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Les Etats-Unis vont révoquer des visas d’étudiants chinois, condamnation de Pékin

La Chine a condamné jeudi la décision “déraisonnable” du gouvernement américain de révoquer “avec fermeté” des visas d’étudiants chinois, dans le cadre de la suspension par l’administration Trump du traitement des visas d’étudiants étrangers.Il s’agit de la dernière mesure en date prise par l’administration américaine dans son offensive contre les universités, visant notamment Harvard qui organise jeudi sa cérémonie annuelle de remise des diplômes.Le gouvernement américain va “révoquer avec fermeté les visas pour les étudiants chinois, notamment ceux ayant des liens avec le Parti communiste chinois ou étudiant dans des filières sensibles”, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio dans un communiqué.”Nous allons aussi revoir les critères pour renforcer l’examen de toutes les prochaines demandes de visa venant de la Chine et de Hong Kong”, a ajouté le secrétaire d’Etat.La Chine a condamné cette mesure jeudi. “Les États-Unis ont révoqué de manière déraisonnable les visas des étudiants chinois sous prétexte d’idéologie et de (protection des) droits nationaux”, a déploré devant la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mao Ning.Plus de 277.000 Chinois étaient inscrits dans les universités américaines pour l’année 2023-2024, seulement dépassés par les étudiants indiens, selon un rapport approuvé par le département d’Etat.Les étudiants chinois représentent l’une des sources de revenus les plus importantes pour les universités aux Etats-Unis.”Cette décision, qui semble expéditive, a un impact dévastateur incommensurable”, a fustigé Bi Jingxin, un étudiant de 21 ans interrogé à Pékin par l’AFP. “Si nous, les Chinois, voulons étudier aux États-Unis, c’est surtout pour les enseignants et les excellents résultats académiques”, a poursuivi Bi. “Il semble que Trump et son équipe agissent (…) sans se soucier des conséquences.”Sur le campus de l’Université des études internationales de Pékin (BFSU) — l’une des plus prestigieuses du pays — l’atmosphère était également morose.”Si (les États-Unis) nous ciblent si fortement, cela réduit mes meilleures options”,estime Zhang Yue, 23 ans, qui avait envisagé de s’inscrire dans une université américaine mais qui pourrait opter pour l’Europe désormais.- Suspension des visas -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump s’est lancé dans une vaste campagne contre des universités qu’il accuse de propager une idéologie “woke”.Il leur reproche notamment leurs politiques de promotion de la diversité ou encore d’avoir laissé se multiplier les manifestations contre la guerre à Gaza, qu’il associe à de l’antisémitisme.Lors de son premier mandat (2017-2021), le républicain avait surtout pris pour cible les étudiants chinois dans les filières jugées sensibles, soupçonnés de liens avec les renseignements chinois.L’administration Trump, décidée à imposer son idéologie nationaliste et conservatrice, avait ordonné mardi la suspension du traitement des visas pour les étudiants étrangers, dont elle veut passer au crible les réseaux sociaux.Dans un document interne consulté par l’AFP, le département d’Etat demande désormais aux ambassades et consulats américains de ne pas autoriser de “rendez-vous pour de nouveaux visas étudiants ou de programmes d’échange”, en attendant la publication de “directives sur l’examen approfondi des réseaux sociaux pour toutes les demandes de ce type”.Depuis janvier, des centaines d’étudiants étrangers ont déjà vu leurs visas révoqués, tandis que des étudiants en situation régulière sur le sol américain ayant participé à des manifestations propalestiniennes ont été arrêtés et menacés d’expulsion.A Harvard, “un nombre incalculable d’étudiants étrangers se sont renseignés sur la possibilité d’un transfert vers une autre” université, ainsi que sur “leur situation et leurs options”, a écrit mercredi la directrice des services d’immigration de la prestigieuse université américaine, Maureen Martin, dans un dépôt d’acte judiciaire. – “Censure des Américains” -L’offensive de M. Trump a provoqué “une peur profonde”, de “la confusion” et “une détresse émotionnelle” parmi les étudiants et les chercheurs étrangers, a-t-elle ajouté.La charge de Donald Trump va au-delà des étudiants, l’administration américaine ayant annoncé mercredi qu’elle refuserait des visas aux responsables étrangers qui “censurent” les Américains sur les réseaux sociaux.M. Rubio – blâmé par certains pour avoir revoqué des visas de personnes ayant critiqué Israël – a estimé qu’il existait des “actions flagrantes de censure” à l’étranger contre des entreprises américaines.Il a annoncé mercredi, en guise de représailles, “une nouvelle politique de restriction des visas qui s’appliquera aux responsables étrangers et aux personnes qui se rendent complices de la censure des Américains”, sans citer de noms.burs-rr/lgo/pt/cco

Suisse: inquiétudes sur la formation d’un lac après un gigantesque éboulement

Les autorités suisses s’inquiètent jeudi de la formation d’un lac artificiel, et d’une possible inondation, après l’éboulement de millions de mètre cubes de glace et de roches qui ont détruit la quasi totalité d’un village dans le sud du pays.L’éboulement du glacier du Birch a détruit en grande partie le petit village de Blatten et fait un disparu.Le lac artificiel qui s’est créé après la destruction du glacier tend à grossir heure par heure et le blocage de la rivière Lonza qui passe au fond de la vallée du Lötschental fait craindre des inondations en aval. “Nous allons essayer, aujourd’hui, de nous rendre compte de ses dimensions”, explique Antoine Jacquod, un responsable de la sécurité civile et militaire du Canton du Valais, à l’agence de presse Keystone-ATS.La situation est tellement instable que les autorités écartent pour le moment toute intervention sur le site même. “Le dépôt, composé de roche, de glace et d’eau, situé en fond de vallée est peu stable et des laves torrentielles sont possibles dans le dépôt lui-même. Ce qui rend pour l’heure toute intervention impossible sur la zone sinistrée”, écrivent les autorités cantonales dans un communiqué de presse jeudi.”Un gros risque d’embâcle existe qui pourrait inonder la vallée en contrebas”, selon Antoine Jacquod, faisant allusion à l’accumulation de roches, de glace et de terre qui obstrue la rivière.- Un barrage vidé -Par précaution, seize personnes ont été évacuées dès mercredi soir dans deux villages situés en aval de la zone de l’éboulement.L’amas de pierres et débris s’étend sur “environ 2 kilomètres de long sur la Lonza” et crée un “lac qui devient de plus en plus grand”, a expliqué mercredi soir le responsable cantonal en charge de la gestion des dangers naturels, Raphaël Mayoraz.Un barrage artificiel a été préventivement vidé pour contenir l’eau refoulée par le mur de glace, de terre et de gravats.Si l’eau devait déborder de ce barrage artificiel il faudrait alors songer à évacuer la vallée. Les autorités feront un point à 16H00 GMT dans le bourg de Ferden, non loin des lieux de la catastrophe.Le canton a déclaré une situation d’urgence pour avoir plus rapidement accès à plus de moyens.”L’armée a effectué une reconnaissance sur place afin de préciser les besoins”, selon le communiqué du canton, qui la veille avait tout de suite demandé du soutien pour des pompes, des engins de déblaiement et d’évacuation des gravats ainsi que pour des mâts d’éclairage.Pour mieux appréhender la situation, les autorités sollicitent également l’avis de bureaux d’ingénieurs spécialisés.- Haute surveillance -L’effondrement du glacier était attendu depuis plusieurs jours, de nombreux éboulements de roche s’étant déjà produits dans la partie montagneuse qui le surplombe.Elle était sous haute surveillance, ce qui a permis de prendre les mesures nécessaires pour mettre les habitants de Blatten à l’abri. La personne portée disparue est un habitant de la région, âgé de 64 ans, qui, selon les informations de la police cantonale du Valais, se trouvait dans la zone concernée au moment de l’événement. Des images diffusées sur YouTube montrent un immense nuage de glace et de gravats dévalant la pente de la montagne surplombant la vallée mercredi aux alentours de 15H30 (13H30 GMT).  La force et la vitesse du nuage étaient telles qu’il a poursuivi sa course sur la pente opposée de la vallée.Et le phénomène a été enregistré par toutes les stations sismiques du pays.Selon Raphaël Mayoraz, ce sont “3 millions de mètres cubes de roches qui sont tombés d’un coup sur le glacier, l’emportant avec eux”.Un événement quasiment sans précédent dans le pays alpin.Fin août 2017, environ 3,1 millions de mètres cubes de roche s’étaient abattus depuis le Pizzo Cengalo, une montagne des Alpes dans le canton des Grisons, non loin de la frontière italienne. L’éboulement avait coûté la vie à huit randonneurs. Les laves torrentielles qui avaient suivi l’éboulement avaient transporté environ 500.000 mètres cubes roche et de boue vers la localité de Bondo, faisant d’important dégâts matériels, mais pas d’autre victime.

Gaza: au moins 44 morts dans de nouvelles attaques israéliennes selon les secours

Au moins 44 personnes ont été tuées jeudi dans des frappes israéliennes dans la bande de Gaza dévastée par la guerre où des milliers de Palestiniens affamés se sont rués la veille sur un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) pour s’emparer de vivres.Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai, dans le but affiché de libérer les derniers otages, de prendre le contrôle de la totalité du territoire palestinien et d’anéantir le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre.Jeudi, “quarante-quatre personnes ont été tuées dans des raids israéliens sur la bande de Gaza” depuis minuit, a déclaré à l’AFP Mohammed Al-Moughayir, l’un des responsables de la Défense civile de la bande de Gaza, un organisme de secours.”Vingt-trois personnes ont été tuées, d’autres blessées et plusieurs sont portées disparues à la suite d’une frappe israélienne ayant visé une habitation” dans la zone du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre du territoire, a-t-il ajouté. Il a également fait état de “deux personnes tuées et plusieurs blessées par des tirs des forces israéliennes ce matin près du centre d’aide américain” dans le sud de la bande de Gaza”.Interrogée par l’AFP sur la frappe à Al-Bureij et les tirs près du centre d’aide, l’armée israélienne a déclaré qu’elle examinait ces incidents. Dans un communiqué, elle a déclaré avoir frappé “des dizaines de cibles terroristes dans toute la bande de Gaza” au cours de la journée écoulée.En pleine intensification de sa campagne dans le territoire palestinien assiégé,Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars.Mercredi soir, “des hordes de gens affamés ont fait irruption dans l’entrepôt (…) à la recherche de produits alimentaires qui avaient été prépositionnés en vue d’être distribués”, a déploré le PAM dans un communiqué appelant à un “accès humanitaire sûr et sans entraves”.Le communiqué indique que le PAM essaie de confirmer des informations faisant état de deux morts et plusieurs blessés au cours de l’incident.”Le PAM n’a cessé de mettre en garde sur la détérioration de la situation, (…) et les risques que font peser la limitation de l’aide humanitaire à des gens affamés ayant un besoin désespéré d’assistance”, ajoute le texte.Selon des images tournées par l’AFP, la foule n’a rien laissé, emportant sacs de nourriture, palettes de bois ou encore madriers alors que des tirs retentissaient.- “Humiliant” -Une distribution chaotique avait fait mardi – selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés- 47 blessés dans un centre de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). Cette nouvelle organisation créée avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis a mis en place un système de distribution vivement critiqué par le responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini.L’armée israélienne a reconnu des “tirs de sommation en l’air” de ses soldats, “à l’extérieur” du centre de la GHF, mais “en aucun cas vers les gens”. La GHF a aussi démenti tout tir vers la foule.Jeudi, des foules de Gazaouis se sont pressées vers un point de distribution de l’aide de la GHF à Rafah, dans le sud du territoire palestinien. “Ils ont apporté deux cents boîtes pour vingt mille personnes, voire deux cent mille. Je suis arrivé ici à quatre heures du matin, il n’y avait personne. Vers quatre heures et demie, toute cette foule était là”, témoigne Saleh al-Chaer, un habitant.”Ce qui nous arrive est humiliant. (…) Nous allons là-bas et risquons notre vie juste pour obtenir de quoi nourrir nos enfants”, lance de son côté Sobhi Arif, un sac de farine sur l’épaule.Sur le terrain militaire, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi qu’Israël avait tué Mohammed Sinouar, considéré comme le chef du Hamas à Gaza. Selon des médias israéliens, il a été visé par une frappe israélienne le 13 mai à Khan Younès, dans le sud de Gaza.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: au moins 44 morts dans de nouvelles attaques israéliennes selon les secours

Au moins 44 personnes ont été tuées jeudi dans des frappes israéliennes dans la bande de Gaza dévastée par la guerre où des milliers de Palestiniens affamés se sont rués la veille sur un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) pour s’emparer de vivres.Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai, dans le but affiché de libérer les derniers otages, de prendre le contrôle de la totalité du territoire palestinien et d’anéantir le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre.Jeudi, “quarante-quatre personnes ont été tuées dans des raids israéliens sur la bande de Gaza” depuis minuit, a déclaré à l’AFP Mohammed Al-Moughayir, l’un des responsables de la Défense civile de la bande de Gaza, un organisme de secours.”Vingt-trois personnes ont été tuées, d’autres blessées et plusieurs sont portées disparues à la suite d’une frappe israélienne ayant visé une habitation” dans la zone du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre du territoire, a-t-il ajouté. Il a également fait état de “deux personnes tuées et plusieurs blessées par des tirs des forces israéliennes ce matin près du centre d’aide américain” dans le sud de la bande de Gaza”.Interrogée par l’AFP sur la frappe à Al-Bureij et les tirs près du centre d’aide, l’armée israélienne a déclaré qu’elle examinait ces incidents. Dans un communiqué, elle a déclaré avoir frappé “des dizaines de cibles terroristes dans toute la bande de Gaza” au cours de la journée écoulée.En pleine intensification de sa campagne dans le territoire palestinien assiégé,Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars.Mercredi soir, “des hordes de gens affamés ont fait irruption dans l’entrepôt (…) à la recherche de produits alimentaires qui avaient été prépositionnés en vue d’être distribués”, a déploré le PAM dans un communiqué appelant à un “accès humanitaire sûr et sans entraves”.Le communiqué indique que le PAM essaie de confirmer des informations faisant état de deux morts et plusieurs blessés au cours de l’incident.”Le PAM n’a cessé de mettre en garde sur la détérioration de la situation, (…) et les risques que font peser la limitation de l’aide humanitaire à des gens affamés ayant un besoin désespéré d’assistance”, ajoute le texte.Selon des images tournées par l’AFP, la foule n’a rien laissé, emportant sacs de nourriture, palettes de bois ou encore madriers alors que des tirs retentissaient.- “Humiliant” -Une distribution chaotique avait fait mardi – selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés- 47 blessés dans un centre de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). Cette nouvelle organisation créée avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis a mis en place un système de distribution vivement critiqué par le responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini.L’armée israélienne a reconnu des “tirs de sommation en l’air” de ses soldats, “à l’extérieur” du centre de la GHF, mais “en aucun cas vers les gens”. La GHF a aussi démenti tout tir vers la foule.Jeudi, des foules de Gazaouis se sont pressées vers un point de distribution de l’aide de la GHF à Rafah, dans le sud du territoire palestinien. “Ils ont apporté deux cents boîtes pour vingt mille personnes, voire deux cent mille. Je suis arrivé ici à quatre heures du matin, il n’y avait personne. Vers quatre heures et demie, toute cette foule était là”, témoigne Saleh al-Chaer, un habitant.”Ce qui nous arrive est humiliant. (…) Nous allons là-bas et risquons notre vie juste pour obtenir de quoi nourrir nos enfants”, lance de son côté Sobhi Arif, un sac de farine sur l’épaule.Sur le terrain militaire, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi qu’Israël avait tué Mohammed Sinouar, considéré comme le chef du Hamas à Gaza. Selon des médias israéliens, il a été visé par une frappe israélienne le 13 mai à Khan Younès, dans le sud de Gaza.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Une page se tourne chez Dior avec le départ de Maria Grazia Chiuri

Le bruit courait depuis plusieurs mois: la créatrice Maria Grazia Chiuri quitte ses fonctions de directrice artistique des collections Femme de Dior, laissant ainsi la porte ouverte à Jonathan Anderson, dont le nom revient avec insistance pour lui succéder.Nommée en 2016, Maria Grazia a été la première femme à occuper le poste de directrice artistique dans la maison parisienne, propriété du groupe LVMH.Dans un communiqué, Dior a exprimé sa “plus vive gratitude” à Mme Chiuri après une “formidable collaboration”, précisant que c’est elle qui avait souhaité quitter son poste.”Je suis tout particulièrement reconnaissante du travail accompli par mes équipes et par les Ateliers. (…) Ensemble, nous avons construit un chapitre marquant dont je suis immensément fière”, a souligné Maria Grazia Chiuri, citée dans ce texte.Delphine Arnault, patronne de Christian Dior Couture, a pour sa part salué son “immense travail avec un point de vue féministe inspirant et une créativité exceptionnelle”.Après l’extravagant et provocateur John Galliano et l’acclamé mais éphémère Raf Simons, la styliste de 61 ans a en effet réussi en neuf ans à imposer sa vision de la femme Dior, à travers notamment un style plus “portable” et “confortable” et ses collaborations avec des artistes féministes.Fraîchement débarquée de Valentino, la créatrice avait notamment fait sensation en présentant pour son premier défilé en octobre 2016 un simple t-shirt blanc arborant le message “We should all be feminists” en lettres noires, une phrase empruntée à l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie. “Elle a vraiment écrit un chapitre de l’histoire de la maison Dior”, a estimé auprès de l’AFP Serge Carreira, professeur affilié à Sciences Po, spécialiste de l’industrie du luxe.Si certains lui reprochent un manque de créativité, cet expert juge au contraire qu'”elle a réussi à impulser et créer une identité Dior Femme extrêmement cohérente, très authentique aussi par rapport à elle, qu’elle a constamment revigorée et alimentée avec des idées nouvelles”.- Standing ovation – La créatrice a présenté mardi à Rome, sa ville natale, sa dernière collection croisière lors d’un défilé dans les jardins de la Villa Albani, un palais néoclassique du XVIIIe siècle. Cet événement spectaculaire, inspiré par le “Bal Blanc” donné à Paris en 1930 par Mimi Pecci-Blunt, s’est conclu par une standing ovation des invités. Parmi eux figuraient Silvia Venturini Fendi, petite-fille des fondateurs de Fendi et directrice artistique des collections homme de la maison, et Valentino Garavani, fondateur de Valentino. Soit deux grands noms de la mode italienne avec lesquels a collaboré Maria Grazia Chiuri avant de rejoindre Dior. Formée à l’Instituto Europeo di Design de Rome, la styliste a en effet d’abord travaillé chez Fendi dans les années 1990, où, avec son compatriote Pierpaolo Piccioli, elle a imposé les sacs comme des pièces incontournables, à l’image du fameux “baguette”. Elle a ensuite rejoint Valentino, toujours avec son comparse, en 1999. Nommés en 2008 codirecteurs artistiques de la griffe, ils ont contribué pendant huit ans au renouveau de la maison italienne.- L’hypothèse Anderson – Le départ de Maria Grazia Chiuri de Dior est l’un des plus gros événements du vaste mercato qui agite le milieu de la mode ces derniers mois.  Le nom de son successeur n’a pas été officiellement annoncé, même si le nom de Jonathan Anderson circule depuis plusieurs mois. Nommé à la tête de Dior Homme en avril, en remplacement de Kim Jones, le créateur nord-irlandais deviendrait ainsi le premier styliste à diriger à la fois les collections Homme et Femme de la maison parisienne.”Ce serait d’une certaine façon une sorte de nouveau chapitre, avec peut-être l’idée de tisser des liens et d’avoir une plus grande cohérence entre un discours homme et un discours femme, et donc d’avoir quelque chose d’impactant pour les audiences et pour les consommateurs”, a relevé Serge Carreira, alors que LVMH, tout comme l’ensemble du secteur du luxe, traverse un ralentissement de sa croissance. Salué pour avoir propulsé sur le devant de la scène la marque espagnole Loewe, également propriété du groupe LVMH, Jonathan Anderson est considéré à 40 ans comme un des enfants prodiges de la mode.Nul doute que son premier défilé pour Dior en juin sera l’un des plus scrutés de la Fashion Week masculine de Paris, avant celui de Matthieu Blazy chez Chanel en octobre. 

Macron à Borobudur lance “un nouveau partenariat culturel” avec l’Indonésie

Emmanuel Macron a conclu jeudi son déplacement en Indonésie par une visite au temple bouddhiste de Borobudur où il a annoncé “un nouveau partenariat culturel” entre la France et l’Indonésie après avoir élevé son homologue Prabowo Subianto à la plus haute distinction française.”Devant ce temple nous franchissons une étape importante en lançant un nouveau partenariat culturel”, a déclaré le président français au pied de l’imposante construction bouddhiste de Borobudur, édifiée aux VIIIe et IXe siècles. Le premier pilier “c’est la coopération patrimoniale et muséale”, a indiqué M. Macron, annonçant des “études communes sur des sites patrimoniaux” et l’accueil “prochain de jeunes professionnels dans nos musées”.”Le deuxième pilier, ce sont les industries culturelles et créatives (…) La France et l’Indonésie partagent une même ambition : faire de la culture une force économique (…) et un terrain d’émancipation”, a ajouté M. Macron, arrivé le matin à Yogyakarta, berceau de la culture javanaise, depuis Jakarta.L’accent sera mis notamment sur le cinéma “grâce à de nouvelles coopérations avec le Centre national de la cinématographie (CNC), pour la formation, la diffusion et la coproduction”.Pays de 280 millions d’habitants, l’Indonésie possède un marché du cinéma très dynamique, avec pas moins de 126 millions d’entrées en salle en 2024 et 285 films produits en 2024, soit autant qu’en France.Les films d’horreur représentent la moitié de la production et des entrées, tandis que le cinéma d’auteur reste modeste. Jakarta souhaite néanmoins l’encourager, avec l’appui de la France et du Centre national du CNC.M. Macron qui avait déjà mis en avant à Jakarta “une nouvelle vague franco-indonésienne”, a également cité la mode, les métiers d’art, les jeux vidéo, le design, l’art visuel ou encore la gastronomie.”J’ai bon espoir que notre partenariat se poursuivra et pourra servir de pont entre les experts culturels, les artistes et les travailleurs de l’industrie créative”, a déclaré de son côté le président indonésien.Après des discussions la veille au palais présidentiel, les deux dirigeants s’étaient rendus jeudi matin par hélicoptère à l’académie militaire Magelang, depuis l’aéroport de Yogyakarta.M. Macron y a élevé M. Subianto, ancien général, ex-ministre de la Défense et président indonésien depuis octobre dernier, au rang de grand-croix de la Légion d’honneur.M. Prabowo a été accusé de violations des droits de l’Homme sous le régime du dictateur Suharto à la fin des années 1990. Il a été renvoyé de l’armée pour son rôle présumé dans les enlèvements de militants pro-démocratie mais a toujours nié ces accusations et n’a jamais été inculpé.Le président français a quitté jeudi peu après 17h30 locales (10h30 GMT) l’Indonésie pour Singapour où il achèvera sa tournée en Asie du Sud-Est.Vendredi, il y prononcera le discours d’ouverture du Shangri-La Dialogue, plus grand forum asiatique sur la sécurité et la défense.

Macron à Borobudur lance “un nouveau partenariat culturel” avec l’Indonésie

Emmanuel Macron a conclu jeudi son déplacement en Indonésie par une visite au temple bouddhiste de Borobudur où il a annoncé “un nouveau partenariat culturel” entre la France et l’Indonésie après avoir élevé son homologue Prabowo Subianto à la plus haute distinction française.”Devant ce temple nous franchissons une étape importante en lançant un nouveau partenariat culturel”, a déclaré le président français au pied de l’imposante construction bouddhiste de Borobudur, édifiée aux VIIIe et IXe siècles. Le premier pilier “c’est la coopération patrimoniale et muséale”, a indiqué M. Macron, annonçant des “études communes sur des sites patrimoniaux” et l’accueil “prochain de jeunes professionnels dans nos musées”.”Le deuxième pilier, ce sont les industries culturelles et créatives (…) La France et l’Indonésie partagent une même ambition : faire de la culture une force économique (…) et un terrain d’émancipation”, a ajouté M. Macron, arrivé le matin à Yogyakarta, berceau de la culture javanaise, depuis Jakarta.L’accent sera mis notamment sur le cinéma “grâce à de nouvelles coopérations avec le Centre national de la cinématographie (CNC), pour la formation, la diffusion et la coproduction”.Pays de 280 millions d’habitants, l’Indonésie possède un marché du cinéma très dynamique, avec pas moins de 126 millions d’entrées en salle en 2024 et 285 films produits en 2024, soit autant qu’en France.Les films d’horreur représentent la moitié de la production et des entrées, tandis que le cinéma d’auteur reste modeste. Jakarta souhaite néanmoins l’encourager, avec l’appui de la France et du Centre national du CNC.M. Macron qui avait déjà mis en avant à Jakarta “une nouvelle vague franco-indonésienne”, a également cité la mode, les métiers d’art, les jeux vidéo, le design, l’art visuel ou encore la gastronomie.”J’ai bon espoir que notre partenariat se poursuivra et pourra servir de pont entre les experts culturels, les artistes et les travailleurs de l’industrie créative”, a déclaré de son côté le président indonésien.Après des discussions la veille au palais présidentiel, les deux dirigeants s’étaient rendus jeudi matin par hélicoptère à l’académie militaire Magelang, depuis l’aéroport de Yogyakarta.M. Macron y a élevé M. Subianto, ancien général, ex-ministre de la Défense et président indonésien depuis octobre dernier, au rang de grand-croix de la Légion d’honneur.M. Prabowo a été accusé de violations des droits de l’Homme sous le régime du dictateur Suharto à la fin des années 1990. Il a été renvoyé de l’armée pour son rôle présumé dans les enlèvements de militants pro-démocratie mais a toujours nié ces accusations et n’a jamais été inculpé.Le président français a quitté jeudi peu après 17h30 locales (10h30 GMT) l’Indonésie pour Singapour où il achèvera sa tournée en Asie du Sud-Est.Vendredi, il y prononcera le discours d’ouverture du Shangri-La Dialogue, plus grand forum asiatique sur la sécurité et la défense.

L’envoyé spécial américain pour la Syrie à Damas

L’émissaire américain pour la Syrie, Thomas Barrack, est arrivé jeudi à Damas, selon l’agence officielle Sana, une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays après la chute de Bachar al-Assad.M. Barrack, également ambassadeur en Turquie, a inauguré avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, la résidence de l’ambassadeur américain dans la capitale syrienne, a indiqué Sana.Les photographes de l’AFP ont vu la bannière étoilée hissée à l’intérieur de la résidence de l’ambassadeur, située à quelques centaines de mètres de l’ambassade américaine dans le quartier d’Abou Roummaneh, au milieu de strictes mesures de sécurité.L’ambassade américaine en Syrie avait été fermée lors de la répression par Assad d’un soulèvement pacifique en 2011 qui a dégénéré en guerre civile.L’envoyé spécial du président Donald Trump pour la Syrie avait rencontré le 24 mai à Istanbul le président syrien par intérim Ahmad al-Chareh, après la levée des sanctions américaines envers Damas.Cette rencontre était intervenue à la suite de la réunion à Ryad entre Donald Trump et Ahmad al-Chareh, qui avait renversé, à la tête d’une coalition islamiste, le pouvoir de Bachar al-Assad en décembre.”Tom comprend qu’il y a un grand potentiel à travailler avec la Syrie pour stopper le radicalisme, améliorer les relations et assurer la paix au Moyen-Orient”, a affirmé le président américain dans un post sur X du Département d’Etat jeudi.Le dernier ambassadeur en poste en Syrie, Robert Ford, avait été déclaré persona non grata après avoir défié le pouvoir syrien en se rendant en 2011 à Hama, ville assiégée par l’armée à 210 km au nord de Damas, et théâtre d’une manifestation monstre contre le régime.Depuis la chute d’Assad, les relations entre le nouveau pouvoir syrien et les Etats-Unis se sont progressivement améliorées. Fin décembre, une délégation américaine conduite par Barbara Leaf, responsable du Moyen-Orient au sein du département d’Etat, s’était rendue à Damas pour un premier contact avec les nouveaux dirigeants syriens.

Loi simplification: après le recul du ZAN, l’Assemblée approuve la suppression des “zones à faibles émissions”

Saisie du projet de loi de “simplification”, l’Assemblée nationale a approuvé mercredi coup sur coup un recul du principe de “zéro artificialisation nette”, et surtout la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation de certains véhicules.Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes.Ecologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. Le gouvernement était opposé à la suppression, proposant, sans succès, un compromis.Initiées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, les ZFE sont une mesure emblématique de la loi Climat et résilience du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, excluant de leur périmètre certains véhicules très anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air 3 ou plus selon les villes.Mais leur application est critiquée par de nombreux responsables politiques qui considèrent qu’elles excluent des catégories de la population ne pouvant acheter des véhicules moins polluants.”Je ne vais pas vous dire aujourd’hui que je pleure”, a réagi jeudi sur CNews Europe 1 le ministre (LR) des Transports, Philippe Tabarot.”Le texte tel qu’il a été défini aujourd’hui est dépassé”, a-t-il ajouté, appelant à améliorer le dispositif par “des mesures de bon sens (…) qui puissent nous permettre de garder des objectifs nationaux et européens au niveau de la pollution de l’air, mais certainement pas de cette manière et certainement pas en montant les Français contre les Français”.Leur suppression “n’est pas une défaite pour l’écologie, c’est une défaite pour l’écologie punitive et pour tous ceux qui veulent systématiquement taper sur les Français”, a abondé sur X la patronne des députés RN Marine Le Pen.Le groupe LFI a salué une “victoire” contre “un dispositif injuste”. “LFI a proposé dès 2022 un moratoire sur les ZFE (…) Il est urgent de planifier nos mobilités en mettant de réels moyens dans des alternatives en transports en commun”, a-t-il poursuivi dans un communiqué.”La pollution de l’air est à l’origine de près de 40.000 décès prématurés par an (…) Et les zones à faibles émissions ont contribué à baisser ces décès précoces”, avait défendu dans l’hémicycle la ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.- “Démagogie” -Elle a tenté de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place.”Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent”, a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.L’ancien ministre macroniste des Transports Clément Beaune, désormais Haut-commissaire au Plan, a déploré sur X une “triste semaine de démagogie anti-écolo”, citant également une loi agricole visant entre autres à réintroduire certains néonicotinoïdes, et qui poursuit sa route au Parlement grâce à un coup tactique du bloc central lundi.Concernant la loi simplification, les députés ont aussi adopté mercredi un article pour faciliter l’implantation de vastes centres de données numériques. Mais après son passage en commission, il comporte surtout une révision significative du “zéro artificialisation nette” (ZAN), dispositif de lutte contre la bétonisation d’espaces naturels et agricoles.L’article permet de “dépasser jusqu’à 30%” la limite de surfaces naturelles aménageables, “sans justification”, et prévoit d’exclure du décompte du ZAN les constructions reconnues par décret comme “projet d’intérêt national majeur”.L’Assemblée a aussi adopté un amendement visant à sécuriser la conformité de projets comme celui de l’autoroute A69 – une limitation du “droit aux recours” selon la gauche -, ou un article ambitionnant de simplifier l’implantation d’antenne-relais.Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial).Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.