AFP World
Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français
Pilier de la comédie populaire française, Pierre Richard, auquel le Festival de Cannes a rendu hommage jeudi, incarne à la perfection le clown sensible, l’hurluberlu gaffeur, la tête dans la lune et les pieds sur les plateaux de tournage.”L’homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme”, son dernier film et le premier qu’il réalise depuis près de 30 ans, a été projeté en séance spéciale, avant de sortir en salles le 24 septembre.Le film, tourné en Occitanie, raconte l’amitié entre un vieux pêcheur ayant fui son milieu – joué par Pierre Richard lui-même – et un jeune garçon autiste, qui partagent le même amour de la nature.”C’est une sorte d’ovni”, a déclaré le cinéaste lors de la projection, avant d’évoquer l’ours qui donne son titre au film. Il y a “un ours qui fait plus de 500 kg et dont je ne pouvais pas m’approcher à moins de 5 mètres”, a-t-il ajouté.A 90 ans, dont plus de 60 ans de carrière, l’acteur, qui restera à jamais le “Grand blond avec une chaussure noire” (1972), a fait rire de sa gaucherie dans plus de 100 longs métrages, traversant comme peu d’acteurs l’histoire de la comédie française.Inoubliable avec son grand sourire et sa tignasse frisée dans les succès de Francis Veber (“La Chèvre”, “Le Jouet”…), il a encore prêté ces dernières années son capital sympathie à Pierrot, l’un des incorrigibles vieillards des “Vieux Fourneaux” (2018), ou au druide Panoramix dans “Astérix et Obélix: l’Empire du milieu” (2023).Cet acteur au jeu burlesque, volontiers lunaire, a reçu en 2006 un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Lors de la remise du prix, la musique du “Grand blond” accompagnant son entrée sur scène, il a écouté l’ovation de ses pairs avant de lâcher: “moi qui n’ai jamais été qu’un impair…”- “Tu es un personnage” -De son vrai nom Pierre Defays (Richard est son deuxième prénom), il naît le 16 août 1934 à Valenciennes (Nord). Ses parents étant séparés, il grandit en partie dans le château de son grand-père, aristocrate et grand industriel, qui rêve pour lui d’études brillantes.Le jeune homme obtient un diplôme de kinésithérapeute mais préfère suivre des cours d’art dramatique à Paris. Après des passages dans des cabarets, il débute au cinéma avec un petit rôle dans “Alexandre le bienheureux” (1968). Le réalisateur Yves Robert lui dit : “tu n’es pas un acteur, tu es un personnage, alors fais ton cinéma toi-même”. Au départ vexé, Pierre Richard retiendra la leçon.Car il fait partie de ces personnes qui perdent régulièrement leur carte de crédit, qui mettent leur cigarette à l’envers et allument le filtre, qui se coincent le doigt dans l’anse d’une tasse: “dans un film, c’est drôle mais, dans la vie, ça me pose de vrais problèmes”, admet-il.En 1970, il écrit, réalise et interprète son premier film, le bien-nommé “Le distrait” puis, en 1972, “Les malheurs d’Alfred”. Cette même année sort “Le grand blond…” du même Yves Robert, dans lequel il incarne un violoniste étourdi, provoquant catastrophe sur catastrophe, hypnotisé par la chute de reins de Mireille Darc.Il enchaîne les comédies, dirigé par Claude Zidi, Georges Lautner ou Gérard Oury. Parallèlement, il met en scène “Je sais rien mais je dirai tout” (1973), “Je suis timide mais je me soigne” (1978), “C’est pas moi, c’est lui” (1979). Il a joué dans tous les films qu’il a réalisés.- Complice de Depardieu -Dans les années 1980, il s’essaye à la chanson mais, surtout, joue dans “La chèvre”, puis “Les compères” et “Les fugitifs”, les trois avec Gérard Depardieu, de Francis Veber. Un triomphe: le premier attire plus de sept millions de spectateurs, les autres près de cinq.”Quand j’ai arrêté de collaborer avec Francis Veber, je me suis senti un peu orphelin”, disait-il au Journal du dimanche en 2000. “On me taillait des costumes dans lesquels j’entrais facilement. J’étais habitué. Et puis, un jour, j’ai trouvé que les costumes ne m’allaient plus, je voulais autre chose”.Se qualifiant de “socialiste romantique”, il réalise en 1987 un documentaire sur Che Guevara, tente de changer de registre, sans rencontrer le même succès public, ni se réconcilier avec la critique. A 80 ans passés, il tourne encore dans deux, trois ou quatre films par an et joue encore à 90 ans au théâtre en solo.Pierre Richard a deux fils avec sa première épouse, l’actrice Danielle Minazzoli. Il a ensuite épousé l’ex-mannequin brésilienne Ceyla Lacerda.
Les taxis à l’arrêt pour un quatrième jour de mobilisation
Des milliers de taxis ont manifesté jeudi pour le quatrième jour consécutif contre une nouvelle convention régissant le transport de patients mais aussi contre la concurrence des VTC.1.700 taxis se sont mobilisés dans l’Hexagone dont 960 à Paris, a-t-on indiqué de source policière.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), devenu l’un des centres de la mobilisation parce qu’elle est la ville du Premier ministre François Bayrou, des centaines de taxis selon leurs représentants, 100 selon la police, se sont encore mobilisés jeudi.L’intersyndicale des taxis a demandé la nomination d’un médiateur, jeudi après-midi dans un communiqué.- “Geler” pour le PS -Elle avait entamé lundi une mobilisation massive pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l’Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés. Approuvée le 16 mai par le gouvernement dans un arrêté, elle doit entrer en vigueur le 1er octobre.L’objectif est de contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire, qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (avec un bond de 45% depuis 2019).Mais ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes.Des représentants des taxis ont été reçus par les cabinets de leurs différents ministères de tutelle, mais ils demandent à être reçus par M. Bayrou.A Pau, des taxis ont rencontré Olivier Faure, patron des députés PS, présent jeudi dans la ville pour dédicacer son dernier livre.”On a affaire à des gens civilisés, qui ne vont pas manger le ministre ni sauter sur les tables mais qui demandent simplement à être entendus, et à ce qu’une discussion puisse reprendre”, a commenté Olivier Faure sur BFMTV à l’issue de la rencontre.”Je souhaite qu’on puisse geler cette convention, qui n’est pas d’ailleurs entrée en vigueur. Ca suppose que d’ici là, il y ait une vraie discussion”, a poursuivi Olivier Faure.Dans les Bouches-du-Rhône, plus de 300 taxis étaient mobilisés jeudi selon la préfecture de police.Ils bloquaient à nouveau une des principales artères du centre-ville de Marseille, rejoints par des taxis des Alpes-Maritimes, du Var ou encore plus loin des Hautes-Alpes; comme ce taxi qui avait glissé sous son pare-brise un tract disant : “taxi et transport sanitaire en danger de mort”.A Paris, 650 taxis venus de toute la France ont bloqué le boulevard Raspail, près du ministère des Transports, selon la police. Un barrage filtrant a aussi été mis en place à l’entrée de l’aéroport Charles-de-Gaulle, avant qu’une cinquantaine de taxis ne partent en opération escargot. D’autres ont ralenti la circulation aux abords du parc Disneyland Paris.- “Plus le choix” -Des chauffeurs marseillais se disent jeudi prêts à poursuivre le mouvement autant de temps qu’il faudra malgré les pertes de chiffre d’affaires, qu’ils estiment pour eux entre 1.000 et 2.600 euros sur l’échelle d’une semaine.”Maintenant, on n’a plus le choix. On est tous ensemble. Moi, je serai là jusqu’au bout”, a lancé à l’AFP Thibault Lafontaine, militaire à la retraite et vice-président de l’Union des taxis du 83 (Var).”On a des exemples assez poignants de gens qu’on transporte qui vous expliquent qu’ils ont un hôpital à 20 km, mais qu’il ne peut pas les soigner”, a expliqué Thibault Lafontaine. “Donc les gens font 150 km. Et donc c’est pour ça que ça a augmenté. Si ça a augmenté, c’est parce que la population vieillit, la population est plus malade et on a détruit le système de santé”.Les taxis marseillais ont prévu de distribuer des tracts vendredi devant des hôpitaux.Le climat s’est tendu à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre mais aussi avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC).De nombreux taxis manifestent en effet contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), coordonnés par des plateformes comme Uber. Le ministère des Transports a proposé mercredi un contrôle renforcé des VTC. Le syndicat de VTC Union-Indépendants a appelé de son côté dans un communiqué à “l’apaisement”, après avoir constaté des “blocages, menaces, et parfois même dégradations de véhicules”.
Chaque goutte compte: Kaboul face au risque d’un avenir sans eau
Souvent, Bibi Jan et sa famille sont confrontées à un choix cornélien: consacrer leur maigre salaire à la nourriture ou à l’eau, une denrée rare qu’elles se procurent auprès de camions-citernes faute d’être raccordées au réseau public.”Lorsque mes (trois) enfants ont seulement du thé pendant quelques jours, ils disent qu’on n’a acheté que de l’eau et rien pour eux”, dit à l’AFP cette femme au foyer de 45 ans, qui bataille pour s’en sortir avec les deux dollars que son mari gagne, les bons jours, comme manoeuvre.Chaque semaine, ils dépensent l’équivalent de trois dollars pour remplir deux grands bidons bleus d’eau, pour tous les usages du foyer et même la consommation, bien qu’elle ne soit pas potable.L’eau des camions-citernes est deux fois plus chère que l’eau municipale, à laquelle ils n’ont pas accès, et davantage encore lorsqu’elle est potable.Kaboul est confronté à une crise de l’eau qui ne cesse de s’aggraver: l’Unicef a alerté l’an dernier que la capitale afghane pourrait ne plus avoir d’eau souterraine d’ici 2030.D’autres experts sont plus prudents faute de données fiables.Mais tous s’accordent sur l’étendue du problème, dans une ville en proie à un manque de précipitations, une urbanisation chaotique et l’absence de planification stratégique après des décennies de guerre.- Nappes phréatiques surexploitées -L’horizon 2030 annoncé par l’Unicef est le “pire des scénarios”, estime Assim Mayar, expert en gestion de l’eau.Mais même si des projets de développement parviennent à voir le jour dans les années à venir, “cela ne signifie pas que la situation s’améliorera”, soutient-il.”Avec le temps, les problèmes ne font que s’aggraver”, entre croissance démographique en hausse et pauvreté grandissante, ajoute-t-il.Les autorités talibanes, de retour au pouvoir en 2021 après la mise en déroute de la République soutenue par la communauté internationale, tentent d’agir à travers le recyclage des eaux usées, la construction de petits barrages et la planification de grands projets, mais manquent de financements et d’expertise.Des organisations internationales se sont retirées de certains projets, leurs donateurs ne voulant pas être associés aux talibans, dont le gouvernement n’est reconnu par aucun pays au monde.Ceux-ci les appellent à reprendre leurs travaux pour aider le pays à faire face au changement climatique, l’ONU estimant que c’est l’un des plus touchés au niveau régional.Le ministère de l’Eau et de l’Energie a en tête de dévier la rivière Panshir pour alimenter Kaboul, un projet qui ne pourra être lancé que s’il parvient à collecter 300 à 400 millions de dollars, indique l’un de ses porte-paroles à l’AFP.En attendant, les nappes phréatiques restent la première source en eau de la capitale et sont surexploitées: leur déficit annuel est de 76 millions de mètres cubes, d’après des experts.La fonte des neiges des montagnes entourant Kaboul ne suffit plus à alimenter les puits qui parsèment la capitale et 80% de l’eau y est contaminée, affirmait en mai l’ONG américaine Mercy Corps.”C’est un problème très grave. Chaque jour qui passe, l’eau s’amenuise un peu plus”, note Shafiullah Zahidi, chef des opérations de l’entreprise publique de gestion de l’eau Uwass à Kaboul.D’après lui, le réseau mis en place il y a des décennies pour les deux millions de Kaboulis de l’époque ne dessert que 20% des six millions d’habitants actuels.”Les 80% restants ont besoin d’eau, ces habitants devraient être approvisionnés 24h/24″, argue M. Zahidi.- Puits à sec -Sept ans seulement après son lancement, l’une des 15 stations de pompage de la capitale produit déjà moins d’eau, remarque Mohammed Ehsan, chargé de maintenance.A quelques mètres de là, deux puits sonnent creux.”Là où il y avait le plus d’eau, c’est désormais sec”, dit M. Ehsan, 53 ans dont 20 passées dans la gestion de l’eau.Les nouveaux puits doivent pomper deux fois plus en profondeur que les anciens, où l’eau apparaissait à 70 mètres sous terre.La Croix-Rouge a récemment fourni quatre nouvelles pompes à l’une des stations municipales, qui tournait jusque là avec une seule.”Si pour une raison ou une autre cette pompe tombait en panne, 25.000 foyers auraient été affectés”, indique Baraa Afeh, coordinateur adjoint pour l’Eau et le Logement de la Croix-Rouge en Afghanistan.L’organisation a aussi contribué à connecter des stations à des sources d’électricité plus fiables puisque les coupures de courant compliquent l’approvisionnement en eau.Aucun de ces projets n’ambitionne dans l’immédiat de raccorder le logement de Bibi Jan au réseau municipal et comme de nombreux Kaboulis, elle dépendra encore longtemps des camions-citernes.La mère de famille veille à chaque goutte utilisée par sa famille, pour le bain, la vaisselle et la lessive.”Si on manque encore d’eau, que fera-t-on?”, s’interroge-t-elle.
Chaque goutte compte: Kaboul face au risque d’un avenir sans eau
Souvent, Bibi Jan et sa famille sont confrontées à un choix cornélien: consacrer leur maigre salaire à la nourriture ou à l’eau, une denrée rare qu’elles se procurent auprès de camions-citernes faute d’être raccordées au réseau public.”Lorsque mes (trois) enfants ont seulement du thé pendant quelques jours, ils disent qu’on n’a acheté que de l’eau et rien pour eux”, dit à l’AFP cette femme au foyer de 45 ans, qui bataille pour s’en sortir avec les deux dollars que son mari gagne, les bons jours, comme manoeuvre.Chaque semaine, ils dépensent l’équivalent de trois dollars pour remplir deux grands bidons bleus d’eau, pour tous les usages du foyer et même la consommation, bien qu’elle ne soit pas potable.L’eau des camions-citernes est deux fois plus chère que l’eau municipale, à laquelle ils n’ont pas accès, et davantage encore lorsqu’elle est potable.Kaboul est confronté à une crise de l’eau qui ne cesse de s’aggraver: l’Unicef a alerté l’an dernier que la capitale afghane pourrait ne plus avoir d’eau souterraine d’ici 2030.D’autres experts sont plus prudents faute de données fiables.Mais tous s’accordent sur l’étendue du problème, dans une ville en proie à un manque de précipitations, une urbanisation chaotique et l’absence de planification stratégique après des décennies de guerre.- Nappes phréatiques surexploitées -L’horizon 2030 annoncé par l’Unicef est le “pire des scénarios”, estime Assim Mayar, expert en gestion de l’eau.Mais même si des projets de développement parviennent à voir le jour dans les années à venir, “cela ne signifie pas que la situation s’améliorera”, soutient-il.”Avec le temps, les problèmes ne font que s’aggraver”, entre croissance démographique en hausse et pauvreté grandissante, ajoute-t-il.Les autorités talibanes, de retour au pouvoir en 2021 après la mise en déroute de la République soutenue par la communauté internationale, tentent d’agir à travers le recyclage des eaux usées, la construction de petits barrages et la planification de grands projets, mais manquent de financements et d’expertise.Des organisations internationales se sont retirées de certains projets, leurs donateurs ne voulant pas être associés aux talibans, dont le gouvernement n’est reconnu par aucun pays au monde.Ceux-ci les appellent à reprendre leurs travaux pour aider le pays à faire face au changement climatique, l’ONU estimant que c’est l’un des plus touchés au niveau régional.Le ministère de l’Eau et de l’Energie a en tête de dévier la rivière Panshir pour alimenter Kaboul, un projet qui ne pourra être lancé que s’il parvient à collecter 300 à 400 millions de dollars, indique l’un de ses porte-paroles à l’AFP.En attendant, les nappes phréatiques restent la première source en eau de la capitale et sont surexploitées: leur déficit annuel est de 76 millions de mètres cubes, d’après des experts.La fonte des neiges des montagnes entourant Kaboul ne suffit plus à alimenter les puits qui parsèment la capitale et 80% de l’eau y est contaminée, affirmait en mai l’ONG américaine Mercy Corps.”C’est un problème très grave. Chaque jour qui passe, l’eau s’amenuise un peu plus”, note Shafiullah Zahidi, chef des opérations de l’entreprise publique de gestion de l’eau Uwass à Kaboul.D’après lui, le réseau mis en place il y a des décennies pour les deux millions de Kaboulis de l’époque ne dessert que 20% des six millions d’habitants actuels.”Les 80% restants ont besoin d’eau, ces habitants devraient être approvisionnés 24h/24″, argue M. Zahidi.- Puits à sec -Sept ans seulement après son lancement, l’une des 15 stations de pompage de la capitale produit déjà moins d’eau, remarque Mohammed Ehsan, chargé de maintenance.A quelques mètres de là, deux puits sonnent creux.”Là où il y avait le plus d’eau, c’est désormais sec”, dit M. Ehsan, 53 ans dont 20 passées dans la gestion de l’eau.Les nouveaux puits doivent pomper deux fois plus en profondeur que les anciens, où l’eau apparaissait à 70 mètres sous terre.La Croix-Rouge a récemment fourni quatre nouvelles pompes à l’une des stations municipales, qui tournait jusque là avec une seule.”Si pour une raison ou une autre cette pompe tombait en panne, 25.000 foyers auraient été affectés”, indique Baraa Afeh, coordinateur adjoint pour l’Eau et le Logement de la Croix-Rouge en Afghanistan.L’organisation a aussi contribué à connecter des stations à des sources d’électricité plus fiables puisque les coupures de courant compliquent l’approvisionnement en eau.Aucun de ces projets n’ambitionne dans l’immédiat de raccorder le logement de Bibi Jan au réseau municipal et comme de nombreux Kaboulis, elle dépendra encore longtemps des camions-citernes.La mère de famille veille à chaque goutte utilisée par sa famille, pour le bain, la vaisselle et la lessive.”Si on manque encore d’eau, que fera-t-on?”, s’interroge-t-elle.
Chaque goutte compte: Kaboul face au risque d’un avenir sans eau
Souvent, Bibi Jan et sa famille sont confrontées à un choix cornélien: consacrer leur maigre salaire à la nourriture ou à l’eau, une denrée rare qu’elles se procurent auprès de camions-citernes faute d’être raccordées au réseau public.”Lorsque mes (trois) enfants ont seulement du thé pendant quelques jours, ils disent qu’on n’a acheté que de l’eau …
Chaque goutte compte: Kaboul face au risque d’un avenir sans eau Read More »
Gaza: 52 morts dans des raids israéliens selon les secours, Israël dénonce les critiques le visant
Israël a appelé jeudi à de nouvelles évacuations dans le nord de la bande de Gaza, où il a poursuivi ses bombardements, fustigeant les critiques internationales croissantes sur l’intensification de son offensive dans le territoire palestinien affamé et dévasté. La Défense civile locale a fait état de 52 personnes tuées par des bombardements israéliens dans la journée à travers le territoire palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé jeudi soir Paris, Londres et Ottawa d’encourager “les meurtriers de masse du Hamas” à combattre, après la dénonciation par les trois capitales des “actions scandaleuses” de son gouvernement à Gaza.Le Programme alimentaire mondial (PAM) a dans le même temps annoncé qu’une “poignée de boulangeries” gazaouies avaient repris leur activité, après que les autorités israéliennes, mises sous pression à l’international, ont annoncé cette semaine une reprise limitée de l’aide humanitaire, totalement bloquée depuis plus de deux mois.L’armée a intensifié mi-mai ses bombardements et opérations terrestres, dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de libérer les otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.”L’armée opère avec force dans les zones où vous vous trouvez” car les “organisations terroristes (y) poursuivent leurs activités”, a-t-elle averti jeudi en arabe sur les réseaux sociaux, dans un appel à l’évacuation de 14 secteurs du nord du territoire, notamment dans le camp de Jabalia. Après que les forces israéliennes ont rompu le 18 mars une trêve de deux mois, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé début mai un plan pour la “conquête” de Gaza, au prix du déplacement interne de “la plupart” de ses 2,4 millions d’habitants. Affirmant vouloir contraindre le Hamas à relâcher les otages du 7-Octobre, Israël avait aussi bloqué le 2 mars l’entrée de toute aide à Gaza, accusant le mouvement palestinien de la détourner, ce que ce dernier dément. – Pain frais et “autodistribution” -“Environ 90 camions” transportant notamment de la nourriture pour bébé, de la farine et des médicaments ont pu mercredi livrer “plusieurs destinations dans Gaza”, selon l’ONU.Le PAM a dit avoir pu alimenter quelques boulangeries, dans le sud et le centre, permettant de faire “du pain frais pour la première fois depuis plus de deux mois”.Mais un “petit nombre” des camions ont été “interceptés” par des habitants affamés, une sorte d'”autodistribution” qui “reflète le niveau élevé d’angoisse” des Gazaouis, a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU. Il a déploré des livraisons insuffisantes pour répondre aux besoins de la population. La distribution de l’aide sur le terrain est aussi compliquée, selon les organisations humanitaires par les conditions imposées par Israël et sécuritaires. Hossam Abou Aïda, un Palestinien déplacé à Gaza dit se “ronger les sangs” pour ses enfants. “Pour eux, je crains plus la faim et les maladies que les bombardements israéliens.”- Que le Hamas “lâche ses armes” -Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification de ses opérations militaires israéliennes, Israël est confronté à des pressions européennes accrues pour faire taire les armes.L’Union européenne a annoncé mardi qu’elle allait réexaminer son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, et Londres a dit suspendre les négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.Israël a dénoncé une “incitation à la haine” le visant dans de nombreux pays après qu’un homme a tué deux employés de son ambassade aux Etats-Unis, près du Musée juif de Washington mercredi soir, scandant des slogans pro-palestiniens lors de son arrestation. “Malheureusement, l’antisémitisme existe partout dans le monde et augmente”, déplore Liora, une habitante de Tel-Aviv en visite à Jérusalem, pour qui les victimes ont été “assassinées parce qu’elles sont juives, c’est tout”, sans que cela n’ait “rien à voir avec la cause palestinienne”.”Et si nous voulons arrêter la guerre, nous aurons besoin que le Hamas lâche toutes ses armes et rende les otages”, ajoute-t-elle. Le gouvernement israélien se dit prêt à accepter un cessez-le-feu temporaire permettant de libérer des otages, mais l’option est rejetée par le Hamas, qui réclame pour libérer ses captifs la fin de la guerre et un retrait total israélien de Gaza. L’attaque sans précédent du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 20 vivantes “avec certitude” selon M. Netanyahu. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.762 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Gaza: 52 morts dans des raids israéliens selon les secours, Israël dénonce les critiques le visant
Israël a appelé jeudi à de nouvelles évacuations dans le nord de la bande de Gaza, où il a poursuivi ses bombardements, fustigeant les critiques internationales croissantes sur l’intensification de son offensive dans le territoire palestinien affamé et dévasté. La Défense civile locale a fait état de 52 personnes tuées par des bombardements israéliens dans la journée à travers le territoire palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé jeudi soir Paris, Londres et Ottawa d’encourager “les meurtriers de masse du Hamas” à combattre, après la dénonciation par les trois capitales des “actions scandaleuses” de son gouvernement à Gaza.Le Programme alimentaire mondial (PAM) a dans le même temps annoncé qu’une “poignée de boulangeries” gazaouies avaient repris leur activité, après que les autorités israéliennes, mises sous pression à l’international, ont annoncé cette semaine une reprise limitée de l’aide humanitaire, totalement bloquée depuis plus de deux mois.L’armée a intensifié mi-mai ses bombardements et opérations terrestres, dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de libérer les otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.”L’armée opère avec force dans les zones où vous vous trouvez” car les “organisations terroristes (y) poursuivent leurs activités”, a-t-elle averti jeudi en arabe sur les réseaux sociaux, dans un appel à l’évacuation de 14 secteurs du nord du territoire, notamment dans le camp de Jabalia. Après que les forces israéliennes ont rompu le 18 mars une trêve de deux mois, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé début mai un plan pour la “conquête” de Gaza, au prix du déplacement interne de “la plupart” de ses 2,4 millions d’habitants. Affirmant vouloir contraindre le Hamas à relâcher les otages du 7-Octobre, Israël avait aussi bloqué le 2 mars l’entrée de toute aide à Gaza, accusant le mouvement palestinien de la détourner, ce que ce dernier dément. – Pain frais et “autodistribution” -“Environ 90 camions” transportant notamment de la nourriture pour bébé, de la farine et des médicaments ont pu mercredi livrer “plusieurs destinations dans Gaza”, selon l’ONU.Le PAM a dit avoir pu alimenter quelques boulangeries, dans le sud et le centre, permettant de faire “du pain frais pour la première fois depuis plus de deux mois”.Mais un “petit nombre” des camions ont été “interceptés” par des habitants affamés, une sorte d'”autodistribution” qui “reflète le niveau élevé d’angoisse” des Gazaouis, a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU. Il a déploré des livraisons insuffisantes pour répondre aux besoins de la population. La distribution de l’aide sur le terrain est aussi compliquée, selon les organisations humanitaires par les conditions imposées par Israël et sécuritaires. Hossam Abou Aïda, un Palestinien déplacé à Gaza dit se “ronger les sangs” pour ses enfants. “Pour eux, je crains plus la faim et les maladies que les bombardements israéliens.”- Que le Hamas “lâche ses armes” -Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification de ses opérations militaires israéliennes, Israël est confronté à des pressions européennes accrues pour faire taire les armes.L’Union européenne a annoncé mardi qu’elle allait réexaminer son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, et Londres a dit suspendre les négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.Israël a dénoncé une “incitation à la haine” le visant dans de nombreux pays après qu’un homme a tué deux employés de son ambassade aux Etats-Unis, près du Musée juif de Washington mercredi soir, scandant des slogans pro-palestiniens lors de son arrestation. “Malheureusement, l’antisémitisme existe partout dans le monde et augmente”, déplore Liora, une habitante de Tel-Aviv en visite à Jérusalem, pour qui les victimes ont été “assassinées parce qu’elles sont juives, c’est tout”, sans que cela n’ait “rien à voir avec la cause palestinienne”.”Et si nous voulons arrêter la guerre, nous aurons besoin que le Hamas lâche toutes ses armes et rende les otages”, ajoute-t-elle. Le gouvernement israélien se dit prêt à accepter un cessez-le-feu temporaire permettant de libérer des otages, mais l’option est rejetée par le Hamas, qui réclame pour libérer ses captifs la fin de la guerre et un retrait total israélien de Gaza. L’attaque sans précédent du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 20 vivantes “avec certitude” selon M. Netanyahu. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.762 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Gaza: 52 morts dans des raids israéliens selon les secours, Israël dénonce les critiques le visant
Israël a appelé jeudi à de nouvelles évacuations dans le nord de la bande de Gaza, où il a poursuivi ses bombardements, fustigeant les critiques internationales croissantes sur l’intensification de son offensive dans le territoire palestinien affamé et dévasté. La Défense civile locale a fait état de 52 personnes tuées par des bombardements israéliens dans la …






