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Léon XIV insiste sur son engagement social devant les ambassadeurs étrangers

Le pape Léon XIV a insisté vendredi sur son engagement social devant le corps diplomatique, appelant à lutter contre les “inégalités mondiales” et les “conditions de travail indignes” tout en évoquant ses propres racines liées à l’immigration.Lors de sa première rencontre avec les ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, le pape américain a exhorté à “remédier …

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Léon XIV insiste sur son engagement social devant les ambassadeurs étrangers

Le pape Léon XIV a insisté vendredi sur son engagement social devant le corps diplomatique, appelant à lutter contre les “inégalités mondiales” et les “conditions de travail indignes” tout en évoquant ses propres racines liées à l’immigration.Lors de sa première rencontre avec les ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, le pape américain a exhorté à “remédier aux inégalités mondiales, qui voient l’opulence et la misère creuser des fossés profonds entre les continents, entre les pays et même au sein d’une même société.””Le Saint-Siège ne peut s’empêcher de faire entendre sa voix face aux nombreux déséquilibres et injustices qui conduisent, entre autres, à des conditions de travail indignes et à des sociétés de plus en plus fragmentées et conflictuelles”, a-t-il déclaré lors de cette rencontre dans la salle Clémentine du palais apostolique.Le successeur de François a de nouveau expliqué avoir choisi son nom en référence à “Léon XIII, le pape de la première grande encyclique sociale, Rerum novarum”. Ce texte, publié en 1891, dessine la doctrine sociale de l’Eglise dans le contexte de la première grande révolution industrielle.Se présentant comme un “citoyen, descendant d’immigrés, lui-même émigré”, Robert Francis Prevost, né d’un père d’origine italienne et française et d’une mère d’origine espagnole, a appelé à la protection de “la dignité de chaque personne”.En soulignant la vision de la “famille fondée sur l’union stable entre un homme et une femme”, et en insistant sur le respect de la dignité de “chaque personne”, de “l’enfant à naître à la personne âgée”, Léon XIV a défendu les positions traditionnelles de l’Eglise catholique sur le mariage et l’avortement.Léon XIV, qui a vécu plus de 20 ans au Pérou, a également rappelé son parcours “entre l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Europe”, représentatif selon lui “de cette aspiration à dépasser les frontières pour rencontrer des personnes et des cultures différentes”.Évoquant les “défis qui marquent notre temps”, il a mentionné pour la première fois la cause écologique avec la “sauvegarde de notre Terre bien-aimée” et a de nouveau insisté sur l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle, un thème qu’il a déjà abordé à plusieurs reprises depuis son élection le 8 mai.Le pape de 69 ans a aussi jugé “nécessaire de redonner un souffle à la diplomatie multilatérale et aux institutions internationales”, plaidant pour le désarmement, le dialogue interreligieux et “le plein respect de la liberté religieuse”.Peu avant, le doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur chypriote George Poulides, a évoqué devant lui “une époque de plus en plus complexe où l’humanité apparaît fragile, désorientée et en quête d’un refuge”.Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 184 Etats, dont quelque 90 ont une représentation officielle à Rome, ainsi qu’avec l’Union européenne et l’Ordre souverain de Malte.Dimanche, Léon XIV avait déjà appelé les “grands de ce monde” à arrêter les guerres, notamment en Ukraine et à Gaza, reprenant la formule d’une “Troisième guerre mondiale par morceaux” utilisée couramment par son prédécesseur François.

Donald Trump achève à Abou Dhabi une tournée régionale riche en promesses d’investissements

Donald Trump clôture vendredi sa tournée dans le Golfe aux Emirats arabes unis, où il a glané de nouvelles promesses d’investissements mirobolantes. Le premier déplacement international majeur du président américain a également été ponctué de déclarations choc sur les crises qui secouent la région, de la levée des sanctions contre la Syrie, à la guerre Gaza en passant par le nucléaire iranien.  Après avoir récolté 600 milliards de dollars en Arabie saoudite et un contrat de 200 milliards de dollars pour Boeing au Qatar, le président américain s’est vu promettre jeudi à Abou Dhabi 1.400 milliards de dollars d’investissements sur dix ans. Des accords ont été signés pour un montant total de 200 milliards de dollars, incluant une commande de 14,5 milliards de dollars pour Boeing et GE Aerospace, et la participation du géant des hydrocrabures émirati ADNOC dans un projet de 60 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon la Maison Blanche.Vendredi, M. Trump a rencontré des chefs d’entreprises émiraties, auprès desquels il a vanté les produits américains. “Nous avons un président qui fait de la vente”, a-t-il avoué.”Je pense que je dois être un supporteur pour notre pays. C’est pourquoi notre pays va si bien”, a-t-il ajouté. – Gaza “affamée” -Il a par ailleurs brièvement abordé la situation dans la bande de Gaza, assiégée et ravagée par 19 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il affirmé aux journalistes.Jeudi au Qatar, il avait dit vouloir le contrôle de ce territoire palestinien et en faire “une zone de liberté”, ce à quoi le Hamas a rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre”. Sur le dossier iranien, Donald Trump avait affirmé depuis Doha que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord sur le nucléaire, après quatre cycles de discussions menées entre les deux pays ces dernières semaines, faisant reculer les cours du pétrole. En Arabie saoudite, il avait créé la surprise en annonçant la levée des sanctions américaines visant la Syrie. Il a ensuite rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad. A Abou Dhabi, à Doha et Ryad, le milliardaire républicain de 78 ans a été reçu avec tous les égards, affichant sa proximité avec les dirigeants des monarchies pétrolières et gazières de la région. “Vous êtes un pays extraordinaire. Vous êtes un pays riche. Vous pouvez choisir, mais je sais que vous serez toujours à mes côtés”, a-t-il dit jeudi au président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed, après l’annonce par ce dernier de son plan d’investissements pharamineux.  “C’est le plus gros investissement que vous ayez jamais fait, et nous l’apprécions vraiment. Et nous allons vous traiter comme vous devez l’être, de façon magnifique”. – Intelligence artificielle -Selon la Maison Blanche, les Emirats et les Etats-Unis ont signé un accord sur l’Intelligence artificielle (IA), un domaine dans lequel le pays du Golfe cherche à s’imposer en s’assurant un accès aux technologies américaines de pointe.L’accord prévoit des investissements émiratis dans des centres de données aux Etats-Unis ainsi qu’un engagement à “aligner davantage leurs réglementations en matière de sécurité nationale sur celles des Etats-Unis, y compris des protections solides pour empêcher le détournement de technologies d’origine américaine”, selon la même source. Adepte d’une diplomatie transactionnelle, le président américain a qualifié sa tournée dans Golfe d'”historique” en affirmant qu’elle pourrait “rapporter, au total, 3.500 à 4.000 milliards de dollars en seulement quatre ou cinq jours”. L’ancien promoteur immobilier a par ailleurs clairement confirmé la rupture avec la diplomatie de l’ancien président démocrate Joe Biden, faite en partie d’appels au respect des droits humains et à la démocratie. Ces notions n’ont pas été mises en avant dans le Golfe par le président républicain.

Donald Trump achève à Abou Dhabi une tournée régionale riche en promesses d’investissements

Donald Trump clôture vendredi sa tournée dans le Golfe aux Emirats arabes unis, où il a glané de nouvelles promesses d’investissements mirobolantes. Le premier déplacement international majeur du président américain a également été ponctué de déclarations choc sur les crises qui secouent la région, de la levée des sanctions contre la Syrie, à la guerre Gaza en passant par le nucléaire iranien.  Après avoir récolté 600 milliards de dollars en Arabie saoudite et un contrat de 200 milliards de dollars pour Boeing au Qatar, le président américain s’est vu promettre jeudi à Abou Dhabi 1.400 milliards de dollars d’investissements sur dix ans. Des accords ont été signés pour un montant total de 200 milliards de dollars, incluant une commande de 14,5 milliards de dollars pour Boeing et GE Aerospace, et la participation du géant des hydrocrabures émirati ADNOC dans un projet de 60 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon la Maison Blanche.Vendredi, M. Trump a rencontré des chefs d’entreprises émiraties, auprès desquels il a vanté les produits américains. “Nous avons un président qui fait de la vente”, a-t-il avoué.”Je pense que je dois être un supporteur pour notre pays. C’est pourquoi notre pays va si bien”, a-t-il ajouté. – Gaza “affamée” -Il a par ailleurs brièvement abordé la situation dans la bande de Gaza, assiégée et ravagée par 19 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il affirmé aux journalistes.Jeudi au Qatar, il avait dit vouloir le contrôle de ce territoire palestinien et en faire “une zone de liberté”, ce à quoi le Hamas a rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre”. Sur le dossier iranien, Donald Trump avait affirmé depuis Doha que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord sur le nucléaire, après quatre cycles de discussions menées entre les deux pays ces dernières semaines, faisant reculer les cours du pétrole. En Arabie saoudite, il avait créé la surprise en annonçant la levée des sanctions américaines visant la Syrie. Il a ensuite rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad. A Abou Dhabi, à Doha et Ryad, le milliardaire républicain de 78 ans a été reçu avec tous les égards, affichant sa proximité avec les dirigeants des monarchies pétrolières et gazières de la région. “Vous êtes un pays extraordinaire. Vous êtes un pays riche. Vous pouvez choisir, mais je sais que vous serez toujours à mes côtés”, a-t-il dit jeudi au président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed, après l’annonce par ce dernier de son plan d’investissements pharamineux.  “C’est le plus gros investissement que vous ayez jamais fait, et nous l’apprécions vraiment. Et nous allons vous traiter comme vous devez l’être, de façon magnifique”. – Intelligence artificielle -Selon la Maison Blanche, les Emirats et les Etats-Unis ont signé un accord sur l’Intelligence artificielle (IA), un domaine dans lequel le pays du Golfe cherche à s’imposer en s’assurant un accès aux technologies américaines de pointe.L’accord prévoit des investissements émiratis dans des centres de données aux Etats-Unis ainsi qu’un engagement à “aligner davantage leurs réglementations en matière de sécurité nationale sur celles des Etats-Unis, y compris des protections solides pour empêcher le détournement de technologies d’origine américaine”, selon la même source. Adepte d’une diplomatie transactionnelle, le président américain a qualifié sa tournée dans Golfe d'”historique” en affirmant qu’elle pourrait “rapporter, au total, 3.500 à 4.000 milliards de dollars en seulement quatre ou cinq jours”. L’ancien promoteur immobilier a par ailleurs clairement confirmé la rupture avec la diplomatie de l’ancien président démocrate Joe Biden, faite en partie d’appels au respect des droits humains et à la démocratie. Ces notions n’ont pas été mises en avant dans le Golfe par le président républicain.

Nucléaire: pourparlers à Istanbul entre l’Iran et trois pays européens

L’Iran tient vendredi en Turquie des pourparlers sur le nucléaire avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, parallèlement à des négociations sur ce dossier avec Washington.Le trio européen – connu sous le nom de E3 – faisait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec l’Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale des Etats-Unis de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.Le président américain, qui depuis son retour à la Maison Blanche presse la République islamique de négocier un nouvel accord, a indiqué jeudi que son pays et l’Iran se rapprochaient de cet objectif. Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, les discussions vendredi à Istanbul doivent se dérouler au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères. Une source diplomatique française a confirmé la réunion de vendredi.- “Stratégie de confrontation” -Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que ce pays dément en affirmant que son programme est destiné à des fins civiles.Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par le programme nucléaire iranien.Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité de réenclencher le “snapback”, ce mécanisme dans l’accord de 2015 qui permet de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran.”Cette stratégie de confrontation risque de provoquer une crise mondiale de prolifération nucléaire qui affecterait au premier chef les Européens eux-mêmes”, a prévenu le chef de la diplomatie iranienne.Il a indiqué toutefois que son pays était “prêt à tourner la page” dans ses relations avec l’Europe. La réunion de vendredi intervient moins d’une semaine après un quatrième cycle de négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, sous la médiation d’Oman.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran et exhorté l’Iran à négocier un nouvel accord tout en menaçant de bombarder ce pays en cas d’échec de la diplomatie.Jeudi, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain et d’autres sources, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” pour un accord nucléaire lors du dernier cycle de négociations.- “Rameau d’olivier” -Mardi à Ryad, M. Trump a indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement. Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré mercredi à NBC News que Téhéran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser des inspecteurs internationaux à superviser le processus en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la République islamique.Avant les pourparlers, la Chine, qui a récemment tenu des discussions avec l’Iran sur son programme nucléaire, a déclaré qu’elle restait “engagée à promouvoir un règlement politique et diplomatique de la question iranienne.”Elle a également “salué l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires”, s’opposant “à toutes les sanctions unilatérales illégales”, selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Ses stocks de matière fissile inquiètent les puissances occidentales.Un an après le retrait des Etats-Unis de l’accord, l’Iran avait commencé à revenir sur les engagements qu’il avait pris en 2015. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, affirmant que cela n’est pas négociable, mais qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.

Nucléaire: pourparlers à Istanbul entre l’Iran et trois pays européens

L’Iran tient vendredi en Turquie des pourparlers sur le nucléaire avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, parallèlement à des négociations sur ce dossier avec Washington.Le trio européen – connu sous le nom de E3 – faisait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec l’Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale des Etats-Unis de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.Le président américain, qui depuis son retour à la Maison Blanche presse la République islamique de négocier un nouvel accord, a indiqué jeudi que son pays et l’Iran se rapprochaient de cet objectif. Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, les discussions vendredi à Istanbul doivent se dérouler au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères. Une source diplomatique française a confirmé la réunion de vendredi.- “Stratégie de confrontation” -Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que ce pays dément en affirmant que son programme est destiné à des fins civiles.Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par le programme nucléaire iranien.Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité de réenclencher le “snapback”, ce mécanisme dans l’accord de 2015 qui permet de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran.”Cette stratégie de confrontation risque de provoquer une crise mondiale de prolifération nucléaire qui affecterait au premier chef les Européens eux-mêmes”, a prévenu le chef de la diplomatie iranienne.Il a indiqué toutefois que son pays était “prêt à tourner la page” dans ses relations avec l’Europe. La réunion de vendredi intervient moins d’une semaine après un quatrième cycle de négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, sous la médiation d’Oman.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran et exhorté l’Iran à négocier un nouvel accord tout en menaçant de bombarder ce pays en cas d’échec de la diplomatie.Jeudi, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain et d’autres sources, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” pour un accord nucléaire lors du dernier cycle de négociations.- “Rameau d’olivier” -Mardi à Ryad, M. Trump a indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement. Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré mercredi à NBC News que Téhéran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser des inspecteurs internationaux à superviser le processus en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la République islamique.Avant les pourparlers, la Chine, qui a récemment tenu des discussions avec l’Iran sur son programme nucléaire, a déclaré qu’elle restait “engagée à promouvoir un règlement politique et diplomatique de la question iranienne.”Elle a également “salué l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires”, s’opposant “à toutes les sanctions unilatérales illégales”, selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Ses stocks de matière fissile inquiètent les puissances occidentales.Un an après le retrait des Etats-Unis de l’accord, l’Iran avait commencé à revenir sur les engagements qu’il avait pris en 2015. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, affirmant que cela n’est pas négociable, mais qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.

Première rencontre attendue entre Ukrainiens et Russes à Istanbul

Moscou et Kiev doivent tenir vendredi à Istanbul de premières négociations directes sur l’invasion russe de l’Ukraine depuis les premières semaines de cette guerre en 2022, mais en l’absence des présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, les espoirs de progrès sont jugés minces à ce stade.Cette première réunion entre Ukrainiens et Russes depuis le printemps 2022 doit démarrer à 09H30 GMT sous médiation turque, selon des sources au sein du ministère turc des Affaires étrangères, d’autres sources au fait des négociations estimant qu’elle pourrait être décalée à plus tard, selon les agendas des délégations.”Un cessez-le-feu inconditionnel: c’est notre priorité”, a martelé sur Telegram Andriï Iermak, le bras de droit du président ukrainien Volodymyr Zelensky.Avant cette rencontre très attendue, Turcs, Ukrainiens et Américains ont entamé dans la matinée une réunion trilatérale dans le palais de Dolmabahçe, à Istanbul, sur les rives du Bosphore, selon des sources turques.Peu avant, le chef de la délégation ukrainienne Roustem Oumerov, accompagné notamment de M. Iermak, avait échangé avec des représentants sécuritaires européens, ainsi qu’avec l’émissaire américain Keith Kellogg, selon une source ukrainienne.Le négociateur en chef russe avait, de son côté, dit plus tôt qu’il attendrait la délégation ukrainienne à partir de 07H00 GMT.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, arrivé à Istanbul, a cependant minimisé les espoirs la veille, disant ne pas nourrir “de grandes attentes” concernant la réunion russo-ukrainienne et reconnaissant que l’équipe russe n’est “pas au niveau que nous espérions”.- “Mandat pour un cessez-le-feu” -Le président américain Donald Trump a lui dit vendredi être prêt à rencontrer Vladimir Poutine “dès qu’il sera possible d’organiser” un sommet, sans quoi “rien ne se passera” concernant le règlement du conflit, avait-il prévenu la veille.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait lui aussi dit vouloir rencontrer en face-à-face M. Poutine à Istanbul, a accusé Moscou de ne pas prendre “au sérieux” ces pourparlers.La délégation russe est emmenée par un conseiller présidentiel de second plan, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture.Vladimir Poutine avait proposé des négociations directes entre les deux pays. Mais, mis au défi par Volodymyr Zelensky de se rendre “en personne” à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.Dans ce contexte, Volodymyr Zelensky a délégué pour les discussions son ministre de la Défense Roustem Oumerov, qui aura “un mandat pour un cessez-le-feu”, alors que l’armée russe occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien.La journée de jeudi a vu un échange d’invectives entre Kiev et Moscou. Volodymyr Zelensky a qualifié de “pure façade” la délégation russe. Il a été traité en retour de “clown” par la diplomatie russe.M. Medinski a, lui, martelé que son pays considérait que les nouveaux pourparlers devaient s’inscrire dans “la suite” des négociations bilatérales avortées de 2022.Il a assuré être prêt à de “possibles compromis”, sans toutefois les détailler.Le Kremlin maintient depuis le début de l’invasion des revendications maximalistes: que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.- Moscou “ne veut pas la paix” -La diplomatie européenne et Kiev avaient réclamé un cessez-le-feu préalable avant toute discussion entre Kiev et Moscou. Une demande rejetée par Vladimir Poutine, au motif qu’une trêve prolongée permettrait aux forces ukrainiennes de se renforcer en recevant des armes occidentales, alors que l’armée russe a l’avantage sur le front.Il est “clair” que la Russie “ne veut pas la paix”, a déploré vendredi à Tirana la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, tandis que le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a assuré que Moscou avait fait une “erreur” en envoyant à Istanbul une équipe de “second rang”.La Chine, proche partenaire de Moscou, a de son côté répété son envie de voir un accord de paix “juste” et “durable”.Dans cette effervescence diplomatique, le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, absent en Turquie, est arrivé vendredi à Minsk pour échanger avec le dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko.

Première rencontre attendue entre Ukrainiens et Russes à Istanbul

Moscou et Kiev doivent tenir vendredi à Istanbul de premières négociations directes sur l’invasion russe de l’Ukraine depuis les premières semaines de cette guerre en 2022, mais en l’absence des présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, les espoirs de progrès sont jugés minces à ce stade.Cette première réunion entre Ukrainiens et Russes depuis le printemps 2022 doit démarrer à 09H30 GMT sous médiation turque, selon des sources au sein du ministère turc des Affaires étrangères, d’autres sources au fait des négociations estimant qu’elle pourrait être décalée à plus tard, selon les agendas des délégations.”Un cessez-le-feu inconditionnel: c’est notre priorité”, a martelé sur Telegram Andriï Iermak, le bras de droit du président ukrainien Volodymyr Zelensky.Avant cette rencontre très attendue, Turcs, Ukrainiens et Américains ont entamé dans la matinée une réunion trilatérale dans le palais de Dolmabahçe, à Istanbul, sur les rives du Bosphore, selon des sources turques.Peu avant, le chef de la délégation ukrainienne Roustem Oumerov, accompagné notamment de M. Iermak, avait échangé avec des représentants sécuritaires européens, ainsi qu’avec l’émissaire américain Keith Kellogg, selon une source ukrainienne.Le négociateur en chef russe avait, de son côté, dit plus tôt qu’il attendrait la délégation ukrainienne à partir de 07H00 GMT.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, arrivé à Istanbul, a cependant minimisé les espoirs la veille, disant ne pas nourrir “de grandes attentes” concernant la réunion russo-ukrainienne et reconnaissant que l’équipe russe n’est “pas au niveau que nous espérions”.- “Mandat pour un cessez-le-feu” -Le président américain Donald Trump a lui dit vendredi être prêt à rencontrer Vladimir Poutine “dès qu’il sera possible d’organiser” un sommet, sans quoi “rien ne se passera” concernant le règlement du conflit, avait-il prévenu la veille.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait lui aussi dit vouloir rencontrer en face-à-face M. Poutine à Istanbul, a accusé Moscou de ne pas prendre “au sérieux” ces pourparlers.La délégation russe est emmenée par un conseiller présidentiel de second plan, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture.Vladimir Poutine avait proposé des négociations directes entre les deux pays. Mais, mis au défi par Volodymyr Zelensky de se rendre “en personne” à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.Dans ce contexte, Volodymyr Zelensky a délégué pour les discussions son ministre de la Défense Roustem Oumerov, qui aura “un mandat pour un cessez-le-feu”, alors que l’armée russe occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien.La journée de jeudi a vu un échange d’invectives entre Kiev et Moscou. Volodymyr Zelensky a qualifié de “pure façade” la délégation russe. Il a été traité en retour de “clown” par la diplomatie russe.M. Medinski a, lui, martelé que son pays considérait que les nouveaux pourparlers devaient s’inscrire dans “la suite” des négociations bilatérales avortées de 2022.Il a assuré être prêt à de “possibles compromis”, sans toutefois les détailler.Le Kremlin maintient depuis le début de l’invasion des revendications maximalistes: que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.- Moscou “ne veut pas la paix” -La diplomatie européenne et Kiev avaient réclamé un cessez-le-feu préalable avant toute discussion entre Kiev et Moscou. Une demande rejetée par Vladimir Poutine, au motif qu’une trêve prolongée permettrait aux forces ukrainiennes de se renforcer en recevant des armes occidentales, alors que l’armée russe a l’avantage sur le front.Il est “clair” que la Russie “ne veut pas la paix”, a déploré vendredi à Tirana la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, tandis que le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a assuré que Moscou avait fait une “erreur” en envoyant à Istanbul une équipe de “second rang”.La Chine, proche partenaire de Moscou, a de son côté répété son envie de voir un accord de paix “juste” et “durable”.Dans cette effervescence diplomatique, le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, absent en Turquie, est arrivé vendredi à Minsk pour échanger avec le dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko.