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Espagne: les promesses d’un Barça champion pour la 28e fois

Le FC Barcelone de retour sur le trône! Vainqueur (2-0) dans le derby face à l’Espanyol Barcelone, le club catalan a remporté jeudi son 28e titre de champion d’Espagne, au terme d’une saison aussi folle que pleine de promesses.Un triomphe du jeu. Avec son attaque de feu et son football total et emballant, le Barça, transformé en seulement quelques mois par son entraîneur Hansi Flick en une superbe machine collective, a surmonté ses difficultés économiques pour dominer l’armada de stars du Real.Ce 28e sacre, le deuxième seulement sur les six dernières années après celui de 2023 sous les ordres de Xavi, offre au géant catalan un triplé (Liga, Coupe du Roi, Supercoupe d’Espagne) presque impensable en août 2024, lorsque le club madrilène, champion d’Europe et d’Espagne en titre, venait de se renforcer avec l’arrivée de l’un des meilleurs joueurs du monde, Kylian Mbappé.Auteur d’un départ canon avant un trou d’air entre novembre et janvier qui aurait pu lui coûter le titre, le Barça a effectué une fin de saison presque parfaite. Avec 15 victoires et deux nuls, il a doublé son rival, pourtant en tête avec dix points d’avance en février.- La révolution Flick -Pour sa première saison, l’entraîneur allemand Hansi Flick a complètement métamorphosé son équipe, y imposant sa méthode et ses principes de jeu ultra-offensifs. Il est le grand artisan de ce succès.Toujours dominateur avec le ballon, mais avec un jeu bien plus vertical et risqué que sous Xavi, critiqué pour sa frilosité et son manque d’ambition, le Barça a renoué avec son “ADN”, inspiré du football total de Johan Cruyff.S’il devait avant tout à une défense de fer son dernier titre en 2023, c’est cette fois grâce à une attaque de feu, emmenée par le prodige espagnol Lamine Yamal, 17 ans, que le club blaugrana a fini par déloger le Real.Le jeune gaucher, insaisissable sur son aile droite et auteur d’un nouveau bijou pour ouvrir le score contre l’Espanyol jeudi, a formé un trident presque inarrêtable avec le Polonais Robert Lewandowski, auteur à quasiment 37 ans de sa saison la plus prolifique en Catalogne (25 buts en 36 journées), et du Brésilien Raphinha, devenu un attaquant total (18 buts) et un leader inattendu.Les trois hommes ont fait du Barça une machine à marquer, avec 97 buts en 36 journées… soit 23 de plus que le Real et ses “quatre Fantastiques”, Mbappé, Vinicius Jr, Bellingham et Rodrygo.- Retour au sommet européen ? -Le club blaugrana a aussi démontré une force mentale à toute épreuve, sûr de sa capacité à (presque) toujours marquer un but de plus que son adversaire, même mené au score comme lors du dernier Clasico dimanche, finalement remporté 4-3.Cette défaite du Real, malgré un triplé de Mbappé, était la quatrième de la saison face à son grand rival. Elle a sonné le glas des espoirs de l’équipe de Carlo Ancelotti.Flick, qui devrait prolonger l’aventure jusqu’en 2027, pourra s’appuyer sur le même groupe de cadres pour tenter de rendre tout son prestige à une institution affaiblie ces dernières saisons par des désillusions européennes, des affaires extrasportives et de gros problèmes financiers.Il aura plusieurs chantiers à mener à bien: solidifier une défense trop friable, qui a fini par voir les rêves barcelonais d’une sixième Ligue des champions s’effondrer en demi-finale face à l’Inter (7-6 en cumulé), et préparer l’avenir au poste de gardien de but.”Notre aventure a débuté l’an dernier, et elle n’est pas encore finie”, a expliqué Hansi Flick, conscient du prochain défi de son équipe: “Apprendre à défendre”.

Pourparlers russo-ukrainiens en Turquie : Zelensky et les Etats-Unis sceptiques

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a envoyé jeudi une délégation à Istanbul pour des discussions de paix avec des représentants russes, a accusé Moscou de ne pas prendre “au sérieux” ces pourparlers, sur lesquels les Etats-Unis se sont également montrés sceptiques.A l’instar de Donald Trump, selon qui, comme il l’a clamé le même jour, …

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Pourparlers russo-ukrainiens en Turquie : Zelensky et les Etats-Unis sceptiques

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a envoyé jeudi une délégation à Istanbul pour des discussions de paix avec des représentants russes, a accusé Moscou de ne pas prendre “au sérieux” ces pourparlers, sur lesquels les Etats-Unis se sont également montrés sceptiques.A l’instar de Donald Trump, selon qui, comme il l’a clamé le même jour, “rien ne se passera (…) tant que (Vladimir Poutine) et moi ne serons pas ensemble”.Et de son secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui a lancé, quelques heures plus tard : “Je vais être franc, je ne pense pas que nous ayons de grandes attentes quant à ce qui se passera demain”, reconnaissant que la représentation russe n’est “pas au niveau que nous espérions”.Il s’agirait pourtant des premières discussions de paix directes entre Moscou et Kiev depuis mars 2022, au début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine ayant fait au moins des dizaines de milliers de morts.- “nous attendrons” -Le principal négociateur russe à Istanbul, Vladimir Medinsky, a déclaré qu’il attendrait la délégation ukrainienne vendredi à partir de 10 heures. Lors d’un briefing télévisé depuis Istanbul, M. Medinsky a déclaré : “Demain matin, littéralement à partir de 10 heures, nous attendrons la partie ukrainienne, qui doit se présenter à la réunion”.Mais des avancées sont si incertaines qu’une source au ministère turc des Affaires étrangères a affirmé dans la soirée que “des négociations trilatérales” – entre les États-Unis, l’Ukraine, la Turquie, d’une part, et entre la Fédération de Russie, l’Ukraine et la Turquie, d’autre part – étaient à l’ordre du jour vendredi à Istanbul en lieu et place des pourparlers russo-ukrainiens.A la mi-journée, un échange d’invectives entre l’Ukraine et la Russie avait en outre eu lieu, Volodymyr Zelensky ayant qualifié de “pure façade” la délégation russe emmenée par un responsable de second plan. Il avait été traité en retour de “clown” par la diplomatie russe.Les négociateurs ukrainiens “auront un mandat pour un cessez-le-feu” et seront dirigés par le ministre de la Défense, Roustem Oumerov, a toutefois fait savoir le président ukrainien qui, lui, ne sera donc pas présent, après un entretien jeudi à Ankara avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Pour sa part, M. Medinski a martelé que son pays considérait que les nouveaux pourparlers devaient s’inscrire dans “la suite” des négociations bilatérales avortées de 2022.Il a assuré être prêt à de “possibles compromis”, sans les détailler, et précisé que sa délégation avait “toutes les prérogatives” pour prendre des décisions, ce que le président ukrainien avait précédemment mis en doute.- Poutine absent -En dépit de l’importance de cette réunion et de la demande de M. Zelensky de discuter face-à-face, le chef de l’Etat russe, qui vient de limoger le commandant des forces terrestres, Oleg Salioukov, n’a “pas prévu pour le moment” de se rendre en Turquie, a fait savoir jeudi son porte-parole, Dmitri Peskov.Le maître du Kremlin a préféré dépêcher une délégation avec à sa tête l’un de ses conseillers, Vladimir Medinski. Né en Ukraine soviétique, ce dernier est connu pour sa lecture nationaliste de l’histoire de la Russie. En 2023, il avait décrété que l’Ukraine faisait “partie de la terre russe”. Il avait déjà pris part aux dernières négociations de paix directes entre Kiev et Moscou, au printemps 2022.A son arrivée à Ankara, Volodymyr Zelensky a immédiatement critiqué cette équipe de négociateurs russes, s’interrogeant sur sa capacité à “prendre des décisions”.La réponse, cinglante, n’a pas tardé de la part de Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe : “Qui utilise l’expression de +pure façade+ ? Un clown ? Un raté ?”, a-t-elle taclé.La délégation russe s’est présentée dans la matinée à Istanbul, sans Vladimir Poutine donc, alors que le président ukrainien l’avait mis au défi d’aller “en personne” en Turquie et de l’y rencontrer.Jeudi, après avoir vu le chef de l’Etat turc, M. Zelensky s’est dit toujours “prêt” à des “discussions directes” avec son homologue russe, tout en considérant que son absence pour l’heure était “un manque de respect” à l’égard de MM. Trump et Erdogan.bur-pop-rbj-rco/bds/ial/sba

Pourparlers russo-ukrainiens en Turquie : Zelensky et les Etats-Unis sceptiques

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a envoyé jeudi une délégation à Istanbul pour des discussions de paix avec des représentants russes, a accusé Moscou de ne pas prendre “au sérieux” ces pourparlers, sur lesquels les Etats-Unis se sont également montrés sceptiques.A l’instar de Donald Trump, selon qui, comme il l’a clamé le même jour, “rien ne se passera (…) tant que (Vladimir Poutine) et moi ne serons pas ensemble”.Et de son secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui a lancé, quelques heures plus tard : “Je vais être franc, je ne pense pas que nous ayons de grandes attentes quant à ce qui se passera demain”, reconnaissant que la représentation russe n’est “pas au niveau que nous espérions”.Il s’agirait pourtant des premières discussions de paix directes entre Moscou et Kiev depuis mars 2022, au début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine ayant fait au moins des dizaines de milliers de morts.- “nous attendrons” -Le principal négociateur russe à Istanbul, Vladimir Medinsky, a déclaré qu’il attendrait la délégation ukrainienne vendredi à partir de 10 heures. Lors d’un briefing télévisé depuis Istanbul, M. Medinsky a déclaré : “Demain matin, littéralement à partir de 10 heures, nous attendrons la partie ukrainienne, qui doit se présenter à la réunion”.Mais des avancées sont si incertaines qu’une source au ministère turc des Affaires étrangères a affirmé dans la soirée que “des négociations trilatérales” – entre les États-Unis, l’Ukraine, la Turquie, d’une part, et entre la Fédération de Russie, l’Ukraine et la Turquie, d’autre part – étaient à l’ordre du jour vendredi à Istanbul en lieu et place des pourparlers russo-ukrainiens.A la mi-journée, un échange d’invectives entre l’Ukraine et la Russie avait en outre eu lieu, Volodymyr Zelensky ayant qualifié de “pure façade” la délégation russe emmenée par un responsable de second plan. Il avait été traité en retour de “clown” par la diplomatie russe.Les négociateurs ukrainiens “auront un mandat pour un cessez-le-feu” et seront dirigés par le ministre de la Défense, Roustem Oumerov, a toutefois fait savoir le président ukrainien qui, lui, ne sera donc pas présent, après un entretien jeudi à Ankara avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Pour sa part, M. Medinski a martelé que son pays considérait que les nouveaux pourparlers devaient s’inscrire dans “la suite” des négociations bilatérales avortées de 2022.Il a assuré être prêt à de “possibles compromis”, sans les détailler, et précisé que sa délégation avait “toutes les prérogatives” pour prendre des décisions, ce que le président ukrainien avait précédemment mis en doute.- Poutine absent -En dépit de l’importance de cette réunion et de la demande de M. Zelensky de discuter face-à-face, le chef de l’Etat russe, qui vient de limoger le commandant des forces terrestres, Oleg Salioukov, n’a “pas prévu pour le moment” de se rendre en Turquie, a fait savoir jeudi son porte-parole, Dmitri Peskov.Le maître du Kremlin a préféré dépêcher une délégation avec à sa tête l’un de ses conseillers, Vladimir Medinski. Né en Ukraine soviétique, ce dernier est connu pour sa lecture nationaliste de l’histoire de la Russie. En 2023, il avait décrété que l’Ukraine faisait “partie de la terre russe”. Il avait déjà pris part aux dernières négociations de paix directes entre Kiev et Moscou, au printemps 2022.A son arrivée à Ankara, Volodymyr Zelensky a immédiatement critiqué cette équipe de négociateurs russes, s’interrogeant sur sa capacité à “prendre des décisions”.La réponse, cinglante, n’a pas tardé de la part de Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe : “Qui utilise l’expression de +pure façade+ ? Un clown ? Un raté ?”, a-t-elle taclé.La délégation russe s’est présentée dans la matinée à Istanbul, sans Vladimir Poutine donc, alors que le président ukrainien l’avait mis au défi d’aller “en personne” en Turquie et de l’y rencontrer.Jeudi, après avoir vu le chef de l’Etat turc, M. Zelensky s’est dit toujours “prêt” à des “discussions directes” avec son homologue russe, tout en considérant que son absence pour l’heure était “un manque de respect” à l’égard de MM. Trump et Erdogan.bur-pop-rbj-rco/bds/ial/sba

Les adieux à “Pepe Mujica se poursuivent en présence des présidents Lula et Boric

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son homologue chilien Gabriel Boric ont rendu hommage jeudi à l’ancien président de l’Uruguay José “Pepe” Mujica, lors d’une veillée funèbre à Montevideo où des dizaines de milliers d’Uruguayens ont défilé en deux jours. Ancien guérillero et adepte d’un mode de vie austère, José Mujica, dit “Pepe”, charismatique président de l’Uruguay entre 2010 et 2015, est mort mardi d’un cancer à l’âge de 89 ans dans sa modeste ferme de la périphérie de Montevideo, là même où doivent reposer ses cendres. Après un cortège funèbre dans le centre-ville de la capitale du pays sud-américain de 3,4 millions d’habitants mercredi, la veillée funèbre entamée la veille s’est poursuivie jeudi dans la salle des pas perdus du Palais législatif, bâtiment qui abrite le Parlement.A l’émotion témoignée par des dizaines de milliers d’Uruguayens s’est ajoutée celle des présidents chilien et brésilien dans l’après-midi, représentants comme José Mujica de la gauche latino-américaine.Les deux chefs d’État ont salué leur homologue uruguayen Yamandu Orsi, héritier politique de “Pepe” Mujica, et serré dans leurs bras la veuve de l’ex-dirigeant, Lucia Topolansky, avant de s’approcher en silence du cercueil. Lula a loué devant la presse un “être humain supérieur, une personne qui a essayé de changer le monde avec sa singularité, sa compétence politique, avec la capacité de dialoguer surtout avec la jeunesse”. Pour la deuxième journée, des milliers d’Uruguayens faisaient la queue pour participer à la veillée funèbre. Certains avec des fleurs à la main, d’autres avec des drapeaux sur les épaules.À quelques mètres du bâtiment, des stands de rue vendaient des choripan (sandwich à la saucisse typique de la région), des boissons, des drapeaux de la gauche et des porte-clés à l’effigie de “Pepe”. Par sa façon d’être, “il nous a laissé un héritage ici et au niveau mondial et il laisse un très grand vide”, a déclaré, ému, à l’AFP Roberto Pérez, un retraité.

Les adieux à “Pepe Mujica se poursuivent en présence des présidents Lula et Boric

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son homologue chilien Gabriel Boric ont rendu hommage jeudi à l’ancien président de l’Uruguay José “Pepe” Mujica, lors d’une veillée funèbre à Montevideo où des dizaines de milliers d’Uruguayens ont défilé en deux jours. Ancien guérillero et adepte d’un mode de vie austère, José Mujica, dit “Pepe”, …

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Plus de 100 morts dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza

Les secours palestiniens ont recensé 120 morts jeudi dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où une ONG soutenue par les Etats-Unis dit se préparer à distribuer de l’aide humanitaire d’ici la fin du mois.Dans le même temps, le président américain Donald Trump, en tournée dans le Golfe, a affirmé …

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Plus de 100 morts dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza

Les secours palestiniens ont recensé 120 morts jeudi dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où une ONG soutenue par les Etats-Unis dit se préparer à distribuer de l’aide humanitaire d’ici la fin du mois.Dans le même temps, le président américain Donald Trump, en tournée dans le Golfe, a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”, dans une apparente déclinaison de son précédent projet, décrié à l’international, d’en faire une “Riviera” vidée de ses habitants.  “Gaza fait partie intégrante du territoire palestinien. Ce n’est pas un bien immobilier à vendre”, a rétorqué un membre du bureau politique du Hamas, Bassem Naïm.De nouveaux bombardements israéliens y ont fait jeudi 120 morts, a indiqué la Défense civile palestinienne, une organisation de secouristes.L’aviation israélienne a en particulier visé le nord et le sud du territoire, ravagé par plus de 19 mois d’offensive lancée en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023.- Discussions à Doha -“Chaque jour, il y a des morts, chaque jour des blessés. On ne sait pas quand notre tour viendra”, témoigne un habitant dans le nord, Amir Saleha. A Khan Younès, dans le sud, Maryam Ashour, en larmes, caresse le linceul enveloppant le corps de sa soeur, convoyé à l’hôpital Nasser avec d’autres victimes. La jeune femme travaillait comme bénévole pour des programmes d’une agence onusienne destinés aux enfants, dit-elle.”Israël (…) ne fait pas que tuer des gens. Il tue ce qu’il reste de l’Humanité”, a lancé jeudi sur X la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese.Malgré les critiques internationales sur sa conduite de la guerre, Benjamin Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”, après avoir annoncé un plan pour la “conquête” de la bande de Gaza.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza depuis le 7-Octobre.Des délégations israélienne et du Hamas se sont rendues cette semaine au Qatar, un des pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte.Mais le Hamas a accusé jeudi Israël de “saper” les efforts de médiation “par une escalade militaire délibérée”. “L’exigence minimale pour instaurer un environnement propice et constructif aux négociations est de contraindre” Israël “à ouvrir les points de passage et à permettre l’entrée de l’aide humanitaire”, a indiqué plus tard Bassem Naïm.Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants, désormais menacés d’une “famine de masse”, selon plusieurs ONG.- “Outil d’extermination” -Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir fait de ce blocus “un outil d’extermination”. L’ONU a par ailleurs indiqué qu’elle ne participerait pas à la distribution d’aide à Gaza par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). Celle-ci, soutenue par les Etats-Unis, avait annoncé plus tôt qu’elle entendait commencer à distribuer de l’aide à Gaza d’ici fin mai. “Ce plan de distribution n’est pas en accord avec nos principes de base, y compris ceux d’impartialité, de neutralité et d’indépendance”, a justifié Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU.Face aux critiques, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio s’est dit ouvert à une “alternative”, exprimant son inquiétude face à la situation humanitaire dans le territoire palestinien.Depuis le début de la guerre à Gaza, les violences ont aussi explosé en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.Israël a promis jeudi d’utiliser “tous les moyens” pour retrouver les auteurs de tirs mortels près de la colonie israélienne de Bruchin, en Cisjordanie occupée, qui ont coûté la vie dans la nuit à une Israélienne enceinte. Les groupes WhatsApp des colons israéliens de Cisjordanie regorgeaient jeudi d’appels à la vengeance après cette attaque.Dans le nord de la Cisjordanie, cinq Palestiniens ont été tués jeudi lors d’une opération israélienne à Tamoun, selon le maire et l’armée, qui a affirmé qu’il s’agissait de “terroristes”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Plus de 100 morts dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza

Les secours palestiniens ont recensé 120 morts jeudi dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où une ONG soutenue par les Etats-Unis dit se préparer à distribuer de l’aide humanitaire d’ici la fin du mois.Dans le même temps, le président américain Donald Trump, en tournée dans le Golfe, a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”, dans une apparente déclinaison de son précédent projet, décrié à l’international, d’en faire une “Riviera” vidée de ses habitants.  “Gaza fait partie intégrante du territoire palestinien. Ce n’est pas un bien immobilier à vendre”, a rétorqué un membre du bureau politique du Hamas, Bassem Naïm.De nouveaux bombardements israéliens y ont fait jeudi 120 morts, a indiqué la Défense civile palestinienne, une organisation de secouristes.L’aviation israélienne a en particulier visé le nord et le sud du territoire, ravagé par plus de 19 mois d’offensive lancée en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023.- Discussions à Doha -“Chaque jour, il y a des morts, chaque jour des blessés. On ne sait pas quand notre tour viendra”, témoigne un habitant dans le nord, Amir Saleha. A Khan Younès, dans le sud, Maryam Ashour, en larmes, caresse le linceul enveloppant le corps de sa soeur, convoyé à l’hôpital Nasser avec d’autres victimes. La jeune femme travaillait comme bénévole pour des programmes d’une agence onusienne destinés aux enfants, dit-elle.”Israël (…) ne fait pas que tuer des gens. Il tue ce qu’il reste de l’Humanité”, a lancé jeudi sur X la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese.Malgré les critiques internationales sur sa conduite de la guerre, Benjamin Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”, après avoir annoncé un plan pour la “conquête” de la bande de Gaza.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza depuis le 7-Octobre.Des délégations israélienne et du Hamas se sont rendues cette semaine au Qatar, un des pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte.Mais le Hamas a accusé jeudi Israël de “saper” les efforts de médiation “par une escalade militaire délibérée”. “L’exigence minimale pour instaurer un environnement propice et constructif aux négociations est de contraindre” Israël “à ouvrir les points de passage et à permettre l’entrée de l’aide humanitaire”, a indiqué plus tard Bassem Naïm.Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants, désormais menacés d’une “famine de masse”, selon plusieurs ONG.- “Outil d’extermination” -Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir fait de ce blocus “un outil d’extermination”. L’ONU a par ailleurs indiqué qu’elle ne participerait pas à la distribution d’aide à Gaza par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). Celle-ci, soutenue par les Etats-Unis, avait annoncé plus tôt qu’elle entendait commencer à distribuer de l’aide à Gaza d’ici fin mai. “Ce plan de distribution n’est pas en accord avec nos principes de base, y compris ceux d’impartialité, de neutralité et d’indépendance”, a justifié Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU.Face aux critiques, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio s’est dit ouvert à une “alternative”, exprimant son inquiétude face à la situation humanitaire dans le territoire palestinien.Depuis le début de la guerre à Gaza, les violences ont aussi explosé en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.Israël a promis jeudi d’utiliser “tous les moyens” pour retrouver les auteurs de tirs mortels près de la colonie israélienne de Bruchin, en Cisjordanie occupée, qui ont coûté la vie dans la nuit à une Israélienne enceinte. Les groupes WhatsApp des colons israéliens de Cisjordanie regorgeaient jeudi d’appels à la vengeance après cette attaque.Dans le nord de la Cisjordanie, cinq Palestiniens ont été tués jeudi lors d’une opération israélienne à Tamoun, selon le maire et l’armée, qui a affirmé qu’il s’agissait de “terroristes”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.