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Cannes: Jafar Panahi défie Téhéran, Scarlett Johansson devient cinéaste

Pour la première fois depuis 15 ans, le cinéaste iranien Jafar Panahi a pu se déplacer en personne à Cannes pour présenter “Un simple accident”, un thriller en forme de défi aux autorités de Téhéran et d’introspection pour ses dissidents.La projection du film, en lice pour la Palme d’or, était l’un des évènements du jour, avec celle du premier long métrage de réalisatrice d’une star d’Hollywood, Scarlett Johansson, et le retour de l’actrice francophile et francophone Jodie Foster, dans un film français signé Rebecca Zlotowski.Peu de montées des marches auront été aussi symboliques que celle de Panahi, 64 ans, et de son équipe: très grand nom du cinéma iranien, le réalisateur de “Taxi Téhéran” ou “Trois visages” est habitué à voir ses oeuvres primées dans les plus grands festivals, beaucoup moins à fouler les tapis rouges.Depuis sa condamnation en 2010 pour “propagande contre le régime”, il n’avait pu se rendre à aucun de ces rendez-vous internationaux. Nul ne sait quel sort lui réserveront les autorités de Téhéran après ce onzième long-métrage qui s’en prend très directement à elles et à l’arbitraire des forces de sécurité.L’an dernier, un autre cinéaste iranien, Mohammad Rasoulof, a choisi l’exil, arrivant clandestinement à Cannes pour son film brûlot “Les graines du figuier sauvage” (prix spécial du jury). – La justice et la vengeance -Comme lui, Panahi a tourné dans la clandestinité. Au mépris des lois, plusieurs de ses actrices apparaissent cheveux nus, comme récemment dans “Mon gâteau préféré” du couple de cinéastes Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha, sélectionnés à Berlin l’an dernier puis condamnés à des peines de prison avec sursis pour “propagande contre le régime et obscénité”. Thriller très réussi, “Un simple accident” raconte l’histoire d’un homme enlevé par d’anciens détenus convaincus qu’il était leur tortionnaire en prison. Le long-métrage est aussi une réflexion sur la justice et la vengeance face à l’arbitraire.Avec ce film, Panahi, incarcéré à deux reprises dans son pays, devient un candidat très sérieux à la Palme d’or, décernée samedi par la présidente du jury Juliette Binoche. Actrice engagée, celle-ci l’a régulièrement soutenu.Son compatriote Saeed Roustaee présentera jeudi “Woman and Child”. Sa dernière venue à Cannes pour “Leïla et ses frères”, en 2022, lui a valu une peine de six mois de prison en Iran.- “Historique et très actuel” -Seconde star hollywoodienne à présenter un premier film dans la section Un certain regard cette année, après Kristen Stewart avec “The chronology of water”, Scarlett Johansson a, pour sa part, fait salle comble avec “Eleanor the Great” – “un rêve devenu réalité”, a-t-elle confié, citée sur le site spécialisé Variety.Le long métrage de l’actrice de 40 ans, vue dans “Lost in translation” et “Match Point”, suit Eleanor Morgenstein (June Squibb) qui, à 94 ans, retourne à New York pour prendre un nouveau départ après des décennies passées en Floride.”C’est un film sur l’amitié, sur le deuil, sur le pardon. Et je pense que ce sont tous des thèmes dont nous avons particulièrement besoin aujourd’hui (…) C’est un film que je trouve historique et également très actuel”, a poursuivi Scarlett Johansson.L’autre film en compétition, “Fuori”, adapte l’histoire d’une autrice italienne, Goliarda Sapienza, incarcérée pour vol en 1980. Ce long-métrage, réalisé par Mario Martone et avec Valeria Golino, signe le retour de l’Italien de 65 ans dans la course à la Palme, après “Nostalgia” en 2022 et “L’Amour meurtri” en 1995.Hors compétition (section Cannes Première), les festivaliers devaient découvrir en soirée “Vie privée”, le nouveau thriller psychologique de Rebecca Zlotowski (“Les enfants des autres”, “Une fille facile”) qui, aux côtés de Virginie Efira et Daniel Auteuil, a embauché Jodie Foster.Présent à Cannes pour le 25e anniversaire de son film “Amours chiennes”, le Mexicain Alejandro González Iñárritu a enfin annoncé préparer une installation artistique sur l’œuvre qui l’a révélé à partir de rushs non utilisés. Elle sera présentée en septembre et octobre à la Fondation Prada à Milan, puis à Los Angeles et au Mexique. Le cinéaste prévoit également de ressortir le film en septembre.

Ukraine: Zelensky accuse la Russie de “gagner du temps” dans les discussions

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie de “gagner du temps” en faisant traîner les discussions en vue d’un cessez-le-feu afin de poursuivre son invasion de l’Ukraine, au lendemain d’un appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump sans résultats tangibles.Cet entretien téléphonique de deux heures entre les dirigeants russe et américain, trois jours après les premiers pourparlers de paix russo-ukrainiens depuis 2022, n’a pas abouti à l’annonce d’un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev et les Européens.Malgré l’absence d’avancée majeure, Donald Trump, qui pousse la Russie et l’Ukraine à faire taire les armes, a assuré que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.En l’état, aucun calendrier n’a été annoncé et il n’y a aucune garantie que Moscou et Kiev trouvent un accord.- “Rien n’a bougé” -Volodymyr Zelensky a regretté mardi que “la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation”, qualifiant les conditions posées par Moscou d'”irréalistes”.A Washington, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a assuré que son pays n’a pas fait “la moindre concession” à Moscou. Il a expliqué que le président Trump ne souhaitait pas imposer de nouvelles sanctions à la Russie car “à l’heure actuelle, si vous commencez à menacer de sanctions, les Russes cesseront de parler, et il est utile que nous puissions leur parler et les pousser à s’asseoir à la table des négociations”.Il a évoqué la possibilité que les Russes ne soient “pas intéressés par un accord de paix” et qu’ils veuillent “simplement continuer à faire la guerre”.A Kiev, des habitants interrogés par l’AFP disaient leur déception.”Rien n’a bougé”, se désole ainsi Vitali, un ingénieur de 53 ans. Catégorique, Daryna, une étudiante de 21 ans, pense elle qu'”il est inutile de discuter avec l’agresseur”, tandis que Victoria, une enseignante retraitée, confie ne “plus (avoir) du tout” confiance en Donald Trump pour trouver une issue au conflit, plaçant désormais “ses espoirs” dans les dirigeants européens.A Moscou, Sofia, 72 ans, dit pour sa part ressentir de “l’incertitude”: “J’aimerais savoir ce qui va nous arriver, pas seulement concernant ma famille, mais concernant notre pays en général”.Sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois appelé à “un cessez-le-feu” et à “une diplomatie honnête”, à l’issue d’un appel avec la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.En l’état, les approches de l’Ukraine et de la Russie s’opposent: Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats.Les principales capitales européennes, fidèles soutiens de Kiev, menacent ainsi la Russie de sanctions “massives” faute de cessez-le-feu, mais Vladimir Poutine a balayé cette requête, considérant que cela donnerait du temps à l’armée ukrainienne pour se réarmer grâce aux livraisons occidentales.- “Mémorandum” -Dans ce qui ressemble à ce stade à une impasse diplomatique, Donald Trump a toutefois assuré “que des progrès ont été accomplis” lundi.Le ton de Vladimir Poutine était toutefois plus prudent, qualifiant la conversation d'”utile” et estimant que les discussions avec l’Ukraine allaient “dans la bonne voie”, après plus de trois ans d’invasion russe qui ont fait des dizaines de milliers de morts dans les deux camps.A la presse, il a affirmé que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum”, étape préalable avant un “possible traité de paix”, et a souligné le besoin de “trouver des compromis”.Mais Volodymyr Zelensky a dit lundi soir “ne rien savoir” sur une telle feuille de route diplomatique.Depuis qu’il a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine en février 2022, Vladimir Poutine maintient des exigences maximalistes, notamment que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et qu’elle abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014.L’Ukraine rejette, elle, fermement ces exigences et demande que l’armée russe, qui occupe près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention.- “Victoire tactique” -Pour éviter une nouvelle invasion russe dans le futur, Kiev appelle également à des “garanties de sécurité” solides, notamment des Etats-Unis. Le président ukrainien a averti lundi que Vladimir Poutine “bénéficierait” d’un éventuel désengagement américain des pourparlers.Cette perspective inquiète également les Européens, qui ont adopté formellement mardi un 17e paquet de sanctions contre Moscou et attendent “une réaction forte” de Washington si Moscou continuait à camper sur ses positions.Les Occidentaux cherchent à “faire échouer le dialogue constructif” russo-américain, a dénoncé pour sa part l’émissaire de Vladimir Poutine pour les questions économiques à l’international, Kirill Dmitriev. “C’est une nouvelle victoire tactique pour Poutine”, analyse auprès de l’AFP le politologue indépendant Konstantin Kalatchev, selon qui le statu quo actuel va donner “du temps” à l’armée russe, qui “espère achever cet été la défaite des troupes ukrainiennes”.A l’avantage sur le front, les forces russes ont revendiqué ces derniers jours une poussée dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats.

Ukraine: Zelensky accuse la Russie de “gagner du temps” dans les discussions

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie de “gagner du temps” en faisant traîner les discussions en vue d’un cessez-le-feu afin de poursuivre son invasion de l’Ukraine, au lendemain d’un appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump sans résultats tangibles.Cet entretien téléphonique de deux heures entre les dirigeants russe et américain, trois jours après les premiers pourparlers de paix russo-ukrainiens depuis 2022, n’a pas abouti à l’annonce d’un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev et les Européens.Malgré l’absence d’avancée majeure, Donald Trump, qui pousse la Russie et l’Ukraine à faire taire les armes, a assuré que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.En l’état, aucun calendrier n’a été annoncé et il n’y a aucune garantie que Moscou et Kiev trouvent un accord.- “Rien n’a bougé” -Volodymyr Zelensky a regretté mardi que “la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation”, qualifiant les conditions posées par Moscou d'”irréalistes”.A Washington, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a assuré que son pays n’a pas fait “la moindre concession” à Moscou. Il a expliqué que le président Trump ne souhaitait pas imposer de nouvelles sanctions à la Russie car “à l’heure actuelle, si vous commencez à menacer de sanctions, les Russes cesseront de parler, et il est utile que nous puissions leur parler et les pousser à s’asseoir à la table des négociations”.Il a évoqué la possibilité que les Russes ne soient “pas intéressés par un accord de paix” et qu’ils veuillent “simplement continuer à faire la guerre”.A Kiev, des habitants interrogés par l’AFP disaient leur déception.”Rien n’a bougé”, se désole ainsi Vitali, un ingénieur de 53 ans. Catégorique, Daryna, une étudiante de 21 ans, pense elle qu'”il est inutile de discuter avec l’agresseur”, tandis que Victoria, une enseignante retraitée, confie ne “plus (avoir) du tout” confiance en Donald Trump pour trouver une issue au conflit, plaçant désormais “ses espoirs” dans les dirigeants européens.A Moscou, Sofia, 72 ans, dit pour sa part ressentir de “l’incertitude”: “J’aimerais savoir ce qui va nous arriver, pas seulement concernant ma famille, mais concernant notre pays en général”.Sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois appelé à “un cessez-le-feu” et à “une diplomatie honnête”, à l’issue d’un appel avec la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.En l’état, les approches de l’Ukraine et de la Russie s’opposent: Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats.Les principales capitales européennes, fidèles soutiens de Kiev, menacent ainsi la Russie de sanctions “massives” faute de cessez-le-feu, mais Vladimir Poutine a balayé cette requête, considérant que cela donnerait du temps à l’armée ukrainienne pour se réarmer grâce aux livraisons occidentales.- “Mémorandum” -Dans ce qui ressemble à ce stade à une impasse diplomatique, Donald Trump a toutefois assuré “que des progrès ont été accomplis” lundi.Le ton de Vladimir Poutine était toutefois plus prudent, qualifiant la conversation d'”utile” et estimant que les discussions avec l’Ukraine allaient “dans la bonne voie”, après plus de trois ans d’invasion russe qui ont fait des dizaines de milliers de morts dans les deux camps.A la presse, il a affirmé que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum”, étape préalable avant un “possible traité de paix”, et a souligné le besoin de “trouver des compromis”.Mais Volodymyr Zelensky a dit lundi soir “ne rien savoir” sur une telle feuille de route diplomatique.Depuis qu’il a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine en février 2022, Vladimir Poutine maintient des exigences maximalistes, notamment que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et qu’elle abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014.L’Ukraine rejette, elle, fermement ces exigences et demande que l’armée russe, qui occupe près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention.- “Victoire tactique” -Pour éviter une nouvelle invasion russe dans le futur, Kiev appelle également à des “garanties de sécurité” solides, notamment des Etats-Unis. Le président ukrainien a averti lundi que Vladimir Poutine “bénéficierait” d’un éventuel désengagement américain des pourparlers.Cette perspective inquiète également les Européens, qui ont adopté formellement mardi un 17e paquet de sanctions contre Moscou et attendent “une réaction forte” de Washington si Moscou continuait à camper sur ses positions.Les Occidentaux cherchent à “faire échouer le dialogue constructif” russo-américain, a dénoncé pour sa part l’émissaire de Vladimir Poutine pour les questions économiques à l’international, Kirill Dmitriev. “C’est une nouvelle victoire tactique pour Poutine”, analyse auprès de l’AFP le politologue indépendant Konstantin Kalatchev, selon qui le statu quo actuel va donner “du temps” à l’armée russe, qui “espère achever cet été la défaite des troupes ukrainiennes”.A l’avantage sur le front, les forces russes ont revendiqué ces derniers jours une poussée dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats.

Mexique: la violence frappe la gauche au pouvoir avec un double homicide à Mexico

La violence a frappé mardi de près la gauche au pouvoir au Mexique, avec le double assassinat par balles à Mexico de deux collaborateurs de la maire Clara Brugada, elle-même une fidèle de la présidente Claudia Sheinbaum.La secrétaire personnelle de la maire, Ximena Guzman, et un conseiller, José Muñoz, ont été assassinés en pleine rue et en pleine heure de pointe, a rapporté le bureau de la maire, Clara Brugada, dans un communiqué. Ils ont été victimes d’une “agression directe”, a dénoncé Mme Brugada.Tous deux étaient membres du parti de gauche Morena, tout comme la maire et la présidente de la République, Claudia Sheinbaum.Mme Brugada a succédé à Claudia Sheinbaum à la tête de la ville aux neuf millions d’habitants après les élections du 2 juin 2024.L’attaque s’est produite avant 08h00 locales (14h00 GMT) près de la Calzada de Tlalpan, une grande avenue reliant le sud au centre de la ville. Mme Guzman s’apprêtait à faire monter son collègue à bord d’une voiture particulière. Les tueurs présumés circulaient à mobylette. D’après des images de vidéo-surveillance, un homme vêtu de blanc a tiré contre le pare-brise du véhicule que conduisait Mme Guzman.Puis le tueur se retourne vers M. Munoz, qui était sur le point de monter à bord du véhicule. Le tueur part en courant après l’attaque.Les autorités mènent des investigations pour déterminer “le mobile de l’agression”, selon la mairie. Les caméras de vidéosurveillance de la zone sont en cours de vérification afin de tenter d’identifier les responsables, qui circulaient à moto.”Nous irons au fond des choses et il y aura justice”, a promis la présidente Claudia Sheinbaum en présentant ses condoléances lors de sa conférence de presse matinale habituelle.Les deux victimes travaillaient avec son mouvement “depuis longtemps”, a-t-elle ajouté, après avoir pris connaissance des faits pendant sa conférence de presse matinale.La maire de Mexico a rendu hommage à sa collaboratrice assassinée, “une femme merveilleuse, infatigable, très bonne”, ainsi qu’au conseiller, qu’elle connaissait depuis qu’il était enfant, a déclaré Mme Brugada lors d’une brève conférence de presse.Plusieurs responsables locaux et fédéraux ont également exprimé leur tristesse.”Je regrette profondément l’agression fourbe qui a coûté la vie à Ximena Guzman et José Munoz”, a écrit dans un communiqué le secrétaire (ministre) de l’Economie Marcelo Ebrard, également ancien maire de Mexico.Les fusillades et attaques sont fréquentes dans plusieurs Etats mexicains en raison de la présence de cartels mais Mexico enregistre des niveaux de violence moindres qu’ailleurs dans le pays.En avril, la ville a enregistré 78 victimes d’homicides, bien loin des 195 du Guanajuato, un des Etats les plus frappés par la violence.Mme Sheinbaum s’était félicitée d’avoir fait reculer la violence dans la capitale avec une méthode qu’elle veut transposer au niveau fédéral: plus de police, plus de renseignements, plus de coordination entre les différents corps de sécurité.En 2024, le chef des opérations spéciales de la police de Mexico, Milton Figueroa, a été assassiné dans la banlieue de la capitale.Figueroa était le bras droit du monsieur Sécurité de la ville de Mexico, Omar Garcia Harfuch, nommée depuis par présidente Claudia Sheinbaum au poste de ministre fédéral de la Sécurité.0mar Garcia Harfuch a lui-même été blessé dans une attaque par balles en juin 2020 en plein cœur de Mexico. Deux de ses gardes du corps et une passante ont été tués.Le véhicule blindé dans lequel voyageait celui qui était alors secrétaire à la Sécurité publique locale, a été attaqué par plusieurs tueurs à gages liés au Cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), l’un des plus puissants du Mexique. Lors de cet attentat, deux de ses gardes du corps et une passante ont été tués.

Mexique: la violence frappe la gauche au pouvoir avec un double homicide à Mexico

La violence a frappé mardi de près la gauche au pouvoir au Mexique, avec le double assassinat par balles à Mexico de deux collaborateurs de la maire Clara Brugada, elle-même une fidèle de la présidente Claudia Sheinbaum.La secrétaire personnelle de la maire, Ximena Guzman, et un conseiller, José Muñoz, ont été assassinés en pleine rue …

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Israël rejette les pressions contre sa guerre à Gaza, coup de semonce de l’UE

Israël a affirmé mardi qu’il ne céderait pas aux pressions internationales pour faire cesser sa guerre dans la bande de Gaza,  après l’annonce par Londres et l’Union européenne de mesures de rétorsion. Dans le territoire palestinien affamé et dévasté par plus de 19 mois de guerre, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 44 morts, la plupart des enfants et des femmes, dans les frappes israéliennes.Après avoir bloqué depuis le 2 mars le passage de toute aide humanitaire vitale pour la population de Gaza, Israël a annoncé que 93 camions de l’ONU y étaient entrés mardi après neuf camions la veille. Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays européens ont accentué la pression.L’Union européenne va lancer un réexamen de son accord d’association avec Israël, a annoncé sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, faisant état d’une “forte majorité” d’Etats membres en faveur de cette mesure. Le Royaume-Uni a dit qu’il suspendait les  négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.”Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, ont prévenu les Affaires étrangères israéliennes, réagissant à l’annonce de Londres.  A l’entrée des premiers camions lundi depuis le 2 mars, l’ONU a fustigé une “goutte d’eau dans l’océan”, alors que 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.- “Immenses souffrances” -Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé lundi son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza, après l’intensification de la campagne militaire israélienne dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de récupérer les otages israéliens. Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque menée le 7 octobre 2023 par des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine, qui a déclenché la guerre.Dans une station-service de Nousseirat (centre), où un bombardement a tué 15 personnes selon les secours, Mahmoud al-Louh transporte dans un sac des restes humains jusqu’à un véhicule. “Ce sont des civils, des enfants qui dormaient. Quelle était leur faute?””Cela fait un an et demi de bombardements et d’immenses souffrances. Nous n’en pouvons plus”, se lamente à Gaza-ville (nord) Douaa Al-Zaanin, qui a perdu des proches dans une frappe sur une école abritant des déplacés. L’armée israélienne a déclaré avoir “frappé un terroriste du Hamas” opérant dans cette école et affirmé avoir frappé plus de “100 cibles terroristes” à Gaza ces dernières 24 heures.- Israël rappelle ses chefs négociateurs -“Nous prendrons le contrôle de tout le territoire”, a affirmé lundi Benjamin Netanyahu.Il a attribué son feu vert à une reprise limitée des livraisons d’aide à des “raisons diplomatiques” pour éviter des “images de famine de masse” risquant de saper le soutien de “pays amis”. Il s’est dans le même temps dit ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire.Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, rejette de telles exigences.  Signe du blocage, Israël a annoncé le rappel de ses chefs négociateurs envoyés à Doha, y laissant une équipe, après que le médiateur qatari a déploré l’absence de progrès. Israël a accepté une “proposition américaine pour le retour des otages” qui a “été transmise au Hamas par les médiateurs” (Egypte et Qatar), mais “le Hamas campe sur son refus”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu sans détailler cette proposition.- “Moralement injustifiable” – Lundi, Londres, Paris et Ottawa ont averti qu’ils ne resteraient “pas les bras croisés” face aux “actions scandaleuses” d’Israël à Gaza.L’escalade de l’offensive est “moralement injustifiable, totalement disproportionnée et contre-productive”, a fustigé le chef de la diplomatie britannique David Lammy. Faute d’amélioration de la situation des civils à Gaza, “nous devons hausser le ton”, a affirmé la Suède. Dans le territoire palestinien, “deux millions” de personnes sont “affamées” alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré l’Organisation mondiale de la santé. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.573 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël rejette les pressions contre sa guerre à Gaza, coup de semonce de l’UE

Israël a affirmé mardi qu’il ne céderait pas aux pressions internationales pour faire cesser sa guerre dans la bande de Gaza,  après l’annonce par Londres et l’Union européenne de mesures de rétorsion. Dans le territoire palestinien affamé et dévasté par plus de 19 mois de guerre, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 44 morts, la plupart des enfants et des femmes, dans les frappes israéliennes.Après avoir bloqué depuis le 2 mars le passage de toute aide humanitaire vitale pour la population de Gaza, Israël a annoncé que 93 camions de l’ONU y étaient entrés mardi après neuf camions la veille. Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays européens ont accentué la pression.L’Union européenne va lancer un réexamen de son accord d’association avec Israël, a annoncé sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, faisant état d’une “forte majorité” d’Etats membres en faveur de cette mesure. Le Royaume-Uni a dit qu’il suspendait les  négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.”Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, ont prévenu les Affaires étrangères israéliennes, réagissant à l’annonce de Londres.  A l’entrée des premiers camions lundi depuis le 2 mars, l’ONU a fustigé une “goutte d’eau dans l’océan”, alors que 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.- “Immenses souffrances” -Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé lundi son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza, après l’intensification de la campagne militaire israélienne dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de récupérer les otages israéliens. Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque menée le 7 octobre 2023 par des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine, qui a déclenché la guerre.Dans une station-service de Nousseirat (centre), où un bombardement a tué 15 personnes selon les secours, Mahmoud al-Louh transporte dans un sac des restes humains jusqu’à un véhicule. “Ce sont des civils, des enfants qui dormaient. Quelle était leur faute?””Cela fait un an et demi de bombardements et d’immenses souffrances. Nous n’en pouvons plus”, se lamente à Gaza-ville (nord) Douaa Al-Zaanin, qui a perdu des proches dans une frappe sur une école abritant des déplacés. L’armée israélienne a déclaré avoir “frappé un terroriste du Hamas” opérant dans cette école et affirmé avoir frappé plus de “100 cibles terroristes” à Gaza ces dernières 24 heures.- Israël rappelle ses chefs négociateurs -“Nous prendrons le contrôle de tout le territoire”, a affirmé lundi Benjamin Netanyahu.Il a attribué son feu vert à une reprise limitée des livraisons d’aide à des “raisons diplomatiques” pour éviter des “images de famine de masse” risquant de saper le soutien de “pays amis”. Il s’est dans le même temps dit ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire.Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, rejette de telles exigences.  Signe du blocage, Israël a annoncé le rappel de ses chefs négociateurs envoyés à Doha, y laissant une équipe, après que le médiateur qatari a déploré l’absence de progrès. Israël a accepté une “proposition américaine pour le retour des otages” qui a “été transmise au Hamas par les médiateurs” (Egypte et Qatar), mais “le Hamas campe sur son refus”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu sans détailler cette proposition.- “Moralement injustifiable” – Lundi, Londres, Paris et Ottawa ont averti qu’ils ne resteraient “pas les bras croisés” face aux “actions scandaleuses” d’Israël à Gaza.L’escalade de l’offensive est “moralement injustifiable, totalement disproportionnée et contre-productive”, a fustigé le chef de la diplomatie britannique David Lammy. Faute d’amélioration de la situation des civils à Gaza, “nous devons hausser le ton”, a affirmé la Suède. Dans le territoire palestinien, “deux millions” de personnes sont “affamées” alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré l’Organisation mondiale de la santé. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.573 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Cannes: Jafar Panahi défie Téhéran, Scarlett Johansson devient cinéaste

Pour la première fois depuis 15 ans, le cinéaste iranien Jafar Panahi a pu se déplacer en personne à Cannes pour présenter “Un simple accident”, un thriller en forme de défi aux autorités de Téhéran et d’introspection pour ses dissidents.La projection du film, en lice pour la Palme d’or, était l’un des évènements du jour, avec celle du premier long métrage de réalisatrice d’une star d’Hollywood, Scarlett Johansson, et le retour de l’actrice francophile et francophone Jodie Foster, dans un film français signé Rebecca Zlotowski.Peu de montées des marches auront été aussi symboliques que celle de Panahi, 64 ans, et de son équipe: très grand nom du cinéma iranien, le réalisateur de “Taxi Téhéran” ou “Trois visages” est habitué à voir ses oeuvres primées dans les plus grands festivals, beaucoup moins à fouler les tapis rouges.Depuis sa condamnation en 2010 pour “propagande contre le régime”, il n’avait pu se rendre à aucun de ces rendez-vous internationaux. Nul ne sait quel sort lui réserveront les autorités de Téhéran après ce onzième long-métrage qui s’en prend très directement à elles et à l’arbitraire des forces de sécurité.L’an dernier, un autre cinéaste iranien, Mohammad Rasoulof, a choisi l’exil, arrivant clandestinement à Cannes pour son film brûlot “Les graines du figuier sauvage” (prix spécial du jury). – La justice et la vengeance -Comme lui, Panahi a tourné dans la clandestinité. Au mépris des lois, plusieurs de ses actrices apparaissent cheveux nus, comme récemment dans “Mon gâteau préféré” du couple de cinéastes Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha, sélectionnés à Berlin l’an dernier puis condamnés à des peines de prison avec sursis pour “propagande contre le régime et obscénité”. Thriller très réussi, “Un simple accident” raconte l’histoire d’un homme enlevé par d’anciens détenus convaincus qu’il était leur tortionnaire en prison. Le long-métrage est aussi une réflexion sur la justice et la vengeance face à l’arbitraire.Avec ce film, Panahi, incarcéré à deux reprises dans son pays, devient un candidat très sérieux à la Palme d’or, décernée samedi par la présidente du jury Juliette Binoche. Actrice engagée, celle-ci l’a régulièrement soutenu.Son compatriote Saeed Roustaee présentera jeudi “Woman and Child”. Sa dernière venue à Cannes pour “Leïla et ses frères”, en 2022, lui a valu une peine de six mois de prison en Iran.- “Historique et très actuel” -Seconde star hollywoodienne à présenter un premier film dans la section Un certain regard cette année, après Kristen Stewart avec “The chronology of water”, Scarlett Johansson a, pour sa part, fait salle comble avec “Eleanor the Great” – “un rêve devenu réalité”, a-t-elle confié, citée sur le site spécialisé Variety.Le long métrage de l’actrice de 40 ans, vue dans “Lost in translation” et “Match Point”, suit Eleanor Morgenstein (June Squibb) qui, à 94 ans, retourne à New York pour prendre un nouveau départ après des décennies passées en Floride.”C’est un film sur l’amitié, sur le deuil, sur le pardon. Et je pense que ce sont tous des thèmes dont nous avons particulièrement besoin aujourd’hui (…) C’est un film que je trouve historique et également très actuel”, a poursuivi Scarlett Johansson.L’autre film en compétition, “Fuori”, adapte l’histoire d’une autrice italienne, Goliarda Sapienza, incarcérée pour vol en 1980. Ce long-métrage, réalisé par Mario Martone et avec Valeria Golino, signe le retour de l’Italien de 65 ans dans la course à la Palme, après “Nostalgia” en 2022 et “L’Amour meurtri” en 1995.Hors compétition (section Cannes Première), les festivaliers devaient découvrir en soirée “Vie privée”, le nouveau thriller psychologique de Rebecca Zlotowski (“Les enfants des autres”, “Une fille facile”) qui, aux côtés de Virginie Efira et Daniel Auteuil, a embauché Jodie Foster.Présent à Cannes pour le 25e anniversaire de son film “Amours chiennes”, le Mexicain Alejandro González Iñárritu a enfin annoncé préparer une installation artistique sur l’œuvre qui l’a révélé à partir de rushs non utilisés. Elle sera présentée en septembre et octobre à la Fondation Prada à Milan, puis à Los Angeles et au Mexique. Le cinéaste prévoit également de ressortir le film en septembre.

“Rien n’a bougé”: à Kiev, des Ukrainiens sceptiques après l’appel Trump-Poutine

“Discuter avec la Russie, c’est comme se cogner la tête contre un mur”, lance Daryna, une étudiante ukrainienne, résumant le scepticisme qui règne à Kiev après l’appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump, qui a exclu toute pression supplémentaire sur Moscou.Si Donald Trump, qui désire une fin rapide de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, s’est montré positif après cet appel de près de deux heures lundi, leur conversation n’a pas abouti à des avancées majeures.”Rien n’a bougé”, constate Vitaliï, un ingénieur de 53 ans interrogé par l’AFP dans le centre de Kiev, plus de trois ans après le début de l’invasion russe, qui a fait des dizaines de milliers de morts.Vitaliï n’avait d’ailleurs guère d’espoir à l’égard de Donald Trump, estimant que ses promesses de mettre fin rapidement à la guerre “n’étaient que des slogans de campagne” électorale. Il soutient en revanche, sur le principe, l’idée de négocier directement avec Moscou.”Peut-être que cela permettrait d’arrêter ce bain de sang et après, on peut régler des choses par la voie diplomatique”, ajoute Vitaliï, qui révèle qu’il a “beaucoup d’amis tués sur le front”.- Perte de confiance -Lors de la conversation Trump-Poutine, le président russe a pourtant une nouvelle fois rejeté le cessez-le-feu réclamé par Kiev et ses alliés, mais a assuré être prêt à travailler à un “mémorandum” avec l’Ukraine, étape préalable d’après lui à un “possible traité de paix”.Malgré l’absence d’avancées concrètes, Donald Trump s’est félicité des “progrès accomplis” et annoncé que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.Son souhait de normaliser les relations avec la Russie dès son retour à la Maison Blanche en janvier avait déjà choqué les Ukrainiens, qui sont depuis de plus en plus nombreux à perdre confiance en Washington, principal allié de Kiev depuis le début de la guerre.”Je ne sens aucunement que la paix se rapproche”, résume auprès de l’AFP Victoria Kysseliova, enseignante à la retraite, qui dit n’avoir “pas du tout” confiance en Donald Trump et qui constate que la Russie et Vladimir Poutine “sont très agressifs”.”Ceux sur qui je compte aujourd’hui, ce sont les dirigeants européens”, ajoute-elle. Elle cite le président français Emmanuel Macron, qui “est très actif en ce moment” ou encore le nouveau pape Léon XIV, qui “est également très positif” et “intelligent”. “C’est en eux que je place mes espoirs”, explique cette femme.- “Poutine a peur” -Victoria Kysseliova est elle aussi favorable à des pourparlers directs entre Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. “Zelensky, même par son état d’esprit et son caractère, l’emporte sur Poutine”, assure Mme Kysseliova. “Poutine a peur. Il a peur de nous, il a peur de Zelensky”, ajoute-t-elle, confiante dans la victoire de l’Ukraine, tôt ou tard.M. Poutine avait refusé de venir en Turquie la semaine dernière à l’invitation de M. Zelensky, à l’occasion des premières négociations directes entre Russes et Ukrainiens à Istanbul depuis les toutes premières semaines de l’invasion. Ces pourparlers n’avaient pas mené à des annonces majeures, hormis la promesse d’un échange de prisonniers.Daryna, l’étudiante de 21 ans, n’a pas non plus confiance dans le président américain et encore moins dans la volonté de Moscou d’accepter un cessez-le-feu ou de mettre fin à l’invasion.”Cela n’a aucun sens de parler avec le pays agresseur, c’est inutile”, martèle-t-elle. “C’est un pays qui est constamment en guerre et il continuera toujours, cela ne peut pas être résolu par des négociations”, estime la jeune femme.