliens y ont fait 103 morts depuis l’aube, a indiqué la Défense civile. L’aviation israélienne a en particulier visé le nord et le sud du territoire, ravagé par plus de 19 mois d’offensive lancée en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023.- Discussions à Doha -“Chaque jour, il y a des morts, chaque jour des blessés. On ne sait pas quand notre tour viendra”, témoigne un habitant dans le nord, Amir Saleha. A Khan Younès, dans le sud, Maryam Ashour, en larmes, caresse le linceul enveloppant le corps de sa soeur, convoyé à l’hôpital Nasser avec d’autres victimes. La jeune femme travaillait comme bénévole pour des programmes d’une agence onusienne destinés aux enfants, dit-elle.Alors que Donald Trump était en tournée cette semaine dans la région du Golfe,  des délégations israélienne et du Hamas se sont rendues au Qatar, un des pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte.A Doha, le président américain s’est entretenu mercredi du conflit avec l’émir qatari, selon son émissaire pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui a fait état d’avancées.Mais le Hamas a accusé jeudi Israël de “saper” les efforts de médiation “par une escalade militaire délibérée”. Malgré les pressions pour qu’il mette fin à l’offensive à Gaza et les critiques internationales sur sa conduite de la guerre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée dans le territoire palestinien pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Israël, qui a annoncé un plan pour la “conquête” du territoire, cherche des pays prêts à accepter des Gazaouis, a-t-il ajouté. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza depuis le 7-Octobre.Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants, désormais menacés d’une “famine de masse”, selon plusieurs ONG.- “Outil d’extermination” -Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir fait de ce blocus “un outil d’extermination”. Mercredi, la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), ONG créée et soutenue par Washington, a annoncé vouloir y opérer d’ici la fin mai, avec la distribution de près de 300 millions de repas pour une période initiale de 90 jours.Depuis le début de la guerre à Gaza, les violences ont aussi explosé en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.Selon plusieurs dirigeants israéliens, l’Israélienne tuée mercredi soir dans sa voiture dans le centre de ce territoire se rendait à la maternité pour accoucher. Le chef d’état-major de l’armée, le général Eyal Zamir, a promis d’utiliser “tous les moyens à disposition” pour traduire les auteurs en justice. Les groupes WhatsApp des colons israéliens de Cisjordanie regorgeaient jeudi d’appels à la vengeance après cette attaque.Dans le nord de la Cisjordanie, cinq Palestiniens ont été tués jeudi lors d’une opération israélienne à Tamoun, selon le maire et l’armée, qui a affirmé qu’il s’agissait de “terroristes”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Plus de 100 morts dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza

Les secours palestiniens ont recensé plus de 100 morts jeudi dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où une ONG soutenue par les Etats-Unis dit se préparer à distribuer de l’aide humanitaire d’ici la fin du mois.Parallèlement, Israël a promis d’utiliser “tous les moyens” pour retrouver les auteurs de tirs mortels près de la colonie israélienne de Bruchin, en Cisjordanie occupée, qui ont coûté la vie dans la nuit à une Israélienne enceinte. Dans ce contexte, le président américain Donald Trump, en tournée dans le Golfe, a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”, dans une apparente déclinaison de son précédent projet, décrié à l’international, d’en faire une “Riviera” vidée de ses habitants.  En attendant, de nouveaux bombardements israéliens y ont fait 103 morts depuis l’aube, a indiqué la Défense civile. L’aviation israélienne a en particulier visé le nord et le sud du territoire, ravagé par plus de 19 mois d’offensive lancée en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023.- Discussions à Doha -“Chaque jour, il y a des morts, chaque jour des blessés. On ne sait pas quand notre tour viendra”, témoigne un habitant dans le nord, Amir Saleha. A Khan Younès, dans le sud, Maryam Ashour, en larmes, caresse le linceul enveloppant le corps de sa soeur, convoyé à l’hôpital Nasser avec d’autres victimes. La jeune femme travaillait comme bénévole pour des programmes d’une agence onusienne destinés aux enfants, dit-elle.Alors que Donald Trump était en tournée cette semaine dans la région du Golfe,  des délégations israélienne et du Hamas se sont rendues au Qatar, un des pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte.A Doha, le président américain s’est entretenu mercredi du conflit avec l’émir qatari, selon son émissaire pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui a fait état d’avancées.Mais le Hamas a accusé jeudi Israël de “saper” les efforts de médiation “par une escalade militaire délibérée”. Malgré les pressions pour qu’il mette fin à l’offensive à Gaza et les critiques internationales sur sa conduite de la guerre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée dans le territoire palestinien pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Israël, qui a annoncé un plan pour la “conquête” du territoire, cherche des pays prêts à accepter des Gazaouis, a-t-il ajouté. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza depuis le 7-Octobre.Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants, désormais menacés d’une “famine de masse”, selon plusieurs ONG.- “Outil d’extermination” -Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir fait de ce blocus “un outil d’extermination”. Mercredi, la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), ONG créée et soutenue par Washington, a annoncé vouloir y opérer d’ici la fin mai, avec la distribution de près de 300 millions de repas pour une période initiale de 90 jours.Depuis le début de la guerre à Gaza, les violences ont aussi explosé en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.Selon plusieurs dirigeants israéliens, l’Israélienne tuée mercredi soir dans sa voiture dans le centre de ce territoire se rendait à la maternité pour accoucher. Le chef d’état-major de l’armée, le général Eyal Zamir, a promis d’utiliser “tous les moyens à disposition” pour traduire les auteurs en justice. Les groupes WhatsApp des colons israéliens de Cisjordanie regorgeaient jeudi d’appels à la vengeance après cette attaque.Dans le nord de la Cisjordanie, cinq Palestiniens ont été tués jeudi lors d’une opération israélienne à Tamoun, selon le maire et l’armée, qui a affirmé qu’il s’agissait de “terroristes”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.