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Transport des malades: les taxis rencontrent Bayrou, le projet retravaillé dès mardi

Le Premier ministre François Bayrou a annoncé samedi soir un réexamen du projet de réforme de la tarification du transports de patients par les taxis, à l’issue d’une rencontre avec les représentants des chauffeurs mobilisés depuis près d’une semaine contre la nouvelle convention.”Nous allons retravailler dans les semaines qui viennent le détail des décisions, des mesures et orientations qu’il faut prendre”, a-t-il déclaré au cours d’un point de presse à l’issue d’une réunion de trois heures au ministère des Transports, destinée à trouver une issue au conflit provoqué par ce projet.”Ce travail va être entrepris dès mardi”, tant sur la convention que sur le respect des règles par les plateformes de VTC, a indiqué M. Bayrou, précisant que les taxis participeraient “eux-mêmes à la mise au point” de ces règles dans des groupes de travail. Les réflexions à venir devront toutefois se faire “sans changer la date d’application” du texte et la cible en matière d’économies, a précisé M. Bayrou.Si les fédérations de taxis semblaient globalement satisfaites à la sortie, soulignant l’engagement à “revoir tous les points” litigieux de la convention et “des réunions avec des ministres” décisionnaires en plus des techniciens, la base s’est montrée beaucoup plus réservée, de nombreux manifestants se montrant même frustrés et pour certains déterminés à rester, lors d’une assemblée générale très tendue.”Je parle au nom des fédérations, on reste ! Mardi, on a rendez-vous, on ira au rendez-vous !”, a déclaré à la foule Abdel Grine, de la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI), après avoir consulté la base, dans un concert de pétards et une foule scandant “Taxis en colère !” ou “Tout ou rien !”.”0n peut comprendre la colère des chauffeurs. Pour l’instant, il va y avoir encore des échanges pour voir comment le mouvement évolue et sous quelle forme”, a déclaré Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis (UNT) à quelques journalistes à l’issue de l’AG, avant d’être pris à partie par un manifestant très remonté.”Cette réunion n’a abouti à rien du tout”, a déclaré Mohamed, taxi parisien de 52 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, “très déçu”, mais pas prêt à “se taper une sixième nuit” sur place, compte tenu du coût de la grève.A l’inverse, Badr, 32 ans, qui a préféré aussi rester anonyme, s’est dit prêt à rester Boulevard Raspail, épicentre de la contestation parisienne, “jusqu’à ce que le gouvernement bouge”. “On avait un mot d’ordre très clair dès le départ, c’est tout ou rien et on n’a rien”, a-t-il conclu.- “Jusqu’au bout !” -Les chauffeurs de taxis avaient auparavant menacé de nouvelles actions de blocage notamment des aéroports parisiens et du premier tour dimanche du tournoi de tennis de Roland Garros. Dans la capitale, à 16H30, une demi-heure avant le début prévu de la rencontre, 1.200 véhicules taxis étaient stationnés boulevard Raspail, près du ministère, selon la police.Leur intersyndicale avait lancé une mobilisation lundi pour protester contre cette convention, qui prévoit une unification des tarifs, aujourd’hui hétérogènes selon les départements. Le nouveau système entend reposer sur une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique. Il est conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (un bond de 45% depuis 2019). Le remboursement des transports de patients sur prescription est une activité essentielle dans le chiffre d’affaires de certains artisans-taxis. Parmi les manifestants, certains ont expliqué que la nouvelle grille tarifaire allait leur faire perdre une part substantielle de leur chiffre d’affaires. Yves Rubicondo, taxi à Pithiviers (Loiret) avec trois salariés, qui réalise 95% de son chiffre d’affaires avec l’Assurance maladie, pense perdre 25 à 30% de celui-ci.Tout au long de la semaine, des milliers de taxis ont manifesté, participé à des opérations escargot ou mis en place des blocages près des gares et aéroports pour se faire entendre. Les organisations de taxis ont aussi pris pour cible les chauffeurs de VTC, qui travaillent avec des plateformes comme Uber ou Bolt, accusés de concurrence déloyale et de pratiques irrégulières.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui a dans ses missions la régulation des taxis, a d’ailleurs demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles des véhicules avec chauffeur (VTC).

Coupe de France: le PSG fait le plein de confiance avant l’Inter

Le Paris Saint-Germain a parfaitement préparé sa finale de Ligue des champions en remportant celle de Coupe de France contre Reims (3-0), samedi à Saint-Denis, réussissant la deuxième levée du triplé dont il rêve.Garder l’habitude de la victoire. Exactement une semaine avant de défier l’Inter Milan à Munich, le champion de France 2025 a vite tué le suspense en marquant deux fois en trois minutes grâce à sa paire de jeunes attaquants, Désiré Doué double passeur pour Bradley Barcola buteur (16e, 19e).Largement supérieure comme attendu, l’équipe de Luis Enrique a nettement dominé le Stade de Reims, qui devra attendre encore avant d’étoffer un palmarès dont la dernière ligne a été écrite en 1962, avec un sixième titre de champion de France.Les Champenois n’ont pas le temps de s’apitoyer: ils ont un barrage retour à disputer dès jeudi à domicile contre Metz (1-1 à l’aller) pour ne pas descendre en Ligue 2.Les Parisiens aussi ont un autre rendez-vous bien plus important qu’une finale de Coupe de France et n’ont pas trop de sérotonine, l’hormone du bonheur, à dépenser. Ils espèrent en garder pour la finale de C1 contre l’Inter, le plus grand rendez-vous de l’histoire du club depuis celle perdue en 2020 contre le Bayern Munich (1-0).- Barcola décisif-En pensant à ce sommet, l’entraîneur espagnol n’avait quasiment pas touché à son équipe.Le Russe Matvei Safonov a gardé les buts parisiens comme à chaque tour de Coupe de France. Mais Gianluigi Donnarumma, décisif dans la marche vers la finale européenne, retrouvera sa place à Munich.Si Khvicha Kvaratshkelia a cédé sa place au dernier moment à Doué dans le onze de départ, c’est en raison d’un léger mal de tête. Il est rentré chez lui avant la fin du match pour rester au calme, selon une source proche du club.L’insaisissable dribbleur en a profité pour briller et servir deux fois Barcola.Le premier but a été marqué sur un contre après une des rares incursions rémoises dans le camp parisien. La première passe de Doué, lumineuse, dans la profondeur, a lancé l’ex-Lyonnais qui a semé Joseph Okumu pour aller marquer d’une frappe croisée.La deuxième est un centre en retrait, après que Marquinhos a trouvé la N.14 parisien dans la profondeur.Barcola, qui avant cette finale n’avait marqué qu’un seul but depuis début mars, contre Strasbourg, a donné ensuite le ballon du 3-0 à Achraf Hakimi.Le toujours offensif latéral marocain avait déjà marqué en quarts et en demi-finales de Ligue des champions.- Sixième doublé -Si Ousmane Dembélé n’est plus aussi prolifique devant le but, à l’image de sa frappe sur le poteau (63e), un de ses crochets a laissé Keito Nakamura sur son séant (11e).Bref, le secteur offensif parisien est bien aiguisé avant de se frotter à la défense pierreuse de l’Inter.Et la pression sur le but de Yehvann Diouf n’a pas baissé en seconde période, malgré la victoire en poche, conformément à la philosophie joueuse de Luis Enrique.Avec la manière, le PSG a entretenu sa dynamique de victoire et soulevé pour la 16e fois le trophée Charles-Simon, améliorant son propre record, loin devant les dix victoires de l’Olympique de Marseille.Il a aussi réalisé son sixième doublé Coupe-Championnat après 2015, 2016, 2018, 2020 et 2024), mais c’est le triplé dont rêvent les supporters parisiens, qui eux aussi ont bien préparé leurs cordes vocales pour Munich. Même s’ils se sont trompé de cible en insultant en chansons “Milano”, qui désigne l’AC Milan et non l’Inter.Pour poursuivre la revue des troupes parisiennes avant la grande finale, le milieu Vitinha, Fabian Ruiz, João Neves a aisément contrôlé un adversaire dépassé au Stade de France.La défense du PSG elle n’a guère été sollicitée par des Rémois vite découragés. Samba Diawara a assez tôt sorti ses animateurs japonais Nakamura et Junya Ito en vue du crucial barrage retour.Reims devra encore patienter avant de reprendre l’écriture de son histoire. Paris n’a plus que sept jours à attendre.

Les députés voteront mardi sur la création d’un droit à l’aide à mourir

L’Assemblée nationale confirmera-t-elle son vote ? Les députés ont achevé samedi dans les temps impartis l’examen de deux propositions de loi, l’une sur les soins palliatifs et l’autre relative au “droit à l’aide à mourir”, sur lesquels deux votes solennels se tiendront mardi.Les députés avaient entamé le 12 mai l’examen en première lecture de ces deux textes, portés par Annie Vidal (Renaissance) et Olivier Falorni (groupe MoDem), et qui représentent potentiellement la plus grande réforme de société depuis une décennie.Ils ont approuvé au cours de débats globalement sereins la création d’un “droit à l’aide à mourir”, autre nom du suicide assisté et de l’euthanasie, qui sera ouvert aux personnes atteintes “d’une affection grave et incurable” qui “engage le pronostic vital, en phase avancée” ou “terminale”, et présentant “une souffrance physique ou psychologique constante”.Cet article-clé de la proposition de loi portée par M. Falorni a été adopté samedi dernier par 75 voix contre 41, ce qui ne préjuge pas de l’issue du scrutin, alors que chaque groupe accordera à ses membres la liberté de vote, sur ce sujet qui transcende les clivages politiques et touche aux convictions intimes de chacun.Si la gauche est apparue majoritairement en soutien du texte, la droite et l’extrême droite opposées, et le bloc macroniste divisé, des positions minoritaires se sont exprimées dans chaque groupe.Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, a salué dans un communiqué la “sérénité” des débats, notable dans une “Assemblée archipélisée” parfois marquée par “une extrême conflictualité”.- “Point de rupture” -Pour le premier comme pour le second texte, les députés sont restés relativement proches de la version proposée à leur examen, au point que Mme Vidal a regretté vendredi qu'”aucun” des amendements des opposants au texte n’ait été “entendu”.Dans le cadre des débats sur la proposition de loi sur les soins palliatifs, ils ont approuvé la création d’un “droit opposable” à ces soins, malgré la tentative de certains députés, soutenus par le gouvernement, de supprimer les recours possibles en justice.S’agissant du texte porté par M. Falorni, le gouvernement a fait adopter un amendement structurant, refaisant de l’auto-administration de la substance létale la règle, et de l’administration par un médecin ou un infirmier l’exception, lorsque le patient “n’est pas en mesure physiquement d’y procéder”.Cette disposition était un “point de rupture de l’équilibre du texte” pour certains députés, comme l’ancienne ministre de la Santé Agnès Firmin le Bodo (Horizons).Le gouvernement a aussi fait préciser un des critères d’éligibilité. Tenant compte d’un avis de la Haute Autorité de Santé, le texte affirme désormais que la phase “avancée” d’une maladie se caractérise par “l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie”.Les députés ont également approuvé un amendement du président de la commission des Affaires sociales, Frédéric Valletoux (Horizons), renforçant la collégialité de la procédure et un autre du gouvernement rétablissant un délai minimum de deux jours pour que le malade confirme sa décision.- Etape décisive -La ministre de la Santé Catherine Vautrin, et Olivier Falorni, ont eu à coeur de maintenir l'”équilibre” du texte, résistant aux appels à gauche à élargir le droit à l’aide à mourir, par exemple aux mineurs ou aux personnes qui en auraient émis le voeu dans leurs directives anticipées.Sans convaincre les opposants. Jugeant les garde-fous posés insuffisants, le député LR Philippe Juvin a dit craindre samedi sur franceinfo que les malades recourent “au suicide assisté, par défaut d’accès aux soins”, alors que seule la moitié des besoins en soins palliatifs est couverte.Réunies près de l’Assemblée samedi, quelque 300 personnes malades ou en situation de handicap ont dénoncé les “dangers” du texte.”Cette loi me fait l’effet d’un pistolet chargé déposé sur ma table de nuit”, a déclaré Edwige Moutou, 44 ans, atteinte de la maladie de Parkinson.Le vote mardi constituera une étape décisive dans le parcours tortueux de ce nouveau droit, serpent de mer du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Après avoir confié une réflexion sur le sujet à une convention citoyenne en 2022, il avait dévoilé en mars 2024 les grandes lignes d’un projet de loi. Mais son examen avait été interrompu par la dissolution.Dans un entretien à La Tribune Dimanche, Catherine Vautrin a dit espérer que ce texte soit examiné au Sénat cet automne, avec un retour à l’ l’Assemblée nationale début 2026. “Je souhaite que le texte soit voté d’ici à 2027, c’est encore possible”, a dit la ministre.sl-la-cac-sac/hr/grd/gvy

Cannes: la Palme d’or et le cri de liberté du dissident iranien Jafar Panahi

Le dissident iranien Jafar Panahi a reçu la Palme d’or au Festival de Cannes samedi pour son film “Un simple accident”, brûlot politique tourné clandestinement, envoyant à ses compatriotes un message pour “la liberté”.”Mettons tous les problèmes, toutes les différences de côté”, a lancé aux Iraniens le cinéaste de 64 ans, qui a pu se rendre à Cannes pour la première fois depuis 15 ans.”Le plus important en ce moment, c’est notre pays et c’est la liberté de notre pays”, a-t-il ajouté après avoir reçu son trophée, remis par l’actrice australo-américaine Cate Blanchett et la présidente du jury, la comédienne française Juliette Binoche.Thriller moral auscultant le dilemme d’anciens détenus tentés de se venger de leur tortionnaire, “Un simple accident” s’en prend aux forces de sécurité iraniennes. Panahi, qui a connu la prison à deux reprises en Iran, pays dont il ne pouvait pas sortir jusqu’à récemment, a-t-il peur d’y retourner dimanche, alors que son sort est incertain ? “Pas du tout”, a-t-il répondu à l’AFP.Son film a été réalisé clandestinement, le cinéaste étant sous le coup d’une interdiction de tournage. Au mépris des lois de la République islamique, plusieurs de ses actrices apparaissent sans voile.L’agence de presse officielle iranienne Irna l’a toutefois salué samedi soir pour avoir “apporté la Palme d’or au cinéma iranien”, 28 ans après Abbas Kiarostami.L’an dernier, la récompense avait échappé à un autre Iranien dissident, Mohammad Rasoulof, qui avait dû se contenter d’un prix spécial et est resté ensuite en exil. – Marges et jeunes talents -La Palme d’or était allée à “Anora”, de l’Américain Sean Baker.Cette année, le palmarès ne compte aucun film américain. Les grosses productions comme “Eddington” d’Ari Aster avec Joaquin Phoenix ou “Die, My Love” de Lynne Ramsay avec Jennifer Lawrence repartent les mains vides. Le jury, qui comptait dans ses rangs les acteurs américains Halle Berry et Jeremy Strong, a privilégié des films en marge des grands circuits de l’industrie, ainsi que les jeunes talents.Parmi eux, une révélation, Nadia Melliti. L’actrice française reçoit le prix d’interprétation à 23 ans, et pour son premier rôle au cinéma dans “La petite dernière” de sa compatriote Hafsia Herzi. Etudiante en sport repérée dans un casting sauvage, elle a dit s’être “beaucoup identifiée” à son personnage de Fatima, 17 ans, une jeune femme musulmane qui découvre son homosexualité.”L’Agent secret” du Brésilien Kleber Mendonça Filho, 56 ans, repart avec deux prix: la mise en scène et l’interprétation masculine pour Wagner Moura, 48 ans, connu pour avoir interprété Pablo Escobar dans la série “Narcos”. Le Grand Prix a été remporté par le Norvégien Joachim Trier pour le mélodrame “Valeur sentimentale”.- Une seule réalisatrice primée -Le jury a créé un prix spécial pour “Résurrection”, film-poème du Chinois Bi Gan, 35 ans. Un “ovni d’une grande invention”, selon Juliette Binoche.Le Franco-Espagnol Oliver Laxe, 43 ans, a reçu ex-aequo le prix du jury pour “Sirat”, plongée dans une rave-party hallucinatoire et apocalyptique, avec Sergi Lopez. Il le partage avec la réalisatrice allemande Mascha Schilinski, qui explore cent ans de traumas féminins dans “Sound of Falling”.Parmi les sept réalisatrices en compétition (sur 22 films), cette cinéaste de 41 ans est la seule à avoir été primée. Réalisateurs parmi les plus récompensés de l’histoire de Cannes, avec deux Palmes d’or, les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne, septuagénaires, sont repartis avec le prix du scénario pour “Jeunes Mères”.Ils obtiennent ce prix pour un nouveau film social, sur un foyer de mères adolescentes en situation de précarité, au terme d’une 78e édition à la tonalité engagée.Le festival a fait écho aux conflits au Proche-Orient et en Ukraine et a été marqué par des déclarations engagées, à commencer par la charge de l’acteur américain Robert De Niro contre le président de son pays, Donald Trump, lors de la cérémonie d’ouverture.Côté paillettes, la quinzaine a connu ses défilés de stars, de Denzel Washington à Tom Cruise, venu présenter le dernier “Mission: Impossible”, en passant par Scarlett Johansson, pour son premier film de réalisatrice, et Nicole Kidman.

Gaza: neuf enfants d’un couple de médecins tués dans une frappe israélienne selon les secours

La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé samedi la mort de neuf enfants d’un couple de médecins palestiniens tués dans un raid aérien israélien dans le sud du territoire assiégé et dévasté par la guerre.L’armée israélienne a indiqué à l’AFP qu’un de ses aéronefs avait “frappé plusieurs individus soupçonnés d’opérer depuis une structure adjacente” à des soldats dans cette zone. “L’affirmation concernant les dommages causés à des civils non impliqués est en cours d’examen”, a-t-elle ajouté.Israël a intensifié à la mi-mai sa campagne aérienne et terrestre dans la bande de Gaza dans le but affiché d’anéantir le Hamas, de prendre le contrôle du territoire palestinien et de libérer les otages israéliens qui y sont retenus.Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque sans précédent menée par des commandos du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.”Hier, vendredi 23 mai 2025, nos équipes ont transféré (à l’hôpital) les corps de 9 enfants martyrs, dont certains étaient carbonisés, de la maison du Dr Hamdi Al-Najjar et de son épouse, Dr Alaa Al-Najjar”, a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile à Gaza, selon qui “l’occupation israélienne a ciblé (leur) maison (…) dans le quartier Gizan Al-Najjar à Khan Younès” (sud).M. Bassal a précisé que le Dr Hamdi al-Najjar et leur dixième enfant, Adam, étaient tous deux “grièvement” blessés. Selon l’hôpital al-Nasser de Khan Younès, le seul enfant survivant de la fratrie est âgé de 10 ans.- “Cibles terroristes” -Mounir Albourche, directeur général du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour la la bande de Gaza, a déclaré sur X que la frappe s’était produite peu après que le mari de Mme Najjar, le docteur Hamdi Al-Najjar, l’avait amenée à son travail.”Quelques minutes à peine après son retour, un missile a frappé leur maison”, a-t-il relaté, ajoutant que le médecin était “actuellement en soins intensifs”.La Défense civile a publié une vidéo montrant ce qu’elle présente comme ses secouristes fouillant les décombres de la maison après la frappe. On les voit d’abord éteindre un incendie avant de récupérer plusieurs corps carbonisés d’enfants.M. Bassal avait indiqué plus tôt qu'”au moins 15 Palestiniens dont des femmes et des enfants avaient péri dans les frappes israéliennes” samedi dans la bande de Gaza, où les quelque 2,4 millions d’habitants sont confrontés à de graves pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments. L’armée israélienne a affirmé que ses troupes avaient ces dernières 24 heures “éliminé des terroristes et démantelé des infrastructures terroristes y compris souterraines” à Gaza. L’armée de l’air “a frappé plus de 100 cibles terroristes”.Israël assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre et interdit l’accès du territoire aux journalistes venant de l’extérieur.Après une trêve de deux mois ayant permis le retour d’une trentaine d’otages israéliens (dont huit morts) en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens, Israël a repris son offensive le 18 mars à Gaza.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, sont au point mort.- “Ma fille demande du pain” -Face à une indignation croissante à l’international sur l’interdiction par Israël de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars, Israël a commencé à laisser passer l’aide lundi, au compte-gouttes.Les camions autorisés par Israël ne représentent “qu’une pincée d’aide alors qu’un déluge est nécessaire”, a dit Antonio Guterres, le patron de l’ONU.Samedi, la municipalité de Gaza-ville a lancé un appel à l’aide pour la réparation et la réhabilitation “des installations d’eau détruites”, faisant état “d’une crise majeure de l’eau”. “Je lance un appel au monde pour qu’il nous aide. Nous avons besoin d’eau potable et de la nourriture. Ma fille demande du pain depuis ce matin et nous n’avons rien à lui donner”, affirme Nady Nasrallah, une déplacée à Gaza-ville (nord).Comme chaque samedi à Tel-Aviv, des manifestants se sont rassemblés pour réclamer la libération des otages, portant une banderole géante sur laquelle on pouvait lire “Sauvez les otages, mettez fin à la guerre”.L’attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.901 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: neuf enfants d’un couple de médecins tués dans une frappe israélienne selon les secours

La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé samedi la mort de neuf enfants d’un couple de médecins palestiniens tués dans un raid aérien israélien dans le sud du territoire assiégé et dévasté par la guerre.L’armée israélienne a indiqué à l’AFP qu’un de ses aéronefs avait “frappé plusieurs individus soupçonnés d’opérer depuis une structure adjacente” à des soldats dans cette zone. “L’affirmation concernant les dommages causés à des civils non impliqués est en cours d’examen”, a-t-elle ajouté.Israël a intensifié à la mi-mai sa campagne aérienne et terrestre dans la bande de Gaza dans le but affiché d’anéantir le Hamas, de prendre le contrôle du territoire palestinien et de libérer les otages israéliens qui y sont retenus.Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque sans précédent menée par des commandos du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.”Hier, vendredi 23 mai 2025, nos équipes ont transféré (à l’hôpital) les corps de 9 enfants martyrs, dont certains étaient carbonisés, de la maison du Dr Hamdi Al-Najjar et de son épouse, Dr Alaa Al-Najjar”, a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile à Gaza, selon qui “l’occupation israélienne a ciblé (leur) maison (…) dans le quartier Gizan Al-Najjar à Khan Younès” (sud).M. Bassal a précisé que le Dr Hamdi al-Najjar et leur dixième enfant, Adam, étaient tous deux “grièvement” blessés. Selon l’hôpital al-Nasser de Khan Younès, le seul enfant survivant de la fratrie est âgé de 10 ans.- “Cibles terroristes” -Mounir Albourche, directeur général du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour la la bande de Gaza, a déclaré sur X que la frappe s’était produite peu après que le mari de Mme Najjar, le docteur Hamdi Al-Najjar, l’avait amenée à son travail.”Quelques minutes à peine après son retour, un missile a frappé leur maison”, a-t-il relaté, ajoutant que le médecin était “actuellement en soins intensifs”.La Défense civile a publié une vidéo montrant ce qu’elle présente comme ses secouristes fouillant les décombres de la maison après la frappe. On les voit d’abord éteindre un incendie avant de récupérer plusieurs corps carbonisés d’enfants.M. Bassal avait indiqué plus tôt qu'”au moins 15 Palestiniens dont des femmes et des enfants avaient péri dans les frappes israéliennes” samedi dans la bande de Gaza, où les quelque 2,4 millions d’habitants sont confrontés à de graves pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments. L’armée israélienne a affirmé que ses troupes avaient ces dernières 24 heures “éliminé des terroristes et démantelé des infrastructures terroristes y compris souterraines” à Gaza. L’armée de l’air “a frappé plus de 100 cibles terroristes”.Israël assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre et interdit l’accès du territoire aux journalistes venant de l’extérieur.Après une trêve de deux mois ayant permis le retour d’une trentaine d’otages israéliens (dont huit morts) en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens, Israël a repris son offensive le 18 mars à Gaza.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, sont au point mort.- “Ma fille demande du pain” -Face à une indignation croissante à l’international sur l’interdiction par Israël de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars, Israël a commencé à laisser passer l’aide lundi, au compte-gouttes.Les camions autorisés par Israël ne représentent “qu’une pincée d’aide alors qu’un déluge est nécessaire”, a dit Antonio Guterres, le patron de l’ONU.Samedi, la municipalité de Gaza-ville a lancé un appel à l’aide pour la réparation et la réhabilitation “des installations d’eau détruites”, faisant état “d’une crise majeure de l’eau”. “Je lance un appel au monde pour qu’il nous aide. Nous avons besoin d’eau potable et de la nourriture. Ma fille demande du pain depuis ce matin et nous n’avons rien à lui donner”, affirme Nady Nasrallah, une déplacée à Gaza-ville (nord).Comme chaque samedi à Tel-Aviv, des manifestants se sont rassemblés pour réclamer la libération des otages, portant une banderole géante sur laquelle on pouvait lire “Sauvez les otages, mettez fin à la guerre”.L’attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.901 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: neuf enfants d’un couple de médecins tués dans une frappe israélienne selon les secours

La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé samedi la mort de neuf enfants d’un couple de médecins palestiniens tués dans un raid aérien israélien dans le sud du territoire assiégé et dévasté par la guerre.L’armée israélienne a indiqué à l’AFP qu’un de ses aéronefs avait “frappé plusieurs individus soupçonnés d’opérer depuis une …

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