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Chaleur record dans le nord et l’est de la Chine

Des températures record de plus de 40 degrés ont été enregistrées cette semaine dans certaines zones du nord et du centre de la Chine, selon un média d’État et les autorités.La Chine subit depuis plusieurs étés une série d’événements météorologiques extrêmes, des canicules aux sécheresses en passant par des pluies diluviennes et des inondations.Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, la Chine est aussi un mastodonte des énergies renouvelables et espère atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.Parmi les ville les plus touchées par la vague de chaleur, Zhengzhou, métropole de 13 millions d’habitants et capitale de la province du Henan (centre), a connu lundi un pic à 41°C, a indiqué mardi la télévision étatique CCTV.A Linzhou, un peu plus au nord, le mercure a grimpé jusqu’à 43,2°C, tandis que la petite ville de Shahe, dans la province du Hebei (nord), a enregistré 42,9°C, ont indiqué lundi les services météorologiques nationaux.Mais ces températures extrêmes devraient baisser d’ici vendredi, avec des chutes brutales pouvant atteindre 15°C par endroits.La Chine a considérablement accru ses capacités dans l’éolien et le solaire ces dernières années afin de réduire la dépendance de son économie au charbon – une source d’énergie très polluante.Mais selon des experts, le pays reste en retard sur un de ses importants objectifs pour 2030, à savoir réduire son intensité carbone (les émissions de CO2 par rapport au PIB) de 65% par rapport à 2005.L’essor des renouvelables en Chine a permis une baisse des émissions de CO2 au premier trimestre 2025, malgré une demande d’électricité en forte progression.Porté par de nouvelles capacités éoliennes, solaires et nucléaires, le pays a vu ses émissions de CO2 reculer de 1,6% sur un an, d’après Lauri Myllyvirta, analyste au Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA), un institut de recherche basé en Finlande.La Chine avait annoncé le mois dernier que sa capacité en énergie éolienne et solaire, au premier trimestre, avait dépassé pour la première fois celle issue des installations thermiques, principalement générée par des centrales à charbon.Le charbon demeure un élément essentiel du bouquet énergétique chinois.Malgré l’essor des énergies renouvelables, la Chine a ainsi lancé la construction de 94,5 gigawatts de centrales au charbon en 2024, soit 93% du total mondial l’an dernier, selon un rapport publié en février par le CREA et l’organisme Global Energy Monitor (GEM), basé aux États-Unis. La production chinoise de charbon a connu une hausse constante ces dernières années, passant de 3,9 milliards de tonnes en 2020 à 4,8 milliards de tonnes en 2024.

Au Royaume-Uni, un printemps exceptionnellement sec suscite les angoisses des agriculteurs

Sans elle, ses betteraves à sucre et ses pommes de terre ne pousseront pas: Luke Abblitt, agriculteur de l’est de l’Angleterre, “prie pour que la pluie” tombe alors que le Royaume-Uni connaît jusqu’ici son printemps le plus sec depuis plus d’un siècle et demi.Sur sa ferme de 400 hectares près de Peterborough, pas une goutte de pluie n’est tombée depuis la fin mars.”Je ne sais pas très bien comment je vais m’en sortir”, reconnaît l’agriculteur de 36 ans, qui n’a pas de système d’irrigation sur ses terres où il cultive également de l’orge et du blé.Alignées dans son champ, les petites tiges vertes des betteraves à sucre, plantées en avril, devraient “faire au moins le double de taille” et avoir une racine, constate-t-il en grattant la terre poussiéreuse.Dans le champ voisin, aidé de son père Clive, il vient de finir de planter à grand-peine ses pommes de terre dans un sol dur comme de la pierre.Selon l’agence de météorologie Met office, il est tombé 80,6 millimètres de pluie au Royaume-Uni depuis le début du printemps en mars, bien moins que le plus bas niveau historique de la saison qui remonte à 1852 avec 100,7 mm.Il s’agit “jusqu’à présent (du) printemps le plus sec depuis plus d’un siècle”, a indiqué l’agence à l’AFP, tout en précisant qu’il fallait encore attendre la fin mai pour confirmer ce record.Dans ce pays connu pour son climat océanique, l’absence de pluie et un ensoleillement record touchent notamment l’Écosse et le nord de l’Angleterre, où les niveaux des réservoirs d’eau “sont particulièrement, voire exceptionnellement bas”, selon l’Agence de l’Environnement.Cette dernière a convoqué une réunion de son groupe de travail sécheresse il y a deux semaines et a exhorté les compagnies d’eau à “faire davantage pour préserver les réserves” britanniques.Le souvenir de l’été 2022, qui a vu le Royaume-Uni dépasser les 40 degrés pour la première fois, est dans toutes les têtes.- “D’un extrême à l’autre” -Dans la grange, Luke et Clive Abblitt manipulent une bruyante machine jaune qui emballe les pommes de terre récoltées l’an passé dans des sacs de 25 kilos.”Les patates, très gourmandes en eau (…) sont celles qui me rapportent le plus”, explique Luke, mais sans pluie, elles vont bientôt “cesser de grandir”.Si celles de cette année ne grossissent pas suffisamment pour atteindre le calibre de 45 millimètres, l’agriculteur ne pourra pas les vendre à ses clients, des restaurants britanniques qui en font des frites pour le célèbre “fish and chips”.”Nous passons d’un extrême à l’autre: il pleut beaucoup en hiver, et moins au printemps et en été”, constate l’agriculteur, qui doit “adapter (ses) méthodes de culture ou explorer de nouvelles variétés” résistantes.Avec le changement climatique, “la probabilité des sécheresses augmente”, affectant la quantité d’eau dans les réservoirs ou les rivières, indique à l’AFP Liz Bentley, directrice de la Royal Meteorological Society.Cette probabilité est passée, selon elle, d’un épisode de sécheresse grave tous les 16 ans à un tous les cinq ans dans les années 2020, avant de monter à un épisode tous les trois ans dans les prochaines décennies.Côté agricole, la faible humidité du sol entraîne “une baisse des récoltes et une hausse du prix des denrées alimentaires dans les supermarchés”, ajoute Liz Bentley.Certains agriculteurs ont commencé à irriguer plus tôt, rapporte le principal syndicat agricole NFU, qui réclame des investissements pour installer des cuves de stockage directement sur les exploitations.”Les conditions météorologiques extrêmes impactent notre capacité à nourrir le pays (…) et le gouvernement doit reconnaître l’importance de l’eau pour la production alimentaire” en période de pénurie, a plaidé sa vice-présidente Rachel Hallos dans un communiqué.Luke Abblitt, lui, a demandé il y a deux ans une licence pour installer un système d’irrigation sur ces terres qu’il loue aux autorités locales.Il ne l’a pas encore obtenue. Sans elle, “je ne peux compter que sur l’eau qui tombe du ciel”, résume l’agriculteur.

La banque centrale chinoise abaisse deux taux d’intérêt clés

La banque centrale chinoise a abaissé mardi deux taux d’intérêt clés à des niveaux historiquement bas, dernier effort des autorités pour stimuler la croissance sur fond de tensions commerciales avec Washington et de crise du secteur immobilier.La Chine et les États-Unis ont convenu la semaine dernière de réduire fortement pendant 90 jours les droits de douane imposés réciproquement, suscitant l’espoir des milieux économiques d’une réduction durable des tensions.Mais l’Etat-parti chinois doit encore faire face à une stagnation de la consommation interne et à une longue crise de l’immobilier, qui menacent son objectif de croissance d’environ 5% pour 2025.Le LPR à un an, qui constitue la référence des taux les plus avantageux que les banques peuvent offrir aux entreprises et aux ménages, a été abaissé de 3,1% à 3%, a annoncé mardi la Banque populaire de Chine (PBoC).Le LPR à cinq ans, la référence pour les prêts hypothécaires, a été abaissé de 3,6% à 3,5%, selon la même source.Ces deux taux avaient déjà été abaissés en octobre, atteignant alors des planchers historiques.Ces nouvelles baisses “vont réduire le montant des paiements d’intérêts sur les prêts existants, ce qui allégera quelque peu la pression pesant sur les entreprises endettées. Elles vont aussi faire baisser le coût des nouveaux prêts”, écrit dans une note Zichun Huang, économiste chez Capital Economics.”Mais de modestes baisses de taux ne suffiront probablement pas, à elles seules, à stimuler de manière significative la demande de crédit ou l’activité économique dans son ensemble”, affirme-t-elle.”Les réductions annoncées aujourd’hui… ne seront probablement pas les dernières cette année”, conclut l’économiste.- Salve de mesures -Depuis des mois, les autorités s’efforcent d’activer les leviers à leur disposition pour donner un nouveau souffle à la deuxième économie mondiale.En décembre, les principaux dirigeants chinois, dont le président chinois Xi Jinping, avaient identifié plusieurs “tâches clés” pour 2025, dont une stimulation “vigoureuse” de la consommation, la stabilisation du commerce extérieur et l’enraiement de la chute du marché immobilier.”Cette année, nous abaisserons le taux des réserves obligatoires et des taux d’intérêt comme il se doit en fonction des situations économique et financière” à l’intérieur et à l’extérieur du pays, avait également prévenu en mars le gouverneur de la banque centrale chinoise.Plus tôt ce mois-ci, cette dernière avait annoncé une baisse de 0,5 point de pourcentage du montant des réserves obligatoires des banques, afin d’inciter les établissements bancaires à accorder davantage de prêts.Signe positif pour Pékin, la production industrielle a grimpé de 6,1% en avril par rapport à l’an passé, selon le Bureau national des statistiques (NBS) chinois, un taux supérieur aux attentes des économistes sondés par l’agence Bloomberg.Mais, toujours selon le BNS, les prix des logements neufs ont reculé dans 67 des 70 villes sondées sur la même période, indiquant un marché de l’immobilier toujours fragile.Le spectre de la déflation pèse également sur l’économie chinoise: en avril, l’indice des prix à la consommation a reculé de 0,1% sur un an, après des baisses consécutives en février et en mars.

Cannes: premier film pour Scarlett Johansson, l’Iranien Panahi de retour en festival après 15 ans

Scarlett Johansson gravira pour la première fois les marches cannoises dans la peau d’une réalisatrice mardi, tandis que Jafar Panahi, cinéaste dissident iranien présentera son film en personne, une première depuis 15 ans dans un festival de cinéma.La projection d'”Eleanor the Great”, tourné par la comédienne américaine, est l’un des évènements les plus attendus de la quinzaine.Elle est la deuxième star hollywoodienne à présenter un premier film dans la section Un certain regard cette année, après Kristen Stewart avec “The chronology of water”. Le film de l’actrice de “Lost in translation” et “Match Point”, l’une des mieux payées du cinéma américain, raconte l’histoire d’Eleanor Morgenstein (June Squibb) qui, à 94 ans, retourne vivre à New York pour prendre un nouveau départ après des décennies passées en Floride.”J’ai vu son film et j’ai adoré”, a confié le réalisateur Wes Anderson, qui l’a fait tourner dans trois de ses films dont “The Phoenician Scheme”, en compétition pour la Palme d’or cette année.”Scarlett fait des films depuis peut-être plus longtemps que moi. Elle a une vingtaine d’années de moins que moi mais je crois qu’elle a tourné pour la première fois quand elle avait neuf ans”, s’est-il amusé.- Longue absence -L’autre moment fort de la journée sera la montée des marches de Jafar Panahi.Le réalisateur multi-primé, qui a fait sept mois de prison en Iran en 2022 et 2023, a pu quitter Téhéran avec son équipe pour rejoindre Cannes, où il présentera “Un simple accident”, tourné clandestinement, sans aucun financement iranien, sur lequel très peu d’informations ont filtré.Panahi n’avait plus mis les pieds dans un festival international depuis 15 ans et le début de ses ennuis judiciaires dans son pays, qui l’ont longtemps privé de passeport et donc de liberté de voyager.Entre-temps, le réalisateur de “Taxi Téhéran”, Ours d’or à Berlin en 2015, et “Trois visages”, prix du scénario à Cannes en 2018, a été récompensé également à Venise en 2022 avec le prix spécial du jury pour “Aucun ours”.La semaine dernière, quatre membres de l’équipe du film ont été convoqués par les forces de l’ordre iraniennes pour des interrogatoires, a indiqué l’entourage du réalisateur à l’AFP.Jafar Panahi a été condamné à 6 ans de prison en 2010 pour “propagande contre le régime”, avec l’interdiction de tourner un film ou de quitter le pays pendant 20 ans.Il avait finalement récupéré un passeport et le droit de voyager en avril 2023, en profitant pour se rendre en France où sa fille réside.L’autre film en compétition mardi, “Fuori”, adapte l’histoire d’une autrice italienne, Goliarda Sapienza, incarcérée en 1980 pour vol.Ce biopic, réalisé par Mario Martone et avec Valeria Golino, signe le retour à Cannes en compétition officielle de l’Italien de 65 ans après ses premiers pas en 2022 avec “Nostalgia”.

Cannes: premier film pour Scarlett Johansson, l’Iranien Panahi de retour en festival après 15 ans

Scarlett Johansson gravira pour la première fois les marches cannoises dans la peau d’une réalisatrice mardi, tandis que Jafar Panahi, cinéaste dissident iranien présentera son film en personne, une première depuis 15 ans dans un festival de cinéma.La projection d'”Eleanor the Great”, tourné par la comédienne américaine, est l’un des évènements les plus attendus de la quinzaine.Elle est la deuxième star hollywoodienne à présenter un premier film dans la section Un certain regard cette année, après Kristen Stewart avec “The chronology of water”. Le film de l’actrice de “Lost in translation” et “Match Point”, l’une des mieux payées du cinéma américain, raconte l’histoire d’Eleanor Morgenstein (June Squibb) qui, à 94 ans, retourne vivre à New York pour prendre un nouveau départ après des décennies passées en Floride.”J’ai vu son film et j’ai adoré”, a confié le réalisateur Wes Anderson, qui l’a fait tourner dans trois de ses films dont “The Phoenician Scheme”, en compétition pour la Palme d’or cette année.”Scarlett fait des films depuis peut-être plus longtemps que moi. Elle a une vingtaine d’années de moins que moi mais je crois qu’elle a tourné pour la première fois quand elle avait neuf ans”, s’est-il amusé.- Longue absence -L’autre moment fort de la journée sera la montée des marches de Jafar Panahi.Le réalisateur multi-primé, qui a fait sept mois de prison en Iran en 2022 et 2023, a pu quitter Téhéran avec son équipe pour rejoindre Cannes, où il présentera “Un simple accident”, tourné clandestinement, sans aucun financement iranien, sur lequel très peu d’informations ont filtré.Panahi n’avait plus mis les pieds dans un festival international depuis 15 ans et le début de ses ennuis judiciaires dans son pays, qui l’ont longtemps privé de passeport et donc de liberté de voyager.Entre-temps, le réalisateur de “Taxi Téhéran”, Ours d’or à Berlin en 2015, et “Trois visages”, prix du scénario à Cannes en 2018, a été récompensé également à Venise en 2022 avec le prix spécial du jury pour “Aucun ours”.La semaine dernière, quatre membres de l’équipe du film ont été convoqués par les forces de l’ordre iraniennes pour des interrogatoires, a indiqué l’entourage du réalisateur à l’AFP.Jafar Panahi a été condamné à 6 ans de prison en 2010 pour “propagande contre le régime”, avec l’interdiction de tourner un film ou de quitter le pays pendant 20 ans.Il avait finalement récupéré un passeport et le droit de voyager en avril 2023, en profitant pour se rendre en France où sa fille réside.L’autre film en compétition mardi, “Fuori”, adapte l’histoire d’une autrice italienne, Goliarda Sapienza, incarcérée en 1980 pour vol.Ce biopic, réalisé par Mario Martone et avec Valeria Golino, signe le retour à Cannes en compétition officielle de l’Italien de 65 ans après ses premiers pas en 2022 avec “Nostalgia”.