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A Damas, ananas, kiwi et mangue sortent de la clandestinité après Assad

Mangues, kiwis, ananas : les étals des souks de Damas regorgent désormais de fruits exotiques, autrefois interdits sous le pouvoir d’Assad, qui les considérait comme des produits de luxe et sanctionnait sévèrement ceux qui les vendaient.”Nous ne cachons plus les ananas, aujourd’hui nous les exposons en pleine vitrine (..) le temps de la peur de l’ananas est terminé”, déclare Marwan Abou Hayla, un vendeur de fruits et légumes de 46 ans.”L’ananas, le kiwi et la mangue étaient tous des fruits introuvables, vendus à des prix exorbitants”, raconte en souriant ce commerçant du souk animé d’Al-Chaalan dans le centre de la capitale syrienne.Pendant des décennies, les fruits tropicaux étaient considérés comme des produits de luxe réservés à une élite. Pour économiser les devises étrangères et soutenir la production locale, leur importation était entravée par les autorités, et leur vente était passible d’amendes, voire de prison. Les services de sécurité perquisitionnaient les magasins à la recherche des contrevenants.Face aux restrictions, les commerçants avaient pris l’habitude de recourir à des circuits parallèles.”On les acheminait en contrebande, notamment par le biais des chauffeurs de taxi, tout comme l’essence et le diesel”, raconte Marwan Abou Hayla, en allusion à la contrebande de ces produits depuis le Liban voisin. “Parfois, ils les cachaient dans le compartiment moteur du véhicule, en petites quantités.”Alors que le kilo d’ananas avoisinait les 300.000 livres syriennes (environ 23 dollars) l’an dernier, il est aujourd’hui vendu autour de 40.000 livres, soit 4 dollars.”L’ananas est devenu comme la pomme de terre ou l’oignon”, affirme-t-il.- “A la télévision” -Depuis l’arrivée au pouvoir des islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad en décembre, l’économie s’est libéralisée et de nombreux produits jadis interdits ou introuvables ont fait leur apparition sur le marché syrien.Le dollar, dont l’usage – et même sa simple mention – était auparavant passible de sanctions, circule désormais librement. Des véhicules récents roulent dans les rues, et le carburant est de nouveau accessible.Ahmed al-Harith, un commerçant de 45 ans, explique que les avocats, les ananas, les kiwis ou les bananes de Somalie sont aujourd’hui largement accessibles, alors que “le prix d’un seul fruit équivalait autrefois au salaire d’un fonctionnaire”.”Je voyais les fruits exotiques plus souvent à la télévision que sur les marchés”, raconte Nour Abed al-Jabbar, une étudiante en médecine de 24 ans, selon laquelle certains “ne savent pas comment éplucher” l’ananas.Mais dans un pays ravagé par quatorze années de guerre, qui ont détruit l’économie et plongé plus de 90 % de la population sous le seuil de pauvreté, les fruits exotiques restent pour certains un luxe inabordable.Elham Amin, une femme au foyer de 50 ans, a bien noté que “les devantures des épiceries sont devenues plus colorées”. Mais elle n’emmène pas ses enfants lorsqu’elle fait les courses, de peur qu’ils réclament ces nouveautés qui ne sont pas à sa portée.”Les conditions de vie sont difficiles, et l’ananas reste un luxe pour une famille comme la nôtre”, confie-t-elle.

A Damas, ananas, kiwi et mangue sortent de la clandestinité après Assad

Mangues, kiwis, ananas : les étals des souks de Damas regorgent désormais de fruits exotiques, autrefois interdits sous le pouvoir d’Assad, qui les considérait comme des produits de luxe et sanctionnait sévèrement ceux qui les vendaient.”Nous ne cachons plus les ananas, aujourd’hui nous les exposons en pleine vitrine (..) le temps de la peur de l’ananas …

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Après le recul du ZAN, l’Assemblée approuve la suppression des “zones à faibles émissions”

Saisie du projet de loi de “simplification”,l’Assemblée nationale a approuvé mercredi coup sur coup un recul du principe de “zéro artificialisation nette”, et surtout la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants.Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes.Écologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. Le gouvernement était opposé à la suppression, proposant sans succès, un compromis.Initiées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, les ZFE sont une mesure emblématique de la loi Climat et résilience du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, excluant de leur périmètre certains véhicules très anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air 3 ou plus selon les villes.”La pollution de l’air cause plus de 8.000 décès prématurés chaque année en Ile-de-France”, les ZFE sont “un outil indispensable pour protéger la santé publique et répondre à l’urgence climatique”, a souligné la ville de Paris dans un communiqué, appelant “à rétablir cette mesure essentielle”.Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a dénoncé “un vote contre la santé des Français” et celui de Montpellier Michaël Delafosse (PS) “une erreur funeste pour les générations à venir”.Mais les ZFE sont critiquées, jusque dans les rangs du gouvernement, par de nombreux responsables politiques, notamment à droite, qui considèrent qu’elles excluent des catégories de la population ne pouvant acheter des véhicules moins polluants.”Je ne vais pas vous dire que je pleure”, a réagi sur CNews et Europe 1 le ministre (LR) des Transports, Philippe Tabarot.”Le texte tel qu’il a été défini aujourd’hui est dépassé”, a-t-il ajouté, appelant à améliorer le dispositif par “des mesures de bon sens”, mais “certainement pas en montant les Français contre les Français”.Leur suppression “n’est pas une défaite pour l’écologie” mais “pour l’écologie punitive et pour tous ceux qui veulent systématiquement taper sur les Français”, a abondé sur X la patronne des députés RN Marine Le Pen.Le groupe LFI a également salué une “victoire” contre “un dispositif injuste”. Les Insoumis ont proposé “dès 2022 un moratoire sur les ZFE (…) Il est urgent de planifier nos mobilités en mettant de réels moyens dans des alternatives en transports en commun”, ont-ils commenté dans un communiqué.- “Démagogie” -La ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a tenté, en vain, de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place.”Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent”, a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.L’ancien ministre macroniste des Transports Clément Beaune, désormais Haut-commissaire au Plan, a déploré sur X une “triste semaine de démagogie anti-écolo”, citant également une loi agricole visant entre autres à réintroduire certains néonicotinoïdes, et qui poursuit sa route au Parlement grâce à un coup tactique du bloc central.Concernant la loi simplification, les députés ont aussi adopté mercredi un article pour faciliter l’implantation de vastes centres de données numériques. Mais après son passage en commission, il comporte surtout une révision significative du “zéro artificialisation nette” (ZAN), dispositif de lutte contre la bétonisation d’espaces naturels et agricoles.L’article permet de “dépasser jusqu’à 30%” la limite de surfaces naturelles aménageables, “sans justification”, et prévoit d’exclure du décompte du ZAN les constructions reconnues par décret comme “projet d’intérêt national majeur”.L’Assemblée a aussi adopté un amendement visant à sécuriser la conformité de projets comme celui de l’autoroute A69 – une limitation du “droit aux recours” selon la gauche -, ou un article ambitionnant de simplifier l’implantation d’antenne-relais.Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial).Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.sac-gbh-bl-juc-sde/vk

Mort d’un soldat cambodgien à la frontière : Bangkok et Phnom Penh conviennent d’apaiser les tensions

La Thaïlande et le Cambodge ont fait état jeudi de discussions bilatérales afin d’apaiser les tensions, au lendemain d’échanges de coups de feu qui ont tué un soldat khmer à la frontière entre les deux voisins.Le chef de l’armée thaïlandaise, Pana Klaewplodthuk, a rencontré son homologue cambodgien, et les deux responsables ont convenu qu’un “comité conjoint des frontières” se réunirait dans deux semaines pour résoudre ce différend frontalier, a précisé dans un communiqué le porte-parole de l’armée à Bangkok, Winthai Suvaree.Côté cambodgien, l’armée a indiqué que les deux responsables s’étaient mis d’accord pour utiliser les “mécanismes existants” afin de “résoudre les différends”.Selon l’armée thaïlandaise, les deux pays se sont par ailleurs entendus pour retirer leurs soldats de la frontière. Une version toutefois contredite côté cambodgien, où l’armée a affirmé qu’elle ne comptait pas “se retirer” du lieu de l’affrontement, ni y “stationner sans armes”. Avant cette rencontre entre responsables militaires, les dirigeants politiques des deux pays avaient publiquement fait part de leur volonté d’apaisement.Le chef du gouvernement cambodgien Hun Manet avait dit sur Facebook qu’il souhaitait “maintenir la situation calme, et une bonne communication entre les deux pays”.”Les deux camps veulent la paix”, avait également affirmé son homologue thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra, qui avait minimisé la portée de l’incident de mercredi.Celui-ci, survenu quelques heures après une rencontre des deux dirigeants mardi en Malaisie – à l’occasion d’un sommet consacré à la coopération régionale – avait rallumé les tensions. Mercredi vers 05h30 du matin (22h30 GMT mardi), à l’endroit que les Thaïlandais appellent Chong Bok (nord-est) ou “Triangle d’émeraude” du fait de la proximité du Laos, des soldats des deux camps avaient échangé des coups de feu durant une dizaine de minutes, chaque pays accusant l’autre d’avoir tiré en premier.Un soldat cambodgien est mort. La Thaïlande n’a déploré aucun blessé de son côté.Le Cambodge et la Thaïlande s’opposent de longue date sur le tracé de leur frontière de plus de 800 kilomètres, défini en grande partie par des accords conclus durant l’occupation française de l’Indochine.- “Malentendu” -Les militaires quadrillent les sites disputés, généralement dans des régions forestières peu peuplées, et des polémiques éclatent de temps en temps, alimentées par le sentiment patriotique. “Cette fois, je ne pense pas que l’affrontement à la frontière résulte d’un ordre du gouvernement thaïlandais ou de la Première ministre Paetongtarn Shinawatra”, a déclaré jeudi Hun Sen, le président du Sénat cambodgien, qui a dirigé le pays pendant une quarantaine d’années.”Je veux que la situation revienne à la normale”, a-t-il insisté.”Il y a eu un malentendu”, a renchéri le ministre thaïlandais de la Défense, Phumtham Wechayachai.En 2011, des affrontements autour du temple Preah Vihear, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et revendiqué par les deux pays, avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés.Si la Cour internationale de justice (CIJ) a adjugé au Cambodge la zone contestée en contrebas du temple, en 2013, le tracé d’autres parties continuent d’opposer Bangkok et Phnom Penh.En février, la Thaïlande a protesté après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo de femmes entonnant une chanson patriotique khmère devant un autre temple contesté, Prasat Ta Muen Thom.En 2003, de violentes émeutes, marquées par des pillages contre l’ambassade de Thaïlande et des dizaines d’entreprises thaïlandaises à Phnom Penh, avaient éclaté à la suite de rumeurs attribuant à une jeune actrice thaïe des propos selon lesquels les temples d’Angkor Wat appartenaient en fait à la Thaïlande.

Mort d’un soldat cambodgien à la frontière : Bangkok et Phnom Penh conviennent d’apaiser les tensions

La Thaïlande et le Cambodge ont fait état jeudi de discussions bilatérales afin d’apaiser les tensions, au lendemain d’échanges de coups de feu qui ont tué un soldat khmer à la frontière entre les deux voisins.Le chef de l’armée thaïlandaise, Pana Klaewplodthuk, a rencontré son homologue cambodgien, et les deux responsables ont convenu qu’un “comité …

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Au Met museum de New York, un nouvel écrin pour des siècles d’art africain

D’une délicate et expressive figure en argile du XIIIe siècle aux autoportraits du photographe Samuel Fosso, le Metropolitan Museum de New York rouvre samedi sa collection d’arts africains avec l’objectif d’explorer sa “complexité” et de se tourner vers le présent.Après quatre ans de travaux et un chantier à 70 millions de dollars, la réouverture de l’aile Michael C. Rockefeller intervient sur fond de débats vigoureux sur la représentation des diversités culturelles dans les musées occidentaux et des questions sur le retour des oeuvres dans leurs pays d’origine.Dans ce contexte, le Met, l’un des plus grands musées au monde, veut saisir “l’opportunité de reconnaître que les oeuvres des artistes de cette partie du monde ont la même valeur que celles des autres grandes traditions” artistiques, explique la conservatrice en charge de l’aile, Alisa LaGamma à l’AFP. Dans une galerie désormais baignée de lumière et d’espace, le visiteur est accueilli par une sculpture monumentale d’art dogon, une “figure héroïque, probablement un prêtre”, implorant la pluie, montre-t-elle. Juste à côté, la figure en argile d’un corps recroquevillé provenant de l’ancienne cité de Djenné-Djeno, au coeur de l’actuel Mali, serait l’une des pièces les plus anciennes de la collection, datée du XIIIe siècle.- “Histoire extrêmement complexe” -Autour de ces oeuvres uniques, les arts d’Afrique subsaharienne sont présentés non comme un bloc mais par chapitres pour mieux distinguer les cultures.”Nous ne voulons pas que les gens simplifient trop leur compréhension d’une histoire extrêmement complexe”, explique Alisa LaGamma, en soulignant que l’aile Rockefeller manquait à l’origine “d’éléments historiques”. “Plus de 170 cultures différentes sont représentées au fil de quelque 500 pièces d’art africain”, ajoute la conservatrice.L’aile du musée, où sont aussi exposés les arts d’Océanie et des “anciennes Amériques”, autrement dit avant les colonisations européennes, avait ouvert en 1982 après le don de sa monumentale collection par l’ancien vice-président républicain et philanthrope Nelson Rockefeller.”C’est une collection qui s’est formée essentiellement à la suite de l’indépendance d’un grand nombre de nouvelles nations de l’Afrique subsaharienne (…) cela n’a pas le même poids qu’une collection qui s’est formée sous le colonialisme”, souligne Alisa LaGamma, alors que les grands musées doivent de plus en plus répondre aux questions sur la provenance de leurs oeuvres.- “African Spirits” -Un tiers des oeuvres d’arts africains exposées provient de nouvelles acquisitions. Le musée a pu ainsi bénéficier d’un don de milliers de photographies de la collection d’Artur Walther, dont les autoportraits de la série “African Spirits” (2008) de Samuel Fosso. Le photographe camerouno-nigérian prend la pose et imite de manière saisissante de grandes figures des luttes pour les indépendances africaines ou des droits civiques, comme Patrice Lumumba, Nelson Mandela, Mohamed Ali, Malcolm X ou Angela Davis, pour dessiner un trait d’union dans leurs combats.A travers une douzaine de films réalisés par l’artiste américano-éthiopienne Sosena Solomon, le visiteur part aussi à la découverte de sites culturels emblématiques à travers le continent et des défis posés par leur conservation, comme les peintures rupestres de Tsodilo au Botswana, les églises taillées dans la roche de Lalibela ou du Tigré en Ethiopie, ou encore les tombeaux des rois du Buganda, en Ouganda.”Dans un musée d’art comme celui-ci, il est important que des peintures rupestres soient représentées, car cela montre que ce que nous admirons aujourd’hui, qu’il s’agisse d’art européen ou médiéval, a une histoire et une antiquité”, souligne Phillip Segadika, conservateur en chef pour l’archéologie et les monuments au Musée national du Bostwana, qui a été accueilli en résidence au Met pour participer au projet.

Suisse: inquiétudes sur la formation d’un lac après un gigantesque éboulement

Les millions de tonnes de glace et de roche qui ont détruit en un instant le petit village de Blatten dans les Alpes suisses mercredi ont donné naissance à un lac artificiel qui ne cesse de gonfler et qui risque d’inonder une partie de la vallée en contrebas, selon les autorités locales.Elles sont inquiètes et surveillent comme le lait sur le feu ce lac, qui est en train de noyer peu à peu ce qui reste debout du village. Les conditions très instables de la montagne et le risque de nouveaux éboulements et coulées de boue les empêchent d’intervenir sur le site.Les recherches pour la seule personne portée disparue -un homme de la région âgé de 64 ans- dans cet événement aux proportions hors du commun ont été suspendues jeudi pour les mêmes raisons de sécurité, a indiqué la police du canton du Valais dans un communiqué.  Les 300 habitants du village sont sains et saufs même s’ils ont perdu leur maison: ils avaient été évacués préventivement dès le 19 mai.En aval du sinistre, les autorités ont aussi décidé d’évacuer préventivement 16 personnes dans deux autres villages de la vallée du Lötschental, Wiler et Kippel.La rivière Lonza qui y coule est bloquée sur 2 kilomètres par les trois millions de m3 de roche et de glace.- “Intervention impossible” -Une quantité tellement énorme qu’elle fait paraître plus petites les cimes qui surplombent la vallée. A la place du glacier, entraîné par les soudaines chutes des roches qui le surplombaient, on voit un trou béant sur le flanc de la montagne.”Le dépôt, composé de roche, de glace et d’eau, situé en fond de vallée, est peu stable et des laves torrentielles sont possibles dans le dépôt lui-même. Ce qui rend pour l’heure toute intervention impossible sur la zone sinistrée”, écrivent les autorités cantonales dans un communiqué de presse jeudi.Selon le quotidien Le Temps, le niveau du lac augmente de 80 cm chaque heure.Un barrage artificiel a été préventivement vidé pour contenir l’eau refoulée par le mur de glace, de terre et de gravats.Si l’eau devait déborder de ce barrage artificiel, il faudrait alors songer à évacuer la vallée.Le Lötschental, qui s’étend sur un peu moins de 30 kilomètres et compte au total quelque 1.500 habitants, est connu pour ses paysages très scéniques et ses petits villages traditionnels.Les autorités feront un point à 16H00 GMT dans le bourg de Ferden, non loin des lieux de la catastrophe.Le canton a déclaré une situation d’urgence pour avoir plus rapidement accès à plus de moyens.”L’armée a effectué une reconnaissance sur place afin de préciser les besoins”, selon le communiqué du canton.- L’armée est “prête” -Pour pouvoir intervenir rapidement, l’armée prépare depuis mercredi à Turtmann -une ville qui se trouve à quelque 23 km de Blatten – des pompes à eau, des excavatrices et d’autres engins de déblaiement lourds ainsi que du matériel d’éclairage. Des hélicoptères sont également prêts à transporter du matériel et des personnes, selon un communiqué de l’armée.”L’armée se tient prête à engager rapidement ses forces selon les directives des autorités civiles, dès que la situation le permettra et que des tâches lui auront été assignées”, souligne-t-elle.L’effondrement du glacier était attendu depuis plusieurs jours, de nombreux éboulements de roche s’étant déjà produits dans la partie montagneuse qui le surplombe.Des images diffusées mercredi sur YouTube montrent un immense nuage de glace et de gravats dévalant la montagne mercredi aux alentours de 15H30 (13H30 GMT).  La force et la vitesse du nuage étaient telles qu’il a poursuivi sa course sur la pente opposée de la vallée.Et le phénomène a été enregistré par toutes les stations sismiques du pays.Un événement quasiment sans précédent dans le pays alpin.Fin août 2017, environ 3,1 millions de mètres cubes de roche s’étaient abattus depuis le Pizzo Cengalo, une montagne des Alpes dans le canton des Grisons, non loin de la frontière italienne. L’éboulement avait coûté la vie à huit randonneurs. Les laves torrentielles qui avaient suivi avaient transporté environ 500.000 mètres cubes roche et de boue vers la localité de Bondo, faisant d’importants dégâts matériels, mais pas d’autre victime.

Le Mauritanien Sidi Ould Tah, élu nouveau super banquier de l’Afrique

L’ancien ministre mauritanien de l’Economie, Sidi Ould Tah, a été élu jeudi président de la Banque africaine de développement (BAD) et va succéder au Nigérian Akinwumi Adesina à la tête de cette institution qui doit faire face au désengagement financier des Etats-Unis. Il n’aura fallu que trois tours de scrutin pour que M. Tah l’emporte, avec 76,18% des voix, devançant largement son rival zambien Samuel Munzele Maimbo qui a recueilli 20,26%. Le Sénégalais Amadou Hott termine troisième avec 3,55% des voix. Fondée en 1964, la BAD qui compte 81 pays membres, dont 54 africains, est l’une des grandes banques multilatérales de développement.Ses ressources proviennent notamment des souscriptions des pays membres, des emprunts effectués sur les marchés internationaux ainsi que des remboursements et revenus des prêts.Pour remporter l’élection qui se déroulait à Abidjan, siège de l’institution, il fallait obtenir une double majorité: celle des votes de tous les pays membres mais aussi celle des pays africains. Et sur ce terrain, M. Tah a obtenu un score fleuve avec 72,37% des suffrages africains. “Je voudrais d’abord remercier l’Afrique pour la confiance. Je vous remercie pour cette confiance dont je mesure la responsabilité et le devoir qui l’accompagne”, a déclaré M. Tah, à l’issue de son élection. “Je veux féliciter le Dr Sidi Ould Tah pour son élection réussie (…) je suis entré dans cette course mû par l’amour pour notre continent et pour offrir une vision pour le futur de l’Afrique. Aujourd’hui les gouverneurs ont choisi le leader qui, selon eux, va donner la vision de l’Afrique que nous voulons à ce moment décisif”, a déclaré M. Maimbo dans un communiqué transmis à l’AFP.   Car le nouveau président de l’institution va être immédiatement confronté à un environnement économique international chamboulé, notamment par les annonces de l’administration Trump.Outre les droits de douane, certaines décisions affectent directement la BAD puisque les Etats-Unis veulent supprimer leur contribution d’un demi-milliard de dollars au fonds de la banque, destiné aux pays à faible revenu du continent.Cinq candidats étaient en lice pour l’élection de jeudi, dans la capitale économique ivoirienne où se trouve le siège de l’institution.- Prestigieux poste – Au fil des tours de vote, M. Tah a rallié les voix de nombreux pays, dans ce scrutin où le poids de chaque Etat actionnaire est pondéré par la hauteur de sa participation au capital de la banque.Les cinq plus gros contributeurs africains: le Nigeria, l’Egypte, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Maroc, étaient particulièrement courtisés, tout comme les Etats-Unis et le Japon, plus gros contributeurs non-régionaux. A la tête de ce prestigieux poste d’une institution qui s’est imposée au niveau international, M. Tah devrait mettre à profit ses dix années à la tête d’une autre institution multilatérale, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).Il devrait toutefois rester dans la continuité des “High 5”, les cinq priorités établies par le président sortant: éclairer, nourrir, industrialiser, intégrer et améliorer la qualité de vie des populations. “Je suis fier de l’héritage que je laisse derrière moi. Nous avons construit une institution financière de classe mondiale qui va continuer à faire progresser la position de l’Afrique dans un environnement mondial qui évolue rapidement”, a déclaré M. Adesina, mardi, précisant que 565 millions de personnes en Afrique ont bénéficié de projets de la BAD ces dix dernières années.La banque a, par exemple, aidé à la construction de la plus grande station d’épuration d’Afrique, à Gabal el Asfar en Egypte, contribué à la réalisation d’un pont entre Sénégal et Gambie, à l’extension du port de Lomé au Togo, ou encore à des projets d’assainissement au Lesotho et d’accès à l’électricité au Kenya.Pendant les dix ans de gouvernance de l’homme au nœud papillon, le capital souscrit de l’institution a par ailleurs triplé, passant de 93 à 318 milliards de dollars.

Le Mauritanien Sidi Ould Tah, élu nouveau super banquier de l’Afrique

L’ancien ministre mauritanien de l’Economie, Sidi Ould Tah, a été élu jeudi président de la Banque africaine de développement (BAD) et va succéder au Nigérian Akinwumi Adesina à la tête de cette institution qui doit faire face au désengagement financier des Etats-Unis. Il n’aura fallu que trois tours de scrutin pour que M. Tah l’emporte, avec …

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