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Roland-Garros: Nadal fêté une dernière fois à “l’endroit qui compte le plus” pour lui

De l’ocre, partout, du court Philippe-Chartrier jusqu’aux vêtements des spectateurs: le Central a rendu dimanche en fin d’après-midi un hommage vibrant à Rafael Nadal, revenu pour la première fois sans raquette à la main dans son jardin à Roland-Garros, où il a été sacré 14 fois. “Vous ne pouvez pas savoir à quel point c’est gratifiant de se sentir aimé, apprécié, à l’endroit qui compte le plus pour soi”, a lancé, en français, le maître des lieux, sous les yeux des deux tenants du titre à Paris, Carlos Alcaraz et Iga Swiatek.Pour l’occasion, des t-shirts “Merci Rafa” couleurs blanc et ocre avaient été distribués aux spectateurs, dans un stade pavoisé pour l’occasion de drapeaux espagnols. Nadal n’a pu contenir quelques larmes quand les petites mains du tournoi – responsables de l’entretien des courts, des accréditations ou chauffeur attitré – sont descendues sur le court. En fin de cérémonie, les organisateurs ont révélé que l’empreinte de la chaussure droite de “Rafa” resterait gravée “pour l’éternité” sur le Central, juste à côté du filet. “C’est impossible de décrire par des mots ce que ça représente pour moi d’avoir cette trace sur le court le plus important de ma vie”, a affirmé le héros du jour en conférence de presse.Quelques instants plus tôt, ses trois “copains” Roger Federer, Andy Murray et Novak Djokovic, avaient rejoint le Majorquin pour rendre hommage à leur ex-rival et réunir l’espace d’un instant sur le Central les 69 titres du Grand Chelem conquis à eux quatre. “Vous m’avez vraiment fait vivre des moments difficiles sur le court, j’ai beaucoup apprécié d’avoir à me pousser à la limite tous les jours pour être compétitif par rapport à vous. Ça signifie énormément que vous soyez tous là”, a remercié humblement Nadal. La carrière de l’ex-N.1 mondial avait déjà été célébrée en novembre après son dernier match officiel, une défaite en Coupe Davis à Malaga.Mais la cérémonie, très sobre et organisée aux petites heures de la nuit andalouse, avait suscité des critiques.- Gasquet et Garcia aussi sur le départ -Invité à commenter l’hommage qui lui a été rendu dimanche, Nadal a rappelé qu’en règle générale, il n’appréciait guère ce genre de cérémonies à sa gloire.”Je n’aime pas être au centre de l’attention mais j’ai apprécié” l’hommage sur le Central, a-t-il ensuite nuancé.L’Espagnol a inauguré une quinzaine parisienne synonyme de dernière danse pour de nombreux joueurs.La carrière de l’ex-N.7 mondial Richard Gasquet sera ainsi honorée au terme de son dernier match professionnel.À près de 39 ans, le triple demi-finaliste en Grand Chelem entamera lundi son ultime Roland-Garros contre son compatriote français Terence Atmane (121e).En cas de qualification, l’un des chouchous du public tricolore aura très probablement droit à un deuxième tour de gala contre Jannik Sinner. Le N.1 mondial italien devra d’abord se défaire d’un autre Français, Arthur Rinderknech (75e), lundi soir.Lors de la session nocturne de dimanche, l’Américain Ben Shelton (13e) est venu à bout de l’Italien Lorenzo Sonego (44e), 6-4, 4-6, 3-6, 6-2, 6-3, concluant peu après minuit au terme de plus de 3h30 de combat. L’ex-N.4 mondiale Caroline Garcia (31 ans) s’apprête elle aussi à débuter lundi son dernier Roland-Garros contre l’Américaine Bernarda Pera (83e).Mais si un hommage doit lui être rendu, la Française préfère qu’il ait lieu lors de l’édition 2026 du tournoi.Les tenants du titre Iga Swiatek et Carlos Alcaraz entreront également en lice lundi, respectivement face à Rebecca Sramkova (42e) et Giulio Zeppieri (310e).- Sabalenka en démonstration -Avant la séquence émotion sur le Central, Aryna Sabalenka, une des grandes favorites à la victoire finale, avait sorti rapidement la Russe Kamilla Rakhimova 6-1, 6-0 pour son entrée en lice.Protégée par le toit du Central, la championne olympique chinoise Zheng Qinwen (8e) a remporté son match 6-4, 6-3 contre la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (50e). Finaliste sortante à Paris, l’Italienne Jasmine Paolini a dû remonter un break de retard dans le troisième set pour finalement s’imposer 6-1, 4-6, 6-3 contre la Chinoise Yuan Yue (87e) et signer un septième succès de rang après son titre au WTA 1000 de Rome.dga-aco-bdu-ole/tmt

Après Cannes, Nice visée par un sabotage électrique

Au lendemain du sabotage de deux installations électriques avec un black-out massif autour de Cannes en plein festival, un incendie volontaire a visé un transformateur électrique à Nice, dans la nuit de samedi à dimanche, touchant 45.000 foyers. Une enquête en flagrance a été ouverte pour “destruction par incendie en bande organisée” et confiée à la police judiciaire, a indiqué le procureur de Nice, Damien Martinelli, dans un communiqué.”Des constatations et examens techniques sont en cours notamment pour préciser les dégâts et les modalités de passage à l’acte”, a-t-il ajouté.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a pour sa part adressé un télégramme aux préfets leur demandant “de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer, en lien avec les opérateurs concernés, la sécurité des principaux sites et infrastructres du réseau électrique”.Aucun lien entre ces divers incidents n’a pour l’instant été formellement établi.A Nice, le feu s’est déclaré vers 02H00 sur un poste électrique situé dans le quartier des Moulins, un secteur gangréné par les trafics de stupéfiants dans l’ouest de la ville.Selon une source policière, des “traces de pneus” ont été découverte et une source proche du dossier a évoqué “une porte fracturée” pour le local du transformateur.Quelque 45.000 foyers ont été momentanément privés d’électricité, à Nice et dans les communes voisines de Saint-Laurent-du-Var et Cagnes-sur-Mer, a précisé Enedis à l’AFP. A 06h00 le courant avait été rétabli.Le réseau de tramway de Nice a été brièvement affecté, avec une reprise retardée en début de matinée, et l’aéroport, un temps privé d’électricité, “a été rapidement réalimenté”, a précisé à l’AFP l’adjoint au maire Gaël Nofri.Cet incendie survient au lendemain de dégradations volontaires sur deux installations électriques, un poste haute tension incendié dans le Var et un pylône scié dans les Alpes-Maritimes, qui ont provoqué une coupure massive dans la région, affectant 160.000 foyers, notamment à Cannes, en plein festival de cinéma, préservé grâce à son système d’alimentation autonome. – Revendication en cours d’évaluation -“Je dénonce avec force ces actes malveillants qui touchent notre pays”, a réagi sur X Christian Estrosi, qui a annoncé le dépôt d’une plainte par la ville et la mise à disposition des enquêteurs des images de vidéosurveillance.Le maire Horizons de Nice a également annoncé le renforcement “dès les prochains jours” de la surveillance des “sites électriques stratégiques” de la ville. Il a demandé aux services de la police municipale de se “mobiliser” face à ces actes “qui peuvent avoir des conséquences considérables, notamment sur les établissements de santé”. “Tant que les auteurs de ces faits n’auront pas été interpellés nous ne relâcherons aucune attention où que ce soit”, a-t-il assuré lors d’un point presse.Dimanche après-midi, un communiqué anonyme et non authentifié, se réclamant de “deux bandes d’anarchistes”, a été posté sur un site internet alternatif nantais, revendiquant “la responsabilité de l’attaque contre des installations électriques sur la Côte d’Azur”.”La presse m’a relayé cette revendication trouvée sur un site. Elle fait l’objet d’une évaluation”, a réagi auprès de l’AFP le procureur de Grasse Damien Savarzeix, soulignant que “l’enquête se poursuit sur le fond”.Samedi, la coupure électrique avait affecté “toutes les communes du littoral entre Antibes et le Var ainsi que des communes situées davantage dans les terres”, selon le préfet Laurent Hottiaux, qui avait dénoncé des “actes graves de dégradations portant atteinte à l’intégrité des infrastructures électriques”.Dans la nuit, un incendie sur un poste électrique de très haute tension à Tanneron (Var) avait provoqué une première coupure dans le Var et les Alpes-Maritimes. Puis, à 10H00, c’est un pylône électrique situé à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) qui avait subi des “dégradations majeures”, selon le préfet.Trois des quatre piliers de ce pylône de la ligne à haute tension alimentant la ville de Cannes “ont été sciés”, dans le cadre d'”un acte malveillant”, avait précisé le procureur de Grasse  à l’AFP. Les sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes ont recensé samedi une centaine d’interventions mineures dans le département, principalement sur des pannes d’ascenseur. Les réseaux de télécommunication ont également été affectés par intermittence et la circulation de certains trains régionaux perturbéeL’électricité avait été rétablie vers 17H00 pour l’ensemble des 160.000 foyers privés de courant, selon RTE.

Basket: Monaco trop court en finale de l’Euroligue contre Fenerbahçe

Monaco s’est inclinée face à Fenerbahçe (81-70) dimanche à Abou Dhabi pour sa première finale d’Euroligue, manquant l’occasion d’entrer de plain-pied dans la cour des grands dès sa quatrième saison à ce niveau et d’offrir au championnat de France la deuxième C1 de son histoire.Le CSP Limoges, sacré en 1993 à Athènes face à Trévise (59-55), reste seul tout en haut. Au bout d’une saison historique pour le basket-ball français de clubs, mais qui aurait pu se terminer en apothéose dans une compétition dont ils ont été absents (2016-2019) ou invisibles pendant une quinzaine d’années.Jusqu’à la soudaine émergence du club du Rocher, qui avait déjà dépoussiéré les armoires en devenant, en 2023, la première formation du championnat de France à participer au Final Four depuis l’Asvel en 1997.Cette ascension doit beaucoup aux fonds de son propriétaire Aleksej Fedoricsev et à sa politique sportive plutôt stable, qui lui ont permis d’atteindre deux fois les quarts de finale et deux fois le Final Four en quatre exercices.Dans une finale cadenassée et rugueuse, l’ASM a manqué un peu d’adresse (42% à deux points) et d’air en fin de match, encaissant un 11-0 à cheval sur le troisième et quatrième quart-temps pour accuser 11 points de retard à un peu moins de sept minutes de la fin (62-51).Elle rate l’occasion d’être couronnée, devant une assistance princière (Toni Kukoc, Vlade Divac, Tony Parker, Rudy Fernandez, Franck Ribéry) aux Emirats arabes unis, dès sa première finale. Et dès la première saison en Euroligue de Vassilis Spanoulis, triple vainqueur comme joueur.L’ancien meneur grec, arrivé fin novembre sur le banc en remplacement de Sasa Obradovic, a profondément transformé l’ASM, lui apportant la cohérence défensive et l’altruisme offensif qui lui manquaient.- Jasikevicius enfin titré -Spanoulis a cependant regardé Sarunas Jasikevicius, son ancien partenaire sous le maillot du Panathinaïkos avec qui il a remporté l’Euroligue en 2009, soulever enfin sa première C1 en tant qu’entraîneur pour son sixième Final Four. Il est le quatrième à réaliser le doublé sur le parquet et sur le banc et s’est senti “libéré d’un poids qui pesait sur ses épaules” après avoir enfin soulevé ce trophée, dédié à sa “femme”.Monaco a pourtant refusé la défaite qui se profilait après le tir primé de Devon Hall la repoussant à 11 longueurs à 3 minutes 30 secondes du buzzer (68-57).Mike James (17 pts) a réduit l’écart, puis Matthew Strazel (13 pts) a inscrit cinq points (deux lancers-francs sur une faute anti-sportive et un 3 pts) pour ramener l’ASM à cinq unités à deux minutes de la fin (69-64).Mais Marko Guduric (19 pts dont 3/5 à 3 pts), d’une nouvelle banderille extérieure meurtrière, a plié le match à une minute du terme (74-64). Et les Monégasques ont regardé les joueurs d’Istanbul célébrer leur deuxième Euroligue (après celle de 2017) devant leurs nombreux et bruyants supporters. “On savait qu’on n’aurait aucune chance si on ne rivalisait pas au moins avec Monaco physiquement” a souligné Nigel Hayes-Davis, élu MVP du Final Four après avoir inscrit 23 pts et pris 9 rebonds dimanche.Spanoulis a lui estimé que son équipe avait été “plus sanctionnée” quand elle a voulu jouer dur que le “Fener”, qui a obtenu deux fois plus de lancers-francs (22 contre 11).- Trous d’air -Hormis le trou d’air à cheval sur les troisième et quatrième quart-temps, la “Roca Team”, portée comme en demi-finales par Alpha Diallo (19 pts, 12 à la pause), pourra notamment regretter une fin de deuxième quart-temps mal maîtrisée.Alors qu’elle avait été placée sur orbite par un excellent début de match (13-4, 5e, 4/5 à 3 pts lors du premier quart-temps) et James (8 pts dans le premier quart-temps), puis avait compté neuf longueurs d’avance (32-23, 17e), elle a ainsi rejoint les vestiaires deux longueurs derrière (33-35).Après avoir encaissé un 12-1, et notamment un “2+1” (panier plus faute accordée) largement évitable quasiment au buzzer, James laissant Devon Hall rentrer une claquette tout en faisant faute sur lui.La vedette américaine, meilleur marqueur de l’histoire de l’Euroligue, devra repasser pour enfin la décrocher. Comme le club de la Principauté, qui est cependant encore un peu plus entré dans la cour des grands

Elections au Venezuela: vers une victoire du parti au pouvoir en l’absence d’opposition

Le parti du président vénézuelien Nicolas Maduro s’achemine vers une large victoire aux législatives et régionales de dimanche, marquées par l’arrestation de 70 personnes avant le scrutin et un boycott du scrutin par la majorité de l’opposition, dix mois après une présidentielle entachée de fraudes selon elle.Parmi les 70 personnes arrêtées figure Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, interpellé vendredi et accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots, réels ou imaginaires, a aussi suspendu lundi les vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires”.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre sont déployés. Les troubles post-électoraux de la présidentielle du 28 juillet s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations. Seuls 1.900 ont été libérés depuis.”Tout se passe bien (…) il n’y eu aucun incident”, a indiqué le ministre de la Défense, Vladimir Padrino. Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H00 GMT) avec des résultats attendus dans la soirée.Contrairement à la présidentielle du 28 juillet, les bureaux de vote étaient peu fréquentés, ont constaté des journalistes de l’AFP à Caracas et en province.Selon un sondage Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% des 21 millions d’électeurs. L’essentiel d’entre eux devrait être des militants du pouvoir. “Nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “C’est un processus de participation citoyenne important”, estime Samadi Romero, universitaire de 32 ans qui a voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils de président Maduro, tête de liste à Caracas.  “Je ne vais pas voter parce que j’ai voté le 28 juillet et ils ont volé les élections. Alors, c’est vraiment une farce”, affirme à San Cristobal Candelaria Rojas Sierra, fonctionnaire retraitée de 78 ans, en allant à la messe “prier pour le Venezuela”.Avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.De son côté, Mme Machado dénonce une “énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite du 28 juillet”.Dimanche, elle a publié plusieurs photos de bureaux de vote déserts sur les réseaux sociaux.Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a toutefois entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Qu’est-ce qui est mieux? Avoir une voix et lutter au sein du l’Assemblée nationale ou, comme nous l’avons fait à d’autres occasions, se retirer du processus électoral et laisser entièrement l’Assemblée au gouvernement?”, a déclaré M. Capriles après avoir voté à Caracas. – Représentants pour l’Essequibo -Lors de ce scrutin, le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas revendique et dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.Le vote a lieu dans un micro-circonscription de 21.000 votants à la frontière guyanienne. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.La semaine dernière, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace” alors que le ministère de la défense guyanien a indiqué renforcer sa présence à la frontière.”Aucun président ne peut nous dire de ne pas organiser des élections. C’est un acte souverain”, a lancé dimanche M. Padrino.

Elections au Venezuela: vers une victoire du parti au pouvoir en l’absence d’opposition

Le parti du président vénézuelien Nicolas Maduro s’achemine vers une large victoire aux législatives et régionales de dimanche, marquées par l’arrestation de 70 personnes avant le scrutin et un boycott du scrutin par la majorité de l’opposition, dix mois après une présidentielle entachée de fraudes selon elle.Parmi les 70 personnes arrêtées figure Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, interpellé vendredi et accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots, réels ou imaginaires, a aussi suspendu lundi les vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires”.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre sont déployés. Les troubles post-électoraux de la présidentielle du 28 juillet s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations. Seuls 1.900 ont été libérés depuis.”Tout se passe bien (…) il n’y eu aucun incident”, a indiqué le ministre de la Défense, Vladimir Padrino. Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H00 GMT) avec des résultats attendus dans la soirée.Contrairement à la présidentielle du 28 juillet, les bureaux de vote étaient peu fréquentés, ont constaté des journalistes de l’AFP à Caracas et en province.Selon un sondage Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% des 21 millions d’électeurs. L’essentiel d’entre eux devrait être des militants du pouvoir. “Nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “C’est un processus de participation citoyenne important”, estime Samadi Romero, universitaire de 32 ans qui a voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils de président Maduro, tête de liste à Caracas.  “Je ne vais pas voter parce que j’ai voté le 28 juillet et ils ont volé les élections. Alors, c’est vraiment une farce”, affirme à San Cristobal Candelaria Rojas Sierra, fonctionnaire retraitée de 78 ans, en allant à la messe “prier pour le Venezuela”.Avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.De son côté, Mme Machado dénonce une “énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite du 28 juillet”.Dimanche, elle a publié plusieurs photos de bureaux de vote déserts sur les réseaux sociaux.Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a toutefois entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Qu’est-ce qui est mieux? Avoir une voix et lutter au sein du l’Assemblée nationale ou, comme nous l’avons fait à d’autres occasions, se retirer du processus électoral et laisser entièrement l’Assemblée au gouvernement?”, a déclaré M. Capriles après avoir voté à Caracas. – Représentants pour l’Essequibo -Lors de ce scrutin, le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas revendique et dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.Le vote a lieu dans un micro-circonscription de 21.000 votants à la frontière guyanienne. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.La semaine dernière, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace” alors que le ministère de la défense guyanien a indiqué renforcer sa présence à la frontière.”Aucun président ne peut nous dire de ne pas organiser des élections. C’est un acte souverain”, a lancé dimanche M. Padrino.

Suriname: législatives pour décider qui gérera la future manne pétrolière

Le Suriname décide dimanche lors de législatives quel parti va diriger le plus petit pays d’Amérique du sud, voisin de la Guyane française, promis à des lendemains meilleurs grâce au pétrole.Les électeurs des 51 députés de la future assemblée, qui sera appelée à décider du tandem présidentiel, ont à choisir entre la continuité autour de …

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Suriname: législatives pour décider qui gérera la future manne pétrolière

Le Suriname décide dimanche lors de législatives quel parti va diriger le plus petit pays d’Amérique du sud, voisin de la Guyane française, promis à des lendemains meilleurs grâce au pétrole.Les électeurs des 51 députés de la future assemblée, qui sera appelée à décider du tandem présidentiel, ont à choisir entre la continuité autour de l’actuel président Chan Santokhi, et le retour de la domination du parti de l’ex-président Desi Bouterse, récemment décédé.Cette ancienne colonie néerlandaise, minée depuis son indépendance en 1975 par des rébellions et coups d’Etat, dispose d’importantes réserves offshore découvertes récemment. Elles devraient offrir au pays, où 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, une importante manne financière à partir de 2028, quand débutera l’exploitation d’un bloc offshore à 220.000 barils par jour, beaucoup plus que les 5 à 6.000 actuels.”J’espère vraiment qu’on réussira à faire quelque chose avec tout ce pétrole”, confie à l’AFP Omar Tariq Kohinor, livreur de 30 ans, après avoir rempli son devoir électoral.”J’espère que ça va changer notre pays en bien, qu’on vive mieux, qu’on puisse avoir de meilleures routes, un peu plus de sécurité dans nos vies, une meilleure éducation pour nos enfants, de meilleures conditions pour les étudiants”, renchérit Rayshrie, 26 ans, employée de banque.- Coude-à-coude -Le président sortant Chan Santokhi, ancien policier puis ministre de la Justice, vise un deuxième mandat. Son arrivée au pouvoir en 2020 avait rassuré les marchés financiers et les institutions internationales, notamment le Fonds monétaire international qui avait accordé un prêt pour aider le pays à restructurer sa dette abyssale.Auteur de réformes économiques impopulaires pour sortir du surendettement, il promet, grâce à l’or noir, des investissements dans l’agriculture, le tourisme, la santé, l’éducation et les énergies vertes.M. Santokhi, polo orange (couleur de son parti) sous sa veste, a voté en compagnie de la Première dame en périphérie de Paramaribo et demandé à ses concitoyens de lui donner “le mandat pour terminer notre tâche”. “Beaucoup de choses ont été accomplies mais le travail n’est pas terminé”, a-t-il dit à l’AFP.Son opposante principale, présidente de l’Assemblée nationale, Jennifer Simons, a dit à l’AFP vouloir “être au pouvoir pour (s)’assurer que la population bénéficie réellement” des revenus attendus du pétrole en “établissant une loi selon laquelle toutes les entreprises devront travailler avec des Surinamais et acheter des produits du Suriname”.Le VHP du président Santokhi et le NDP de Mme Simons sont au coude-à-coude dans les intentions de vote. Ils ont affirmé qu’ils ne feront pas alliance.Avec un corps électoral de 399.937 inscrits, la marge d’erreur est grande, et l’incertitude sur le score tout autant.Sans majorité, ils devront devront nouer des alliances avec des petits partis qui monnayeront leur soutien contre une place dans le futur gouvernement.- 1 nom parmi 700 -Sur le NDP plane toujours l’ombre tutélaire de son leader Desi Bouterse, qui a dirigé le pays d’une main de fer après un coup d’Etat en 1980, puis démocratiquement entre 2010 et 2020. Sous son mandat, le Suriname était considéré comme un narco-Etat.Condamné aux Pays-Bas pour trafic de cocaïne et au Suriname pour le meurtre d’opposants en 1982 lorsqu’il était chef de la junte, M. Bouterse est décédé en décembre dans la clandestinité. Sa figure reste toutefois célébrée, notamment parmi la classe populaire où son franc-parler faisait merveille. Sa veuve a activement participé à la campagne électorale et est candidate à la députation. Dans chacun des 673 bureaux de vote, sur une double feuille A3 comportant plus de 700 candidats des 14 partis en lice, les électeurs devaient choisir un seul nom à cocher à l’encre rouge.Les bureaux de vote ferment à 19H00 (22H00 GMT). Des résultats provisoires sont attendus dans la nuit. Une fois qu’ils seront rendus officiels, d’ici trois semaines, la nouvelle Assemblée nationale aura un mois pour se réunir et élire à la majorité des deux tiers le président et le vice-président.

Suriname: législatives pour décider qui gérera la future manne pétrolière

Le Suriname décide dimanche lors de législatives quel parti va diriger le plus petit pays d’Amérique du sud, voisin de la Guyane française, promis à des lendemains meilleurs grâce au pétrole.Les électeurs des 51 députés de la future assemblée, qui sera appelée à décider du tandem présidentiel, ont à choisir entre la continuité autour de l’actuel président Chan Santokhi, et le retour de la domination du parti de l’ex-président Desi Bouterse, récemment décédé.Cette ancienne colonie néerlandaise, minée depuis son indépendance en 1975 par des rébellions et coups d’Etat, dispose d’importantes réserves offshore découvertes récemment. Elles devraient offrir au pays, où 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, une importante manne financière à partir de 2028, quand débutera l’exploitation d’un bloc offshore à 220.000 barils par jour, beaucoup plus que les 5 à 6.000 actuels.”J’espère vraiment qu’on réussira à faire quelque chose avec tout ce pétrole”, confie à l’AFP Omar Tariq Kohinor, livreur de 30 ans, après avoir rempli son devoir électoral.”J’espère que ça va changer notre pays en bien, qu’on vive mieux, qu’on puisse avoir de meilleures routes, un peu plus de sécurité dans nos vies, une meilleure éducation pour nos enfants, de meilleures conditions pour les étudiants”, renchérit Rayshrie, 26 ans, employée de banque.- Coude-à-coude -Le président sortant Chan Santokhi, ancien policier puis ministre de la Justice, vise un deuxième mandat. Son arrivée au pouvoir en 2020 avait rassuré les marchés financiers et les institutions internationales, notamment le Fonds monétaire international qui avait accordé un prêt pour aider le pays à restructurer sa dette abyssale.Auteur de réformes économiques impopulaires pour sortir du surendettement, il promet, grâce à l’or noir, des investissements dans l’agriculture, le tourisme, la santé, l’éducation et les énergies vertes.M. Santokhi, polo orange (couleur de son parti) sous sa veste, a voté en compagnie de la Première dame en périphérie de Paramaribo et demandé à ses concitoyens de lui donner “le mandat pour terminer notre tâche”. “Beaucoup de choses ont été accomplies mais le travail n’est pas terminé”, a-t-il dit à l’AFP.Son opposante principale, présidente de l’Assemblée nationale, Jennifer Simons, a dit à l’AFP vouloir “être au pouvoir pour (s)’assurer que la population bénéficie réellement” des revenus attendus du pétrole en “établissant une loi selon laquelle toutes les entreprises devront travailler avec des Surinamais et acheter des produits du Suriname”.Le VHP du président Santokhi et le NDP de Mme Simons sont au coude-à-coude dans les intentions de vote. Ils ont affirmé qu’ils ne feront pas alliance.Avec un corps électoral de 399.937 inscrits, la marge d’erreur est grande, et l’incertitude sur le score tout autant.Sans majorité, ils devront devront nouer des alliances avec des petits partis qui monnayeront leur soutien contre une place dans le futur gouvernement.- 1 nom parmi 700 -Sur le NDP plane toujours l’ombre tutélaire de son leader Desi Bouterse, qui a dirigé le pays d’une main de fer après un coup d’Etat en 1980, puis démocratiquement entre 2010 et 2020. Sous son mandat, le Suriname était considéré comme un narco-Etat.Condamné aux Pays-Bas pour trafic de cocaïne et au Suriname pour le meurtre d’opposants en 1982 lorsqu’il était chef de la junte, M. Bouterse est décédé en décembre dans la clandestinité. Sa figure reste toutefois célébrée, notamment parmi la classe populaire où son franc-parler faisait merveille. Sa veuve a activement participé à la campagne électorale et est candidate à la députation. Dans chacun des 673 bureaux de vote, sur une double feuille A3 comportant plus de 700 candidats des 14 partis en lice, les électeurs devaient choisir un seul nom à cocher à l’encre rouge.Les bureaux de vote ferment à 19H00 (22H00 GMT). Des résultats provisoires sont attendus dans la nuit. Une fois qu’ils seront rendus officiels, d’ici trois semaines, la nouvelle Assemblée nationale aura un mois pour se réunir et élire à la majorité des deux tiers le président et le vice-président.