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Eboulement en Suisse: la situation s’améliore mais la prudence reste de mise

La situation s’est améliorée samedi dans la vallée du Lötschental au sud de la Suisse, où un gigantesque éboulement a rasé un petit village mercredi, et les autorités jugent que la menace que présente un lac artificiel pour les localités en aval est “très faible” actuellement.”La situation est un peu meilleure” que vendredi, a expliqué Raphaël Mayoraz, le géologue du canton du Valais, lors d’un point de presse. Le lac qui s’est formé au niveau du village de Blatten, presque totalement détruit, “a trouvé hier son chemin à travers le dépôt (de gravats de roche et de glace, ndlr) et maintenant, une rivière coule à travers le dépôt et le niveau du lac est un peu plus bas aujourd’hui”, a ajouté le spécialiste. Le niveau de ce lac – qui s’est formé très rapidement après la catastrophe, n’avait cessé de grossir et menaçait d’inonder la vallée en contrebas – a baissé d’environ 1 mètre. Son volume est passé de 1 million de m3 à environ 800.000, selon M. Mayoraz. Pour les autres villages de la vallée et au-delà, “le risque est très faible”, estime le géologue, en raison notamment du dispositif de protection rapidement mis en place. Les autorités ont préventivement vidé le barrage artificiel de Ferden, pour qu’il puisse stopper une éventuelle coulée torrentielle. Mais une telle déferlante “est improbable”, juge le géologue.Si le barrage devait se remplir aux deux tiers, l’alarme serait donnée en aval et les populations évacuées, mais aujourd’hui ce scénario semble peu probable, d’autant qu’il est vidangé de l’eau du lac qui commence à s’y jeter.Les chutes de pluie prévues lundi par le service météorologique ne devraient pas non plus avoir d’effet majeur mais par précaution, les équipes en charge de la gestion des risque vont refaire leurs simulations dimanche.Une personne de 64 ans reste disparue -le village avait été évacué dès le 19 mai.La vallée du Lötschental, l’une des plus majestueuses de cette partie de la Suisse, s’étend sur un peu moins de 30 kilomètres et compte au total quelque 1.500 habitants. C’est un endroit réputé pour la beauté de ses paysages, ses petits villages traditionnels et ses chemins de randonnées spectaculaires. Mais pour l’heure, il est demandé aux curieux ou aux touristes de ne pas s’y rendre. Les travaux de déblaiement n’ont d’ailleurs toujours pas pu commencer: le dépôt de gravats, composé pour environ un tiers de glace, est trop instable pour y envoyer des gens et des engins de terrassement.La quantité de roche et de glace – estimée à 9 millions de m3 – qui a dévalé la montagne mercredi vers 15H30 (13H30 GMT) était si importante que les sismographes du pays l’ont enregistrée. 

Eboulement en Suisse: la situation s’améliore mais la prudence reste de mise

La situation s’est améliorée samedi dans la vallée du Lötschental au sud de la Suisse, où un gigantesque éboulement a rasé un petit village mercredi, et les autorités jugent que la menace que présente un lac artificiel pour les localités en aval est “très faible” actuellement.”La situation est un peu meilleure” que vendredi, a expliqué Raphaël …

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Trump double les taxes sur l’acier importé, l’UE “prête” à riposter

Le président américain Donald Trump a annoncé  que la surtaxe sur l’acier et l’aluminium passerait mercredi prochain à 50%, une nouvelle escalade dans son offensive protectionniste que l’Union européenne a “vivement regrettée” samedi.”Nous allons passer les droits de douane sur l’acier de 25% à 50%, ce qui va davantage protéger” cette industrie aux Etats-Unis, a déclaré vendredi M. Trump depuis une aciérie du géant de la métallurgie US Steel en Pennsylvanie (est).Il a plus tard précisé, sur sa plateforme Truth Social, que la mesure entrerait en vigueur le 4 juin, et concernerait aussi l’aluminium.La surtaxe de 25% qu’il avait mise en place en mars sur ces métaux touchait également leurs dérivés, comme les cannettes.”Nos industries de l’acier et de l’aluminium vont être plus fortes que jamais”, a-t-il écrit. La Commission européenne a réagi samedi, regrettant “vivement” ces nouvelles taxes qui “sapent les efforts en cours pour parvenir à une solution négociée” avec les Etats-Unis.”Si aucune solution mutuellement acceptable n’est trouvée”, des “contre-mesures” européennes “prendront automatiquement effet le 14 juillet, voire plus tôt si les circonstances l’exigent”, a indiqué une porte-parole, soulignant que l’UE était “prête” à riposter. Vendredi à la tribune, devant des ouvriers portant casques de sécurité et vestes de travail avec bandes réfléchissantes, le président américain a affirmé que le niveau des droits de douane sera tel que “personne ne pourra y échapper”. Sa manière à lui d’inciter à produire et acheter aux Etats-Unis.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane un des points cardinaux de sa politique: levier de négociation pour obtenir des concessions de l’extérieur, moyen de défendre l’industrie nationale ou encore source de nouvelles recettes publiques.Droits de douane sur certains secteurs (acier, aluminium, automobile), certains pays (Chine, Canada, Mexique) ou encore universels – incluant des denrées introuvables sur le sol américain comme le cacao… Le chef de l’Etat a érigé un mur de nouvelles taxes sur les produits entrant dans son pays, avant de faire en partie marche arrière.- Accord avec Nippon Steel -Deux tribunaux de première instance ont considéré cette semaine qu’il n’avait pas le droit de décréter certains de ses droits de douane. Ceux-ci restent toutefois en vigueur tant que l’affaire n’est pas tranchée définitivement sur le fond.Le président américain a aussi vanté en Pennsylvanie le rapprochement qu’il a lui-même approuvé la semaine dernière entre US Steel et son concurrent japonais Nippon Steel, et sur lequel peu d’informations avaient filtré.”Le plus important, c’est que US Steel continuera à être contrôlé par les Etats-Unis, autrement je n’aurais pas conclu cet accord”, a expliqué Donald Trump, en assurant que Nippon Steel allait injecter 14 milliards de dollars “dans le futur” de US Steel.Fin 2023, les deux groupes industriels avaient annoncé un projet d’acquisition à 14,9 milliards de dollars (dette comprise) de US Steel par Nippon Steel.L’opération, à laquelle Donald Trump s’est lui-même longtemps opposé, s’est retrouvée au cœur de la campagne présidentielle américaine de 2024, car elle concerne au premier chef la Pennsylvanie, un Etat stratégique sur le plan électoral, qui est aussi le berceau de l’aciérie aux Etats-Unis.L’ex-président Joe Biden avait bloqué l’opération quelques semaines avant son départ de la Maison Blanche en janvier, arguant de questions de sécurité.M. Trump avait décidé de réexaminer le projet.”Chez Nippon Steel, ils n’ont pas cessé de me demander (de valider l’opération), j’ai refusé encore et encore et j’ai fini par me dire que ces gens voulaient vraiment faire quelque chose de grand”, a-t-il décrit.”Je dois approuver l’accord final avec Nippon, et nous n’avons pas encore vu cet accord final, mais ils ont pris un très grand engagement”, a-t-il ajouté en rentrant à Washington vendredi soir.Le syndicat USW, qui représente les salariés de la métallurgie, a exprimé son fort scepticisme dans un communiqué, expliquant n’avoir pas été consulté ni mis dans la confidence sur les conditions de l’accord.

Trump double les taxes sur l’acier importé, l’UE “prête” à riposter

Le président américain Donald Trump a annoncé  que la surtaxe sur l’acier et l’aluminium passerait mercredi prochain à 50%, une nouvelle escalade dans son offensive protectionniste que l’Union européenne a “vivement regrettée” samedi.”Nous allons passer les droits de douane sur l’acier de 25% à 50%, ce qui va davantage protéger” cette industrie aux Etats-Unis, a déclaré vendredi M. Trump depuis une aciérie du géant de la métallurgie US Steel en Pennsylvanie (est).Il a plus tard précisé, sur sa plateforme Truth Social, que la mesure entrerait en vigueur le 4 juin, et concernerait aussi l’aluminium.La surtaxe de 25% qu’il avait mise en place en mars sur ces métaux touchait également leurs dérivés, comme les cannettes.”Nos industries de l’acier et de l’aluminium vont être plus fortes que jamais”, a-t-il écrit. La Commission européenne a réagi samedi, regrettant “vivement” ces nouvelles taxes qui “sapent les efforts en cours pour parvenir à une solution négociée” avec les Etats-Unis.”Si aucune solution mutuellement acceptable n’est trouvée”, des “contre-mesures” européennes “prendront automatiquement effet le 14 juillet, voire plus tôt si les circonstances l’exigent”, a indiqué une porte-parole, soulignant que l’UE était “prête” à riposter. Vendredi à la tribune, devant des ouvriers portant casques de sécurité et vestes de travail avec bandes réfléchissantes, le président américain a affirmé que le niveau des droits de douane sera tel que “personne ne pourra y échapper”. Sa manière à lui d’inciter à produire et acheter aux Etats-Unis.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane un des points cardinaux de sa politique: levier de négociation pour obtenir des concessions de l’extérieur, moyen de défendre l’industrie nationale ou encore source de nouvelles recettes publiques.Droits de douane sur certains secteurs (acier, aluminium, automobile), certains pays (Chine, Canada, Mexique) ou encore universels – incluant des denrées introuvables sur le sol américain comme le cacao… Le chef de l’Etat a érigé un mur de nouvelles taxes sur les produits entrant dans son pays, avant de faire en partie marche arrière.- Accord avec Nippon Steel -Deux tribunaux de première instance ont considéré cette semaine qu’il n’avait pas le droit de décréter certains de ses droits de douane. Ceux-ci restent toutefois en vigueur tant que l’affaire n’est pas tranchée définitivement sur le fond.Le président américain a aussi vanté en Pennsylvanie le rapprochement qu’il a lui-même approuvé la semaine dernière entre US Steel et son concurrent japonais Nippon Steel, et sur lequel peu d’informations avaient filtré.”Le plus important, c’est que US Steel continuera à être contrôlé par les Etats-Unis, autrement je n’aurais pas conclu cet accord”, a expliqué Donald Trump, en assurant que Nippon Steel allait injecter 14 milliards de dollars “dans le futur” de US Steel.Fin 2023, les deux groupes industriels avaient annoncé un projet d’acquisition à 14,9 milliards de dollars (dette comprise) de US Steel par Nippon Steel.L’opération, à laquelle Donald Trump s’est lui-même longtemps opposé, s’est retrouvée au cœur de la campagne présidentielle américaine de 2024, car elle concerne au premier chef la Pennsylvanie, un Etat stratégique sur le plan électoral, qui est aussi le berceau de l’aciérie aux Etats-Unis.L’ex-président Joe Biden avait bloqué l’opération quelques semaines avant son départ de la Maison Blanche en janvier, arguant de questions de sécurité.M. Trump avait décidé de réexaminer le projet.”Chez Nippon Steel, ils n’ont pas cessé de me demander (de valider l’opération), j’ai refusé encore et encore et j’ai fini par me dire que ces gens voulaient vraiment faire quelque chose de grand”, a-t-il décrit.”Je dois approuver l’accord final avec Nippon, et nous n’avons pas encore vu cet accord final, mais ils ont pris un très grand engagement”, a-t-il ajouté en rentrant à Washington vendredi soir.Le syndicat USW, qui représente les salariés de la métallurgie, a exprimé son fort scepticisme dans un communiqué, expliquant n’avoir pas été consulté ni mis dans la confidence sur les conditions de l’accord.

Trump double les taxes sur l’acier importé, l’UE “prête” à riposter

Le président américain Donald Trump a annoncé  que la surtaxe sur l’acier et l’aluminium passerait mercredi prochain à 50%, une nouvelle escalade dans son offensive protectionniste que l’Union européenne a “vivement regrettée” samedi.”Nous allons passer les droits de douane sur l’acier de 25% à 50%, ce qui va davantage protéger” cette industrie aux Etats-Unis, a …

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Jets de peinture verte sur trois synagogues et le Mémorial de la Shoah à Paris

Le Mémorial de la Shoah, trois synagogues et un restaurant ont été aspergés de peinture verte dans la nuit de vendredi à samedi à Paris, suscitant des condamnations politiques et de la communauté juive.Au pied de la façade du restaurant de la communauté juive “Chez Marianne”, un pot de peinture entamé a été retrouvé. Des jets de peinture ont également été constatés sur la synagogue des Tournelles, sur celle d’Agoudas Hakehilos, ainsi que sur le Mémorial de la Shoah, tous dans le 4e arrondissement de la capitale. Aucun message, ni revendication n’a été découvert à ce stade.Les faits ont été constatés par les policiers lors de leurs patrouilles vers 05h15. Les images de vidéosurveillance du Mémorial ont montré une personne vêtue de noir en train de taguer vers 4H30.La préfecture de police de Paris (PP) a précisé à l’AFP qu’une autre synagogue, cette fois dans le 20e arrondissement, avait “fait également l’objet de dégradations par jets de peinture de couleur verte”.Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris a confirmé avoir chargé la Sûreté territoriale d’une enquête pour “dégradations commises en raison de la religion” à la suite de la découverte de jets de peinture verte sur ces cinq lieux.- “Tristesse” et “indignation” -“Beaucoup de tristesse et d’indignation en voyant ce matin ces images de lieux juifs qui ont été dégradés”, a réagi auprès de l’AFP le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi. L’ancien président socialiste François Hollande a jugé cet acte “inacceptable, insupportable”. “L’antisémitisme n’a pas sa place dans notre République”, a-t-il asséné. La ville de Paris va porter plainte, a assuré la maire PS Anne Hidalgo, qui “condamne avec la plus grande force ces intimidations”.Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur et président des LR Bruno Retailleau a dit son “immense dégoût devant ces actes odieux qui visent la communauté juive”. La députée européenne de La France insoumise Manon Aubry a fait part aussi de son “dégoût face à ces actes antisémites”. “Le racisme est un poison. L’unité du peuple son antidote”, a ajouté l’élue, dont le parti est régulièrement confronté à des accusations d’antisémitisme.Ces dégradations “sont de toute évidence la signature de l’antisémitisme qui se déchaîne dans notre pays”, a estimé le patron du Rassemblement national Jordan Bardella, qui demande à ce que tout soit “mis en oeuvre pour en identifier les auteurs et les condamner de façon exemplaire”. – “Mains rouges” -“Je pense aux Justes” et “à ceux qui ont sauvé les juifs pendant la guerre et j’ai honte pour notre temps. Je ne veux pas de ce que devient la France. Nous valons mieux que cela”, a considéré le patron des députés LR Laurent Wauquiez.”En 2025, on attaque encore la mémoire, la foi, la vie juive. Jusqu’où laisserons-nous cette haine prospérer ?”, s’est demandé le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner.”Ingérence ou pas, manipulation ou pas, le geste est antisémite et cherche à désigner les Français juifs”, a estimé le patron du Parti socialiste Olivier Faure.SOS Racisme a également jugé “intolérable” cette “action aux relents antisémites qui cite explicitement les Justes”.Il y a un an, en mai 2024, des “mains rouges” avaient été peintes sur le Mur des Justes, au Mémorial de la Shoah. Trois Bulgares, qui gravitent selon les autorités de leur pays “dans les cercles d’extrême droite”, ont été écroués dans cette affaire. Les tags représentant des “mains rouges”, symbole pouvant être lié au lynchage de soldats israéliens à Ramallah en 2000, ont été analysés par les services de sécurité comme une opération d’ingérence de la part de Russophones.Dans un télégramme adressé aux préfets vendredi et consulté par l’AFP, Bruno Retailleau avait demandé un renforcement des mesures de sécurisation de la communauté juive à l’occasion de la fête de Chavouot du dimanche 1er juin au soir au mardi 3 juin au soir.Il avait expliqué ces mesures par la “persistance des tensions au plan international, en particulier au Proche-Orient”. Le ministre avait relevé en outre que “les actes antisémites représentant plus de 60% des actes antireligieux, la communauté juive était particulièrement exposée”.sm-juc-clw-chl-are/asl/sp

En Bulgarie, fronde contre une entrée imminente dans la zone euro

Manifestations, appel au référendum et désinformation: en Bulgarie, la perspective de rejoindre la zone euro au 1er janvier 2026 ne fait pas l’unanimité, entre craintes d’une flambée des prix et sentiment antieuropéen.Après un retard lié à son instabilité politique, le pays des Balkans, membre de l’UE depuis 2007, devrait prochainement devenir le 21e Etat à adopter la monnaie unique, trois ans après la Croatie. Le feu vert de Bruxelles est attendu courant juin.”Avoir l’euro reviendrait à embarquer sur le Titanic”, assure à l’AFP Nikolai Ivanov, haut fonctionnaire à la retraite, venu “soutenir le lev”, la devise bulgare, lors d’un récent événement de promotion de la devise nationale à Sofia.Selon des sondages récents, près de la moitié des personnes interrogées se disent opposées à l’entrée du pays dès l’an prochain.- “Encore plus pauvres” -Pour Boriana Dimitrova, directrice de l’institut Alpha Research, ce désamour s’explique avant tout par “la méfiance envers les institutions” provoquée par le chaos politique de ces dernières années. Les habitants redoutent les conséquences sur leur quotidien de ce changement historique. “Les pauvres ont peur de devenir encore plus pauvres”, résume-t-elle, dans ce pays de 6,4 millions d’habitants, le moins riche du bloc.Les réticences sont particulièrement fortes dans les zones rurales, où certains Bulgares n’ont jamais voyagé à l’étranger et n’ont pas l’habitude des transactions internationales.D’autant que perdure le souvenir de la grave crise économique de 1996-97, accompagnée de la faillite de 14 banques et d’une hyperinflation dépassant 300%.Nombreux sont les élus à exploiter ces craintes, estime l’experte, à l’image du parti d’extrême droite Vazrajdane, qui a convoqué un nouveau rassemblement samedi dans la capitale.Des milliers de personnes de tous les âges ont répondu à son appel en faisant pression au pied du bureau de l’UE, bien gardé par la police alors qu’il avait été pris pour cible en février par des nationalistes. Le président Roumen Radev a surpris début mai en réclamant l’organisation d’un référendum. Et il a renchéri cette semaine en accusant le gouvernement de ne pas avoir mis en place les mesures nécessaires pour permettre aux “plus vulnérables” de supporter un éventuel choc des prix.Un tiers des Bulgares vivaient l’an dernier sous la menace de la pauvreté ou de l’exclusion sociale, d’après les statistiques d’Eurostat.- Floraison d’infox -Le chef d’Etat “fédère les peurs et s’adresse aux désabusés, aux oubliés. C’est un geste politique bien calculé”, commente Mme Dimitrova.Cette proposition jugée “inconstitutionnelle” a soulevé un tollé du côté des juristes et la présidente de l’Assemblée Natalia Kisselova a refusé de la soumettre au vote.Mais elle a suffi à raviver la propagande anti-UE. Parmi les infox les plus répandues sur les réseaux sociaux, on apprend que “Bruxelles va confisquer vos économies pour financer l’Ukraine”. Ou encore que le lev, adopté à la fin du 19e siècle, serait la monnaie la plus ancienne d’Europe et qu’il faut donc à tout prix sauver “le lion bulgare”, signification du mot “lev”.Même des humoristes relaient ces fausses informations à travers des clips vidéo cumulant des millions de vues sur Facebook et TikTok.En face, les voix pro-européennes ont bien du mal à se faire entendre.Pour ces défenseurs d’un passage à l’euro, ce serait un pas important vers l’ancrage géopolitique occidental et une protection contre l’influence du Kremlin, alors que le lev est de toute façon déjà arrimé à l’euro et que la Bulgarie patiente dans l’antichambre depuis plusieurs années. “A Sofia et dans les grandes villes, la population – plus riche, plus instruite et plus jeune – y voit une étape logique dans le processus d’intégration européenne, après l’adhésion à l’UE et à l’espace Schengen” début 2025, souligne Mme Dimitrova.Les institutions et les banques sont prêtes. Le design des pièces a été choisi, avec pour celles de deux euros l’inscription: “Dieu, protège la Bulgarie”.Mais signe du manque d’information et du sentiment d’infériorité encore très répandu dans ce pays périphérique, “certains me demandent encore si l’euro bulgare sera valable et aura la même valeur “en France ou en Allemagne”, s’amuse l’analyste.

En Bulgarie, fronde contre une entrée imminente dans la zone euro

Manifestations, appel au référendum et désinformation: en Bulgarie, la perspective de rejoindre la zone euro au 1er janvier 2026 ne fait pas l’unanimité, entre craintes d’une flambée des prix et sentiment antieuropéen.Après un retard lié à son instabilité politique, le pays des Balkans, membre de l’UE depuis 2007, devrait prochainement devenir le 21e Etat à …

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