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Un ministre israélien met la pression pour employer “toute la force nécessaire” à Gaza

Un ministre israélien d’extrême droite a appelé vendredi le gouvernement à employer “toute la force nécessaire” contre le Hamas après les réserves exprimées par ce dernier sur une nouvelle proposition américaine de trêve à Gaza, où toute la population du territoire palestinien est menacée de famine, selon l’ONU.Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza n’ont pas encore abouti depuis la reprise des combats à la mi-mars, à l’initiative d’Israël, après une trêve de deux mois.Vendredi, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), hostile à tout compromis depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a appelé le gouvernement à employer “toute la force nécessaire” pour en finir avec le mouvement islamiste palestinien.”Après que le Hamas a rejeté une nouvelle fois la proposition d’accord, il n’y a plus d’excuses (…) Il est temps d’y aller avec toute la force nécessaire, sans sourciller, pour détruire (…) le Hamas” dans la bande de Gaza, écrit sur sa chaîne Telegram M. Ben Gvir dans un message adressé à M. Netanyahu, alors que celui-ci était, selon son bureau, hospitalisé pour une “coloscopie de routine” s’étant déroulée “avec succès”.M. Ben Gvir fait référence à la nouvelle proposition américaine de trêve dans la bande de Gaza.- “Endroit le plus affamé au monde” -Jeudi soir, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait annoncé que la proposition américaine de cessez-le-feu avait été approuvée par Israël. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.Un peu plus tard dans la soirée, Bassem Naïm, l’un des dirigeants en exil du Hamas, avait déclaré à l’AFP que cette proposition ne répondait pas aux demandes du mouvement, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”.Cette proposition “ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine”, avait-il souligné, ajoutant que le mouvement examinait la réponse à lui donner.La situation humanitaire à Gaza reste désastreuse même si l’aide a commencé à entrer dans le territoire après un blocus de deux mois et demi imposé par Israël, dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité de la bande de Gaza, d’anéantir le Hamas, et de libérer les derniers otages enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre.Un porte-parole du bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke, a déclaré vendredi à Genève que Gaza était “l’endroit le plus affamé au monde”, où “100% de la population est menacée de famine”.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a indiqué à l’AFP vers midi (09h00 GMT) que 22 personnes avaient été tuées vendredi dans des attaques israéliennes en différents endroits du territoire palestinien.Des habitants ont pleuré devant les corps de leurs proches à l’hôpital Al-Chifa de la ville de Gaza, à la suite d’une attaque à Jabalia, dans le nord du territoire.Des images de l’AFPTV ont montré de nombreux sacs mortuaires blancs posés sur le sol à l’extérieur de l’hôpital. “Il s’agissait de civils qui dormaient chez eux. La maison a été détruite par les bombardements aveugles. Il n’y a pas de cessez-le-feu. Israël tue des civils”, a lancé un habitant, Mahmoud al-Ghaf.- Libérer les derniers otages -Selon une source proche du Hamas, le mouvement déplore l’absence dans la proposition américaine de cessez-le-feu de garanties sur la poursuite des discussions pendant la trêve, en vue de parvenir à un cessez-le-feu permanent. D’après deux sources proches des négociations, la nouvelle proposition américaine porte sur une trêve de 60 jours pouvant être étendue jusqu’à 70, et la remise par le Hamas, de 5 otages vivants et 9 morts en échange de la libération de prisonniers palestiniens au cours de la première semaine, et un deuxième échange sur le même nombre d’otages vivants et morts au cours de la deuxième semaine.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées par le Hamas ce jour-là, 57 sont toujours retenues dans la bande Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Un ministre israélien met la pression pour employer “toute la force nécessaire” à Gaza

Un ministre israélien d’extrême droite a appelé vendredi le gouvernement à employer “toute la force nécessaire” contre le Hamas après les réserves exprimées par ce dernier sur une nouvelle proposition américaine de trêve à Gaza, où toute la population du territoire palestinien est menacée de famine, selon l’ONU.Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza n’ont pas encore abouti depuis la reprise des combats à la mi-mars, à l’initiative d’Israël, après une trêve de deux mois.Vendredi, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), hostile à tout compromis depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a appelé le gouvernement à employer “toute la force nécessaire” pour en finir avec le mouvement islamiste palestinien.”Après que le Hamas a rejeté une nouvelle fois la proposition d’accord, il n’y a plus d’excuses (…) Il est temps d’y aller avec toute la force nécessaire, sans sourciller, pour détruire (…) le Hamas” dans la bande de Gaza, écrit sur sa chaîne Telegram M. Ben Gvir dans un message adressé à M. Netanyahu, alors que celui-ci était, selon son bureau, hospitalisé pour une “coloscopie de routine” s’étant déroulée “avec succès”.M. Ben Gvir fait référence à la nouvelle proposition américaine de trêve dans la bande de Gaza.- “Endroit le plus affamé au monde” -Jeudi soir, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait annoncé que la proposition américaine de cessez-le-feu avait été approuvée par Israël. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.Un peu plus tard dans la soirée, Bassem Naïm, l’un des dirigeants en exil du Hamas, avait déclaré à l’AFP que cette proposition ne répondait pas aux demandes du mouvement, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”.Cette proposition “ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine”, avait-il souligné, ajoutant que le mouvement examinait la réponse à lui donner.La situation humanitaire à Gaza reste désastreuse même si l’aide a commencé à entrer dans le territoire après un blocus de deux mois et demi imposé par Israël, dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité de la bande de Gaza, d’anéantir le Hamas, et de libérer les derniers otages enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre.Un porte-parole du bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke, a déclaré vendredi à Genève que Gaza était “l’endroit le plus affamé au monde”, où “100% de la population est menacée de famine”.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a indiqué à l’AFP vers midi (09h00 GMT) que 22 personnes avaient été tuées vendredi dans des attaques israéliennes en différents endroits du territoire palestinien.Des habitants ont pleuré devant les corps de leurs proches à l’hôpital Al-Chifa de la ville de Gaza, à la suite d’une attaque à Jabalia, dans le nord du territoire.Des images de l’AFPTV ont montré de nombreux sacs mortuaires blancs posés sur le sol à l’extérieur de l’hôpital. “Il s’agissait de civils qui dormaient chez eux. La maison a été détruite par les bombardements aveugles. Il n’y a pas de cessez-le-feu. Israël tue des civils”, a lancé un habitant, Mahmoud al-Ghaf.- Libérer les derniers otages -Selon une source proche du Hamas, le mouvement déplore l’absence dans la proposition américaine de cessez-le-feu de garanties sur la poursuite des discussions pendant la trêve, en vue de parvenir à un cessez-le-feu permanent. D’après deux sources proches des négociations, la nouvelle proposition américaine porte sur une trêve de 60 jours pouvant être étendue jusqu’à 70, et la remise par le Hamas, de 5 otages vivants et 9 morts en échange de la libération de prisonniers palestiniens au cours de la première semaine, et un deuxième échange sur le même nombre d’otages vivants et morts au cours de la deuxième semaine.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées par le Hamas ce jour-là, 57 sont toujours retenues dans la bande Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

S&P se prononce de nouveau sur la note de la France, avant un été budgétaire ardu

L’agence de notation américaine S&P réévalue vendredi la note souveraine de la France, la situation des finances publiques n’ayant guère changé depuis sa dernière revue en février, lorsqu’elle avait décidé d’abaisser sa perspective.Le 28 février, S&P avait en effet assorti sa note AA- (“bonne qualité” de crédit, NDLR) d’une perspective négative. Cela signifie qu’une dégradation est possible sans amélioration notable, l’agence évoquant des finances publiques “sous pression” et “une stratégie budgétaire au-delà de 2025 incertaine”.Or aucun big bang budgétaire n’est survenu depuis. Le Premier ministre François Bayrou doit déjà trouver 40 milliards d’euros l’an prochain entre l’Etat, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Il va demander “un effort à tous les Français”, en n’excluant pas une hausse générale de la TVA pour financer des dépenses sociales – la “TVA sociale”.Mais il a admis aussi, mercredi devant le Sénat, “qu’aucune des mesures” qui composeront le plan général de retour à l’équilibre des finances publiques que proposera le gouvernement “avant le 14 juillet”, n’était encore arrêtée.Une méthode de concertation avec les partenaires sociaux et surtout les partis politiques assumée, pour éviter une nouvelle censure parlementaire, mais qui laisse planer l’incertitude sur la force des mesures qui peuvent être prises d’ici fin septembre lors de la présentation des budgets.- “Hors de contrôle” -Lundi, la Cour des comptes avait averti par ailleurs d’un risque de “crise de liquidité” de la Sécurité sociale l’an prochain en raison du dérapage “hors de contrôle” de ses dépenses.Par deux fois devant le Parlement mercredi, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a surpris en affichant fermement l’objectif d’un retour à l’équilibre de la Sécurité sociale en 2029. Un objectif ambitieux, puisque selon les propres prévisions du gouvernement dans le budget de la Sécurité sociale 2025, son déficit s’élèvera encore à 24,1 milliards en 2028, dernière année de prévision disponible.Selon les projections économiques révisées de la Commission européenne, publiées le 19 mai, la France enregistrera le pire déficit public de la zone euro en 2025 et 2026, à respectivement 5,6% et 5,7% du PIB, alors que le gouvernement table encore sur 5,4% en 2025 et 4,6% en 2026, pour revenir sous 3% en 2029.Ces projections de la Commission, souligne Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management, “montrent l’extrême insuffisance des mesures déjà votées pour assainir les finances publiques”, tandis que la charge des intérêts annuels de la dette, qui est à 113% du PIB, est selon lui “presque hors de contrôle” et représente désormais 5,6% des recettes fiscales en 2025, contre 2% aux Pays Bas ou 2,7% en Allemagne – deux pays notés AAA, la note maximum.- “Laisser du temps” -S&P voudra-t-elle croire aux promesses gouvernementales, même encore floues ou à long terme? Ou appuiera-t-elle sur le bouton de la dégradation? Cela ferait basculer la France dans la catégorie des A (qualité moyenne supérieure, NDLR): “C’est embêtant car beaucoup de fonds et d’investisseurs institutionnels ont des règles strictes et privilégient le double A, et cela pourrait provoquer une augmentation des taux” de financement de la France, selon Eric Dor.Il estime plutôt que S&P va choisir de “laisser du temps” à la France, en attendant l’issue du conclave sur les retraites et la présentation du budget.C’est aussi l’impression de Charlotte de Montpellier, économiste d’ING: “Je ne pense pas qu’ils vont dégrader. Ils vont attendre de voir ce qui arrivera avec les discussions budgétaires pour 2026, avec cette volonté de faire des économies”.”A priori, si dégradation il devait y avoir, ce serait plutôt lors de la prochaine notation le 28 novembre”, abonde auprès de l’AFP Julien Lecumberry, économiste au Crédit Mutuel Arkéa, soit après la présentation du budget 2026.Parmi les autres agences de notation, Fitch, qui classe également la France AA- avec perspective négative, avait confirmé sa notation lors de sa dernière revue mi-mars.Moody’s, qui avait dégradé d’un cran le pays en décembre, la classe Aa3, l’équivalent de AA-, mais avec perspective stable, et n’a pas actualisé cette note lors de sa revue en avril.

Les droits de douane de Trump en place temporairement après le sursis du tribunal

Le président américain Donald Trump peut se réjouir d’une victoire juridique temporaire sur les droits de douane qu’il avait imposés ces derniers mois, tandis que les réactions sont mitigées vendredi sur les marchés financiers.Le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) a estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Mais moins de 24 heures plus tard, une Cour d’appel a suspendu la décision de première instance, le temps de se prononcer sur le fond.Saluant la dernière tournure des escarmouches juridiques au sujet de ses politiques commerciales, Trump a attaqué le tribunal de commerce de Manhattan, le qualifiant d'”horrible” et disant que son blocus devrait être “rapidement et résolument” inversé pour de bon. Les bourses asiatiques ont chuté vendredi, à revers de la hausse sur les marchés mondiaux la veille, les querelles judiciaires sur les droits de douane ayant à nouveau attisé les incertitudes.En Europe, Paris, Londres et Francfort étaient toutes dans le vert, alors que l’UE s’est dite “pleinement investie” pour parvenir à un accord avec les États-Unis.Trouver une solution “reste une priorité absolue de l’UE. Nous restons en contact permanent” avec les Etats-Unis, a souligné sur X le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, qui a échangé par téléphone jeudi avec le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick.Selon une source européenne, de nouvelles discussions pourraient avoir lieu mardi ou mercredi, en marge d’une réunion ministérielle à Paris de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques, qui regroupe essentiellement des pays occidentaux).A ce stade, l’exécutif européen n’a pas fait de commentaire sur les rebondissements judiciaires autour des taxes imposées par Donald Trump.Concernant la Chine, Donald Trump l’a accusée vendredi sur son réseau social Truth de ne pas avoir respecté les conditions de l’accord de détente négocié il y a deux semaines.le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent avait estimé jeudi que les négociations commerciales bilatérales étaient “un peu dans l’impasse” et a suggéré que le président américain et son homologue chinois pourraient y prendre part.Les deux puissances mondiales sont convenues en mai de suspendre pendant 90 jours les droits de douane qu’elles s’imposaient mutuellement, une désescalade surprise en pleine guerre commerciale obtenue au terme de pourparlers à Genève.Interrogé vendredi sur les propos de M.Bessent, Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a indiqué lors d’un point de presse habituel que la Chine “a déjà clairement exprimé sa position sur les droits de douane à de nombreuses reprises”.A Washington, un autre tribunal avait estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne pouvaient être collectées, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que les juges avaient “fait un usage grossier de leur pouvoir judiciaire pour usurper l’autorité du président Trump”.Mme Leavitt a déclaré que la Cour suprême “doit mettre fin” à la contestation tarifaire, tout en soulignant que Trump avait d’autres moyens légaux pour imposer des prélèvements. Kevin Hassett, directeur du National Economic Council, a déclaré à la télévision Fox Business que les “problèmes” provoqués par les décisions des “juges activistes” n’affecteraient pas les pourparlers avec les partenaires commerciaux, ajoutant que trois accords étaient sur le point d’être conclus. Le conseiller commercial de Trump, Peter Navarro, a déclaré aux journalistes que l’administration avait reçu plus tôt “beaucoup d’appels téléphoniques de pays” qui ont dit qu’ils continueraient à “négocier de bonne foi”, sans identifier ces pays.Si la justice américaine a annulé les droits de douane généraux, ainsi que d’autres que Trump a imposés au Canada, au Mexique et à la Chine séparément en utilisant des pouvoirs d’urgence, elle a laissé intacts ceux de 25% sur les automobiles, l’acier et l’aluminium importés.- “Pouvoir présidentiel” -Conscient que son répit n’est que temporaire, le président américain a lancé un réquisitoire jeudi soir sur sa plateforme Truth Social et dit espérer que la Cour suprême revienne “rapidement et clairement” sur cette décision.Selon ce jugement, s’est-il ému, “je devrais obtenir l’aval du Congrès pour ces droits de douane. En d’autres termes, des centaines de politiciens devraient siéger à Washington pendant des semaines, voire des mois pour décider ce que nous devons faire payer aux pays qui nous traitent injustement”.”Si elle était maintenue, cette décision détruirait complètement le pouvoir présidentiel – la présidence ne serait plus jamais la même!”, a-t-il encore déploré. Donald Trump s’est aussi agacé de voir la décision de première instance accueillie avec soulagement en dehors des Etats-Unis.Après la décision de l’ITC, la Chine avait pressé Washington d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien Mark Carney avait lui salué la suspension de ce qu’il considère être des droits de douane “illégaux et injustifiés”.Mais, avait-il ajouté, “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane non couverts par les récentes décisions de justice – sur l’acier et l’aluminium ainsi que le secteur automobile. – “Inconstitutionnelle” -Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que les journalistes de l’AFP ont pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.burs-ft/cms/tc/nth/ktr

Les droits de douane de Trump en place temporairement après le sursis du tribunal

Le président américain Donald Trump peut se réjouir d’une victoire juridique temporaire sur les droits de douane qu’il avait imposés ces derniers mois, tandis que les réactions sont mitigées vendredi sur les marchés financiers.Le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) a estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Mais moins de 24 heures plus tard, une Cour d’appel a suspendu la décision de première instance, le temps de se prononcer sur le fond.Saluant la dernière tournure des escarmouches juridiques au sujet de ses politiques commerciales, Trump a attaqué le tribunal de commerce de Manhattan, le qualifiant d'”horrible” et disant que son blocus devrait être “rapidement et résolument” inversé pour de bon. Les bourses asiatiques ont chuté vendredi, à revers de la hausse sur les marchés mondiaux la veille, les querelles judiciaires sur les droits de douane ayant à nouveau attisé les incertitudes.En Europe, Paris, Londres et Francfort étaient toutes dans le vert, alors que l’UE s’est dite “pleinement investie” pour parvenir à un accord avec les États-Unis.Trouver une solution “reste une priorité absolue de l’UE. Nous restons en contact permanent” avec les Etats-Unis, a souligné sur X le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, qui a échangé par téléphone jeudi avec le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick.Selon une source européenne, de nouvelles discussions pourraient avoir lieu mardi ou mercredi, en marge d’une réunion ministérielle à Paris de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques, qui regroupe essentiellement des pays occidentaux).A ce stade, l’exécutif européen n’a pas fait de commentaire sur les rebondissements judiciaires autour des taxes imposées par Donald Trump.Concernant la Chine, Donald Trump l’a accusée vendredi sur son réseau social Truth de ne pas avoir respecté les conditions de l’accord de détente négocié il y a deux semaines.le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent avait estimé jeudi que les négociations commerciales bilatérales étaient “un peu dans l’impasse” et a suggéré que le président américain et son homologue chinois pourraient y prendre part.Les deux puissances mondiales sont convenues en mai de suspendre pendant 90 jours les droits de douane qu’elles s’imposaient mutuellement, une désescalade surprise en pleine guerre commerciale obtenue au terme de pourparlers à Genève.Interrogé vendredi sur les propos de M.Bessent, Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a indiqué lors d’un point de presse habituel que la Chine “a déjà clairement exprimé sa position sur les droits de douane à de nombreuses reprises”.A Washington, un autre tribunal avait estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne pouvaient être collectées, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que les juges avaient “fait un usage grossier de leur pouvoir judiciaire pour usurper l’autorité du président Trump”.Mme Leavitt a déclaré que la Cour suprême “doit mettre fin” à la contestation tarifaire, tout en soulignant que Trump avait d’autres moyens légaux pour imposer des prélèvements. Kevin Hassett, directeur du National Economic Council, a déclaré à la télévision Fox Business que les “problèmes” provoqués par les décisions des “juges activistes” n’affecteraient pas les pourparlers avec les partenaires commerciaux, ajoutant que trois accords étaient sur le point d’être conclus. Le conseiller commercial de Trump, Peter Navarro, a déclaré aux journalistes que l’administration avait reçu plus tôt “beaucoup d’appels téléphoniques de pays” qui ont dit qu’ils continueraient à “négocier de bonne foi”, sans identifier ces pays.Si la justice américaine a annulé les droits de douane généraux, ainsi que d’autres que Trump a imposés au Canada, au Mexique et à la Chine séparément en utilisant des pouvoirs d’urgence, elle a laissé intacts ceux de 25% sur les automobiles, l’acier et l’aluminium importés.- “Pouvoir présidentiel” -Conscient que son répit n’est que temporaire, le président américain a lancé un réquisitoire jeudi soir sur sa plateforme Truth Social et dit espérer que la Cour suprême revienne “rapidement et clairement” sur cette décision.Selon ce jugement, s’est-il ému, “je devrais obtenir l’aval du Congrès pour ces droits de douane. En d’autres termes, des centaines de politiciens devraient siéger à Washington pendant des semaines, voire des mois pour décider ce que nous devons faire payer aux pays qui nous traitent injustement”.”Si elle était maintenue, cette décision détruirait complètement le pouvoir présidentiel – la présidence ne serait plus jamais la même!”, a-t-il encore déploré. Donald Trump s’est aussi agacé de voir la décision de première instance accueillie avec soulagement en dehors des Etats-Unis.Après la décision de l’ITC, la Chine avait pressé Washington d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien Mark Carney avait lui salué la suspension de ce qu’il considère être des droits de douane “illégaux et injustifiés”.Mais, avait-il ajouté, “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane non couverts par les récentes décisions de justice – sur l’acier et l’aluminium ainsi que le secteur automobile. – “Inconstitutionnelle” -Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que les journalistes de l’AFP ont pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.burs-ft/cms/tc/nth/ktr