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Elections au Venezuela: écrasante victoire de Maduro, en l’absence de l’opposition

Le parti du président vénézuélien Nicolas Maduro a remporté dimanche une écrasante victoire aux élections législatives et régionales, marquées par l’arrestation de 70 personnes et un boycott par la majorité de l’opposition, dix mois après une présidentielle entachée de fraudes selon elle.D’après les chiffres officiels du Conseil national électoral (CNE) diffusés dans la soirée, le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) a remporté 23 des 24 postes de gouverneur, ne laissant que l’Etat de Cojedes (centre-ouest) à l’opposition. La coalition de M. Maduro a obtenu 82,68% des suffrages au niveau des listes nationales du scrutin législatif, dans l’attente du dépouillement des résultats de chaque circonscription, a indiqué le CNE.La participation a été d’un peu plus de 42% alors que l’opposition assure que les bureaux de vote ont été peu fréquentés.Des journalistes de l’AFP à Caracas et en province ont observé une faible fréquentation des bureaux de vote. Un sondage Delphos avant le scrutin situait la participation autour 16% des 21 millions d’électeurs. Parmi les 70 personnes arrêtées avant le scrutin figure Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, interpellé vendredi et accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre ont été déployés pendant la journée. Les troubles post-électoraux de la présidentielle du 28 juillet s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations. Seules 1.900 personnes ont été libérées depuis.”Cette victoire est la victoire de la paix et de la stabilité de tout le Venezuela”, a exulté M. Maduro devant ses partisans.Et d’ajouter: “Aujourd’hui, la Révolution bolivarienne a démontré qu’elle est plus actuelle et plus forte que jamais. Aujourd’hui, nous avons démontré le pouvoir du chavisme”, le mouvement fondé par Hugo Chavez dont il est l’héritier. – “Déclaration silencieuse” -“C’est un processus de participation citoyenne important”, a estimé Samadi Romero, universitaire de 32 ans qui a voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils du président, tête de liste à Caracas.  “Je ne vais pas voter parce que j’ai voté le 28 juillet et ils ont volé les élections. C’est vraiment une farce”, a affirmé à San Cristobal Candelaria Rojas Sierra, fonctionnaire retraitée de 78 ans, en allant à la messe “prier pour le Venezuela”.”Ce que le monde a vu aujourd’hui, c’est (…) une déclaration silencieuse, mais percutante, que le désir de changement, de dignité et d’avenir reste intact”, a écrit sur les réseaux sociaux depuis son exil Edmundo Gonzalez Urrutia, qui revendique la victoire à la présidentielle de juillet.Pendant la soirée, Mme Machado a estimé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux que l’opposition avait “démasqué cette grande farce” et a, comme par le passé, lancé un appel à l’armée, clé de voûte du pouvoir de M. Maduro: “Le pays exige (des militaires) qu’ils remplissent leur devoir constitutionnel et soient garants de la souveraineté populaire, c’est le moment d’agir”.L’opposant Henrique Capriles, qui a été élu sur la liste nationale, a lui défendu sa participation au scrutin: “Qu’est-ce qui est mieux? Avoir une voix et lutter au sein du l’Assemblée nationale ou, comme nous l’avons fait à d’autres occasions, se retirer du processus électoral et laisser entièrement l’Assemblée au gouvernement?”. – Représentants pour l’Essequibo -Le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale. Le représentant du pouvoir l’amiral Neil Villamizar a été élu gouverneur.Le vote a eu lieu dans un micro-circonscription de 21.000 votants à la frontière guyanienne. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km2 administré par Georgetown.Le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé mercredi à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace”.”Irfaan Ali, président du Guyana (…) plus tôt que tard devra s’asseoir avec moi pour discuter et accepter la souveraineté vénézuélienne”, a déclaré dimanche M. Maduro, promettant de “récupérer” l’Essequibo.

Elections au Venezuela: écrasante victoire de Maduro, en l’absence de l’opposition

Le parti du président vénézuélien Nicolas Maduro a remporté dimanche une écrasante victoire aux élections législatives et régionales, marquées par l’arrestation de 70 personnes et un boycott par la majorité de l’opposition, dix mois après une présidentielle entachée de fraudes selon elle.D’après les chiffres officiels du Conseil national électoral (CNE) diffusés dans la soirée, le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) a remporté 23 des 24 postes de gouverneur, ne laissant que l’Etat de Cojedes (centre-ouest) à l’opposition. La coalition de M. Maduro a obtenu 82,68% des suffrages au niveau des listes nationales du scrutin législatif, dans l’attente du dépouillement des résultats de chaque circonscription, a indiqué le CNE.La participation a été d’un peu plus de 42% alors que l’opposition assure que les bureaux de vote ont été peu fréquentés.Des journalistes de l’AFP à Caracas et en province ont observé une faible fréquentation des bureaux de vote. Un sondage Delphos avant le scrutin situait la participation autour 16% des 21 millions d’électeurs. Parmi les 70 personnes arrêtées avant le scrutin figure Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, interpellé vendredi et accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre ont été déployés pendant la journée. Les troubles post-électoraux de la présidentielle du 28 juillet s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations. Seules 1.900 personnes ont été libérées depuis.”Cette victoire est la victoire de la paix et de la stabilité de tout le Venezuela”, a exulté M. Maduro devant ses partisans.Et d’ajouter: “Aujourd’hui, la Révolution bolivarienne a démontré qu’elle est plus actuelle et plus forte que jamais. Aujourd’hui, nous avons démontré le pouvoir du chavisme”, le mouvement fondé par Hugo Chavez dont il est l’héritier. – “Déclaration silencieuse” -“C’est un processus de participation citoyenne important”, a estimé Samadi Romero, universitaire de 32 ans qui a voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils du président, tête de liste à Caracas.  “Je ne vais pas voter parce que j’ai voté le 28 juillet et ils ont volé les élections. C’est vraiment une farce”, a affirmé à San Cristobal Candelaria Rojas Sierra, fonctionnaire retraitée de 78 ans, en allant à la messe “prier pour le Venezuela”.”Ce que le monde a vu aujourd’hui, c’est (…) une déclaration silencieuse, mais percutante, que le désir de changement, de dignité et d’avenir reste intact”, a écrit sur les réseaux sociaux depuis son exil Edmundo Gonzalez Urrutia, qui revendique la victoire à la présidentielle de juillet.Pendant la soirée, Mme Machado a estimé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux que l’opposition avait “démasqué cette grande farce” et a, comme par le passé, lancé un appel à l’armée, clé de voûte du pouvoir de M. Maduro: “Le pays exige (des militaires) qu’ils remplissent leur devoir constitutionnel et soient garants de la souveraineté populaire, c’est le moment d’agir”.L’opposant Henrique Capriles, qui a été élu sur la liste nationale, a lui défendu sa participation au scrutin: “Qu’est-ce qui est mieux? Avoir une voix et lutter au sein du l’Assemblée nationale ou, comme nous l’avons fait à d’autres occasions, se retirer du processus électoral et laisser entièrement l’Assemblée au gouvernement?”. – Représentants pour l’Essequibo -Le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale. Le représentant du pouvoir l’amiral Neil Villamizar a été élu gouverneur.Le vote a eu lieu dans un micro-circonscription de 21.000 votants à la frontière guyanienne. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km2 administré par Georgetown.Le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé mercredi à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace”.”Irfaan Ali, président du Guyana (…) plus tôt que tard devra s’asseoir avec moi pour discuter et accepter la souveraineté vénézuélienne”, a déclaré dimanche M. Maduro, promettant de “récupérer” l’Essequibo.

Trump estime que Poutine “est devenu complètement fou” après des attaques meurtrières en Ukraine

Donald Trump a affirmé dimanche que Vladimir Poutine était “devenu complètement fou”, durcissant le ton contre Moscou après un week-end d’attaques russes meurtrières contre l’Ukraine malgré les appels au cessez-le-feu.Le président américain dit vouloir une fin rapide de la guerre entre l’Ukraine mais, malgré son optimisme affiché encore lundi dernier après un appel de près de deux heures avec son homologue russe, les bombardements se sont intensifiés avec 13 morts côté ukrainien dimanche matin.”J’ai toujours eu de très bonnes relations avec (le président) russe Vladimir Poutine mais quelque chose lui est arrivé. Il est devenu complètement FOU!”, a écrit M. Trump sur le réseau social Truth Social.”J’ai toujours dit qu’il voulait TOUTE l’Ukraine, pas seulement une partie, et peut-être que cela se révèle juste mais s’il le fait, cela mènera à la chute de la Russie!”, a-t-il ajouté.Dans la nuit de dimanche à lundi, les autorités ukrainiennes ont encore fait état de deux blessés – une femme de 60 ans et un homme de 52 ans – dans une “attaque russe” dans la région de Zaporijjia, ainsi que de frappes dans les régions de Khmelnytski (ouest) et de “puissantes explosions” dans la ville de Kharkiv (nord-est).A Kiev, le maire Vitali Klitschko a indiqué que la défense antiaérienne avait été activée face à une attaque de drones.Des alertes aériennes ont été déclenchées sur l’ensemble du territoire national dans la nuit, mais les bombardements rapportés semblaient selon les premières informations moins massifs que lors des deux nuits précédentes.Selon l’armée de l’air, l’Ukraine avait subi dimanche à l’aube une attaque combinée de 367 projectiles: 69 missiles et 298 drones. Les autorités ukrainiennes ont fait état de 13 morts, dont quatre dans la région de Kiev ainsi que trois enfants dans la région de Jytomyr (nord-ouest).Dans la nuit de vendredi à samedi, quelque 250 drones et 14 missiles balistiques avaient été détectés, ciblant en majorité la capitale.- “Pression” -L’armée russe a déclaré avoir frappé lors de ces deux nuits des entreprises du “complexe militaro-industriel” ukrainien.Côté russe, le fonctionnement de plusieurs aéroports moscovites a une nouvelle fois été perturbé dans la nuit, alors que différentes régions russes dont la capitale ont fait état de drones interceptés par la défense anti-aérienne.Les bombardements russes du week-end ont poussé Kiev et ses alliés européens à appeler à punir Moscou, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas réclamant “la plus forte pression internationale sur la Russie”, tandis que Berlin dénonçait “un affront, y compris envers le président américain Donald Trump, qui a tant fait pour amener Poutine à la table des négociations”.Dans un autre appel du pied à Washington, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que “le silence de l’Amérique et des autres ne font qu’encourager Poutine”.Mais Donald Trump reste évasif sur toute action concrète visant la Russie, répondant simplement dimanche soir “absolument” quand il a été interrogé sur la possibilité de renforcer les sanctions américaines.Et il n’a pas caché sa frustration envers M. Zelensky: “Tout ce qui sort de sa bouche crée des problèmes, je n’aime pas ça et il ferait mieux d’arrêter”.- Echange de prisonniers -La Russie a lancé une offensive militaire à grande échelle en Ukraine en février 2022 et contrôle à l’heure actuelle environ 20% de ce pays voisin, dont la Crimée, péninsule annexée en 2014.Les combats ont tué et blessé des dizaines de milliers de militaires et de civils des deux côtés et obligé des millions de personnes à fuir. Des villes et villages entiers ont été détruits dans l’est et le sud de l’Ukraine.Depuis mi-février, l’administration américaine de Donald Trump multiplie les appels à un cessez-le-feu et s’est rapprochée pour cela de Moscou, sans résultat probant pour l’heure.En l’état, les positions de l’Ukraine et de la Russie s’opposent: Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats.Seul résultat tangible des pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul: Kiev et Moscou ont procédé ces derniers jours à un vaste échange de prisonniers au format 1.000 pour 1.000, qui s’est achevé avec la remise par chaque camp de 303 prisonniers.La diplomatie russe avait indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable” pour régler le conflit, qui doit être transmis à Kiev une fois l’échange de prisonniers finalisé.

Trump estime que Poutine “est devenu complètement fou” après des attaques meurtrières en Ukraine

Donald Trump a affirmé dimanche que Vladimir Poutine était “devenu complètement fou”, durcissant le ton contre Moscou après un week-end d’attaques russes meurtrières contre l’Ukraine malgré les appels au cessez-le-feu.Le président américain dit vouloir une fin rapide de la guerre entre l’Ukraine mais, malgré son optimisme affiché encore lundi dernier après un appel de près de deux heures avec son homologue russe, les bombardements se sont intensifiés avec 13 morts côté ukrainien dimanche matin.”J’ai toujours eu de très bonnes relations avec (le président) russe Vladimir Poutine mais quelque chose lui est arrivé. Il est devenu complètement FOU!”, a écrit M. Trump sur le réseau social Truth Social.”J’ai toujours dit qu’il voulait TOUTE l’Ukraine, pas seulement une partie, et peut-être que cela se révèle juste mais s’il le fait, cela mènera à la chute de la Russie!”, a-t-il ajouté.Dans la nuit de dimanche à lundi, les autorités ukrainiennes ont encore fait état de deux blessés – une femme de 60 ans et un homme de 52 ans – dans une “attaque russe” dans la région de Zaporijjia, ainsi que de frappes dans les régions de Khmelnytski (ouest) et de “puissantes explosions” dans la ville de Kharkiv (nord-est).A Kiev, le maire Vitali Klitschko a indiqué que la défense antiaérienne avait été activée face à une attaque de drones.Des alertes aériennes ont été déclenchées sur l’ensemble du territoire national dans la nuit, mais les bombardements rapportés semblaient selon les premières informations moins massifs que lors des deux nuits précédentes.Selon l’armée de l’air, l’Ukraine avait subi dimanche à l’aube une attaque combinée de 367 projectiles: 69 missiles et 298 drones. Les autorités ukrainiennes ont fait état de 13 morts, dont quatre dans la région de Kiev ainsi que trois enfants dans la région de Jytomyr (nord-ouest).Dans la nuit de vendredi à samedi, quelque 250 drones et 14 missiles balistiques avaient été détectés, ciblant en majorité la capitale.- “Pression” -L’armée russe a déclaré avoir frappé lors de ces deux nuits des entreprises du “complexe militaro-industriel” ukrainien.Côté russe, le fonctionnement de plusieurs aéroports moscovites a une nouvelle fois été perturbé dans la nuit, alors que différentes régions russes dont la capitale ont fait état de drones interceptés par la défense anti-aérienne.Les bombardements russes du week-end ont poussé Kiev et ses alliés européens à appeler à punir Moscou, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas réclamant “la plus forte pression internationale sur la Russie”, tandis que Berlin dénonçait “un affront, y compris envers le président américain Donald Trump, qui a tant fait pour amener Poutine à la table des négociations”.Dans un autre appel du pied à Washington, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que “le silence de l’Amérique et des autres ne font qu’encourager Poutine”.Mais Donald Trump reste évasif sur toute action concrète visant la Russie, répondant simplement dimanche soir “absolument” quand il a été interrogé sur la possibilité de renforcer les sanctions américaines.Et il n’a pas caché sa frustration envers M. Zelensky: “Tout ce qui sort de sa bouche crée des problèmes, je n’aime pas ça et il ferait mieux d’arrêter”.- Echange de prisonniers -La Russie a lancé une offensive militaire à grande échelle en Ukraine en février 2022 et contrôle à l’heure actuelle environ 20% de ce pays voisin, dont la Crimée, péninsule annexée en 2014.Les combats ont tué et blessé des dizaines de milliers de militaires et de civils des deux côtés et obligé des millions de personnes à fuir. Des villes et villages entiers ont été détruits dans l’est et le sud de l’Ukraine.Depuis mi-février, l’administration américaine de Donald Trump multiplie les appels à un cessez-le-feu et s’est rapprochée pour cela de Moscou, sans résultat probant pour l’heure.En l’état, les positions de l’Ukraine et de la Russie s’opposent: Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats.Seul résultat tangible des pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul: Kiev et Moscou ont procédé ces derniers jours à un vaste échange de prisonniers au format 1.000 pour 1.000, qui s’est achevé avec la remise par chaque camp de 303 prisonniers.La diplomatie russe avait indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable” pour régler le conflit, qui doit être transmis à Kiev une fois l’échange de prisonniers finalisé.

Le bombardement d’une école à Gaza fait au moins 13 morts

Au moins 13 personnes ont été tuées et 21 blessées lundi, selon la Défense civile palestinienne, dans le bombardement d’une école de la ville de Gaza par Israël, qui intensifie son offensive malgré les pressions internationales croissantes.La Défense civile de Gaza a annoncé sur Telegram avoir “récupéré 13 martyrs et 21 blessés à l’intérieur de l’école Fahmi Aljarjaoui, dans le quartier d’Aldaraj, après que les forces d’occupation israéliennes l’ont ciblée à l’aube”.Dimanche, la Défense civile avait dénombré 22 morts dans la bande de Gaza, dont une femme enceinte et des enfants, dans une série de frappes aériennes.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive à la mi-mars sur Gaza et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le Hamas, libérer les derniers otages et prendre le contrôle du territoire.L’attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.939 Gazaouis, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.- “Guerre qui n’a plus de but” -L’offensive israélienne s’accompagne d’un blocus qui a aggravé les pénuries de nourriture, d’eau, de carburant et de médicaments dans le petit territoire palestinien, faisant craindre une famine. Les organisations humanitaires affirment que le peu d’aide qu’Israël a laissé entrer ces derniers jours est loin de répondre aux besoins.Cette catastrophe humanitaire entraîne une indignation internationale croissante, y compris parmi les alliés historiques d’Israël. L’Union européenne s’est prononcée la semaine dernière en faveur d’un réexamen de son accord d’association avec le pays.”A très court terme, pour arrêter cette guerre qui n’a plus de but et faire rentrer l’aide humanitaire de façon massive, sans entrave, de façon neutre, que ce ne soit pas Israël qui décide qui peut manger et qui ne peut pas, (…) on doit envisager des sanctions”, a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, à la radio publique française France Info.M. Albares s’exprimait à l’occasion d’une réunion dimanche à Madrid entre responsables de pays européens et arabes pour discuter du sujet. Devant la presse, il a souligné que l’Espagne allait demander la “suspension immédiate” de l’accord d’association entre l’UE et Israël, ainsi qu’un embargo sur les armes et des sanctions individuelles.Le président américain Donald Trump, dont l’administration est le principal soutien du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, a déclaré dimanche qu’il espérait “arrêter toute cette situation le plus vite possible”.Au même moment, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis pour distribuer de l’aide dans la bande de Gaza, a annoncé dimanche sa démission, se disant incapable de remplir sa mission “tout en respectant strictement les principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance”.L’organisation, créée il y a quelques mois et dont le siège se situe à Genève, a annoncé le 14 mai vouloir distribuer près de 300 millions de repas pour une période initiale de 90 jours.L’ONU et des ONG ont affirmé qu’elles ne participeraient pas à la distribution d’aide par cette fondation, accusée de travailler avec Israël.

Le bombardement d’une école à Gaza fait au moins 13 morts

Au moins 13 personnes ont été tuées et 21 blessées lundi, selon la Défense civile palestinienne, dans le bombardement d’une école de la ville de Gaza par Israël, qui intensifie son offensive malgré les pressions internationales croissantes.La Défense civile de Gaza a annoncé sur Telegram avoir “récupéré 13 martyrs et 21 blessés à l’intérieur de l’école Fahmi Aljarjaoui, dans le quartier d’Aldaraj, après que les forces d’occupation israéliennes l’ont ciblée à l’aube”.Dimanche, la Défense civile avait dénombré 22 morts dans la bande de Gaza, dont une femme enceinte et des enfants, dans une série de frappes aériennes.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive à la mi-mars sur Gaza et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le Hamas, libérer les derniers otages et prendre le contrôle du territoire.L’attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.939 Gazaouis, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.- “Guerre qui n’a plus de but” -L’offensive israélienne s’accompagne d’un blocus qui a aggravé les pénuries de nourriture, d’eau, de carburant et de médicaments dans le petit territoire palestinien, faisant craindre une famine. Les organisations humanitaires affirment que le peu d’aide qu’Israël a laissé entrer ces derniers jours est loin de répondre aux besoins.Cette catastrophe humanitaire entraîne une indignation internationale croissante, y compris parmi les alliés historiques d’Israël. L’Union européenne s’est prononcée la semaine dernière en faveur d’un réexamen de son accord d’association avec le pays.”A très court terme, pour arrêter cette guerre qui n’a plus de but et faire rentrer l’aide humanitaire de façon massive, sans entrave, de façon neutre, que ce ne soit pas Israël qui décide qui peut manger et qui ne peut pas, (…) on doit envisager des sanctions”, a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, à la radio publique française France Info.M. Albares s’exprimait à l’occasion d’une réunion dimanche à Madrid entre responsables de pays européens et arabes pour discuter du sujet. Devant la presse, il a souligné que l’Espagne allait demander la “suspension immédiate” de l’accord d’association entre l’UE et Israël, ainsi qu’un embargo sur les armes et des sanctions individuelles.Le président américain Donald Trump, dont l’administration est le principal soutien du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, a déclaré dimanche qu’il espérait “arrêter toute cette situation le plus vite possible”.Au même moment, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis pour distribuer de l’aide dans la bande de Gaza, a annoncé dimanche sa démission, se disant incapable de remplir sa mission “tout en respectant strictement les principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance”.L’organisation, créée il y a quelques mois et dont le siège se situe à Genève, a annoncé le 14 mai vouloir distribuer près de 300 millions de repas pour une période initiale de 90 jours.L’ONU et des ONG ont affirmé qu’elles ne participeraient pas à la distribution d’aide par cette fondation, accusée de travailler avec Israël.