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Tchad: l’ex-Premier ministre Succès Masra interpellé pour “incitation à la haine”
L’ancien Premier ministre tchadien Succès Masra, figure de l’opposition, a été interpellé tôt vendredi matin pour diffusion de messages d'”incitation à la haine” liés à des affrontements meurtriers la veille dans le sud-ouest du pays, a annoncé le parquet tchadien.Le parti de M. Masra avait auparavant affirmé qu’il avait été “enlevé”.Jeudi, un “affrontement violent” avait fait des dizaines de victimes dans la région du Logone-Occidental (sud-ouest), selon le gouvernement. Un conflit entre des éleveurs peuls et des agriculteurs ngambayes autochtones sur la délimitation des zones de pâturage et d’agriculture dans le village de Mandakao serait à l’origine du bilan meurtrier, avait indiqué une source locale.”Le bilan fait état de 42 victimes, majoritairement des femmes et des enfants”, a déclaré le procureur de la République Oumar Mahamat Kedelaye lors d’un point presse vendredi en fin de matinée.”Les enquêtes menées par la police judiciaire ont révélé l’implication de M. Assyongar Masra Succès”, a ajouté le procureur. “Des messages ont été diffusés, notamment sur les réseaux sociaux, appelant la population à s’armer contre d’autres citoyens”, a-t-il précisé, sans révéler leur contenu ou si M. Masra en était l’auteur. – “Action brutale” -“Ces actes graves sont constitutifs d’incitation à la haine, à la révolte des bandes armées, de complicité d’assassinat, d’incendie volontaire et de profanation des sépultures”, a énuméré le magistrat.Les Transformateurs, le parti de M. Masra, avaient évoqué dans un premier temps un “enlèvement” et diffusé un extrait d’une vidéo de caméra de surveillance montrant l’intéressé sortant de son domicile, encadré par plus d’une dizaine d’hommes en uniformes militaires et armés.Dans un communiqué de presse, le parti avait ensuite dénoncé une “action brutale, menée en dehors de toute procédure judiciaire connue (et) en violation flagrante des droits civiques et politiques garantis par la constitution.”Le magistrat a quant à lui indiqué que “la procédure judiciaire suit son cours et toutes les personnes impliquées devront répondre de leurs actes”.Le premier bilan de l’affrontement dans la région du Logone-Occidental (sud-ouest) faisait jeudi état de 35 morts, depuis revu à la hausse.Les conflits agro-pastoraux ont fait plus d’un millier de morts et 2.000 blessés entre 2021 et 2024, selon les estimations de l’ONG International Crisis Group.Succès Masra, originaire du sud du pays, appartient à l’ethnie ngambaye et bénéficie d’une large popularité auprès des populations du sud à majorité chrétiennes et animistes, qui s’estiment souvent marginalisées par le régime de N’Djamena majoritairement musulman. – “Jeudi noir” -Economiste formé en France et au Cameroun, M. Masra, 41 ans, avait été nommé Premier ministre cinq mois avant l’élection présidentielle de mai 2024 à laquelle il s’était porté candidat, dans un duel inédit face au président élu Mahamat Idriss Déby Itno, proclamé vainqueur avec plus de 60% des suffrages.Son parti des Transformateurs avait ensuite boycotté les élections législatives, sénatoriales et locales.Le scrutin présidentiel a mis fin à trois ans de transition politique entamée à la mort d’Idriss Déby Itno, père de l’actuel président tchadien qui régna sur le pays pendant plus de 30 ans et fut tué à 68 ans par des rebelles en se rendant sur le front en 2021.Depuis 2018, M. Masra était la seule figure de l’opposition capable de mobiliser des milliers de partisans dans la capitale lors de manifestations systématiquement réprimées avec violence, dans le sang parfois.Comme d’autres leaders d’opposition, il avait été contraint à l’exil quelques jours après une manifestation meurtrière, le 20 octobre 2022, contre le maintien des militaires au pouvoir. Ces derniers venaient de faire prolonger de deux ans la transition politique de 18 mois au terme de laquelle ils avaient initialement promis de rendre le pouvoir aux civils.Une cinquantaine de personnes avaient été tuées ce jour-là, selon les autorités. L’opposition et des ONG locales et internationales avaient évoqué de 100 à 300 morts, pour la quasi-totalité des jeunes manifestants tués par balles par la police et l’armée, essentiellement à N’Djamena.L’image de parangon de l’opposition de M. Masra s’était étiolée lorsqu’il était rentré d’exil en novembre 2023, à la faveur d’un accord de réconciliation signé avec le président Déby qui inclut, pour le “Jeudi noir” du 20 octobre 2022, une amnistie générale pour des centaines de jeunes condamnés pour “insurrection” mais surtout, dénonce l’opposition, pour ceux qui tiré dans la foule.Les anciens alliés de Succès Masra ont pris ostensiblement leurs distances, l’accusant d’avoir passé par pertes et profits ces victimes, qu’il avait lui-même appelées à manifester, en échange d’un poste de Premier ministre.str-hpn/mba
L’ex-président gabonais Ali Bongo et sa famille sont arrivés en Angola
L’ancien président gabonais Ali Ondimba, qui était en résidence surveillée à Libreville depuis le coup d’Etat d’août 2023 l’ayant chassé du pouvoir, est arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi en Angola avec son épouse et son fils, a annoncé la présidence angolaise.”La famille a été libérée et vient d’arriver à Luanda”, indique un communiqué sur la page Facebook de la présidence angolaise.Ali , dont la famille a dirigé pendant 55 ans le Gabon, avait été renversé le 30 août 2023 par le général Brice Clotaire Oligui Nguema et était depuis assigné à résidence dans la capitale Libreville.La présidence angolaise a également publié des photographies montrant l’ancien dirigeant accueilli à l’aéroport de Luanda.Cette libération fait suite à des contacts entre le président angolais Joao Lourenço et Brice Oligui Nguema, élu président du Gabon en avril avec près de 95% des voix, précise le communiqué, sans donner de détails.L’épouse d’Ali , Sylvia , 62 ans, et son fils Noureddin, 33 ans, emprisonnés dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics, avaient été récemment libérés et également placés sous résidence surveillée, selon plusieurs médias gabonais.Toutefois, à Libreville, le parquet a tenu à préciser que l’épouse et son fils se trouvent actuellement sous un régime de liberté provisoire en attendant leur procès pour détournement de fonds publics. Leur remise en liberté “n’interrompt nullement le cours normal de la procédure qui se poursuivra jusqu’à la tenue d’un procès juste, transparent, équitable et dans les délais raisonnables”.Le général Oligui, ex-chef d’une junte militaire, a prêté serment début mai après un scrutin pour lequel les observateurs internationaux n’ont signalé aucune irrégularité majeure.Le principal rival du général Oligui, Alain-Claude Bilie By Nze, dernier Premier ministre sous M. Bongo, a jugé que la libération de la famille démontre que sa détention “ne respectait pas le cadre de la loi et de la justice”.”Le président Oligui Nguema n’a pas fait preuve de clémence: il a dû s’incliner face aux exigences internationales après ce que tout le monde a compris comme un abus de pouvoir”, a-t-il déclaré.Les avocats de l’épouse d’Ali Bongo, née en France, et de son fils ont affirmé qu’ils avaient subi des tortures pendant leur détention.Plusieurs médias gabonais avaient récemment rapporté qu’ils avaient été transférés de cellules situées dans une annexe de la présidence vers une résidence familiale à Libreville. – “Une véritable honte” – Un député du parlement gabonais de transition, Geoffroy Foumboula Libeka, a qualifié le transfert de la famille, “au milieu de la nuit et dans un silence total”, de “véritable honte pour les premiers jours” du nouveau gouvernement.”Où est la souveraineté du Gabon?”, s’est-il interrogé sur les réseaux sociaux, accusant la libération de la famille Bongo d’être “le prix à payer” pour la réintégration du Gabon au sein de l’Union africaine, actuellement présidée par Joao Lourenço.L’Union africaine (UA) a annoncé le 30 avril avoir levé les sanctions contre le Gabon, qui avait été suspendu de l’organisation après le coup d’État.Ce pays de 2,3 millions d’habitants souffre d’un chômage élevé, de coupures régulières d’électricité et d’eau, ainsi que d’une lourde dette publique malgré sa richesse pétrolière.La présidence gabonaise avait annoncé lundi sur les réseaux sociaux que M. Lourenço avait rencontré M. Oligui à Libreville pour des discussions axées “sur le renforcement de la coopération bilatérale, le bon déroulement des élections démocratiques marquant la fin de la transition au Gabon”.Ils ont également évoqué la levée des sanctions suite à la réintégration du Gabon au sein de l’UA.Âgé de 66 ans, Ali Bongo, dont l’état de santé serait précaire, était arrivé au pouvoir en 2009, succédant à son père, Omar Bongo Ondimba, qui avait régné pendant 41 ans.En 2016, il avait été réélu de justesse pour un second mandat avec quelques milliers de voix d’avance, battant le candidat de l’opposition Jean Ping après une campagne marquée par des affrontements sanglants et des accusations de fraude.Ali Bongo avait été victime d’un AVC en octobre 2018 lors d’une visite en Arabie saoudite, suscitant des spéculations sur sa santé et sa capacité à gouverner à son retour au pays.Ses apparitions publiques étaient rares, et les occasions où il s’exprimait en direct en dehors du palais présidentiel l’étaient encore plus.Ali Bongo a dirigé le Gabon durant 14 ans jusqu’à son renversement, quelques instants après avoir été proclamé vainqueur d’une élection présidentielle que l’armée et l’opposition avaient déclarée frauduleuse.
L’Iran et trois puissances européennes discutent du dossier nucléaire à Istanbul
L’Iran a discuté vendredi à Istanbul avec l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne de l’état de ses pourparlers avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, un dossier sur lequel le président américain Donald Trump a pressé la République islamique de “bouger”. Le trio européen – connu sous le nom de E3 – fait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec Téhéran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale des Etats-Unis de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.”Ils (les Iraniens, ndlr) ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a averti vendredi le président américain avant son départ d’Abou Dhabi, dernière étape de sa tournée dans le Golfe.”Nous n’avons rien reçu”, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, selon des médias locaux.Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que son pays avait discuté vendredi à Istanbul avec le trio européen de l’état des négociations entre Téhéran et Washington, ainsi que de la levée des sanctions.- “Stratégie de confrontation” -“Si nécessaire, nous nous reverrons pour poursuivre les discussions”, a-t-il ajouté sur X.Un responsable américain a indiqué pour sa part que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait rencontré vendredi à Istanbul des conseillers diplomatique et à la sécurité, français, britannique et allemand pour des discussions sur le nucléaire iranien, ainsi que sur l’Ukraine.Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que ce pays dément en affirmant que son programme est destiné à des fins civiles.Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, avait affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par son programme nucléaire. Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité d’enclencher le “snapback”, un mécanisme de l’accord de 2015 qui permet de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran.La réunion de vendredi intervient moins d’une semaine après un quatrième cycle de négociations indirectes entre l’Iran et les Etats-Unis, sous la médiation d’Oman.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, l’exhortant à négocier un nouvel accord tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.- “Rameau d’olivier” -Jeudi, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain et d’autres sources, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” pour un accord nucléaire.Mardi à Ryad, M. Trump avait indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement. Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré mercredi à NBC News que Téhéran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser des inspecteurs internationaux à superviser le processus en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la République islamique.Avant les discussions à Istanbul, la Chine a “salué l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires”, s’opposant “à toutes les sanctions unilatérales illégales”. L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, affirmant que cela n’est pas négociable, mais qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.
Pourparlers sur l’Ukraine: pour le chef de l’Otan, Poutine a fait une “énorme erreur”
Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a estimé vendredi que le président russe Vladimir Poutine avait fait une “énorme erreur” en envoyant une équipe de “second rang” pour les pourparlers avec l’Ukraine à Istanbul, en Turquie.”Je pense que Poutine a fait une énorme erreur”, a déclaré M. Rutte depuis Tirana, quelques heures avant le début des premières négociations directes entre Moscou et Kiev depuis les premières semaines de la guerre, déclenchée par l’invasion russe en février 2022.”Il sait très bien que la balle est dans son camp, qu’il est en difficulté et qu’il a fait une énorme erreur”, a poursuivi M. Rutte, à son arrivée au sommet de la Communauté politique européenne (CPE) dans la capitale albanaise. “Je pense que toute la pression est désormais sur Poutine”, a-t-il encore dit.Vladimir Poutine avait proposé des négociations directes entre les deux pays. Mais, mis au défi par le président ukrainien Volodymyr Zelensky de se rendre “en personne” à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.La délégation russe est emmenée par un conseiller de second plan de Vladimir Poutine, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture.Pour le secrétaire général de l’Otan, Kiev a, à l’inverse de Moscou, adopté une attitude constructive.”Je pense que c’est une très bonne chose que les Ukrainiens soient à la table des négociations”, a souligné M. Rutte. “Ils ont envoyé une délégation qui est vraiment prête à négocier un cessez-le-feu”.Arrivé jeudi soir à Tirana, Volodymyr Zelensky doit lui aussi participer au sommet de la CPE, qui rassemble les dirigeants des 27 pays membres de l’UE et d’une vingtaine d’autres pays européens.Derrière cet acronyme, on trouve des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l’UE : des candidats déclarés (et impatients) à l’adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps, ou encore le Royaume-Uni, qui a choisi il y a neuf ans ans de quitter l’UE avec fracas.
Pourparlers sur l’Ukraine: pour le chef de l’Otan, Poutine a fait une “énorme erreur”
Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a estimé vendredi que le président russe Vladimir Poutine avait fait une “énorme erreur” en envoyant une équipe de “second rang” pour les pourparlers avec l’Ukraine à Istanbul, en Turquie.”Je pense que Poutine a fait une énorme erreur”, a déclaré M. Rutte depuis Tirana, quelques heures avant le début des premières négociations directes entre Moscou et Kiev depuis les premières semaines de la guerre, déclenchée par l’invasion russe en février 2022.”Il sait très bien que la balle est dans son camp, qu’il est en difficulté et qu’il a fait une énorme erreur”, a poursuivi M. Rutte, à son arrivée au sommet de la Communauté politique européenne (CPE) dans la capitale albanaise. “Je pense que toute la pression est désormais sur Poutine”, a-t-il encore dit.Vladimir Poutine avait proposé des négociations directes entre les deux pays. Mais, mis au défi par le président ukrainien Volodymyr Zelensky de se rendre “en personne” à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.La délégation russe est emmenée par un conseiller de second plan de Vladimir Poutine, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture.Pour le secrétaire général de l’Otan, Kiev a, à l’inverse de Moscou, adopté une attitude constructive.”Je pense que c’est une très bonne chose que les Ukrainiens soient à la table des négociations”, a souligné M. Rutte. “Ils ont envoyé une délégation qui est vraiment prête à négocier un cessez-le-feu”.Arrivé jeudi soir à Tirana, Volodymyr Zelensky doit lui aussi participer au sommet de la CPE, qui rassemble les dirigeants des 27 pays membres de l’UE et d’une vingtaine d’autres pays européens.Derrière cet acronyme, on trouve des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l’UE : des candidats déclarés (et impatients) à l’adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps, ou encore le Royaume-Uni, qui a choisi il y a neuf ans ans de quitter l’UE avec fracas.
Pourparlers sur l’Ukraine: pour le chef de l’Otan, Poutine a fait une “énorme erreur”
Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a estimé vendredi que le président russe Vladimir Poutine avait fait une “énorme erreur” en envoyant une équipe de “second rang” pour les pourparlers avec l’Ukraine à Istanbul, en Turquie.”Je pense que Poutine a fait une énorme erreur”, a déclaré M. Rutte depuis Tirana, quelques heures avant le début …
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Le président Trump s’émeut de la faim à Gaza, où Israël poursuit ses frappes meurtrières
Le président américain Donald Trump s’est engagé vendredi à “régler” la situation dans la bande de Gaza “affamée”, la Défense civile recensant pour sa part plus de 70 personnes tuées dans un intense pilonnage israélien du territoire dévasté par 19 mois de guerre.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a déclaré M. Trump, dans un contexte de pressions internationales pour qu’Israël cesse de bloquer l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire exsangue. La principale association israélienne de familles d’otages a elle appelé vendredi le Premier ministre israélien à ne pas manquer une “occasion historique” pour la libération de leurs proches, détenus à Gaza depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Elle a exhorté Benjamin Netanyahu “à unir ses efforts à ceux du président Trump”, qui conclut à Abou Dhabi une tournée dans le Golfe. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 74 personnes tuées “à la suite des bombardements israéliens continus” depuis minuit, “dont 67 dans le nord”. “,”Des dizaines d’autres restent piégées sous les décombres” et les frappes “se poursuivent”, a déclaré à l’AFP en début d’après-midi Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours.L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations, sans plus de détails, indiquant avoir frappé ces derniers jours “plus de 150 cibles terroristes”, dont des postes de tirs de missiles. – “Comme la fin du monde” -A l’hôpital indonésien de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et pleurs. “Nous dormions quand soudain tout a explosé autour de nous (…) Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était encore en vie”, relate Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans du secteur de Tel al-Zaatar. A Beit Lahia, Said Hamouda, 41 ans, témoigne d’une “scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”. “Ils ont ciblé des habitations pleines de civils alors qu’ils dormaient”. A pied, entassés avec quelques biens dans des camionnettes ou sur des charettes, de nombreux habitants fuient la ville de Gaza, principale localité du nord, ont constaté vendredi des photographes de l’AFP. En dépit de son isolement croissant pour sa conduite de la guerre, déclenchée par l’attaque du 7-Octobre, M. Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée à Gaza pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Rompant une trêve de deux mois, le pays a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza. Il s’est emparé de larges pans du territoire et annoncé un plan pour sa “conquête”. Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants. – Le blocus comme “outil d’extermination” -L’ONG Human Rights Watch a accusé Israël de faire de son blocus “un outil d’extermination”.Après une relance des efforts de médiation en amont de la tournée de Donald Trump, le Hamas a de son côté posé comme “exigence minimale pour instaurer un environnement propice et constructif aux négociations” la reprise de l’aide humanitaire. Le mouvement islamiste a aussi rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre” au président américain, après qu’il a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”. L’ONU a pour sa part indiqué qu’elle ne participerait pas à des distributions d’aide par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une ONG créée de toutes pièces et soutenue par Washington, qui a annoncé se préparer à livrer des repas à Gaza d’ici fin mai. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Le président Trump s’émeut de la faim à Gaza, où Israël poursuit ses frappes meurtrières
Le président américain Donald Trump s’est engagé vendredi à “régler” la situation dans la bande de Gaza “affamée”, la Défense civile recensant pour sa part plus de 70 personnes tuées dans un intense pilonnage israélien du territoire dévasté par 19 mois de guerre.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a déclaré M. Trump, dans un contexte de pressions internationales pour qu’Israël cesse de bloquer l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire exsangue. La principale association israélienne de familles d’otages a elle appelé vendredi le Premier ministre israélien à ne pas manquer une “occasion historique” pour la libération de leurs proches, détenus à Gaza depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Elle a exhorté Benjamin Netanyahu “à unir ses efforts à ceux du président Trump”, qui conclut à Abou Dhabi une tournée dans le Golfe. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 74 personnes tuées “à la suite des bombardements israéliens continus” depuis minuit, “dont 67 dans le nord”. “,”Des dizaines d’autres restent piégées sous les décombres” et les frappes “se poursuivent”, a déclaré à l’AFP en début d’après-midi Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours.L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations, sans plus de détails, indiquant avoir frappé ces derniers jours “plus de 150 cibles terroristes”, dont des postes de tirs de missiles. – “Comme la fin du monde” -A l’hôpital indonésien de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et pleurs. “Nous dormions quand soudain tout a explosé autour de nous (…) Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était encore en vie”, relate Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans du secteur de Tel al-Zaatar. A Beit Lahia, Said Hamouda, 41 ans, témoigne d’une “scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”. “Ils ont ciblé des habitations pleines de civils alors qu’ils dormaient”. A pied, entassés avec quelques biens dans des camionnettes ou sur des charettes, de nombreux habitants fuient la ville de Gaza, principale localité du nord, ont constaté vendredi des photographes de l’AFP. En dépit de son isolement croissant pour sa conduite de la guerre, déclenchée par l’attaque du 7-Octobre, M. Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée à Gaza pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Rompant une trêve de deux mois, le pays a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza. Il s’est emparé de larges pans du territoire et annoncé un plan pour sa “conquête”. Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants. – Le blocus comme “outil d’extermination” -L’ONG Human Rights Watch a accusé Israël de faire de son blocus “un outil d’extermination”.Après une relance des efforts de médiation en amont de la tournée de Donald Trump, le Hamas a de son côté posé comme “exigence minimale pour instaurer un environnement propice et constructif aux négociations” la reprise de l’aide humanitaire. Le mouvement islamiste a aussi rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre” au président américain, après qu’il a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”. L’ONU a pour sa part indiqué qu’elle ne participerait pas à des distributions d’aide par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une ONG créée de toutes pièces et soutenue par Washington, qui a annoncé se préparer à livrer des repas à Gaza d’ici fin mai. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Donald Trump conclut une fastueuse tournée du Golfe
Donald Trump a conclu vendredi en quittant les Emirats arabes unis une fastueuse tournée du Golfe, où il a glané de nouvelles promesses d’investissements mirobolantes. Le premier déplacement international majeur du président américain a également été ponctué de déclarations choc sur les crises qui secouent la région. Donald Trump a affirmé vendredi avoir passé quatre journée “fantastiques” en Arabie saoudite, au Qatar et enfin aux Emirats arabes unis. Dans chaque pays, Air Force One a été escorté par des avions de combat avant d’atterrir. A chaque fois, les monarchies pétrolières et gazières ont déployé leur opulence pour le milliardaire républicain, conquis par le marbre des palais et par la promesse d’investissements faramineux en Amérique.Le président américain, qui applique à la diplomatie ses méthodes d’ancien promoteur immobilier, a assumé sans complexe de “faire de la vente”.Après avoir récolté 600 milliards de dollars en Arabie saoudite et un contrat de 200 milliards de dollars pour Boeing au Qatar, il s’est vu promettre jeudi à Abou Dhabi 1.400 milliards de dollars d’investissements sur dix ans.- Gaza “affamée” -Mais Donald Trump, qui se targue d’être aussi habile pour conclure des “deals” diplomatiques que des contrats économiques, a montré une volonté d’intervenir avec énergie dans les crises de la région.Il a brièvement abordé vendredi la situation dans la bande de Gaza, assiégée et ravagée par 19 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il affirmé.Jeudi au Qatar, il avait dit vouloir le contrôle de ce territoire palestinien et en faire “une zone de liberté”, ce à quoi le Hamas a rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre”. Sur le dossier iranien, Donald Trump a quitté Abou Dhabi sur une menace à peine voilée pour Téhéran.”Ils ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a déclaré le président américain avant son départ.Jeudi, il avait affirmé depuis Doha que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord, faisant reculer les cours du pétrole. En Arabie saoudite, il avait créé la surprise en annonçant la levée des sanctions américaines visant la Syrie. Il a ensuite rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad, et qui a fait forte impression sur lui.Donald Trump l’a trouvé “séduisant” et jugé qu’il fallait donner une “chance de grandeur” à la Syrie – référence à son célèbre slogan “Rendre sa grandeur à l’Amérique”, “Make America Great again”.Le président républicain de 78 ans a été tout aussi dithyrambique pour les dirigeants rencontrés à Abou Dhabi, à Doha et Ryad. “Vous êtes un pays extraordinaire. Vous êtes un pays riche. Vous pouvez choisir, mais je sais que vous serez toujours à mes côtés”, a-t-il par exemple dit jeudi au président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed, en lui promettant: “Et nous allons vous traiter comme vous devez l’être, de façon magnifique”. – Intelligence artificielle -Selon la Maison Blanche, les Emirats et les Etats-Unis ont signé un accord sur l’Intelligence artificielle (IA), un domaine dans lequel le pays du Golfe cherche à s’imposer en s’assurant un accès aux technologies américaines de pointe. Le président américain a qualifié sa tournée dans le Golfe d'”historique” en affirmant qu’elle pourrait “rapporter, au total, 3.500 à 4.000 milliards de dollars”, un chiffre qu’il sera très difficile de vérifier sur le long terme.Il a par ailleurs clairement confirmé la rupture avec la diplomatie de l’ancien président démocrate Joe Biden, faite en partie d’appels au respect des droits humains.Ces notions n’ont pas du tout été mises en avant dans le Golfe par le président républicain.Sous sa houlette, les Etats-Unis se garderont de dire à d’autres pays “comment vivre ou gouverner”, a-t-il promis dans un discours très remarqué à Ryad.








