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Oise: trois lycéens mis en examen pour le meurtre d’un mineur avec une machette
Trois lycéens soupçonnés d’avoir tué à la machette un mineur de 17 ans mardi à Nogent-sur-Oise ont été mis en examen pour “meurtre en bande organisée” et placés en détention provisoire dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le procureur de Senlis.Agés de 16, 17 et 19 ans, les trois suspects, interpellés rapidement après les faits, ont reconnu en garde à vue leur “implication”, expliquant avoir agi en “représailles”, a déclaré le procureur Loïc Abrial durant une conférence de presse jeudi après-midi.Un membre de leur famille aurait subi des violences plusieurs semaines auparavant, ont expliqué les suspects, qui sont deux frères et un cousin, tous trois habitant dans l’agglomération de Creil (Oise) et inconnus jusqu’alors de la justice, a ajouté M. Abrial.”Ils ont dit avoir pris des armes pour pouvoir se défendre, et selon l’expression de l’un d’entre eux, faire pression”, mais ont affirmé qu’ils n’étaient “pas animés d’une intention de tuer”, toujours selon le procureur.D’après les images de vidéosurveillance, les trois agresseurs présumés étaient déjà présents près du magasin Lidl de Nogent-sur-Oise, dans leur véhicule plusieurs minutes avant l’arrivée de la victime, Hasan H., qui était en compagnie d’autres jeunes.Selon ces images, après une empoignade entre les deux groupes de jeunes peu après 19H00, le “meneur” de la bande des agresseurs, âgé de 17 ans, a frappé au cou Hasan H. avec un “outil de type machette”, a rapporté M. Abrial. Ce coup unique a tranché la carotide de la victime et provoqué son décès, a-t-il détaillé.Les différentes perquisitions n’ont pas permis de retrouver pour l’instant l’arme du crime, tandis qu’un “outil de type démonte-pneus” et une matraque télescopique, visibles aussi sur les images de vidéosurveillance lors de l’attaque, ont été retrouvés par les enquêteurs dans le véhicule des trois suspects, a encore mentionné le procureur.Cette affaire “révèle l’usage d’une très grande violence pour un motif (…) qui apparaît d’une gravité assez faible”, a encore estimé le procureur, évoquant une “banalisation” de la violence chez certains jeunes en âge scolaire.La famille de Hasan H. a appelé sur les réseaux sociaux à une marche blanche en sa mémoire vendredi à 18H00 à Creil.
Au procès Le Scouarnec, l’heure du réquisitoire
Après trois mois d’audience et de questionnements incessants, l’heure du réquisitoire a sonné vendredi au procès de l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, jugé à Vannes pour des viols et agressions sur 299 personnes, pour la plupart des patients mineurs au moment des faits.Un seul fait de viol commis avec de telles circonstances aggravantes expose le pédocriminel à une peine maximale de 20 ans de réclusion.Il ne fait pas de doute pour la plupart des protagonistes du procès que l’avocat général, Stéphane Kellenberger, demandera dans l’après-midi cette peine maximale pour l’accusé, déjà condamné en 2020 à Saintes (Charente-Maritime) à 15 ans de réclusion pour des viols et agressions sur plusieurs fillettes.”Mon client est archi coupable”, concède même son avocat Me Maxime Tessier.La question est plutôt de savoir si la sanction demandée sera assortie d’une ou plusieurs mesures de sûreté pour éviter une récidive du pédocriminel, certes âgé de 74 ans mais dont la dangerosité a été abondamment soulignée par les experts et les parties civiles au fil des débats.Pour les experts qui l’ont examiné, Joël Le Scouarnec est non seulement “totalement responsable de ses actes” mais présente aussi un très important risque de récidive.En 2023, ils ne notent chez lui “aucune compassion” pour ses victimes et la psychiatre Isabelle Alamone juge son “profil très inquiétant”, avec une “dangerosité criminologique très importante”. Pour elle, la détention est actuellement “la meilleure garantie” contre un nouveau passage à l’acte.”Même à son âge”, “la vigilance sera toujours de mise, il n’y aura pas de guérison en tant que telle”, dit-elle à la cour criminelle du Morbihan.”Autant de victimes, je n’ai jamais vu ça, et autant de perversions sexuelles chez un individu je n’ai jamais vu ça. C’est un concentré”, avait résumé de son côté Patrice Lenormand, expert psychologue qui a examiné l’accusé en 2021, alertant sur un risque de récidive “maximal”.- Plus de pulsion pédophile ? -La défense de Joël Le Scouarnec a insisté quant à elle sur “l’évolution” de l’accusé depuis le début du procès, le 24 février. Lui qui niait de nombreux viols et s’abritait parfois derrière des “gestes médicaux” a en effet fini par reconnaître à Vannes l’intégralité des faits qui lui sont reprochés, qui s’étendent de 1989 à 2014.Il en a même avoué d’autres, déjà prescrits, ou encore inconnus, comme ces violences sexuelles commises sur sa propre petite-fille qui font l’objet d’une nouvelle procédure.Cela risque toutefois de ne pas peser lourd dans la balance, d’autant que l’accusé maintient dans le même temps qu’il n’a aucun souvenir individuel de ses victimes et des violences qu’il leur infligeait, les consignant ensuite scrupuleusement dans des carnets.”Je ne sais pas, je ne me souviens pas”, répète-t-il, suscitant fréquemment l’agacement de l’accusation et la colère des parties civiles.Beaucoup d’avocats de victimes ont également remis en cause la sincérité de ses excuses, réitérées de manière presque mécanique au fil des semaines, parfois au mot près.Quand il assure aujourd’hui ne plus avoir aucune attirance pour les enfants, “il se voile clairement la face et se ment à lui-même”, a lancé jeudi Me Virginie Hamon durant sa plaidoirie. Et de toute façon, “il ne faut pas réduire cette affaire à une affaire de pédophilie, fut-elle à grande échelle, ce serait une erreur de jugement impardonnable”, a mis en garde Me Rodolphe Costantino, avocat de l’association Enfance et partage.Pour lui, c’est “la perversion” de Joël Le Scouarnec, “enkystée” au cœur de sa personnalité, qui doit être prise en compte dans le jugement sous peine de “passer complètement à côté, comme on l’a fait en 2005”.L’ex-chirurgien avait été condamné en 2005 à Vannes pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, sans aucune interdiction d’exercer ou obligation de soins.Il avait poursuivi sans encombre sa carrière et ses actes pédocriminels dans différents établissements de l’ouest de la France, jusqu’à son arrestation en 2017 en Charente-Maritime.Le procès se poursuivra lundi avec les plaidoiries de la défense et les derniers mots de l’accusé, avant que les cinq magistrats de la cour ne se retirent pour délibérer.Le verdict est attendu le 28 mai.
Procès Kardashian: l’heure du verdict pour les “papys braqueurs”
Un spectaculaire braquage de superstar américaine en pleine Fashion Week de Paris, et neuf ans après, le verdict. La cour d’assises se prononce vendredi sur le sort des “papys braqueurs” accusés d’avoir séquestré, ligoté et dépouillé Kim Kardashian de 9 millions d’euros de bijoux dans sa chambre d’hôtel en 2016.Les 10 accusés auront la parole une dernière fois dans la matinée, avant que la cour ne se retire pour délibérer. Le verdict est attendu dans la soirée. Sont-ils tous coupables? Retourneront-ils en prison? Entre mercredi après-midi et jeudi soir, les avocats de la défense se sont succédé à la barre pour regarder les magistrats professionnels et surtout les jurés populaires dans les yeux, et tenter de les convaincre.D’abord d’oublier un instant le côté ultra-médiatique de ce procès. “Je me suis demandée ce que ça vous avait fait d’apprendre que vous étiez tirés au sort pour l’affaire Kim Kardashian”, leur a dit l’une d’eux. Et puis surtout, de leur éviter la prison. La grande majorité des accusés y est passée, pour quelques mois ou quelques années, après leur arrestation plusieurs semaines après cette nuit du 2 au 3 octobre 2016 quand des malfrats cagoulés et armés arrivés à vélo s’étaient introduits dans le discret hôtel de la reine des influenceuses.L’accusation a requis mercredi 10 ans de prison contre quatre braqueurs présumés. Une peine qui selon l’avocate générale prend à la fois en compte la “gravité”, la “violence” des faits, la “terreur” ressentie par les victimes mais aussi l’âge et l’état de santé de ces accusés. Il ne faut pas se fier aux “rides rassurantes” que l’on voit sur le banc des accusés, a déclaré Anne-Dominique Merville. Au moment des faits, ce sont “des braqueurs chevronnés du grand banditisme” au casier judiciaire chargé, pas des “pieds nickelés”. “La réalité, c’est qu’ils ont monté un coup et qu’ils ont réussi”.- “Hi, I’m Kim Kardashian” -Aujourd’hui, plusieurs de ces “papys braqueurs” sont malades. Yunice Abbas, 71 ans, déjà opéré du cœur en détention provisoire, souffre de la maladie de Parkinson. Didier Dubreucq, 69 ans, suit une chimiothérapie pour son cancer en marge du procès. Quant au “commanditaire” présumé, même âge, Aomar Aït Khedache, il est sourd, quasiment muet, se déplace avec une canne et souffre de diabète. “A cet âge, une condamnation à de la prison ferme, c’est la perpétuité” a lancé à la cour son avocat Frank Berton. “Je vous demande d’être à la hauteur. Et il n’y a pas que moi qui vous le demande, madame Kardashian vous le demande”, a-t-il soutenu. Quand elle est venue témoigner la semaine dernière, la star a accepté les excuses du vieux bandit. “Je vous pardonne” même si “ça ne change rien au traumatisme”, “je crois à la deuxième chance” lui a dit émue celle qui étudiait le droit depuis six ans et a enfin obtenu son diplôme, comme elle l’a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux à ses 356 millions de followers.La foule des grands jours – dont quelque 500 journalistes de tous les pays – était venue au palais de justice pour la voir en chair en et en os. “Hi, I’m Kim Kardashian”, s’est-elle présentée à la barre, dans une tenue parfaitement inhabituelle en ces lieux: robe tailleur noire haute-couture, à épaulettes, et volants sur les hanches. Et, sans doute comme un pied de nez à ce qui lui est arrivé, une cascade de diamants des oreilles aux poignets, dont un collier à trois millions de dollars et une bague ressemblant fortement à l’énorme caillou, “the ring”, qu’elle exhibait en 2016 sur les réseaux sociaux et que les malfrats lui avaient réclamé d’un fort accent français.Pendant plus de quatre heures – elle avait fini par enlever discrètement ses talons – elle a décrit sa “certitude de mourir”, d’être “violée” cette nuit-là, ses supplications pour qu’elle puisse revoir ses enfants. Puis elle avait quitté la cour. Et repris le fil de sa vie postée sur Instagram, selfies de luxe devant le Ritz ou en péniche sous la Tour Eiffel, entre champagne et fourrures, à mille lieux de ses “papys braqueurs”.
Un homme inculpé pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël à Washington
Un homme a été inculpé jeudi pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël près d’un musée juif de Washington, après s’être écrié “Libérez la Palestine” lors de son arrestation, une attaque qui a accentué les tensions entre Israël et les Européens.Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont tous deux dénoncé une agression antisémite, le Premier ministre israélien donnant en outre l’ordre jeudi de renforcer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques de son pays dans le monde.Cette attaque a provoqué un accès de fièvre entre la France et Israël, dont le chef de la diplomatie a accusé des pays européens “d’inciter à la haine” en raison de leurs critiques de la guerre à Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique.L’attaque est survenue tard mercredi près du Capital Jewish Museum, situé en plein centre de Washington, non loin du Capitole et de la Maison Blanche. Le musée accueillait une réception d’une organisation juive.La police a identifié le tireur comme étant Elias Rodriguez, âgé de 31 ans et originaire de Chicago. “D’après ce que nous savons, il a agi seul”, a déclaré la ministre de la Justice Pam Bondi, en visitant le site. La police avait dans un premier temps fait état d’un âge de 30 ans.Le suspect a été inculpé jeudi pour assassinats, selon des documents judiciaires. La police fédérale, le FBI, considère cette attaque comme un acte de terrorisme, et des charges supplémentaires pourraient être retenues contre l’accusé.L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis Yechiel Leiter a déclaré que les deux victimes étaient “un jeune couple sur le point de se fiancer”. Les autorités israéliennes les ont identifiées comme étant Yaron Lischinsky, un Israélien — détenteur également d’un passeport allemand selon Berlin — et Sarah Lynn Milgrim, citoyenne américaine de confession juive.- “Appelez les flics!” -Yaron Lischinsky était assistant de recherche à l’ambassade d’Israël, tandis que Sarah Lynn Milgrim travaillait dans le service de diplomatie publique, selon leurs profils LinkedIn.Selon le document d’accusation consulté par l’AFP, les images de vidéosurveillance du musée montrent le suspect se retournant pour tirer dans le dos des victimes, puis les achevant froidement une fois celles-ci tombées au sol. Les enquêteurs ont trouvé sur le lieu du crime au total 21 douilles d’un pistolet de calibre 9 millimètres.Le suspect a été présenté jeudi à un juge, qui a ordonné son placement en détention, et a fixé une nouvelle audience à la mi-juin.”C’est catastrophique”, a réagi Kira Elvey, une agente immobilière de 54 ans, disant être une membre fondatrice de ce musée qui se consacre “à l’expérience juive” à Washington et sa région. “C’est ici que je vis, où mes enfants vont à l’école, c’est de la violence à ma porte, c’est effrayant”.Selon des témoins, le suspect a initialement été pris pour une victime par le personnel chargé de la sécurité.”Nous avons entendu environ 10 à 15 coups de feu”, a dit Yoni Kalin, qui se trouvait dans le musée. Puis “le garde laisse rentrer ce type. Je suppose qu’ils pensaient qu’il était une victime. (…) Ils l’ont fait asseoir. +Ça va? Vous avez été blessé? Que s’est-il passé?+ Et il a répondu +appelez les flics+!”.- “Parfaitement outranciers”-Puis il a sorti un keffieh, un foulard qui est de longue date un emblème propalestinien, et a dit “c’est moi qui l’ai fait, je l’ai fait pour Gaza”, a raconté un autre témoin, Katie Kalisher.Sur une vidéo, on voit un homme barbu s’écrier “Libérez, libérez la Palestine”, avant d’être emmené.”Ces horribles meurtres (…), évidemment motivés par l’antisémitisme, doivent cesser, MAINTENANT!”, a réagi le président Donald Trump, qui selon la Maison Blanche a parlé à M. Netanyahu. “Nous constatons le terrible prix de l’antisémitisme et l’incitation furieuse (à la violence) contre l’Etat d’Israël”, a déclaré Benjamin Netanyahu.La France, le Canada, l’Allemagne, le Qatar et les Emirats arabes unis figurent parmi les pays qui ont condamné les tirs, tandis que le secrétaire général de l’ONU a dénoncé des “meurtres épouvantables”. L’incitation à la “haine antisémite” est “également le fait de dirigeants et de responsables de nombreux pays et organisations internationales, particulièrement en Europe”, a accusé le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar, en référence aux nombreuses protestations contre l’offensive israélienne à Gaza.Des accusations rejetées avec force par la France. Des “propos parfaitement outranciers et parfaitement injustifiés”, a estimé Christophe Lemoine, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.Depuis les attaques du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël et les ripostes israéliennes sur Gaza, les Etats-Unis ont connu une forte hausse des actes antisémites, dénoncée par les autorités.
Un homme inculpé pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël à Washington
Un homme a été inculpé jeudi pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël près d’un musée juif de Washington, après s’être écrié “Libérez la Palestine” lors de son arrestation, une attaque qui a accentué les tensions entre Israël et les Européens.Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont tous deux dénoncé une agression antisémite, le Premier ministre israélien donnant en outre l’ordre jeudi de renforcer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques de son pays dans le monde.Cette attaque a provoqué un accès de fièvre entre la France et Israël, dont le chef de la diplomatie a accusé des pays européens “d’inciter à la haine” en raison de leurs critiques de la guerre à Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique.L’attaque est survenue tard mercredi près du Capital Jewish Museum, situé en plein centre de Washington, non loin du Capitole et de la Maison Blanche. Le musée accueillait une réception d’une organisation juive.La police a identifié le tireur comme étant Elias Rodriguez, âgé de 31 ans et originaire de Chicago. “D’après ce que nous savons, il a agi seul”, a déclaré la ministre de la Justice Pam Bondi, en visitant le site. La police avait dans un premier temps fait état d’un âge de 30 ans.Le suspect a été inculpé jeudi pour assassinats, selon des documents judiciaires. La police fédérale, le FBI, considère cette attaque comme un acte de terrorisme, et des charges supplémentaires pourraient être retenues contre l’accusé.L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis Yechiel Leiter a déclaré que les deux victimes étaient “un jeune couple sur le point de se fiancer”. Les autorités israéliennes les ont identifiées comme étant Yaron Lischinsky, un Israélien — détenteur également d’un passeport allemand selon Berlin — et Sarah Lynn Milgrim, citoyenne américaine de confession juive.- “Appelez les flics!” -Yaron Lischinsky était assistant de recherche à l’ambassade d’Israël, tandis que Sarah Lynn Milgrim travaillait dans le service de diplomatie publique, selon leurs profils LinkedIn.Selon le document d’accusation consulté par l’AFP, les images de vidéosurveillance du musée montrent le suspect se retournant pour tirer dans le dos des victimes, puis les achevant froidement une fois celles-ci tombées au sol. Les enquêteurs ont trouvé sur le lieu du crime au total 21 douilles d’un pistolet de calibre 9 millimètres.Le suspect a été présenté jeudi à un juge, qui a ordonné son placement en détention, et a fixé une nouvelle audience à la mi-juin.”C’est catastrophique”, a réagi Kira Elvey, une agente immobilière de 54 ans, disant être une membre fondatrice de ce musée qui se consacre “à l’expérience juive” à Washington et sa région. “C’est ici que je vis, où mes enfants vont à l’école, c’est de la violence à ma porte, c’est effrayant”.Selon des témoins, le suspect a initialement été pris pour une victime par le personnel chargé de la sécurité.”Nous avons entendu environ 10 à 15 coups de feu”, a dit Yoni Kalin, qui se trouvait dans le musée. Puis “le garde laisse rentrer ce type. Je suppose qu’ils pensaient qu’il était une victime. (…) Ils l’ont fait asseoir. +Ça va? Vous avez été blessé? Que s’est-il passé?+ Et il a répondu +appelez les flics+!”.- “Parfaitement outranciers”-Puis il a sorti un keffieh, un foulard qui est de longue date un emblème propalestinien, et a dit “c’est moi qui l’ai fait, je l’ai fait pour Gaza”, a raconté un autre témoin, Katie Kalisher.Sur une vidéo, on voit un homme barbu s’écrier “Libérez, libérez la Palestine”, avant d’être emmené.”Ces horribles meurtres (…), évidemment motivés par l’antisémitisme, doivent cesser, MAINTENANT!”, a réagi le président Donald Trump, qui selon la Maison Blanche a parlé à M. Netanyahu. “Nous constatons le terrible prix de l’antisémitisme et l’incitation furieuse (à la violence) contre l’Etat d’Israël”, a déclaré Benjamin Netanyahu.La France, le Canada, l’Allemagne, le Qatar et les Emirats arabes unis figurent parmi les pays qui ont condamné les tirs, tandis que le secrétaire général de l’ONU a dénoncé des “meurtres épouvantables”. L’incitation à la “haine antisémite” est “également le fait de dirigeants et de responsables de nombreux pays et organisations internationales, particulièrement en Europe”, a accusé le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar, en référence aux nombreuses protestations contre l’offensive israélienne à Gaza.Des accusations rejetées avec force par la France. Des “propos parfaitement outranciers et parfaitement injustifiés”, a estimé Christophe Lemoine, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.Depuis les attaques du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël et les ripostes israéliennes sur Gaza, les Etats-Unis ont connu une forte hausse des actes antisémites, dénoncée par les autorités.
Plusieurs morts dans l’accident d’un petit avion privé en Californie
Plusieurs personnes sont mortes jeudi en Californie lorsqu’un petit avion privé s’est écrasé en pleine nuit sur un quartier résidentiel de San Diego, ce qui a endommagé plusieurs maisons et mis le feu à des voitures.La police a confirmé au moins deux décès pour l’instant, mais une entreprise américaine a indiqué aux médias que trois de ses employés étaient morts dans l’accident. Les autorités s’attendent à ce que ce bilan s’alourdisse car l’avion, un Cessna 550 qui transportait six personnes, selon le régulateur américain de l’aviation civile (FAA), a été entièrement détruit.Aucun blessé grave n’a été recensé au sol, selon le chef adjoint des pompiers de San Diego, Dan Eddy. Une centaine de personnes ont dû être évacuées du quartier où l’avion s’est écrasé, a annoncé la police.L’accident a créé la panique, enflammant la zone avec le kérosène du réservoir de l’avion. Une dizaine de maisons ont été endommagées par des débris et une habitation avait le toit éventré et la façade noircie.”On aurait dit que toutes les maisons étaient en feu parce que je pouvais voir la fumée et les flammes, on aurait dit que les arbres étaient en feu”, a raconté à l’AFP Yasmine Sierra, qui a d’abord cru à un tremblement de terre.Cette habitante a secouru ses voisins, coincés dans leur jardin par les flammes, en sautant sur son trampoline afin de leur jeter une échelle par-dessus la haie.- “Du kérosène partout” -Jeremy Serna a lui expliqué avoir été réveillé avec sa femme par une forte détonation.”Nous avons regardé dehors et le ciel était orange. J’ai couru dehors pour voir ce que c’était, et tout était en feu ici”, a confié ce militaire à l’AFP.”J’ai vu que la maison du coin était en flammes. Je suis revenu ici et j’ai dit à ma femme: +Hé, il faut qu’on parte d’ici+”, a-t-il poursuivi. “C’était assez effrayant.”Parmi les passagers décédés de l’avion se trouve Dave Shapiro, agent musical qui a notamment représenté le groupe de rock Sum 41.L’agence qu’il a fondée, Sound Talent Group, a assuré aux médias américains que trois de ses employés étaient morts dans l’accident, dont M. Shapiro.Les enquêteurs passaient les lieux au peigne fin jeudi, fouillant les débris de l’avion dispersés dans tout le quartier.La zone est jonchée de carcasses de voitures carbonisées et une odeur de carburant entêtante flotte toujours dans l’air.”Lorsque l’avion a percuté la rue, le kérosène a détruit toutes les voitures qui se trouvaient de part et d’autre” de celle-ci, a expliqué M. Eddy, le pompier. “Il y a du kérosène partout.”L’avion s’est écrasé vers 03H45 locales (10H45 GMT), selon le régulateur américain de l’aviation civile (FAA). La visibilité était alors très mauvaise en raison d’un épais brouillard.La cause de l’accident reste pour l’instant inconnue, mais une ligne électrique du quartier a été endommagée. Les autorités tentent de comprendre si l’avion l’a heurtée avant de s’écraser.Immatriculé dans le Midwest, le Cessna 550 venait du Kansas et était en approche pour atterrir sur l’aérodrome Montgomery-Gibbs Executive à San Diego. – “Une tragédie” -Le quartier touché par l’accident est connu pour être habité par de nombreux soldats. San Diego abrite des installations de la Navy américaine, des bases des Marines et des garde-côtes.”Beaucoup de familles de militaires sont touchées”, a fait savoir le capitaine Robert Heely, commandant de la base navale de San Diego.”C’est une tragédie (…) et nous veillerons à ce que les familles touchées, celles qui n’ont pas accès à leur maison, bénéficient d’un soutien adéquat jusqu’à ce qu’elles puissent rentrer chez elles”, a déclaré Todd Gloria, maire de San Diego. Plusieurs incidents ont récemment ébranlé la confiance du public américain dans l’aviation.Ces dernières semaines, des pannes de contrôle du trafic aérien ont touché au moins deux fois l’aéroport de Newark, très fréquenté en banlieue de New York, sur la côte Est. En janvier, une collision en plein vol a eu lieu au-dessus de Washington entre un avion commercial et un hélicoptère militaire, faisant 67 morts.
Plusieurs morts dans l’accident d’un petit avion privé en Californie
Plusieurs personnes sont mortes jeudi en Californie lorsqu’un petit avion privé s’est écrasé en pleine nuit sur un quartier résidentiel de San Diego, ce qui a endommagé plusieurs maisons et mis le feu à des voitures.La police a confirmé au moins deux décès pour l’instant, mais une entreprise américaine a indiqué aux médias que trois de ses employés étaient morts dans l’accident. Les autorités s’attendent à ce que ce bilan s’alourdisse car l’avion, un Cessna 550 qui transportait six personnes, selon le régulateur américain de l’aviation civile (FAA), a été entièrement détruit.Aucun blessé grave n’a été recensé au sol, selon le chef adjoint des pompiers de San Diego, Dan Eddy. Une centaine de personnes ont dû être évacuées du quartier où l’avion s’est écrasé, a annoncé la police.L’accident a créé la panique, enflammant la zone avec le kérosène du réservoir de l’avion. Une dizaine de maisons ont été endommagées par des débris et une habitation avait le toit éventré et la façade noircie.”On aurait dit que toutes les maisons étaient en feu parce que je pouvais voir la fumée et les flammes, on aurait dit que les arbres étaient en feu”, a raconté à l’AFP Yasmine Sierra, qui a d’abord cru à un tremblement de terre.Cette habitante a secouru ses voisins, coincés dans leur jardin par les flammes, en sautant sur son trampoline afin de leur jeter une échelle par-dessus la haie.- “Du kérosène partout” -Jeremy Serna a lui expliqué avoir été réveillé avec sa femme par une forte détonation.”Nous avons regardé dehors et le ciel était orange. J’ai couru dehors pour voir ce que c’était, et tout était en feu ici”, a confié ce militaire à l’AFP.”J’ai vu que la maison du coin était en flammes. Je suis revenu ici et j’ai dit à ma femme: +Hé, il faut qu’on parte d’ici+”, a-t-il poursuivi. “C’était assez effrayant.”Parmi les passagers décédés de l’avion se trouve Dave Shapiro, agent musical qui a notamment représenté le groupe de rock Sum 41.L’agence qu’il a fondée, Sound Talent Group, a assuré aux médias américains que trois de ses employés étaient morts dans l’accident, dont M. Shapiro.Les enquêteurs passaient les lieux au peigne fin jeudi, fouillant les débris de l’avion dispersés dans tout le quartier.La zone est jonchée de carcasses de voitures carbonisées et une odeur de carburant entêtante flotte toujours dans l’air.”Lorsque l’avion a percuté la rue, le kérosène a détruit toutes les voitures qui se trouvaient de part et d’autre” de celle-ci, a expliqué M. Eddy, le pompier. “Il y a du kérosène partout.”L’avion s’est écrasé vers 03H45 locales (10H45 GMT), selon le régulateur américain de l’aviation civile (FAA). La visibilité était alors très mauvaise en raison d’un épais brouillard.La cause de l’accident reste pour l’instant inconnue, mais une ligne électrique du quartier a été endommagée. Les autorités tentent de comprendre si l’avion l’a heurtée avant de s’écraser.Immatriculé dans le Midwest, le Cessna 550 venait du Kansas et était en approche pour atterrir sur l’aérodrome Montgomery-Gibbs Executive à San Diego. – “Une tragédie” -Le quartier touché par l’accident est connu pour être habité par de nombreux soldats. San Diego abrite des installations de la Navy américaine, des bases des Marines et des garde-côtes.”Beaucoup de familles de militaires sont touchées”, a fait savoir le capitaine Robert Heely, commandant de la base navale de San Diego.”C’est une tragédie (…) et nous veillerons à ce que les familles touchées, celles qui n’ont pas accès à leur maison, bénéficient d’un soutien adéquat jusqu’à ce qu’elles puissent rentrer chez elles”, a déclaré Todd Gloria, maire de San Diego. Plusieurs incidents ont récemment ébranlé la confiance du public américain dans l’aviation.Ces dernières semaines, des pannes de contrôle du trafic aérien ont touché au moins deux fois l’aéroport de Newark, très fréquenté en banlieue de New York, sur la côte Est. En janvier, une collision en plein vol a eu lieu au-dessus de Washington entre un avion commercial et un hélicoptère militaire, faisant 67 morts.
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