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Les rivaux à la présidence polonaise au coude-à-coude avant le vote de dimanche

Le maire pro-européen de Varsovie et un historien nationaliste en lice pour la présidence de la Pologne sont entrés dans les dernières heures de campagne vendredi, les sondages d’opinion prédisant un résultat extrêmement serré lors du vote de dimanche.La victoire du centriste Rafal Trzaskowski, 53 ans, serait un coup de pouce majeur pour le gouvernement libéral du Premier ministre Donald Tusk, qui est dans une impasse politique face au président conservateur sortant, Andrzej Duda.Elle pourrait également permettre l’introduction d’unions civiles pour les couples de même sexe et l’assouplissement de l’interdiction, aujourd’hui quasi totale, de l’avortement en Pologne.Une victoire pour Karol Nawrocki, âgé de 42 ans et admirateur du président américain Donald Trump, pourrait saper le soutien inébranlable de la Pologne à l’Ukraine contre la Russie.M. Nawrocki s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan et dénonce les aides accordées aux réfugiés ukrainiens en Pologne.Lors de l’une de ses dernières rencontres électorales, le candidat pro-européen a appelé ses partisans à la mobilisation générale.”Si la participation est aussi élevée qu’en 2023, qu’elle s’en rapproche ou, qui sait, peut-être qu’elle sera même plus grande, nous gagnerons cette élection présidentielle”, a déclaré Rafal Trzaskowski à Chojnice dans le nord de la Pologne.Lors des élections législatives de 2023 qui ont donné la victoire à la coalition pro-européenne de Donald Tusk, la participation s’était élevée à 74,38%.”Choisissons un président qui est prêt à construire, à recréer la communauté, qui vous tendra toujours la main (…) malheureusement, l’alternative est une nouvelle querelle et le chaos”, a-t-il dit.M. Nawrocki a quant à lui déposé des fleurs devant un monument aux victimes des massacres de Polonais par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde guerre mondiale, un chapitre douloureux dans les relations entre les deux pays.La Pologne, très proche allié de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe de ce pays, ne cesse de demander que Kiev reconnnaisse sa responsabilité dans ces massacres, lors desquels quelque 100.000 Polonais en Volhynie (région aujourd’hui située en Ukraine), ont été tués dans les années 1943-1945.”C’était un génocide commis contre le peuple polonais. Il n’y a pas le moindre doute à ce sujet, car ce fut un crime commis par des nationalistes ukrainiens”, a déclaré M. Nawrocki à Domostawa dans le sud-est de la Pologne.- “Choc de civilisations” -L’immigration a été un des principaux thèmes de la campagne électorale dans ce pays qui soutient l’Ukraine voisine contre l’agression russe, et a accueilli un million de réfugiés de ce pays voisin, dont beaucoup de femmes et d’enfants.Des comptes alignés sur les positions russes ont “attisé les sentiments négatifs à l’égard des Ukrainiens”, les qualifiant de “cochons” et les accusant de préparer des attaques à main armée, affirme l’ISD (Institute for Strategic Dialogue), basé à Londres, dans un rapport vendredi.Les analystes prévoient qu’une victoire de M. Nawrocki pourrait conduire à de nouvelles élections législatives dans ce pays membre de l’UE et de l’OTAN.Compte tenu de l’écart étroit qui sépare les deux candidats dans les sondages, le résultat ne sera connu de manière définitive que lundi.”Je serais prudente quant à ouvrir le champagne dimanche soir,” a déclaré Anna Materska-Sosnowska, une analyste politique qualifiant l’élection de “véritable choc des civilisations”, compte tenu des grandes différences politiques entre les candidats.La dernière moyenne des sondages prévoit une victoire extrêmement étroite pour le centriste Trzaskowski, avec 50,6% contre 49,4% pour Nawrocki.Le résultat devrait dépendre de la capacité du maire de Varsovie à mobiliser suffisamment ses partisans, et du vote des électeurs d’extrême droite, enclins à choisir le conservateur Nawrocki.Les candidats d’extrême droite ont obtenu plus de 21% des voix lors du premier tour de l’élection le 18 mai.M. Trzaskowski est arrivé en tête à ce premier tour avec une marge infime de 31% contre 30% pour son adversaire.En Pologne, le président a un rôle principalement honorifique, mais est doté d’un pouvoir de veto crucial.Celui du président conservateur sortant Andrzej Duda a empêché le Premier ministre Donald Tusk de tenir nombre de ses promesses électorales dont des réformes judiciaires, la libéralisation de la loi sur l’avortement et l’introduction des unions civiles. La campagne électorale a été marquée par des révélations sur le passé de M. Nawrocki.Des médias ont révélé qu’il avait acquis un appartement auprès d’un homme âgé à l’issue d’une transaction jugée opaque par des observateurs et ses opposants politiques.Les médias polonais ont aussi publié une enquête affirmant que M. Nawrocki était impliqué dans l’introduction de prostituées dans un hôtel à Sopot (nord) à l’époque où il y travaillait comme garde, il y a une vingtaine d’années. M. Nawrocki a dénoncé des “mensonges”.

Les rivaux à la présidence polonaise au coude-à-coude avant le vote de dimanche

Le maire pro-européen de Varsovie et un historien nationaliste en lice pour la présidence de la Pologne sont entrés dans les dernières heures de campagne vendredi, les sondages d’opinion prédisant un résultat extrêmement serré lors du vote de dimanche.La victoire du centriste Rafal Trzaskowski, 53 ans, serait un coup de pouce majeur pour le gouvernement libéral du Premier ministre Donald Tusk, qui est dans une impasse politique face au président conservateur sortant, Andrzej Duda.Elle pourrait également permettre l’introduction d’unions civiles pour les couples de même sexe et l’assouplissement de l’interdiction, aujourd’hui quasi totale, de l’avortement en Pologne.Une victoire pour Karol Nawrocki, âgé de 42 ans et admirateur du président américain Donald Trump, pourrait saper le soutien inébranlable de la Pologne à l’Ukraine contre la Russie.M. Nawrocki s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan et dénonce les aides accordées aux réfugiés ukrainiens en Pologne.Lors de l’une de ses dernières rencontres électorales, le candidat pro-européen a appelé ses partisans à la mobilisation générale.”Si la participation est aussi élevée qu’en 2023, qu’elle s’en rapproche ou, qui sait, peut-être qu’elle sera même plus grande, nous gagnerons cette élection présidentielle”, a déclaré Rafal Trzaskowski à Chojnice dans le nord de la Pologne.Lors des élections législatives de 2023 qui ont donné la victoire à la coalition pro-européenne de Donald Tusk, la participation s’était élevée à 74,38%.”Choisissons un président qui est prêt à construire, à recréer la communauté, qui vous tendra toujours la main (…) malheureusement, l’alternative est une nouvelle querelle et le chaos”, a-t-il dit.M. Nawrocki a quant à lui déposé des fleurs devant un monument aux victimes des massacres de Polonais par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde guerre mondiale, un chapitre douloureux dans les relations entre les deux pays.La Pologne, très proche allié de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe de ce pays, ne cesse de demander que Kiev reconnnaisse sa responsabilité dans ces massacres, lors desquels quelque 100.000 Polonais en Volhynie (région aujourd’hui située en Ukraine), ont été tués dans les années 1943-1945.”C’était un génocide commis contre le peuple polonais. Il n’y a pas le moindre doute à ce sujet, car ce fut un crime commis par des nationalistes ukrainiens”, a déclaré M. Nawrocki à Domostawa dans le sud-est de la Pologne.- “Choc de civilisations” -L’immigration a été un des principaux thèmes de la campagne électorale dans ce pays qui soutient l’Ukraine voisine contre l’agression russe, et a accueilli un million de réfugiés de ce pays voisin, dont beaucoup de femmes et d’enfants.Des comptes alignés sur les positions russes ont “attisé les sentiments négatifs à l’égard des Ukrainiens”, les qualifiant de “cochons” et les accusant de préparer des attaques à main armée, affirme l’ISD (Institute for Strategic Dialogue), basé à Londres, dans un rapport vendredi.Les analystes prévoient qu’une victoire de M. Nawrocki pourrait conduire à de nouvelles élections législatives dans ce pays membre de l’UE et de l’OTAN.Compte tenu de l’écart étroit qui sépare les deux candidats dans les sondages, le résultat ne sera connu de manière définitive que lundi.”Je serais prudente quant à ouvrir le champagne dimanche soir,” a déclaré Anna Materska-Sosnowska, une analyste politique qualifiant l’élection de “véritable choc des civilisations”, compte tenu des grandes différences politiques entre les candidats.La dernière moyenne des sondages prévoit une victoire extrêmement étroite pour le centriste Trzaskowski, avec 50,6% contre 49,4% pour Nawrocki.Le résultat devrait dépendre de la capacité du maire de Varsovie à mobiliser suffisamment ses partisans, et du vote des électeurs d’extrême droite, enclins à choisir le conservateur Nawrocki.Les candidats d’extrême droite ont obtenu plus de 21% des voix lors du premier tour de l’élection le 18 mai.M. Trzaskowski est arrivé en tête à ce premier tour avec une marge infime de 31% contre 30% pour son adversaire.En Pologne, le président a un rôle principalement honorifique, mais est doté d’un pouvoir de veto crucial.Celui du président conservateur sortant Andrzej Duda a empêché le Premier ministre Donald Tusk de tenir nombre de ses promesses électorales dont des réformes judiciaires, la libéralisation de la loi sur l’avortement et l’introduction des unions civiles. La campagne électorale a été marquée par des révélations sur le passé de M. Nawrocki.Des médias ont révélé qu’il avait acquis un appartement auprès d’un homme âgé à l’issue d’une transaction jugée opaque par des observateurs et ses opposants politiques.Les médias polonais ont aussi publié une enquête affirmant que M. Nawrocki était impliqué dans l’introduction de prostituées dans un hôtel à Sopot (nord) à l’époque où il y travaillait comme garde, il y a une vingtaine d’années. M. Nawrocki a dénoncé des “mensonges”.

Trump et Musk face à la presse après des révélations sur les addictions de l’entrepreneur

Donald Trump et Elon Musk doivent donner vendredi une conférence de presse, conçue comme un hommage au rôle de conseiller de l’entrepreneur, mais qui pourrait être dominée par des questions sur sa consommation de drogues, décrite par le New York Times dans un article très commenté.L’annonce de cette apparition commune dans le Bureau ovale est tombée jeudi, alors que les spéculations montaient sur un coup de froid entre le président américain et l’homme le plus riche du monde, par ailleurs le premier contributeur de sa campagne électorale, qui menait depuis janvier une mission de réduction de la dépense publique.”Ce sera son dernier jour, mais pas vraiment, car il sera toujours avec nous, pour nous aider jusqu’au bout. Elon est formidable!”, a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social.- Kétamine, ecstasy, champignons -Plus que le bilan de “Doge”, la commission dirigée par le patron de Tesla et SpaceX, c’est un article du New York Times qui retenait l’attention vendredi.  Le quotidien affirme que pendant la campagne électorale, l’entrepreneur consommait à la fois de la kétamine, de l’ecstasy et des champignons hallucinogènes, et voyageait avec une boîte remplie de pilules.Interrogé à ce sujet vendredi, un très proche conseiller de Donald Trump, Stephen Miller, a seulement lancé: “Les drogues qui nous inquiètent sont celles qui traversent la frontière” en provenance du Mexique.  Elon Musk, dont la personnalité a souvent été décrite comme particulièrement instable et obsessionnelle dans la presse américaine, avait dit dans une interview en mars 2024 qu’il consommait “une petite dose (de kétamine) une fois toutes les deux semaines à peu près”, ajoutant qu’elle lui était prescrite pour “sortir d’un état d’esprit négatif”.Le New York Times évoque lui une consommation devenue quotidienne de ce puissant anesthésiant aux propriétés euphorisantes et stimulantes, au point que le multimilliardaire aurait confié ressentir des effets secondaires sur sa vessie.Sous la houlette d’Elon Musk, un ultra-libéral qui voudrait cantonner l’Etat aux seules fonctions sécuritaires, le Doge a initié des coupes massives dans l’aide internationale, des fermetures d’agences fédérales entières et des milliers de licenciements de fonctionnaires.Mais les estimations des économies réalisées sont très loin du faramineux chiffre de 2.000 milliards de dollars, puis 1.000 milliards de dollars avancé par l’hyperactif entrepreneur de 53 ans.- Conflits d’intérêt -Un site indépendant, le “Doge Tracker”, arrive à un total de seulement 12 milliards de dollars.Arrivé en fanfare à la Maison Blanche, où Donald Trump lui a au début donné une visibilité absolument extraordinaire, le natif d’Afrique du Sud met fin avec amertume à une mission teintée dès le départ de soupçons de conflit d’intérêt.Via sa société spatiale SpaceX, Elon Musk pilote d’importants contrats passés avec le gouvernement, et ses détracteurs l’accusent de vouloir utiliser son influence politique pour soutenir ses intérêts privés.Dans une rare critique de Donald Trump, il s’est dit cette semaine “déçu” des dérapages budgétaires selon lui associés à une grande loi économique du président américain.Elon Musk a aussi regretté que le Doge soit devenu un “bouc émissaire” à Washington.”Il ne savait vraiment pas ce qu’il faisait ni où il mettait les pieds. Puis il s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de volonté politique pour des coupes budgétaires réellement significatives, que ce soit de la part du président ou du Congrès”, explique à l’AFP Elaine Kamarck, experte de la Brookings Institution.Selon elle, le propriétaire du réseau X (anciennement Twitter), très impopulaire auprès des Américains et abondamment critiqué en Europe où il soutient des formations d’extrême droite, est devenu un “boulet politique”.

Fin de l’école entre crainte et fierté pour les élèves ukrainiens

En regardant son fils Vladyslav, âgé de 17 ans, obtenir son diplôme de fin d’études secondaires à Kiev vendredi, la militaire Oksana Baranovska a ressenti un mélange de fierté et de crainte. Son fils a terminé l’école malgré des années de perturbations – d’abord à cause de la pandémie de coronavirus, puis de l’invasion russe – mais elle s’inquiète de ce que lui réserve l’avenir dans un pays en guerre. Malgré les pourparlers de paix et les efforts diplomatiques déployés pour tenter de mettre un terme à la guerre, la promotion 2025 de l’Ukraine, comme les trois précédentes, a obtenu son diplôme dans un pays soumis à des bombardements quotidiens et où rien n’indique que Moscou veuille mettre un terme à son invasion.”Comme toutes les mères, je suis inquiète pour l’avenir de mon enfant. A l’école, il était mieux protégé en cas d’attaques. Mais la vie adulte, malheureusement, peut être plus difficile”, explique à l’AFP Mme Baranovska, 42 ans. Lorsque Vladyslav aura 18 ans, il lui sera interdit de quitter le pays en vertu de la loi martiale ukrainienne. Mme Baranovska, qui travaillait comme garde-frontière, a confié avoir offert à son fils une dernière chance de partir à l’étranger avant son anniversaire. Mais il a insisté pour rester dans son pays. – Que Poutine aille se faire voir ! -Vendredi, il a participé à la cérémonie de la “dernière sonnerie” de son lycée, une tradition qui marque symboliquement la fin de l’année scolaire.Des garçons en costume ont ensuite entraîné des filles vêtues de robes blanches dans une valse dans la cour de l’école. La directrice, Olga Timochenko, a poussé un soupir de soulagement. “Nous sommes tous vivants, tous en bonne santé, nous étions tous ensemble. C’est pour cela que l’année a été bonne malgré tout”, a-t-elle déclaré à l’AFP. La menace d’attaques russes plane constamment sur les écoles d’Ukraine. Selon Save the Children, les alertes aériennes ont contraint les enfants à manquer en moyenne une leçon sur cinq au cours de l’année scolaire écoulée. Les Nations unies affirment que plus de 1.600 écoles ont été endommagées ou détruites au cours des trois premières années de la guerre. Dans l’est du pays, plus proche de la ligne de front, les écoles ont été forcées de se réfugier dans les souterrains pour se protéger des obus. Mme Timochenko fait valoir que les enfants ont appris les mesures de sécurité. “Lorsque l’alarme retentit, ils sont les premiers à se précipiter, ils connaissent leur place. Vous savez, les enfants s’adaptent à tout très rapidement”, a-t-elle souligné.La remise des diplômes s’est déroulée sans sirène de raid aérien, au grand soulagement de Vladyslav. Le jeune homme de 17 ans avait également un message pour les élèves russes, de l’autre côté de la frontière et de la ligne de front. “S’il vous plaît, arrêtez cette guerre à tout prix. Ce sera mieux pour vous et pour le monde entier”, a-t-il lancé. “Et que Poutine aille se faire voir !” 

Zelensky accuse la Russie de vouloir saborder les futurs pourparlers

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est gardé vendredi de confirmer la participation de son pays à des pourparlers avec la Russie lundi à Istanbul, accusant Moscou de les saborder en refusant de transmettre à l’avance son “mémorandum” détaillant ses conditions pour un accord de paix.Les efforts diplomatiques pour mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine, lancée en 2022, s’intensifient depuis quelques semaines, mais buttent sur la défiance entre Moscou et Kiev, qui se rejettent la responsabilité du manque de progrès concrets.”Depuis plus d’une semaine, les Russes sont incapables de présenter ce prétendu +mémorandum+”, a dénoncé vendredi M. Zelensky, en référence à un document que Moscou a promis de fournir pour ce deuxième cycle de négociations directes.”La Russie fait tout ce qu’elle peut pour qu’une prochaine réunion potentielle n’apporte aucun résultat”, a-t-il accusé, tout en évitant de confirmer la participation de l’Ukraine à ces nouveaux pourparlers.Dmitri Peskov, questionné à ce sujet plus tôt vendredi, a de nouveau refusé de transmettre à l’avance ce document et dit que le texte serait discuté “lors du deuxième cycle de négociations”.Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, en visite à Kiev, avait proposé plus tôt que la Turquie accueille “une rencontre entre M. Trump, M. Poutine et M. Zelensky, sous la direction” du président turc Recep Tayyip Erdogan.Volodymyr Zelensky avait déjà proposé de rencontrer son homologue russe en mai, puis d’organiser un format tripartite incluant le président américain, mais le Kremlin n’avait pas donné suite, et seul un rendez-vous peu fructueux entre délégations avait eu lieu le 16 mai à Istanbul.Après que Donald Trump avait signifié cette semaine que son homologue russe “jouait avec le feu”, Moscou avait proposé à Kiev de se retrouver pour de nouveaux pourparlers directs lundi dans la mégapole turque.- Moscou veut “des résultats” -Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, interrogé vendredi par l’AFP sur la possibilité d’un sommet Poutine-Zelensky-Trump-Erdogan, a affirmé que Vladimir Poutine était “favorable, sur le principe, aux contacts au plus haut niveau”.Mais il faut d’abord “des résultats” dans les négociations entre Kiev et Moscou, a-t-il ajouté.Dmitri Peskov a aussi affirmé que le Kremlin enverrait à Istanbul une délégation qui sera “prête” pour de nouveaux pourparlers lundi avec l’Ukraine.Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga, aux côtés de son homologue turc, s’est lui contenté de dire que l’Ukraine était “intéressée” à la poursuite des rencontres.Plus tôt, M. Fidan avait assuré que “les deux parties souhaitent un cessez-le-feu”, selon l’agence de presse étatique Anadolu.- Exigences inconciliables -Le président américain Donald Trump demande une trêve inconditionnelle, une initiative que l’Ukraine et les Européens soutiennent.Mais la Russie, qui a envahi son voisin en 2022, a refusé précédemment cette possibilité, estimant notamment qu’elle permettrait à l’armée ukrainienne de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.Vladimir Poutine affirme qu’un cessez-le-feu est possible après des négociations se concentrant sur les “causes profondes” de la guerre, une référence à une série de demandes maximalistes du Kremlin.La Russie exige notamment que l’Ukraine renonce définitivement à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Ces conditions sont inacceptables pour Kiev, qui exige en retour un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire.L’armée russe a l’avantage sur le front et a revendiqué vendredi la prise de deux villages dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine.Pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’invasion russe de l’Ukraine a débuté en février 2022 et a déjà fait des dizaines, voire des centaines de milliers de morts.Donald Trump, qui s’est rapproché de la Russie et a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec Vladimir Poutine depuis son entrée en fonction, a cependant exprimé sa frustration envers Moscou ces derniers jours.Mais il a aussi critiqué Volodymyr Zelensky, affirmant qu’il traîne des pieds pour trouver un accord.L’émissaire de M. Trump pour l’Ukraine, le général Keith Kellogg, a lui estimé jeudi dans une interview à la chaîne américaine ABC que “l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan n’est pas à l’ordre du jour” et que les préoccupations de Moscou quant à un élargissement de l’Alliance à ses frontières étaient “légitimes”.Au Conseil de Sécurité de l’ONU, l’ambassadeur américain intérimaire adjoint, John Kelley, a lui prévenu jeudi que “les États-Unis devront envisager de se retirer de leurs efforts de négociation” si Moscou décide de “poursuivre cette guerre catastrophique”.

Zelensky accuse la Russie de vouloir saborder les futurs pourparlers

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est gardé vendredi de confirmer la participation de son pays à des pourparlers avec la Russie lundi à Istanbul, accusant Moscou de les saborder en refusant de transmettre à l’avance son “mémorandum” détaillant ses conditions pour un accord de paix.Les efforts diplomatiques pour mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine, lancée en 2022, s’intensifient depuis quelques semaines, mais buttent sur la défiance entre Moscou et Kiev, qui se rejettent la responsabilité du manque de progrès concrets.”Depuis plus d’une semaine, les Russes sont incapables de présenter ce prétendu +mémorandum+”, a dénoncé vendredi M. Zelensky, en référence à un document que Moscou a promis de fournir pour ce deuxième cycle de négociations directes.”La Russie fait tout ce qu’elle peut pour qu’une prochaine réunion potentielle n’apporte aucun résultat”, a-t-il accusé, tout en évitant de confirmer la participation de l’Ukraine à ces nouveaux pourparlers.Dmitri Peskov, questionné à ce sujet plus tôt vendredi, a de nouveau refusé de transmettre à l’avance ce document et dit que le texte serait discuté “lors du deuxième cycle de négociations”.Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, en visite à Kiev, avait proposé plus tôt que la Turquie accueille “une rencontre entre M. Trump, M. Poutine et M. Zelensky, sous la direction” du président turc Recep Tayyip Erdogan.Volodymyr Zelensky avait déjà proposé de rencontrer son homologue russe en mai, puis d’organiser un format tripartite incluant le président américain, mais le Kremlin n’avait pas donné suite, et seul un rendez-vous peu fructueux entre délégations avait eu lieu le 16 mai à Istanbul.Après que Donald Trump avait signifié cette semaine que son homologue russe “jouait avec le feu”, Moscou avait proposé à Kiev de se retrouver pour de nouveaux pourparlers directs lundi dans la mégapole turque.- Moscou veut “des résultats” -Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, interrogé vendredi par l’AFP sur la possibilité d’un sommet Poutine-Zelensky-Trump-Erdogan, a affirmé que Vladimir Poutine était “favorable, sur le principe, aux contacts au plus haut niveau”.Mais il faut d’abord “des résultats” dans les négociations entre Kiev et Moscou, a-t-il ajouté.Dmitri Peskov a aussi affirmé que le Kremlin enverrait à Istanbul une délégation qui sera “prête” pour de nouveaux pourparlers lundi avec l’Ukraine.Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga, aux côtés de son homologue turc, s’est lui contenté de dire que l’Ukraine était “intéressée” à la poursuite des rencontres.Plus tôt, M. Fidan avait assuré que “les deux parties souhaitent un cessez-le-feu”, selon l’agence de presse étatique Anadolu.- Exigences inconciliables -Le président américain Donald Trump demande une trêve inconditionnelle, une initiative que l’Ukraine et les Européens soutiennent.Mais la Russie, qui a envahi son voisin en 2022, a refusé précédemment cette possibilité, estimant notamment qu’elle permettrait à l’armée ukrainienne de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.Vladimir Poutine affirme qu’un cessez-le-feu est possible après des négociations se concentrant sur les “causes profondes” de la guerre, une référence à une série de demandes maximalistes du Kremlin.La Russie exige notamment que l’Ukraine renonce définitivement à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Ces conditions sont inacceptables pour Kiev, qui exige en retour un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire.L’armée russe a l’avantage sur le front et a revendiqué vendredi la prise de deux villages dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine.Pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’invasion russe de l’Ukraine a débuté en février 2022 et a déjà fait des dizaines, voire des centaines de milliers de morts.Donald Trump, qui s’est rapproché de la Russie et a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec Vladimir Poutine depuis son entrée en fonction, a cependant exprimé sa frustration envers Moscou ces derniers jours.Mais il a aussi critiqué Volodymyr Zelensky, affirmant qu’il traîne des pieds pour trouver un accord.L’émissaire de M. Trump pour l’Ukraine, le général Keith Kellogg, a lui estimé jeudi dans une interview à la chaîne américaine ABC que “l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan n’est pas à l’ordre du jour” et que les préoccupations de Moscou quant à un élargissement de l’Alliance à ses frontières étaient “légitimes”.Au Conseil de Sécurité de l’ONU, l’ambassadeur américain intérimaire adjoint, John Kelley, a lui prévenu jeudi que “les États-Unis devront envisager de se retirer de leurs efforts de négociation” si Moscou décide de “poursuivre cette guerre catastrophique”.

L’ONU met en garde contre un risque de famine dans toute la bande de Gaza

Les Nations unies ont averti vendredi que toute la population de la bande de Gaza était menacée de famine après bientôt 20 mois de guerre, à un moment où Israël annonce la construction de “l’Etat juif israélien” en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.Israël fait face à une pression internationale croissante concernant la guerre à Gaza et la situation humanitaire dans ce territoire, où un blocus de plus de deux mois, partiellement assoupli la semaine dernière, a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d’autres biens de première nécessité.Entre-temps, Israël a multiplié l’expansion de ses colonies en Cisjordanie, tout en défiant les appels du président français, Emmanuel Macron, et d’autres dirigeants mondiaux ainsi que de l’ONU en faveur d’une solution à deux Etats, israélien et palestinien.Dans la bande de Gaza, la situation humanitaire reste désastreuse. Un porte-parole du bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Jens Laerke, a déclaré vendredi à Genève que c’était “l’endroit le plus affamé au monde”, où “100% de la population est menacée de famine”.Israël y a récemment intensifié ses opérations militaires, dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité du territoire palestinien, d’anéantir le Hamas, et de libérer les derniers otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 en Israël, qui a déclenché la guerre.Les déclarations sur la Cisjordanie interviennent au lendemain de l’annonce de la création de 22 nouvelles colonies israéliennes dans le territoire palestinien, considérées comme illégales au regard du droit international.- “Devoir moral” -Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a défié ouvertement vendredi le président français, Emmanuel Macron, et les Nations unies en affirmant qu’il n’était pas question de laisser advenir un Etat palestinien en Cisjordanie.Lors d’une visite à l’avant-poste de colonisation de Sa-Nur, dans le nord de la Cisjordanie, M. Katz a affirmé que le gouvernement israélien comptait élever au rang de municipalité autonome cette ancienne colonie démantelée par Israël en 2005 dans le cadre du plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza réalisé par le Premier ministre d’alors, Ariel Sharon.M. Katz a souligné que c’était un “message clair” au président français qui insiste sur le nécessité d’une solution à deux Etats.Lors d’une visite à Singapour vendredi, M. Macron a lui déclaré que la reconnaissance d’un Etat palestinien n’était “pas simplement un devoir moral, mais une exigence politique”, tout en énumérant plusieurs conditions pour franchir le pas, avant une conférence à l’ONU sur le sujet à laquelle il doit participer le 18 juin.Israël a accusé vendredi le président français d’être en “croisade contre l’Etat juif”.Parallèlement, les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza n’ont pas encore abouti depuis la reprise des combats à la mi-mars, à l’initiative d’Israël, après une trêve de deux mois.Jeudi soir, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait annoncé qu’une nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu avait été approuvée par Israël. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.Un peu plus tard, Bassem Naïm, l’un des dirigeants en exil du Hamas, avait déclaré à l’AFP que cette proposition ne répondait pas aux demandes du mouvement, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”.Selon une source proche du Hamas, le mouvement déplore l’absence dans la proposition américaine de garanties sur la poursuite des discussions pendant la trêve, en vue de parvenir à un cessez-le-feu permanent.- “Toute la force nécessaire” -Réagissant aux prises de position du Hamas, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), hostile à tout compromis depuis le début de la guerre, a appelé vendredi le gouvernement à employer “toute la force nécessaire” pour en finir avec le mouvement islamiste palestinien.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a indiqué que 45 personnes avaient été tuées vendredi dans des attaques israéliennes à travers le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées par le Hamas ce jour-là, 57 sont toujours retenues dans la bande Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.321 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

L’ONU met en garde contre un risque de famine dans toute la bande de Gaza

Les Nations unies ont averti vendredi que toute la population de la bande de Gaza était menacée de famine après bientôt 20 mois de guerre, à un moment où Israël annonce la construction de “l’Etat juif israélien” en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.Israël fait face à une pression internationale croissante concernant la guerre à Gaza et la situation humanitaire dans ce territoire, où un blocus de plus de deux mois, partiellement assoupli la semaine dernière, a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d’autres biens de première nécessité.Entre-temps, Israël a multiplié l’expansion de ses colonies en Cisjordanie, tout en défiant les appels du président français, Emmanuel Macron, et d’autres dirigeants mondiaux ainsi que de l’ONU en faveur d’une solution à deux Etats, israélien et palestinien.Dans la bande de Gaza, la situation humanitaire reste désastreuse. Un porte-parole du bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Jens Laerke, a déclaré vendredi à Genève que c’était “l’endroit le plus affamé au monde”, où “100% de la population est menacée de famine”.Israël y a récemment intensifié ses opérations militaires, dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité du territoire palestinien, d’anéantir le Hamas, et de libérer les derniers otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 en Israël, qui a déclenché la guerre.Les déclarations sur la Cisjordanie interviennent au lendemain de l’annonce de la création de 22 nouvelles colonies israéliennes dans le territoire palestinien, considérées comme illégales au regard du droit international.- “Devoir moral” -Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a défié ouvertement vendredi le président français, Emmanuel Macron, et les Nations unies en affirmant qu’il n’était pas question de laisser advenir un Etat palestinien en Cisjordanie.Lors d’une visite à l’avant-poste de colonisation de Sa-Nur, dans le nord de la Cisjordanie, M. Katz a affirmé que le gouvernement israélien comptait élever au rang de municipalité autonome cette ancienne colonie démantelée par Israël en 2005 dans le cadre du plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza réalisé par le Premier ministre d’alors, Ariel Sharon.M. Katz a souligné que c’était un “message clair” au président français qui insiste sur le nécessité d’une solution à deux Etats.Lors d’une visite à Singapour vendredi, M. Macron a lui déclaré que la reconnaissance d’un Etat palestinien n’était “pas simplement un devoir moral, mais une exigence politique”, tout en énumérant plusieurs conditions pour franchir le pas, avant une conférence à l’ONU sur le sujet à laquelle il doit participer le 18 juin.Israël a accusé vendredi le président français d’être en “croisade contre l’Etat juif”.Parallèlement, les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza n’ont pas encore abouti depuis la reprise des combats à la mi-mars, à l’initiative d’Israël, après une trêve de deux mois.Jeudi soir, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait annoncé qu’une nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu avait été approuvée par Israël. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.Un peu plus tard, Bassem Naïm, l’un des dirigeants en exil du Hamas, avait déclaré à l’AFP que cette proposition ne répondait pas aux demandes du mouvement, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”.Selon une source proche du Hamas, le mouvement déplore l’absence dans la proposition américaine de garanties sur la poursuite des discussions pendant la trêve, en vue de parvenir à un cessez-le-feu permanent.- “Toute la force nécessaire” -Réagissant aux prises de position du Hamas, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), hostile à tout compromis depuis le début de la guerre, a appelé vendredi le gouvernement à employer “toute la force nécessaire” pour en finir avec le mouvement islamiste palestinien.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a indiqué que 45 personnes avaient été tuées vendredi dans des attaques israéliennes à travers le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées par le Hamas ce jour-là, 57 sont toujours retenues dans la bande Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.321 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.