AFP World

Hongrie : manifestation massive contre une loi ciblant ONG et médias indépendants

“Assez de l’autoritarisme !” : des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche en Hongrie contre un nouveau projet de loi mettant en danger les ONG et les médias accusés de “menacer la souveraineté du pays”. “Je veux vivre dans une Hongrie libre, pas dans une dictature”, pouvait-on lire sur une banderole déployée devant le …

Hongrie : manifestation massive contre une loi ciblant ONG et médias indépendants Read More »

Hongrie : manifestation massive contre une loi ciblant ONG et médias indépendants

“Assez de l’autoritarisme !” : des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche en Hongrie contre un nouveau projet de loi mettant en danger les ONG et les médias accusés de “menacer la souveraineté du pays”. “Je veux vivre dans une Hongrie libre, pas dans une dictature”, pouvait-on lire sur une banderole déployée devant le Parlement, aux côtés de drapeaux hongrois, européens et arc-en-ciel. “Cette loi est truffée d’absurdités, elle ne contient rien de concret. Tout comme en Russie, on pourra désormais être accusé d’avoir critiqué l’État et être traité d’agent de l’étranger”, a déploré Gabor, un étudiant de 25 ans qui a préféré taire son nom de famille.- “Punaises” -Le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, qui avait promis en mars “un grand nettoyage de Pâques” contre ses rivaux qualifiés de “punaises”, a mis sa menace à exécution. Après le vote d’une série d’amendements constitutionnels restreignant les droits des personnes LGBT+ et des binationaux, le parti au pouvoir a déposé en début de semaine au Parlement un texte sur “la transparence de la vie publique”.Plus de 300 ONG et médias, parmi lesquels Amnesty et Transparency International, ont signé une lettre commune dénonçant une manoeuvre “autoritaire pour rester au pouvoir”, à un an d’élections législatives qui s’annoncent serrées.Il s’agit de “faire taire toutes les voix critiques et d’éliminer ce qui reste de la démocratie hongroise”, ont-ils estimé, sur le modèle de ce qui se passe “en Russie”.Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé les dirigeants de l’UE à “condamner sans équivoque” cette législation, qui devrait être avalisée par les députés le mois prochain.- “Poutinisation de la Hongrie” -L’opposition a aussi dénoncé une “poutinisation” de la Hongrie. “Le Premier ministre a manifestement beaucoup appris de son mentor”, le président russe Vladimir Poutine, a réagi Peter Magyar, dont le parti conservateur Tisza est bien placé dans les sondages.Viktor Orban a défendu dimanche devant des militants de son parti ce texte qui vise selon le gouvernement à démanteler “des réseaux de propagande” financés par des fonds étrangers. “Oui au débat politique, oui à la liberté d’expression, non à l’argent étranger”, a-t-il déclaré.En vertu de la loi, les organisations “violant ou critiquant” les valeurs inscrites dans la Constitution, notamment “la primauté du mariage, de la famille et des sexes biologiques”, pourront être placées sur une liste noire, après recommandation de l’Autorité de souveraineté établie l’an dernier.Dans ce cas, elles devront demander l’autorisation de l’organe antiblanchiment pour recevoir des fonds de l’étranger. Leurs comptes en banque seront placés sous surveillance et les transferts de donateurs bloqués s’il s’avère que le but de cet argent est d'”influer sur la vie publique”.Si ces règles sont enfreintes, de lourdes amendes seront infligées, pouvant atteindre 25 fois le montant de l’aide financière reçue, avec menace d’interdiction des activités en cas de récidive. 

La Pologne aux urnes pour une élection présidentielle serrée, sous le regard attentif de l’Europe

Les Polonais votent dimanche au premier tour de la présidentielle, un scrutin qui s’annonce décisif pour l’avenir du gouvernement pro-européen actuel, ainsi que pour la loi sur l’avortement et les droits des minorités sexuelles. Le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, un soutien de longue date de l’UE, devrait obtenir 30% des voix, devant l’historien nationaliste Karol …

La Pologne aux urnes pour une élection présidentielle serrée, sous le regard attentif de l’Europe Read More »

La Pologne aux urnes pour une élection présidentielle serrée, sous le regard attentif de l’Europe

Les Polonais votent dimanche au premier tour de la présidentielle, un scrutin qui s’annonce décisif pour l’avenir du gouvernement pro-européen actuel, ainsi que pour la loi sur l’avortement et les droits des minorités sexuelles. Le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, un soutien de longue date de l’UE, devrait obtenir 30% des voix, devant l’historien nationaliste Karol Nawrocki avec 25% des suffrages, selon les sondages. Si ces projections se concrétisent, les deux candidats seront face à face au second tour prévu pour le 1er juin, à un moment délicat pour l’Europe en raison de la poursuite de la guerre en Ukraine, de la montée en puissance des partis d’extrême droite et des liens tendus avec Washington. Les bureaux de vote doivent fermer à 19H00 GMT et un sondage à leur sortie doit être publié aussitôt après. – “Deux visions diamétralement opposées” -Le taux de participation a été de 50,7% à quatre heures de la fin du vote, comparé à 47,9% à la même heure, à la précédente élection présidentielle il y a cinq ans.Treize candidats au total sont en lice et les résultats définitifs sont attendus pour lundi seulement.Depuis que la coalition de l’ancien leader européen Donald Tusk est arrivée au pouvoir en 2023, les initiatives clés du gouvernement sont souvent bloquées par le veto du président conservateur sortant Andrzej Duda. La politique internationale a largement dominé la campagne électorale, notamment la question de la place de la Pologne entre l’UE et les Etats-Unis, et mis en lumière un affrontement entre deux conceptions distinctes.”Ce sont des élections très importantes, qui opposent deux visions diamétralement opposées de la Pologne (…) : d’un côté, une Pologne démocratique, européenne, ouverte, sûre et honnête, et, de l’autre, tout le contraire”, déclare à l’AFP Marcin Woloszynski, un économiste de 42 ans, après avoir voté à Varsovie.Les questions sociales ont également joué un rôle important dans les débats. Rafal Trzaskowski, 53 ans, a promis de soutenir les droits à l’avortement dans un pays où il est quasiment interdit et ceux de la communauté LGBTQ.- “Un vrai Polonais”-Le parti Droit et Justice (PiS), qui soutient le nationaliste Karol Nawrocki, a souvent été en désaccord avec les alliés occidentaux de la Pologne et Bruxelles sur les questions du respect de l’Etat de droit, jusqu’à ce qu’il perde le pouvoir en 2023. M. Nawrocki, 42 ans, qui dit admirer Donald Trump, affirme que le président américain lui a dit “Vous allez gagner” lorsqu’ils se sont rencontrés à la Maison Blanche début mai. Wojciech Bobrowski, un retraité de 79 ans, est convaincu qu'”à l’heure actuelle, la Pologne a besoin d’un président qui soit un vrai Polonais et non d’un homme qui a la trahison dans les gènes”.La Pologne est depuis longtemps divisée entre les deux camps majeurs, nationaliste et pro-européen, mais beaucoup choisissent déjà une autre voie.”Je ne dirai pas pour qui j’ai voté mais certainement pas pour un de ceux qui, on le sait, passeront au second tour”, a confié à l’AFP Krystian, un ouvrier de 40 ans de Sandomierz (sud-est). Le résultat définitif de la présidentielle dépendra en grande partie du vote au second tour des partisans de Slawomir Mentzen, un candidat d’extrême droite, troisième dans les sondages, avec environ 12% des suffrages. Celui-ci est un libertarien eurosceptique, fermement opposé à l’avortement et aux migrants, qui accuse les réfugiés ukrainiens, dont le nombre est évalué à environ un million, de profiter de la Pologne. – “Arrêter la tendance antidémocratique” -Une victoire de M. Trzaskowski permettrait au gouvernement de tenir ses engagements les plus importants qui n’ont pas été honorés par la coalition en place ayant fait bien des déçus, notamment parmi les défenseurs des droits des femmes, dont celui à l’avortement.Elle lui donnerait aussi la possibilité de réaliser des progrès dans le rétablissement de l’Etat de droit, mis à mal par le précédent gouvernement populiste et le président sortant.”Nous avons la possibilité de mettre de l’ordre dans notre pays (…), nous sommes à un moment de grandes discussions sur l’avenir de la Pologne, de l’Europe et du monde”, a dit à l’agence de presse PAP le prix Nobel de la paix Lech Walesa qui a voté à Gdansk (nord).Le chef de l’Etat polonais a des pouvoirs limités mais dispose d’un droit de veto sur les initiatives législatives, une prérogative fréquemment utilisée par le président sortant. “Avec Nawrocki, le gouvernement sera de fait paralysé et cela peut mener à terme à la chute de la coalition au pouvoir”, juge la politologue Anna Materska-Sosnowska.Son succès signifierait “en réalité le retour des populistes, avec une force décuplée, au plus tard dans deux ans”, aux prochaines législatives, selon elle.Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Tusk, la Pologne renforce sa position en Europe et occupe une place de première importance aux confins orientaux de l’Alliance atlantique, face à la Russie.Dans ce contexte, note Mme Materska-Sosnowska, la présidentielle est “fondamentale”, non seulement pour la Pologne mais aussi face aux “tentatives d’arrêter la tendance antidémocratique, populiste, qui traverse l’Europe”.

La Pologne aux urnes pour une élection présidentielle serrée, sous le regard attentif de l’Europe

Les Polonais votent dimanche au premier tour de la présidentielle, un scrutin qui s’annonce décisif pour l’avenir du gouvernement pro-européen actuel, ainsi que pour la loi sur l’avortement et les droits des minorités sexuelles. Le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, un soutien de longue date de l’UE, devrait obtenir 30% des voix, devant l’historien nationaliste Karol Nawrocki avec 25% des suffrages, selon les sondages. Si ces projections se concrétisent, les deux candidats seront face à face au second tour prévu pour le 1er juin, à un moment délicat pour l’Europe en raison de la poursuite de la guerre en Ukraine, de la montée en puissance des partis d’extrême droite et des liens tendus avec Washington. Les bureaux de vote doivent fermer à 19H00 GMT et un sondage à leur sortie doit être publié aussitôt après. – “Deux visions diamétralement opposées” -Le taux de participation a été de 50,7% à quatre heures de la fin du vote, comparé à 47,9% à la même heure, à la précédente élection présidentielle il y a cinq ans.Treize candidats au total sont en lice et les résultats définitifs sont attendus pour lundi seulement.Depuis que la coalition de l’ancien leader européen Donald Tusk est arrivée au pouvoir en 2023, les initiatives clés du gouvernement sont souvent bloquées par le veto du président conservateur sortant Andrzej Duda. La politique internationale a largement dominé la campagne électorale, notamment la question de la place de la Pologne entre l’UE et les Etats-Unis, et mis en lumière un affrontement entre deux conceptions distinctes.”Ce sont des élections très importantes, qui opposent deux visions diamétralement opposées de la Pologne (…) : d’un côté, une Pologne démocratique, européenne, ouverte, sûre et honnête, et, de l’autre, tout le contraire”, déclare à l’AFP Marcin Woloszynski, un économiste de 42 ans, après avoir voté à Varsovie.Les questions sociales ont également joué un rôle important dans les débats. Rafal Trzaskowski, 53 ans, a promis de soutenir les droits à l’avortement dans un pays où il est quasiment interdit et ceux de la communauté LGBTQ.- “Un vrai Polonais”-Le parti Droit et Justice (PiS), qui soutient le nationaliste Karol Nawrocki, a souvent été en désaccord avec les alliés occidentaux de la Pologne et Bruxelles sur les questions du respect de l’Etat de droit, jusqu’à ce qu’il perde le pouvoir en 2023. M. Nawrocki, 42 ans, qui dit admirer Donald Trump, affirme que le président américain lui a dit “Vous allez gagner” lorsqu’ils se sont rencontrés à la Maison Blanche début mai. Wojciech Bobrowski, un retraité de 79 ans, est convaincu qu'”à l’heure actuelle, la Pologne a besoin d’un président qui soit un vrai Polonais et non d’un homme qui a la trahison dans les gènes”.La Pologne est depuis longtemps divisée entre les deux camps majeurs, nationaliste et pro-européen, mais beaucoup choisissent déjà une autre voie.”Je ne dirai pas pour qui j’ai voté mais certainement pas pour un de ceux qui, on le sait, passeront au second tour”, a confié à l’AFP Krystian, un ouvrier de 40 ans de Sandomierz (sud-est). Le résultat définitif de la présidentielle dépendra en grande partie du vote au second tour des partisans de Slawomir Mentzen, un candidat d’extrême droite, troisième dans les sondages, avec environ 12% des suffrages. Celui-ci est un libertarien eurosceptique, fermement opposé à l’avortement et aux migrants, qui accuse les réfugiés ukrainiens, dont le nombre est évalué à environ un million, de profiter de la Pologne. – “Arrêter la tendance antidémocratique” -Une victoire de M. Trzaskowski permettrait au gouvernement de tenir ses engagements les plus importants qui n’ont pas été honorés par la coalition en place ayant fait bien des déçus, notamment parmi les défenseurs des droits des femmes, dont celui à l’avortement.Elle lui donnerait aussi la possibilité de réaliser des progrès dans le rétablissement de l’Etat de droit, mis à mal par le précédent gouvernement populiste et le président sortant.”Nous avons la possibilité de mettre de l’ordre dans notre pays (…), nous sommes à un moment de grandes discussions sur l’avenir de la Pologne, de l’Europe et du monde”, a dit à l’agence de presse PAP le prix Nobel de la paix Lech Walesa qui a voté à Gdansk (nord).Le chef de l’Etat polonais a des pouvoirs limités mais dispose d’un droit de veto sur les initiatives législatives, une prérogative fréquemment utilisée par le président sortant. “Avec Nawrocki, le gouvernement sera de fait paralysé et cela peut mener à terme à la chute de la coalition au pouvoir”, juge la politologue Anna Materska-Sosnowska.Son succès signifierait “en réalité le retour des populistes, avec une force décuplée, au plus tard dans deux ans”, aux prochaines législatives, selon elle.Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Tusk, la Pologne renforce sa position en Europe et occupe une place de première importance aux confins orientaux de l’Alliance atlantique, face à la Russie.Dans ce contexte, note Mme Materska-Sosnowska, la présidentielle est “fondamentale”, non seulement pour la Pologne mais aussi face aux “tentatives d’arrêter la tendance antidémocratique, populiste, qui traverse l’Europe”.

Pays-Bas: grande manifestation contre “le génocide” à Gaza

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à La Haye dimanche contre la politique du gouvernement néerlandais envers Israël et contre la guerre à Gaza, plus grande manifestion depuis 20 ans aux Pays-Bas selon les organisateurs.Les manifestants portaient des vêtements rouges pour tracer symboliquement une ligne rouge, exhortant le gouvernement à prendre des mesures contre Israël, qui se rend coupable selon eux de “génocide” à Gaza.Les organisateurs de la manifestation estiment que plus de 100.000 personnes y ont participé, estimant qu’elle était la plus importante manifestation des 20 dernières années aux Pays-Bas.La police n’a, de son côté, pas donné de nombre de participants.”Aujourd’hui, je participe à la manifestation contre le génocide à Gaza et la complicité des Pays-Bas à celui-ci”, a déclaré auprès de l’AFP Rick Timmermans, un stagiaire de 25 ans.”Les Pays-Bas fournissent toujours des pièces pour les avions F-35 et refusent fermement de réfuter les actions d’Israël, et ce depuis des mois et des mois et des mois”, a-t-il ajouté.La manifestation, qui s’est déroulée dans le calme, a rassemblé des personnes de tous âges, vêtues de rouge, portant des panneaux avec l’inscription  “Stop au génocide”.”Je me sens très impuissante, car on ressent tellement d’injustice et on ne peut rien faire, à part faire entendre notre voix”, a confié Jolanda Nio, 59 ans, professeure des écoles.”J’ai parfois honte du gouvernement, parce qu’il ne veut pas tracer de limite”, dit-elle, “mais quand je vois ça, je suis à nouveau si fière de mon pays”.L’armée israélienne a annoncé dimanche de “vastes opérations terrestres dans le nord et le sud de la bande de Gaza”, où au moins 50 Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans de nouveaux bombardements, selon les secours.L’armée avait intensifié samedi son offensive à Gaza visant, selon elle, à libérer les otages israéliens retenus par le Hamas et à défaire le mouvement islamiste palestinien, une escalade critiquée à l’international.”Ce qui se passe en Israël, un pays occidental civilisé, je ne comprends pas que c’est possible, je n’ai vraiment pas les mots”, lâche Renske Schipman, 60 ans, chargée de projet.”Le gouvernement doit donc tracer une ligne rouge claire pour dire : jusqu’ici et pas plus loin”, estime-t-elle auprès de l’AFP.

Accident férroviaire en Grèce: explosion devant le domicile d’un ex-enquêteur

Un engin incendiaire a explosé tôt dimanche devant l’immeuble où habite un ancien responsable de l’enquête sur la pire catastrophe ferroviaire en Grèce qui a coûté la vie à 57 personnes en 2023, a annoncé la police. L’explosion, survenue peu avant 03h00, de cet engin posé par des inconnus, a causé des dégâts matériels mineurs à l’entrée du bâtiment, selon l’Agence de presse athénienne.Les policiers arrivés sur les lieux ont découvert des restes de bonbonnes de gaz et de pétards, ainsi que du ruban adhésif. Les investigations sur cette affaire ont été confiées à la Sûreté de l’État.Selon des sources policières, Christos Papadimitriou, qui était jusqu’à récemment le chef du secteur ferroviaire de l’agence publique de l’investigation des accidents et de la sécurité des transports (Eodasaam), réside dans cet immeuble.M. Papadimitriou a démissionné de ce poste début avril pour des “raisons personnelles et familiales” après avoir affirmé dans des interviews avoir reçu des menaces liées à son travail. Cinquante-sept personnes, pour la plupart de jeunes étudiants, sont mortes en février 2023 lorsqu’un train de voyageurs et un convoi de marchandises se sont percutés à Tempe, dans le centre de la Grèce, après avoir été autorisés à circuler sur la même voie. Certains des survivants – jusqu’à sept selon les enquêteurs de l’État mais une trentaine selon les familles – ont été tués par une “boule de feu” de 80 mètres de haut après la collision. Le 27 février, M. Papadimitriou avait présenté à Athènes un rapport évoquant la “présence possible” d’un “combustible inconnu” susceptible d’avoir provoqué ce phénomène, suscitant une controverse. “J’ai reçu des menaces parce que j’ai continué à enquêter sur ça”, a-t-il par la suite dit à Skai TV, car, a-t-il alors souligné, la théorie de la “boule de feu” repose sur une méthodologie “discutable” qui n’est “pas unanimement acceptée” par les experts.M. Papadimitriou a signalé qu’une autre théorie impliquait des huiles de silicone pour les moteurs de train et que, si cela était vrai, “tous les trains circulant en Europe” pourraient être “dangereux”. Début avril, une bombe a explosé devant les bureaux athéniens du groupe italien Hellenic Train, impliqué dans cette tragédie. Il n’y avait pas eu de blessés.Les différents rapports publiés jusqu’à présent sur les causes de cet accident continuent de nourrir la colère des Grecs qui réclament “justice”.A l’occasion du deuxième anniversaire de l’accident, des centaines de milliers de personnes avaient manifesté à travers le pays, marquant l’une de plus grandes mobilisations de ces dernières décennies.Plus de 40 personnes ont été poursuivies pour cet accident. Leur procès doit avoir lien à la fin de l’année.

Ukraine: rencontre Zelensky-JD Vance à Rome, à la veille de l’appel attendu Trump-Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est entretenu dimanche à Rome avec le vice-président américain JD Vance, évoquant ensemble l’appel attendu lundi entre Donald Trump et Vladimir Poutine, après des pourparlers infructueux entre Kiev et Moscou en Turquie.Sur le champ de bataille, la Russie continue, comme quasiment tous les jours depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022, d’attaquer son voisin, ayant lancé dans la nuit un nombre “record” de plus de 270 drones explosifs, selon Kiev.A Rome, Volodymyr Zelensky et JD Vance ont assisté dans la matinée à la messe inaugurale du nouveau pape, l’Américain Léon XIV, avant de se retrouver, avec le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, pour un échange d'”environ une demi-heure”, selon  un haut responsable ukrainien.Les deux hommes, selon cette source, ont évoqué un “cessez-le-feu”, “la possibilité” de nouvelles sanctions contre Moscou, mais surtout “les préparatifs” avant l’appel “de lundi” entre Donald Trump et Vladimir Poutine.Samedi, Donald Trump avait annoncé qu’il parlerait par téléphone lundi à son homologue russe pour “mettre fin au +bain de sang+”. Le Kremlin a ensuite confirmé la “préparation” ce cet appel.L’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, a estimé dimanche sur ABC qu’il s’attendait à une conversation “fructueuse” entre les deux dirigeants. “Le président est déterminé à obtenir des résultats” sur l’Ukraine, a-t-il ajouté, avant de mettre en garde: “Si lui n’y parvient pas, alors personne ne le pourra”.”La pression sur la Russie doit se poursuivre jusqu’à ce qu’elle soit prête à mettre fin à la guerre”, a pour sa part insisté M. Zelensky sur les réseaux sociaux, évoquant sa “bonne” réunion avec JD Vance et Marco Rubio.De son côté, Vladimir Poutine a martelé dimanche vouloir “éliminer les causes” du conflit et “garantir la sécurité de l’État russe”.- Semaine “cruciale” -Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump, qui a prévu de débriefer le président ukrainien après l’appel avec M. Poutine, appelle Moscou et Kiev à cesser les combats.Or, à ce stade, ses efforts n’ont pas permis d’avancée majeure dans le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe qui a fait, en plus de trois ans, plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires confondus.Vendredi, Russes et Ukrainiens s’étaient retrouvés pour la première fois depuis le printemps 2022 pour des pourparlers de paix directs, sous médiation turque, à Istanbul.Mais la réunion, qui a duré moins de deux heures, n’a pas abouti à une trêve, comme réclamée par Kiev et ses alliés –seul un échange de prisonniers a été convenu–, mettant en exergue le gouffre qui sépare les positions de Moscou et de Kiev.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes: que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine rejette fermement ces exigences et demande que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention.Pour éviter une nouvelle invasion russe dans l’avenir, Kiev dit aussi exiger des “garanties de sécurité” solides.Dans ce contexte, la semaine à venir sera “cruciale”, a jugé depuis Rome la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avant une rencontre avec JD Vance et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.- Drones “record” -Dans la nuit de samedi à dimanche, l’armée russe a lancé 273 drones explosifs contre l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne, “un record”, selon la vice-Première ministre Ioulia Svyrydenko.Une femme a été tuée près de Kiev et trois autres personnes, blessées, ont été hospitalisées, dont un enfant de quatre ans, selon les autorités régionales.”L’objectif de la Russie est clair: continuer à massacrer des civils”, a dénoncé Mme Svyrydenko, tandis que le chef de l’administration présidentielle, Andriï Iermak, a cinglé: “Pour la Russie, les négociations d’Istanbul ne sont qu’une couverture, Poutine veut la guerre”.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, l’armée russe a revendiqué dimanche la prise d’une nouvelle localité, Bagatyr, dans la région de Donetsk (est).Enfin, Volodymyr Zelensky a échangé au Vatican avec le nouveau pape Léon XIV, qu’il a qualifié de “symbole d’espoir pour la paix”, après que le souverain pontife eut évoqué place Saint-Pierre “l’Ukraine martyrisée”.