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Des eurodéputés appellent à geler tous les fonds destinés à la Hongrie

Interdiction de la marche des fiertés, projet de loi ciblant les ONG… Des eurodéputés ont appelé la Commission à geler tous les fonds destinés à la Hongrie, accusant le gouvernement de Viktor Orban de “violations” répétées des lois européennes.”Nous exhortons la Commission à accroître sa pression vis-à-vis du gouvernement de Viktor Orban”, écrivent cette vingtaine …

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La population de Gaza attend désespérément la distribution d’aide humanitaire

Les Palestiniens de la bande de Gaza attendent désespérément mercredi une distribution d’aide humanitaire alors que la pression internationale s’accentue sur Israël, accusé de ne laisser entrer dans le territoire assiégé qu’une portion d’aide sans rapport avec les besoins immenses de la population.L’armée israélienne intensifie dans le même temps son offensive dans la bande de Gaza avec le but affiché d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque le 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre, et de ramener les otages qui sont détenus dans le territoire palestinien. “La situation est insupportable. Aucune aide n’est entrée et personne ne nous distribue quoi que ce soit”, a déclaré par téléphone à l’AFP Oum Talal al-Masri, 53 ans, depuis un quartier de la ville de Gaza.”Nous arrivons à peine à préparer un repas par jour. L’aide n’est pas un luxe – nous avons un besoin urgent et désespéré de tout : nourriture, médicaments, eau potable et produits d’hygiène”, a-t-elle ajouté.Après plus de deux mois et demi d’un blocus total imposé à la bande de Gaza, Israël a annoncé avoir laissé passé une centaine de camions de l’ONU lundi et mardi.L’autorisation lundi par Israël d’une aide limitée à destination de Gaza a été qualifiée par l’ONU de “goutte d’eau dans l’océan”, et 22 pays ont alors exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.Mais le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) se plaint de complications imposées par Israël qui entravent l’acheminement de l’aide jusqu’à ses destinataires finaux une fois qu’elle est entrée par Gaza.- “Que des mots” -“Pour l’instant, l’aide ce ne sont que des mots”, déplore Mme Masri, alors que s’intensifie l’offensive militaire élargie lancée samedi par Israël. “Nos équipes ont transporté 19 morts, pour la plupart des enfants, et des dizaines de blessés après des raids aériens effectués par les avions de guerre israéliens dans diverses zones de la bande de Gaza la nuit dernière et tôt aujourd’hui”, a déclaré dans la matinée Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile, un organisation de premiers secours.Des images de l’AFPTV montre une poursuite des frappes israéliennes, notamment sur le sud de la bande de Gaza depuis le point du jour. L’ONG Médecins sans frontières a accusé Israël de ne laisser entrer à Gaza qu’une aide “ridiculement insuffisante” face aux besoins du territoire, seulement pour ne pas être accusé “de famine imposée à la population”.”Ce plan est une manière d’instrumentaliser l’aide, en la transformant en outil au service des objectifs militaires des forces israéliennes”, a déclaré Pascale Coissard, coordinatrice des urgences MSF à Khan Younis, à Gaza, dans un communiqué.Le pape Léon XIV a lancé mercredi un “appel pressant” à laisser entrer “une aide humanitaire décente” à Gaza et à “mettre fin aux hostilités”, “dont le prix atroce est payé par les enfants, les personnes âgées et les malades”.Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays européens ont accentué la pression.L’Union européenne va réexaminer son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, a annoncé mardi sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas.Le Royaume-Uni a lui dit suspendre les négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.- “Réalité complexe” -Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué mercredi les voix qui se sont levées à l’étranger pour rejeter “les politiques de blocus, de famine, de déplacement et de saisie de terres” et “l’utilisation de l’aide par Israël comme une arme et un outil politique pour atteindre ses objectifs illégitimes”.”Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, avait affirmé mardi les Affaires étrangères israélienne, estimant que le réexamen de l’accord d’association UE-Israël reflétait “une incompréhension totale de la réalité complexe à laquelle Israël” fait face et encourageait “le Hamas à rester sur ses positions”.La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas qui a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.592 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

La population de Gaza attend désespérément la distribution d’aide humanitaire

Les Palestiniens de la bande de Gaza attendent désespérément mercredi une distribution d’aide humanitaire alors que la pression internationale s’accentue sur Israël, accusé de ne laisser entrer dans le territoire assiégé qu’une portion d’aide sans rapport avec les besoins immenses de la population.L’armée israélienne intensifie dans le même temps son offensive dans la bande de Gaza avec le but affiché d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque le 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre, et de ramener les otages qui sont détenus dans le territoire palestinien. “La situation est insupportable. Aucune aide n’est entrée et personne ne nous distribue quoi que ce soit”, a déclaré par téléphone à l’AFP Oum Talal al-Masri, 53 ans, depuis un quartier de la ville de Gaza.”Nous arrivons à peine à préparer un repas par jour. L’aide n’est pas un luxe – nous avons un besoin urgent et désespéré de tout : nourriture, médicaments, eau potable et produits d’hygiène”, a-t-elle ajouté.Après plus de deux mois et demi d’un blocus total imposé à la bande de Gaza, Israël a annoncé avoir laissé passé une centaine de camions de l’ONU lundi et mardi.L’autorisation lundi par Israël d’une aide limitée à destination de Gaza a été qualifiée par l’ONU de “goutte d’eau dans l’océan”, et 22 pays ont alors exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.Mais le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) se plaint de complications imposées par Israël qui entravent l’acheminement de l’aide jusqu’à ses destinataires finaux une fois qu’elle est entrée par Gaza.- “Que des mots” -“Pour l’instant, l’aide ce ne sont que des mots”, déplore Mme Masri, alors que s’intensifie l’offensive militaire élargie lancée samedi par Israël. “Nos équipes ont transporté 19 morts, pour la plupart des enfants, et des dizaines de blessés après des raids aériens effectués par les avions de guerre israéliens dans diverses zones de la bande de Gaza la nuit dernière et tôt aujourd’hui”, a déclaré dans la matinée Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile, un organisation de premiers secours.Des images de l’AFPTV montre une poursuite des frappes israéliennes, notamment sur le sud de la bande de Gaza depuis le point du jour. L’ONG Médecins sans frontières a accusé Israël de ne laisser entrer à Gaza qu’une aide “ridiculement insuffisante” face aux besoins du territoire, seulement pour ne pas être accusé “de famine imposée à la population”.”Ce plan est une manière d’instrumentaliser l’aide, en la transformant en outil au service des objectifs militaires des forces israéliennes”, a déclaré Pascale Coissard, coordinatrice des urgences MSF à Khan Younis, à Gaza, dans un communiqué.Le pape Léon XIV a lancé mercredi un “appel pressant” à laisser entrer “une aide humanitaire décente” à Gaza et à “mettre fin aux hostilités”, “dont le prix atroce est payé par les enfants, les personnes âgées et les malades”.Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays européens ont accentué la pression.L’Union européenne va réexaminer son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, a annoncé mardi sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas.Le Royaume-Uni a lui dit suspendre les négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.- “Réalité complexe” -Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué mercredi les voix qui se sont levées à l’étranger pour rejeter “les politiques de blocus, de famine, de déplacement et de saisie de terres” et “l’utilisation de l’aide par Israël comme une arme et un outil politique pour atteindre ses objectifs illégitimes”.”Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, avait affirmé mardi les Affaires étrangères israélienne, estimant que le réexamen de l’accord d’association UE-Israël reflétait “une incompréhension totale de la réalité complexe à laquelle Israël” fait face et encourageait “le Hamas à rester sur ses positions”.La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas qui a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.592 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Avec Montmartre, le Tour de France fait sa révolution

Un an après l’effervescence des Jeux olympiques, le Tour de France va s’aventurer pour la première fois sur la Butte Montmartre en juillet pour une triple ascension qui révolutionne la dernière étape.Cette 112e édition de la Grande Boucle marquera le cinquantième anniversaire de la première arrivée sur les Champs-Elysées, en 1975. Mais paradoxalement et même si elle sera évidemment au programme, ce ne sera pas “la plus belle avenue du monde” qui tiendra la vedette.Car c’est bien le triple passage par la rue Lepic et devant des emblèmes comme le Moulin Rouge et le Sacré-Coeur qui monopolisera l’attention le 27 juillet, un an après la course en ligne des JO-2024 qui avait marqué les esprits par l’incroyable ferveur de 500.000 spectateurs agglutinés dans les rues de Paris.Mercredi, dans les salons de l’Hôtel de Ville, les organisateurs d’ASO, la maire de Paris Anne Hidalgo et le préfet de police Laurent Nuñez ont présenté les détails de cette incursion inédite.Au lieu des huit tours traditionnels sur les Champs-Elysées, les coureurs vont en effectuer seulement trois (6,5 km à chaque fois), avant de prendre la rue Royale pour aller faire trois fois une boucle de 16,8 km passant par Montmartre. Au troisième passage au sommet de la Butte, il restera six kilomètres jusqu’à l’arrivée sur les Champs-Elysées, ce qui va forcément favoriser les attaques et sans doute empêcher un sprint massif.- “Pas une visite touristique” -“Si on a mis tout ça en place, c’est pour qu’il y ait du sport. Ce n’est pas qu’une parade ou une petite visite touristique de la Butte Montmartre”, explique à l’AFP Thierry Gouvenou, le directeur technique du Tour de France.Le tracé de cette 21e étape n’est pour autant pas le même que celui des JO qui empruntait des rues souvent plus étroites et faisait une large incursion dans l’est parisien.Mais la rue Lepic figure bien au menu et mènera le peloton jusqu’au Sacré-Coeur, comme lors des JO.Les coureurs vont ensuite replonger vers la place de la Concorde par la rue Royale en empruntant des artères plus larges qu’en août 2024.Le projet s’est concrétisé après de longues tractations entre ASO, la mairie de Paris, emballée par l’idée, et la préfecture de police, nettement plus réticente face aux défis logistiques et sécuritaires que représente le passage du Tour de France avec un peloton plus important que celui des JO.La situation ne s’est débloquée qu’après l’implication du président Emmanuel Macron qui a été “moteur” dans la décision, a indiqué l’Elysée à l’AFP.Pour le Tour de France, cette dernière étape représente une révolution sur le plan sportif.Hormis 2024, où le terminus avait été délocalisé à Nice en raison des JO et le fameux contre-la-montre de 1989, l’épreuve s’est le plus souvent terminée ces dernières décennies par un sprint massif sur les Champs-Elysées après une étape en général soporifique.- “Ça va mettre un peu de stress” -Avec l’inclusion de la Butte Montmartre, la physionomie de l’étape devrait être différente, sans doute plus intéressante à suivre pour les spectateurs et aussi plus stressante pour les coureurs.La lutte pour le classement général pourrait ainsi se poursuivre jusqu’au bout sur les pavés de la rue Lepic, alors que l’usage voulait que le Tour soit joué dès le samedi soir.”On est quasiment sûr qu’il va y avoir des attaques. Mais de là à renverser le Tour, je n’y crois pas trop. Il ne faut pas s’attendre à avoir des écarts faramineux. Même 30 secondes sur un parcours comme ça, c’est difficile. Mais ça va dynamiser l’étape”, estime Gouvenou.Remco Evenepoel, pourtant devenu champion olympique sur ce parcours, et le double vainqueur du Tour de France Jonas Vingegaard, ont exprimé leurs réserves sur cette dernière étape, jugeant qu’elle apportait un stress inutile.”C’est clair que ça va mettre un peu de stress”, convient Gouvenou. “Mais ce qui me gênait dans le parcours des JO, c’était surtout les descentes. Les coureurs zigzaguaient dans des ruelles. Là on va prend des artères beaucoup plus larges pour revenir. La montée de la rue Lepic est étroite, bien sûr. Mais quand on fait un secteur pavé sur Paris-Roubaix, ce n’est pas plus large. On sait s’adapter”.Quant à savoir si le parcours sera reconduit dans les années suivantes, le directeur technique du Tour préfère temporiser: “on verra. On va déjà regarder comment ça se passe”.

Transition énergétique: embauche électriciens de haut vol pour recâbler le Royaume-Uni

Perchés à 45 mètres de haut, de jeunes apprentis installent une nouvelle connexion au sommet d’un pylône. Ils font partie des recrues de National Grid, opérateur du réseau électrique britannique, qui embauche à tour de bras pour adapter ses infrastructures aux nouvelles énergies.Avec la multiplication des lieux de production, notamment pour l’éolien et le solaire, l’entreprise qui possède les pylônes et câbles à haute tension en Angleterre et au Pays de Galles dit mettre en oeuvre “la plus grande refonte du réseau électrique depuis des générations”.”C’est assez amusant et excitant de savoir que j’aurai un rôle à jouer pour relier au reste du Royaume-Uni” ces nouvelles sources d’énergie, lance dans un sourire Becky Hodgson, une apprentie de 25 ans, vêtue d’un chasuble orange fluo, un casque de chantier bleu vissé sur la tête.Au pied du grand pylône, dans le centre de formation de National Grid à Eakring, village du centre de l’Angleterre, elle fait défiler entre ses main la corde d’un treuil à l’avant d’une voiturette.Dans un bruit de moteur et de poulies, une passerelle suspendue se hisse vers ses camarades.- “Passionnée d’escalade” -La jeune fille vient du nord-est de l’Angleterre, non loin de Newcastle, et se réjouit de marcher dans les traces de son grand-père mineur de charbon, source d’énergie ancestrale du Royaume-Uni, abandonnée l’an passé pour la production d’électricité.Ce qui lui a plu, surtout, en voyant l’offre d’emploi de National Grid, c’est la perspective de grimper et de travailler en extérieur: “je suis passionnée d’escalade et d’aventure” et le poste de monteuse de lignes “cochait toutes les cases”, raconte-t-elle.National Grid prévoit d’investir 35 milliards de livres (42 milliards d’euros) d’ici 2031 pour transformer le réseau électrique du Royaume-Uni, l’un des pays les plus en avance sur les énergies renouvelables en Europe.L’installation de nouveaux pylônes, souvent privilégiés pour leurs coûts plus faibles par rapport aux câbles souterrains ou sous-marins fait grincer des dents parmi les riverains dans tout le pays.Mais face à une demande d’électricité en hausse et à la nécessité d’aller chercher l’énergie là où elle est produite, tout particulièrement dans les champs d’éoliennes offshore, “nous avons besoin de plus de câbles”, insiste Zac Richardson, ingénieur en chef chez National Grid.L’entreprise a vu le nombre de jours de formation s’envoler de 75% sur trois ans, tirés en grande partie par la croissance des effectifs.”Serons-nous capables de former suffisamment de personnel ? C’est un défi de taille”, reconnaît M. Richardson, mais “la main-d’oeuvre sera prête”.L’entreprise estime que 55.000 embauches seront nécessaires dans les années qui viennent, dans différents corps de métier, aussi bien dans ses rangs que chez ses partenaires et sous-traitants.- Explosion soudaine -Une sirène retentit soudain dans un poste de transformation, près de gros engins hérissés de parafoudres. Puis une explosion: c’est un essai de disjoncteur pyrotechnique, un dispositif qui permet de couper très rapidement un circuit haute tension.”Il faut se boucher les oreilles. C’est quelque chose qu’on sait quand on travaille dans un poste électrique”, s’amuse Lara Eken, 23 ans, venue se former aux fonctionnement de ces “systèmes techniques très complexes” qui eux aussi se multiplient au gré de l’expansion du réseau.Les câbles qui partent du grand pylône se perdent dans le lointain. Ils ne mènent nulle part: pour des raisons de sécurité, les installations d’entraînement sont déconnectées du réseau.L’apprentissage des monteurs de lignes dure trois ans. Tom Norris, leur formateur, est repérable à son casque rouge.”C’est la sécurité avant tout, donc on y va petit à petit. On les envoie d’abord juste grimper”, avant d’attaquer les choses plus compliquées, comme hisser du matériel dans les hauteurs, raconte-t-il.”Nous embauchons plus d’apprentis que jamais”, mais trouver de bonnes recrues n’est pas un problème: “nous avons toujours beaucoup de succès lors des journées de recrutement, nous pouvons choisir parmi un très grand nombre de bons candidats”.