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Moscou accuse Kiev d’avoir attaqué la résidence de Poutine, Zelensky dénonce un “mensonge”

Moscou a accusé lundi Kiev d’avoir lancé dans la nuit une attaque de drones sur la résidence du président russe Vladimir Poutine, prévenant que sa position dans les négociations en cours pour mettre fin au conflit en Ukraine serait de ce fait “réexaminée”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt qualifié cette accusation de “mensonge” destiné …

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Législatives en Côte d’Ivoire: écrasante victoire du parti au pouvoir

Le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire a remporté une très large majorité aux élections législatives de samedi, consolidant un peu plus son hégémonie, deux mois après la réélection d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat. Fin octobre, M. Ouattara avait été réélu avec près de 90% des voix, lors d’un scrutin privé des deux grandes figures …

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La Chine lance des manoeuvres militaires simulant un blocus des ports de Taïwan

La Chine a lancé lundi des manœuvres militaires simulant le blocus des ports de Taïwan, dans un contexte de tensions particulièrement fortes après une vente d’armes américaines massive à cette île qui a déployé ses propres forces en riposte et dénoncé l'”intimidation” de Pékin.L’armée chinoise “utilise des destroyers, des frégates, des chasseurs, des bombardiers et des drones” dans le cadre de ces exercices, qui comprennent “des tirs à munitions réelles sur des cibles maritimes”, a déclaré son commandement pour la zone.Taïwan, qui a de son côté dit avoir “mené un exercice de riposte rapide”, a annoncé avoir détecté 89 avions militaires, ainsi que 28 navires de guerre et des garde-côtes chinois, à proximité de son territoire.Le président américain Donald Trump a dit lundi ne pas être préoccupé par ces manoeuvres, affirmant ne pas croire que son homologue chinois Xi Jinping puisse ordonner une invasion. “Je ne crois pas qu’il le fera”, a-t-il dit à des journalistes en parlant du président chinois, depuis sa résidence Mar-a-Lago, en Floride.Egalement interrogé pour savoir si les exercices lancés lundi par la Chine pour simuler le blocus des ports de Taïwan l’inquiétaient, le président américain a répondu: “Non, rien ne m’inquiète.”Il s’agit du nombre le plus élevé d’avions chinois signalés en une seule journée depuis le 15 octobre 2024.Le ministère taïwanais de la Défense, tout en qualifiant le Parti communiste chinois d'”agresseur”, a en outre fait état, sans autres précisions, d’une formation de navires d’assaut amphibie chinois opérant dans le Pacifique occidental.- Tensions internationales -“Toute manoeuvre malveillante visant à entraver la réunification de la Chine est vouée à l’échec”, a quant à lui assuré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, pendant une conférence de presse régulière.”Les forces extérieures qui tentent d’utiliser Taïwan pour contenir la Chine et d’armer Taïwan ne feront qu’encourager l’arrogance des partisans de l’indépendance et pousser le détroit de Taïwan dans une situation périlleuse de guerre imminente”, a-t-il mis en garde. La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et menace de recourir à la force militaire pour s’en emparer.Les tensions dans le détroit ont été ravivées par une vente d’armes massive des Etats-Unis à Taipei mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars au total, soit le montant le plus important depuis 2001. La Chine a répondu la semaine dernière en infligeant des sanctions à 20 entreprises américaines du secteur de la défense.Cette démonstration de force à grande échelle intervient également après des semaines de disputes diplomatiques entre Pékin et Tokyo au sujet de Taïwan, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi ayant laissé entendre en novembre que son pays pourrait intervenir militairement en cas d’attaque contre cette île. Une déclaration qui a suscité l’ire de la Chine.- “Mission Justice 2025” -Des journalistes de l’AFP présents à Pingtan, l’île chinoise la plus proche de Taïwan, ont aperçu deux chasseurs en train de survoler la zone et un navire de guerre au loin. Des touristes présents sur les lieux, qui flânaient et prenaient des photos, ont dit tout ignorer des manoeuvres en cours. Une femme originaire de Mongolie-Intérieure, dans le nord de la Chine, Mme Guo, a confié à l’AFP être convaincue que la réunification n’était “qu’une question de temps”. “A partir du 29 décembre, le Commandement des zones orientales de l’APL (armée chinoise) déploie ses troupes de l’Armée de terre, de la Marine, de l’Armée de l’air et de la Force des missiles pour effectuer des exercices militaires conjoints baptisés +Mission Justice 2025+”, a expliqué en début de matinée dans un communiqué le colonel Shi Yi, le porte-parole du Commandement chinois.Les troupes chinoises se focaliseront sur “les patrouilles de préparation au combat air-mer, la saisie conjointe de la supériorité globale, le blocus de ports et de zones clés, ainsi que la dissuasion multidimensionnelle”, a souligné l’officier.Dans un communiqué séparé, une carte montre cinq zones autour de Taïwan où des “tirs à munitions réelles vont être organisés” de 08H00 à 18H00 mardi (00H00 à 10H00 GMT).- Trafic maritime et aérien perturbé -“Pour des raisons de sécurité, il est conseillé à tout navire ou avion non concerné de ne pas pénétrer dans les eaux et l’espace aérien susmentionnés”, est-il précisé.”En réponse au mépris des autorités chinoises pour le droit international et à leur utilisation de l’intimidation militaire pour menacer les pays voisins, Taïwan exprime sa ferme condamnation”, a réagi la porte-parole de la présidence de Taïwan, Karen Kuo.Les exercices de cette semaine sont “un sérieux avertissement adressé aux forces séparatistes de +l’indépendance de Taïwan+ et ils constituent une action légitime et nécessaire pour préserver la souveraineté et l’unité nationale de la Chine”, a jugé Shi Yi.Des navires chinois devraient “s’approcher de l’île de Taïwan à très courte distance en provenance de différentes directions”, a-t-il précisé.Taïwan a pour sa part déclaré que certaines des zones désignées par la Chine pour ces manoeuvres se trouvaient à moins de 12 milles marins de ses côtes.L’Administration de l’aviation civile taïwanaise a fait savoir que Pékin avait décrété une “zone de danger temporaire” pour une durée de dix heures mardi, “ce qui devrait perturber le trafic aérien dans la région”. Conséquence, selon elle, plus de 100.000 passagers répartis sur 857 vols intérieurs, internationaux et de transit, seront affectés ce jour-là.

Législatives en Côte d’Ivoire: écrasante victoire du parti au pouvoir

Le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire a remporté une très large majorité aux élections législatives de samedi, consolidant un peu plus son hégémonie, deux mois après la réélection d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat. Fin octobre, M. Ouattara avait été réélu avec près de 90% des voix, lors d’un scrutin privé des deux grandes figures d’opposition, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, radiées des listes électorales. Selon les résultats définitifs proclamés lundi par la Commission électorale indépendante (CEI), le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) rafle 197 des 255 sièges, soit 77%. C’est 34 sièges de plus que dans l’Assemblée sortante.  La participation est toutefois restée faible, à 35% (presque 3 points de moins qu’en 2021), après une présidentielle où un électeur sur deux s’était déjà abstenu.Comme prévu, le RHDP a fait le plein dans le nord du pays, son fief historique dominé par l’ethnie malinké du président Ouattara, où ses scores atteignent parfois 100%. Mais le parti a également consolidé son ancrage dans les zones du sud et de l’ouest, historiquement favorables à l’opposition. “RHDP: big respect! La Côte d’Ivoire en orange”, la couleur du parti, se réjouissait lundi le quotidien pro-pouvoir Le Patriote, tandis que le Nouveau Réveil (opposition) dénonçait “des fraudes” à sa une. Le vote s’est “globalement réalisé conformément aux lois et règlements en vigueur, nonobstant quelques faits de violences et irrégularités qui n’ont eu aucune incidence sur la sincérité des opérations électorales”, a déclaré lundi le président de la CEI, Ibrahime Kuibiert Coulibaly. – Opposition laminée -L’opposition ressort laminée de ce scrutin: le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition dont le président Tidjane Thiam est hors du pays depuis mars, a subi un lourd revers. Son nombre de députés est divisé par deux et passe de 66 à 32.  Il résiste principalement dans la capitale économique Abidjan et dans des localités du centre, son bastion. L’autre grande formation d’opposition, le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) de l’ex-président Laurent Gbagbo, avait appelé au boycott et n’avait pas présenté de candidats. Il perd donc ses 18 élus de la mandature précédente. Enfin, une vingtaine de députés ont été élus en tant qu’indépendants, mais une grande partie d’entre eux sont des dissidents du RHDP qui pourraient voter avec la majorité lors des cinq prochaines années.Au pouvoir depuis 2011, M. Ouattara aura pour son quatrième mandat une mainmise totale sur les institutions du pays: son parti a une majorité encore plus large au Sénat et est à la tête de 80% des régions et deux tiers des communes. Ses supporters vantent le dynamisme économique du pays, premier producteur mondial de cacao, et la stabilité dans une région troublée par les putschs et les attaques jihadistes. Ses détracteurs dénoncent, eux, l’étouffement de l’opposition et la restriction des libertés. La question de la succession du président qui aura 84 ans jeudi et qui a promis “la transmission générationnelle” pour ce dernier mandat, devrait s’inviter dans les débats politiques ivoiriens. Tout remaniement éventuel sera particulièrement scruté après ces législatives où les grandes figures du RHDP ont toutes gagné. L’actuel dauphin constitutionnel, le vice-président Tiemoko Meyliet Koné a été élu avec 99,93% à Tafiré (nord), le puissant ministre de la Défense et frère du chef de l’Etat, Tene Birahima Ouattara a raflé la commune populaire abidjanaise d’Abobo avec 88%, tandis que le Premier ministre Robert Beugré Mambé a réuni 95% des voix à Songon (sud). Quant au président sortant de l’Assemblée nationale, le populaire Adama Bictogo, il a remporté la commune de Yopougon, à Abidjan, un ancien fief de Laurent Gbagbo, avec 68% des voix. Quelques ministres se démarquent aussi, notamment Mamadou Touré (Jeunesse) et Amadou Koné (Transports) qui se sont largement imposés dans les importantes villes de Daloa et Bouaké (centre). Du côté de l’opposition, tout est désormais à reconstruire et la question de l’avenir de Tidjane Thiam à la tête du PDCI pourrait se poser au sein du parti, après cet échec. Celui de Laurent Gbagbo devrait quant à lui s’écrire loin de l’arène politique. L’ancien chef de l’Etat a annoncé il y a deux mois qu’il allait quitter ses fonctions de président du parti. 

Le Hamas réaffirme qu’il “ne renoncera pas” à ses armes, avant une rencontre Trump-Netanyahu

La branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas a réaffirmé lundi que le groupe islamiste “ne renoncerait pas” à ses armes, avant une rencontre Trump-Netanyahu aux Etats-Unis consacrée notamment à l’avenir de Gaza.Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont également confirmé la mort de leur porte-parole Abou Obeida, qui avait été annoncée par Israël en août.”Notre peuple …

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Iran: des commerçants ferment boutique pour dénoncer l’hyperinflation

Des commerçants ont fermé boutique lundi à Téhéran pour le deuxième jour consécutif, protestant contre la dégradation de la situation économique en Iran, entre sanctions occidentales et rapide dépréciation de la monnaie nationale.Le rial a encore atteint dimanche un plus bas historique face au dollar, selon le taux informel au marché noir, à plus de …

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En Floride, Trump et Netanyahu parlent de la trêve à Gaza et mettent en garde l’Iran

Le président américain Donald Trump, déterminé à progresser vers la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu à Gaza, a de nouveau reçu lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, son proche allié, cette fois en Floride.”Nous avons environ cinq sujets majeurs à aborder, et Gaza sera l’un d’entre eux”, a déclaré Donald Trump, en répétant qu’il devait “y avoir un désarmement du Hamas” – un des points de la deuxième phase du plan.Quelques heures plus tôt, le mouvement islamiste palestinien a toutefois réaffirmé qu’il “ne renoncera pas” aux armes “tant que l’occupation perdurera”.”Nous n’avons jamais eu d’ami comme le président Trump à la Maison Blanche”, a apprécié Benjamin Netanyahu, qui s’est entretenu plus tôt dans la journée avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.Les deux dirigeants ont également évoqué l’Iran, ennemi d’Israël, Trump accueillant Netanyahu sur les marches de sa résidence Mar-a-Lago et menaçant Téhéran de “détruire” ses installations nucléaires s’il venait à les reconstruire.Le président américain a aussi minimisé les bruits faisant état de tensions avec le Premier ministre israélien.”Il peut être très difficile” mais Israël “n’existerait peut-être pas” sans le leadership dont il a fait preuve après les attaques sans précédent du Hamas contre le pays le 7 octobre 2023, a-t-il estimé.- Cinquième rencontre -Cette rencontre entre les deux hommes est la cinquième aux Etats-Unis depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d’un an.Elle intervient au moment où Washington et des médiateurs régionaux souhaitent accélérer la cadence pour lancer la deuxième phase du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.Cette étape prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.Succès majeur de la première année du mandat du président américain, la fragile trêve à Gaza a mis fin en octobre à deux années de guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023. Toutefois Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de fréquentes violations.Le passage à la deuxième phase piétine, malgré la volonté américaine d’obtenir de nouvelles avancées.Le média américain Axios rapporte, en citant des responsables de la Maison Blanche, que Washington veut annoncer le plus rapidement possible un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza et que Donald Trump souhaite réunir un nouveau “comité de la paix” chargé de le superviser dès janvier lors du forum de Davos, en Suisse.- “Frustration américaine” -Benjamin Netanyahu insiste lui sur le “danger que posent l’Iran” et son programme balistique, “non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour les Etats-Unis”, selon une porte-parole du gouvernement, Shosh Bedrosian.Il s’agit d’une “tentative de fabriquer un nouveau casus belli” contre l’Iran après “l’argument du nucléaire”, relève Sina Toossi, chercheur au Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington.”Il y a de plus en plus de signaux illustrant la frustration de l’administration américaine vis-à-vis de Netanyahu”, estime l’analyste Yossi Mekelberg, spécialiste du Moyen-Orient au cercle de réflexion Chatham House de Londres, au moment où Israël poursuit ses frappes contre le Hamas à Gaza et en mène d’autres contre le Hezbollah libanais et en Syrie.Concernant l’Iran, des responsables israéliens font part ces derniers mois d’inquiétudes quant au risque que Téhéran reconstruise son arsenal balistique après qu’il a été considérablement affaibli par les douze jours de guerre contre Israël et les bombardements américains contre trois sites nucléaires en juin. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 24 juin.Donald Trump a déclaré lundi penser que l’Iran voulait conclure un accord mais a prévenu qu’il s’exposerait “vite” à de nouvelles frappes américaines s’il essayait de relancer son programme nucléaire.Téhéran a dénoncé un climat de pressions “psychologiques” et a menacé Israël de “conséquences plus sévères” en cas de nouvelle attaque.Donald Trump a par ailleurs espéré que Benjamin Netanyahu pourrait “s’entendre” avec le nouveau président syrien et ancien jihadiste, Ahmad al-Chareh.