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Le Hamas réaffirme qu’il “ne renoncera pas” à ses armes, avant une rencontre Trump-Netanyahu
La branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas a réaffirmé lundi que le groupe islamiste “ne renoncerait pas” à ses armes, avant une rencontre Trump-Netanyahu aux Etats-Unis consacrée notamment à l’avenir de Gaza.Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont également confirmé la mort de leur porte-parole Abou Obeida, qui avait été annoncée par Israël en août.”Notre peuple …
Iran: des commerçants ferment boutique pour dénoncer l’hyperinflation
Des commerçants ont fermé boutique lundi à Téhéran pour le deuxième jour consécutif, protestant contre la dégradation de la situation économique en Iran, entre sanctions occidentales et rapide dépréciation de la monnaie nationale.Le rial a encore atteint dimanche un plus bas historique face au dollar, selon le taux informel au marché noir, à plus de …
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En Floride, Trump et Netanyahu parlent de la trêve à Gaza et mettent en garde l’Iran
Le président américain Donald Trump, déterminé à progresser vers la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu à Gaza, a de nouveau reçu lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, son proche allié, cette fois en Floride.”Nous avons environ cinq sujets majeurs à aborder, et Gaza sera l’un d’entre eux”, a déclaré Donald Trump, en répétant qu’il devait “y avoir un désarmement du Hamas” – un des points de la deuxième phase du plan.Quelques heures plus tôt, le mouvement islamiste palestinien a toutefois réaffirmé qu’il “ne renoncera pas” aux armes “tant que l’occupation perdurera”.”Nous n’avons jamais eu d’ami comme le président Trump à la Maison Blanche”, a apprécié Benjamin Netanyahu, qui s’est entretenu plus tôt dans la journée avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.Les deux dirigeants ont également évoqué l’Iran, ennemi d’Israël, Trump accueillant Netanyahu sur les marches de sa résidence Mar-a-Lago et menaçant Téhéran de “détruire” ses installations nucléaires s’il venait à les reconstruire.Le président américain a aussi minimisé les bruits faisant état de tensions avec le Premier ministre israélien.”Il peut être très difficile” mais Israël “n’existerait peut-être pas” sans le leadership dont il a fait preuve après les attaques sans précédent du Hamas contre le pays le 7 octobre 2023, a-t-il estimé.- Cinquième rencontre -Cette rencontre entre les deux hommes est la cinquième aux Etats-Unis depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d’un an.Elle intervient au moment où Washington et des médiateurs régionaux souhaitent accélérer la cadence pour lancer la deuxième phase du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.Cette étape prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.Succès majeur de la première année du mandat du président américain, la fragile trêve à Gaza a mis fin en octobre à deux années de guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023. Toutefois Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de fréquentes violations.Le passage à la deuxième phase piétine, malgré la volonté américaine d’obtenir de nouvelles avancées.Le média américain Axios rapporte, en citant des responsables de la Maison Blanche, que Washington veut annoncer le plus rapidement possible un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza et que Donald Trump souhaite réunir un nouveau “comité de la paix” chargé de le superviser dès janvier lors du forum de Davos, en Suisse.- “Frustration américaine” -Benjamin Netanyahu insiste lui sur le “danger que posent l’Iran” et son programme balistique, “non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour les Etats-Unis”, selon une porte-parole du gouvernement, Shosh Bedrosian.Il s’agit d’une “tentative de fabriquer un nouveau casus belli” contre l’Iran après “l’argument du nucléaire”, relève Sina Toossi, chercheur au Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington.”Il y a de plus en plus de signaux illustrant la frustration de l’administration américaine vis-à-vis de Netanyahu”, estime l’analyste Yossi Mekelberg, spécialiste du Moyen-Orient au cercle de réflexion Chatham House de Londres, au moment où Israël poursuit ses frappes contre le Hamas à Gaza et en mène d’autres contre le Hezbollah libanais et en Syrie.Concernant l’Iran, des responsables israéliens font part ces derniers mois d’inquiétudes quant au risque que Téhéran reconstruise son arsenal balistique après qu’il a été considérablement affaibli par les douze jours de guerre contre Israël et les bombardements américains contre trois sites nucléaires en juin. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 24 juin.Donald Trump a déclaré lundi penser que l’Iran voulait conclure un accord mais a prévenu qu’il s’exposerait “vite” à de nouvelles frappes américaines s’il essayait de relancer son programme nucléaire.Téhéran a dénoncé un climat de pressions “psychologiques” et a menacé Israël de “conséquences plus sévères” en cas de nouvelle attaque.Donald Trump a par ailleurs espéré que Benjamin Netanyahu pourrait “s’entendre” avec le nouveau président syrien et ancien jihadiste, Ahmad al-Chareh.
Moscou accuse Kiev d’avoir attaqué la résidence de Poutine, Zelensky dénonce un “mensonge”
Moscou a accusé lundi Kiev d’avoir lancé dans la nuit une attaque de drones sur la résidence du président russe Vladimir Poutine, prévenant que sa position dans les négociations en cours pour mettre fin au conflit en Ukraine serait de ce fait “réexaminée”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt qualifié cette accusation de “mensonge” destiné à préparer de nouvelles attaques contre Kiev et à “saper” les efforts diplomatiques entre l’Ukraine et les Etats-Unis, au lendemain d’une rencontre en Floride avec Donald Trump.”Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon”, a déclaré lundi M. Trump à la presse depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach. “Vous savez qui m’en a parlé ? Le président Poutine”, a-t-il dit. “C’est une période délicate. Ce n’est pas le bon moment”, a-t-il ajouté.Ces accusations viennent semer le doute sur la poursuite des intenses tractations diplomatiques en cours depuis novembre pour tenter de mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.Dans la nuit, “le régime de Kiev a lancé une attaque terroriste utilisant 91 drones contre la résidence d’État du président” Poutine dans la région de Novgorod, a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur Telegram, précisant que tous les drones avaient été interceptés.Cette attaque, à un moment “de négociations intensives entre la Russie et les États-Unis sur le règlement du conflit ukrainien”, ne “restera pas sans réponse”, a-t-il dit.Réaction presque immédiate du président ukrainien, lors d’une conférence de presse en ligne: “Ils (la Russie) ne veulent pas mettre fin à la guerre”.Parallèlement, MM. Poutine et Trump se sont entretenus lundi par téléphone pour échanger sur les avancées des pourparlers après la rencontre dimanche de MM. Trump et Zelensky. Un entretien “positif”, selon la Maison Blanche.- “Troupes internationales” -Selon le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine a cependant déclaré à son homologue américain que la position de la Russie sur “un certain nombre d’accords conclus à l’étape précédente” et sur des solutions évoquées serait “réexaminée” après l'”attaque terroriste” de Kiev.Volodymyr Zelensky et des négociateurs de Kiev se sont de leur côté entretenus lundi par téléphone avec l’émissaire américain Steve Witkoff sur les prochaines étapes des pourparlers.M. Zelensky avait affirmé plus tôt lundi que les Etats-Unis avaient proposé à l’Ukraine des garanties de sécurité “solides” pour une période de 15 ans prolongeable face à la Russie.Le président ukrainien a par ailleurs estimé que la présence de “troupes internationales” en Ukraine, une possibilité que rejette le Kremlin, serait une garantie de sécuritaire nécessaire et “réelle” qui renforcerait la confiance des citoyens et des investisseurs face au risque d’une nouvelle agression russe.La nouvelle mouture du plan, présenté par Washington il y a près d’un mois et considéré par Kiev et ses alliés comme particulièrement favorable à Moscou, propose un gel de la ligne de front actuelle sans offrir de solution immédiate face aux revendications territoriales de la Russie, qui contrôle environ 20% de l’Ukraine.Elle abandonne aussi deux exigences clés du Kremlin : un retrait des soldats ukrainiens de la région de Donetsk, dans le bassin industriel du Donbass (est), et un engagement de l’Ukraine juridiquement contraignant de non-adhésion à l’Otan.M. Zelensky a également indiqué lundi que la question territoriale et celle du fonctionnement de la centrale nucléaire de Zaporijjia restaient les deux seuls points non résolus.- Garanties de sécurité -Lundi, le chef de l’Etat ukrainien a souligné que tout plan pour mettre fin à la guerre devrait être signé par Kiev, Moscou, Washington et les Européens.Et il a dit espérer une rencontre “dans les prochains jours”, en Ukraine, entre responsables américains et européens.Par ailleurs, il a également à nouveau soutenu l’organisation d’un référendum en Ukraine, considérant qu’il s’agirait d’un “instrument puissant” pour que la “nation ukrainienne” accepte les conditions de paix qui seraient proposées.A Kiev, des habitants se disent plutôt sceptiques sur la possibilité de garantir la sécurité future de leur pays et les demandes faites à l’Ukraine.”On a déjà signé des garanties de sécurité, et qu’est-ce que ça nous a apporté ? Absolument rien. Quelles garanties de sécurité peuvent venir d’un Etat terroriste ?”, affirme à l’AFP une photographe, Anastassia Pachtchenko, se référant à la Russie.Et dans les rues de Moscou, peu de passants veulent donner leur avis sur l’avancée des négociations.”Seule la Russie peut poser des conditions”, juge néanmoins Alexeï, un ingénieur de 53 ans, certain que le président russe n’acceptera pas les conditions sur lesquelles se sont entendus Ukrainiens, Américains et Européens.Nikita, jeune homme de 23 ans qui a combattu en Ukraine pendant un an, salue lui l’avancée russe dans l’est du pays. “La Russie est une superpuissance avec laquelle il faut encore compter”, souligne-t-il.
Brigitte Bardot sera inhumée le 7 janvier à Saint-Tropez
Les obsèques de Brigitte Bardot se dérouleront mercredi 7 janvier à Saint-Tropez avec une cérémonie religieuse retransmise sur grands écrans puis une inhumation de la star “privée et confidentielle” dans cette petite ville portuaire de la Méditerranée, a annoncé sa Fondation à l’AFP.Si la mairie a fait savoir à plusieurs médias, dont l’AFP, que l’inhumation se déroulerait dans le cimetière marin, la Fondation n’a pas souhaité à ce stade “communiquer sur le lieu de l’inhumation selon les dernières volontés de BB”. La cérémonie à l’église Notre-Dame de l’Assomption, organisée à 11H00 sur invitation, sera retransmise sur des écrans sur le port et sur la place centrale des Lices de la cité varoise. L’inhumation privée sera elle suivie d'”un hommage ouvert à tous les Tropéziens et à ses admirateurs au pré des pêcheurs”, a détaillé la Fondation, dédiée à la protection des animaux, la grande cause de sa vie pour laquelle la star planétaire avait quitté le cinéma juste avant ses 40 ans.Dès mardi matin, un “registre de condoléances sera mis à la disposition du public en mairie”, a précisé la mairie de la ville en précisant que les “personnes souhaitant y inscrire un message, pourront se présenter à l’accueil de la mairie du lundi au samedi de 09H00 à 12H30 et de 13H30 à 17H00, sauf ce jeudi 1er janvier”.Des voix se sont par ailleurs élevées pour demander à l’Elysée un hommage national, à l’image de celui rendu en 2017 au chanteur Johnny Hallyday. Eric Ciotti, député de Nice UDR, allié au Rassemblement national dont était proche Brigitte Bardot, a même lancé une pétition qui recueillait lundi en fin de journée quelque 12.000 signatures.Encore faut-il qu’elle l’ait souhaité. La décision sur l’organisation ou non d’un tel honneur revient au président de la République. Sollicité, l’Élysée n’a pas donné suite dans l’immédiat.En 2018, l’icône du 7e art, qui menait une vie de “fermière” à Saint-Tropez, disait au Monde qu’elle souhaitait reposer à La Madrague, la propriété qu’elle avait acquise à la fin des années 50, devenue aussi mythique que sa propriétaire.C’est dans cette “maison de pêcheurs laissée dans son jus”, selon sa propre description, qu’elle est décédée dimanche matin à 91 ans aux côtés de son mari Bernard d’Ormale.”Je préfère reposer là plutôt que dans le cimetière de Saint-Tropez où une foule de connards risquerait d’abîmer la tombe de mes parents et de mes grands-parents”, disait-elle en 2018. Mais depuis, elle avait sans doute pris d’autres dispositions.Le cimetière marin, situé en contrebas de la Citadelle, fait face à la Méditerranée. Outre sa famille, y reposent d’autres célébrités dont son premier mari, Roger Vadim. Elle disait de lui qu’il avait “fait ce que je suis”, la faisant notamment jouer dans “Et Dieu… créa la femme” en 1956, film qui propulsa l’actrice et le village de pêcheurs à la une des journaux.”On va encore avoir des cars et des cars de touristes”, tempête une Tropézienne qui ne souhaite pas donner son nom. “Quand on va au cimetière voir nos morts, on est dérangé par tous ceux qui cherchent Eddie Barclay et Pierre Bachelet et se font des selfies n’importe comment… C’est un cimetière, pas une discothèque”, ajoute cette femme venue promener ses petits chiens.- “Tourné le dos aux valeurs républicaines” -Autour du port, drapé dans sa torpeur hivernale, le calme dominait lundi. Seuls quelques habitants, attablés aux cafés au soleil, se racontaient discrètement des souvenirs avec l’actrice.L’accès à La Madrague était toujours barré par les gendarmes et sur une simple barrière quelques bouquets ou peluches avaient été déposés, selon une journaliste de l’AFP.Dans les kiosques, son visage mutin en noir et blanc s’affichait lui sur les Unes du monde entier, la presse qualifiant tour à tour l’actrice et chanteuse de “diva rebelle”, “passionaria de la cause animale” ou “militante controversée”.Signe de sa notoriété mondiale, l’ensemble des quotidiens britanniques en avaient fait leur une lundi comme le Daily Telegraph qui a rendu hommage à cette “légende du siècle”. Le New York Times, n’hésitant pas lui à titrer sur ses zones d’ombre: “Du sex-appeal à l’extrême droite”.Ces dernières années, Brigitte Bardot, qui avait incarné la libération des moeurs dans la France d’avant mai 1968, se distinguait surtout par ses déclarations sur la politique, l’immigration, le féminisme, les chasseurs… dont certaines lui ont valu des condamnations pour injure raciale. “La liberté, c’est d’être soi, même quand ça dérange”, proclamait-elle, bravache, en exergue d’un livre intitulé “Mon BBcédaire”, sorti début octobre. D’ailleurs, très peu de personnalités de gauche ont réagi à sa mort, tranchant avec le concert unanime de louanges à droite et à l’extrême droite. Olivier Faure, chef du parti socialiste, s’est opposé à un éventuel hommage national car même si ce fut “une actrice iconique de la nouvelle vague” elle avait aussi, selon lui, “tourné le dos aux valeurs républicaines”.jfg-las-fcc-san/dac/gvy





