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Ukraine: la pression russe s’intensifie dans la région de Soumy, où Kiev craint un assaut

La Russie a revendiqué samedi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est), où Kiev craint un assaut d’ampleur et vient d’ordonner de nouvelles évacuations.Malgré l’intensification des contacts diplomatiques pour trouver une issue à l’invasion russe de 2022, les combats et bombardements continuent de faire rage en Ukraine, où ils ont tué selon les autorités au moins huit personnes dans les dernières 24 heures, dont une fillette de neuf ans.Le ministère russe de la Défense a annoncé dans un communiqué la prise du village de Vodolagy, dans la région frontalière de Soumy, après avoir revendiqué la prise d’autres localités de la zone ces dernières semaines.Il a aussi affirmé s’être emparé d’un village de la région de Donetsk (est), Novopil.L’essentiel des combats se concentre dans l’est de l’Ukraine, mais Kiev craint une nouvelle offensive russe plus au nord, dans la région de Soumy.Le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, a affirmé samedi que la Russie concentrait ses assauts dans plusieurs zones de la région de Donetsk, notamment Pokrovsk et Toretsk, mais aussi sur des “parties de la région de Soumy”.Il a aussi noté que les forces russes intensifiaient leurs assauts bien plus au sud, dans la région de Zaporijjia, où l’Ukraine craint également une offensive.Toute attaque à grande échelle représenterait un défi important pour l’armée ukrainienne, moins bien dotée et déjà en position difficile.Plus tôt cette semaine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou massait plus de 50.000 soldats en vue d’une possible offensive dans la région de Soumy.Moscou pourrait vouloir créer une zone tampon pour empêcher des incursions ukrainiennes sur son territoire, comme l’été dernier dans la région de Koursk qui jouxte celle de Soumy.L’administration régionale ukrainienne a annoncé samedi l’évacuation obligatoire de onze villages proches de la frontière.Elle n’a pas cité la crainte d’un assaut, mais a justifié cette décision par “la menace constante qui pèse sur la vie des civils en raison des bombardements”.Au total, 213 localités de la région sont déjà placées sous ordre d’évacuation, selon les autorités.L’évacuation obligatoire d’un village est généralement décidée quand les combats s’intensifient, mais ne signifie pas forcément que l’armée russe s’apprête à s’en emparer.- Rendez-vous lundi? -Le porte-parole du service d’Etat des garde-frontières, Andriï Demtchenko, a néanmoins affirmé jeudi à la télévision ukrainienne que la Russie avait massé assez de forces près de Soumy pour “tenter une attaque”.Selon lui, ce “renforcement” a commencé quand les forces de Moscou luttaient contre les soldats ukrainiens dans la région russe de Koursk.L’armée ukrainienne y avait lancé une offensive surprise en août, mais elle a perdu depuis la quasi-totalité du territoire qu’elle contrôlait.La Russie a lancé en février 2022 ses troupes à l’assaut de l’Ukraine, pays dont elle occupe actuellement environ 20% du territoire. Ce conflit a fait au moins des dizaines de milliers de morts civils et militaires dans les deux camps.Les efforts diplomatiques pour y mettre fin s’intensifient ces dernières semaines, mais chaque camp accuse l’autre de ne pas vouloir la paix.Après que le président américain Donald Trump a estimé que son homologue russe “jouait avec le feu”, Moscou a proposé à Kiev de se retrouver pour de nouveaux pourparlers directs lundi à Istanbul, où s’était tenu un premier rendez-vous infructueux le 16 mai.L’Ukraine, qui accuse la Russie de ne chercher qu’à gagner du temps, n’a pas encore dit si elle acceptait. Elle demande notamment à recevoir à l’avance le “mémorandum” exposant les conditions de Moscou pour une paix durable, ce que le Kremlin a refusé.M. Zelensky a encore dit samedi que les intentions de Moscou n’étaient pas claires, et que, à ce stade, la réunion d’Istanbul “ne (semblait) pas très sérieuse”. Il a accusé la Russie de tout faire pour que celle-ci “n’apporte aucun résultat”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans un appel à M. Zelensky vendredi soir, a plaidé pour la participation des deux pays lundi avec des “délégations fortes”, selon l’agence étatique turque Anadolu.La composition de la délégation russe lors du premier cycle de discussion, menée par un conseiller de second plan connu pour ses positions nationalistes, avait été interprétée par Kiev comme un signe du manque de sérieux de la démarche russe.Moscou prévoit d’envoyer la même équipe lundi.Kiev exhorte la Russie à accepter un cessez-le-feu immédiat proposé par Washington et soutenu par les Européens, mais le Kremlin s’y refuse.

Ukraine: la pression russe s’intensifie dans la région de Soumy, où Kiev craint un assaut

La Russie a revendiqué samedi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est), où Kiev craint un assaut d’ampleur et vient d’ordonner de nouvelles évacuations.Malgré l’intensification des contacts diplomatiques pour trouver une issue à l’invasion russe de 2022, les combats et bombardements continuent de faire rage en Ukraine, où ils ont …

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Ukraine: la pression russe s’intensifie dans la région de Soumy, où Kiev craint un assaut

La Russie a revendiqué samedi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est), où Kiev craint un assaut d’ampleur et vient d’ordonner de nouvelles évacuations.Malgré l’intensification des contacts diplomatiques pour trouver une issue à l’invasion russe de 2022, les combats et bombardements continuent de faire rage en Ukraine, où ils ont tué selon les autorités au moins huit personnes dans les dernières 24 heures, dont une fillette de neuf ans.Le ministère russe de la Défense a annoncé dans un communiqué la prise du village de Vodolagy, dans la région frontalière de Soumy, après avoir revendiqué la prise d’autres localités de la zone ces dernières semaines.Il a aussi affirmé s’être emparé d’un village de la région de Donetsk (est), Novopil.L’essentiel des combats se concentre dans l’est de l’Ukraine, mais Kiev craint une nouvelle offensive russe plus au nord, dans la région de Soumy.Le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, a affirmé samedi que la Russie concentrait ses assauts dans plusieurs zones de la région de Donetsk, notamment Pokrovsk et Toretsk, mais aussi sur des “parties de la région de Soumy”.Il a aussi noté que les forces russes intensifiaient leurs assauts bien plus au sud, dans la région de Zaporijjia, où l’Ukraine craint également une offensive.Toute attaque à grande échelle représenterait un défi important pour l’armée ukrainienne, moins bien dotée et déjà en position difficile.Plus tôt cette semaine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou massait plus de 50.000 soldats en vue d’une possible offensive dans la région de Soumy.Moscou pourrait vouloir créer une zone tampon pour empêcher des incursions ukrainiennes sur son territoire, comme l’été dernier dans la région de Koursk qui jouxte celle de Soumy.L’administration régionale ukrainienne a annoncé samedi l’évacuation obligatoire de onze villages proches de la frontière.Elle n’a pas cité la crainte d’un assaut, mais a justifié cette décision par “la menace constante qui pèse sur la vie des civils en raison des bombardements”.Au total, 213 localités de la région sont déjà placées sous ordre d’évacuation, selon les autorités.L’évacuation obligatoire d’un village est généralement décidée quand les combats s’intensifient, mais ne signifie pas forcément que l’armée russe s’apprête à s’en emparer.- Rendez-vous lundi? -Le porte-parole du service d’Etat des garde-frontières, Andriï Demtchenko, a néanmoins affirmé jeudi à la télévision ukrainienne que la Russie avait massé assez de forces près de Soumy pour “tenter une attaque”.Selon lui, ce “renforcement” a commencé quand les forces de Moscou luttaient contre les soldats ukrainiens dans la région russe de Koursk.L’armée ukrainienne y avait lancé une offensive surprise en août, mais elle a perdu depuis la quasi-totalité du territoire qu’elle contrôlait.La Russie a lancé en février 2022 ses troupes à l’assaut de l’Ukraine, pays dont elle occupe actuellement environ 20% du territoire. Ce conflit a fait au moins des dizaines de milliers de morts civils et militaires dans les deux camps.Les efforts diplomatiques pour y mettre fin s’intensifient ces dernières semaines, mais chaque camp accuse l’autre de ne pas vouloir la paix.Après que le président américain Donald Trump a estimé que son homologue russe “jouait avec le feu”, Moscou a proposé à Kiev de se retrouver pour de nouveaux pourparlers directs lundi à Istanbul, où s’était tenu un premier rendez-vous infructueux le 16 mai.L’Ukraine, qui accuse la Russie de ne chercher qu’à gagner du temps, n’a pas encore dit si elle acceptait. Elle demande notamment à recevoir à l’avance le “mémorandum” exposant les conditions de Moscou pour une paix durable, ce que le Kremlin a refusé.M. Zelensky a encore dit samedi que les intentions de Moscou n’étaient pas claires, et que, à ce stade, la réunion d’Istanbul “ne (semblait) pas très sérieuse”. Il a accusé la Russie de tout faire pour que celle-ci “n’apporte aucun résultat”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans un appel à M. Zelensky vendredi soir, a plaidé pour la participation des deux pays lundi avec des “délégations fortes”, selon l’agence étatique turque Anadolu.La composition de la délégation russe lors du premier cycle de discussion, menée par un conseiller de second plan connu pour ses positions nationalistes, avait été interprétée par Kiev comme un signe du manque de sérieux de la démarche russe.Moscou prévoit d’envoyer la même équipe lundi.Kiev exhorte la Russie à accepter un cessez-le-feu immédiat proposé par Washington et soutenu par les Européens, mais le Kremlin s’y refuse.

A Ryad, le métro comme vecteur de brassage social

Depuis plusieurs mois, Zayed al-Ghamdi laisse son 4×4 au garage pour se rendre au travail en métro, une nouveauté à Ryad, qui lui permet de gagner du temps mais aussi, dit-il, de s’affranchir un peu des rigoureux clivages sociaux du royaume.  Dix ans après le lancement des travaux, le métro a ouvert ses portes en décembre, offrant aux huit millions d’habitants de Ryad une alternative aux routes saturées par plus de deux millions de voitures.Pour la première fois aussi, les plus aisés partagent leurs déplacements avec les moins favorisés, et les Saoudiens côtoient une vaste population d’expatriés, majoritairement des ouvriers sud-asiatiques, mais aussi quelques cols blancs occidentaux.”Pendant 40 ans, j’étais confiné à ma voiture ou à des restaurants avec mon père et mes frères, puis avec ma femme et mes enfants”, explique à l’AFP M. Ghamdi, un fonctionnaire de 42 ans travaillant dans le centre de Ryad.”Je ne parlais à personne en dehors de mon entourage ou de gens qui me ressemblaient”, dit-il.”Aujourd’hui, les choses ont changé. On sent que la société, avec toutes ses classes, se retrouve au même endroit”, dit-il, à bord de la ligne bleue reliant les quartiers populaires du sud à ceux aisés du nord de Ryad.Entre richesse extravagante, réseaux tribaux complexes et importante population étrangère, la société saoudienne s’est bâtie sur des divisions sociales rigides.Mais pour la classe moyenne, dans les rames du métro, ces divisions s’effacent pour un moment. Aux heures de pointe, les rames sont bondées d’ouvriers, étudiants et cadres. “Je discute de tout et de rien avec des inconnus et découvre même de nouvelles choses et cultures”, confie Nasser al-Qahtani, ingénieur de 56 ans, au côté d’un jeune Saoudien qui tient une planche de skateboard.- “Rapprocher les gens” – Si le métro n’a pas encore fluidifié la circulation de Ryad, il représente “un événement social et psychologique majeur”, selon le sociologue Mohammed al-Hamza.”Le métro a changé l’état d’esprit de la société saoudienne. Il a rapproché les gens”, alors que “la culture en Arabie saoudite est centrée sur la famille et les amis, avec une réticence à aller vers les autres”.Le brassage social reste toutefois genré: la plupart des usagères optent pour les wagons “famille”, où les hommes ne sont admis qu’accompagnés de femmes. Pour une réelle mixité, ou éviter la promiscuité, il reste toujours possible de payer 10 rials de plus (2,35 euros) et accéder aux compartiments de première classe, en tête de train. Le métro permet aussi aux usagers de gagner du temps en s’affranchissant du tout-voiture. “Il me fallait plus d’une heure et demie pour me rendre au travail, épuisé et stressé par les embouteillages ”, raconte M. Ghamdi, précisant que son précieux 4×4 reste au garage depuis plusieurs mois.”Aujourd’hui, j’arrive détendu, sans stress ”, ajoute-t-il.En Arabie saoudite, le litre d’essence coûte à peine 2,33 rials (0,57 euro), moins qu’un paquet de pain de mie. Mais à 4 rials (environ 1 euro) le ticket, valide deux heures, le métro offre une alternative avantageuse. Hadil Walid, étudiante en droit de 20 ans, n’a plus besoin que d’une heure pour se rendre à l’université, contre parfois jusqu’à quatre heures en voiture.  “Je rentre chez moi avec de l’énergie pour ma famille et mes études”, se réjouit-elle.- Un pari pas gagné d’avance – Le métro figure parmi les nombreuses infrastructures de “Vision 2030″, l’ambitieux plan de réformes du prince héritier et dirigeant de facto du royaume, Mohammed ben Salmane, destiné à diversifier l’économie du premier exportateur mondial de brut.Avec ses six lignes s’étendant sur 176 kilomètres et 85 stations, le réseau est l’un des plus importants du monde arabe.Son succès n’apparaissait toutefois pas garanti, notamment après l’échec relatif du réseau de bus, qui restait, lui, soumis aux aléas de la circulation.”Honnêtement, pendant dix ans, on se demandait: +qui va prendre le métro ?+”, confie à l’AFP un haut responsable de l’exploitation du réseau, sous couvert d’anonymat. “Personne ne s’attendait au niveau d’utilisation actuel, ni même aux retombées financières”.La Commission royale pour Ryad n’a pas répondu à l’AFP sur la fréquentation, mais le même responsable avance un chiffre de l’ordre de dizaines de milliers d’usagers quotidiens.Les autorités envisagent d’élargir le réseau, avec une septième ligne, reliant Ryad à ses périphéries.

Roland-Garros: l’aventure continue pour une Loïs Boisson diminuée

Présente pour la première fois dans le tableau final de Roland-Garros à 22 ans, Loïs Boisson (361e) a vaincu sa douleur et sa compatriote Elsa Jacquemot (138e) samedi pour rallier les huitièmes de finale.Massée à la jambe gauche entre le premier et le deuxième set, la dernière rescapée tricolore à Roland-Garros s’est imposée 6-3, 0-6, 7-5 au bout de 2h23 de combat.S’il avait fallu parier sur une présence française en deuxième semaine à Roland-Garros, peu auraient misé sur la Dijonnaise, invitée par les organisateurs et inconnue du grand public.C’est pourtant bien elle, la dernière survivante bleue porte d’Auteuil, hommes et femmes confondus, après le forfait du N.1 français Arthur Fils (14e mondial), meilleure chance tricolore à l’aube du tournoi.Pour retrouver trace d’une Française invitée sur le tournoi en huitièmes de finale, il faut remonter à 2014 avec Pauline Parmentier.Tombeuse de la N.1 belge Elise Mertens (22e), puis de l’Ukrainienne Anhelina Kalinina (113e), ex-25e mondiale, aux tours précédents, Boisson grimpera à une altitude encore plus élevée en huitièmes de finale, face à la N.3 mondiale Jessica Pegula, finaliste de l’US Open en 2024 et tombeuse samedi de la Tchèque Marketa Vondrousova (96e).”J’ai regardé la fin du match, c’était dingue”, s’est délectée l’Américaine en conférence de presse, pas effrayée à l’idée d’affronter une Française en France.”Elle va recevoir un soutien incroyable du public (…) mais j’ai déjà joué devant des tribunes bruyantes. Ca va être marrant!”, a anticipé Pegula. – Boisson touchée au genou -Sur le court Simonne-Mathieu, les “allez Zaza!” et “allez Loïs!” ont fusé à parts égales, mais c’est bien Boisson qui a arraché le plus d’exclamations au public à chacun de ses coups droits surpuissants, dans un premier set complètement à sa main, aussi habile sur les amorties que solide au filet.Mais celle dont la progression a été freinée par une rupture des ligaments croisés au genou gauche il y a un an, a une nouvelle fois été trahie par son corps.Gênée dans ses déplacements malgré le massage reçu entre les deux premiers sets, Boisson a multiplié les fautes directes dans la deuxième manche.Revenue dans le match et toujours combative, Jacquemot a plié le deuxième acte 6-0.Alors qu’on la croyait proche de l’abandon, Boisson s’est accrochée dans une troisième manche irrespirable, où les deux Bleues se sont rendu coup pour coup, offrant une belle publicité à un tennis féminin français par ailleurs à la peine.Plus offensive tout au long du match, Boisson a finalement été récompensée de ses prises de risques et a remporté le bras de fer dès sa première balle de match à 6-5. “Je suis super heureuse de m’en être sortie, ce n’était vraiment pas facile, j’ai eu plein de petits trucs compliqués de mon côté, mais être en deuxième semaine, c’est incroyable”, a-t-elle savouré juste après la rencontre.Pourra-t-elle livrer face à Pegula un combat à 100% de ses moyens ? “C’est une douleur au genou que je connais, je sais quoi faire, je sais la gérer. Il n’y aura pas d’examen en particulier. Aujourd’hui, à l’instant T, tout va bien”, a-t-elle confié en conférence de presse.Des nouvelles rassurantes alors que le clan bleu a été miné par les pépins physiques depuis quelques jours. Outre le forfait de Fils, le N.2 français Ugo Humbert avait dû abandonner au deuxième tour après une glissade douloureuse.Gêné par des “douleurs abdominales” selon les organisateurs, leur compatriote Hugo Gaston a pour sa part déclaré forfait avant même de monter sur le court pour son match du deuxième tour.

Eboulement en Suisse: la situation s’améliore mais la prudence reste de mise

La situation s’est améliorée samedi dans la vallée du Lötschental au sud de la Suisse, où un gigantesque éboulement a rasé un petit village mercredi, et les autorités jugent que la menace que présente un lac artificiel pour les localités en aval est “très faible” actuellement.”La situation est un peu meilleure” que vendredi, a expliqué Raphaël Mayoraz, le géologue du canton du Valais, lors d’un point de presse. Le lac qui s’est formé au niveau du village de Blatten, presque totalement détruit, “a trouvé hier son chemin à travers le dépôt (de gravats de roche et de glace, ndlr) et maintenant, une rivière coule à travers le dépôt et le niveau du lac est un peu plus bas aujourd’hui”, a ajouté le spécialiste. Le niveau de ce lac – qui s’est formé très rapidement après la catastrophe, n’avait cessé de grossir et menaçait d’inonder la vallée en contrebas – a baissé d’environ 1 mètre. Son volume est passé de 1 million de m3 à environ 800.000, selon M. Mayoraz. Pour les autres villages de la vallée et au-delà, “le risque est très faible”, estime le géologue, en raison notamment du dispositif de protection rapidement mis en place. Les autorités ont préventivement vidé le barrage artificiel de Ferden, pour qu’il puisse stopper une éventuelle coulée torrentielle. Mais une telle déferlante “est improbable”, juge le géologue.Si le barrage devait se remplir aux deux tiers, l’alarme serait donnée en aval et les populations évacuées, mais aujourd’hui ce scénario semble peu probable, d’autant qu’il est vidangé de l’eau du lac qui commence à s’y jeter.Les chutes de pluie prévues lundi par le service météorologique ne devraient pas non plus avoir d’effet majeur mais par précaution, les équipes en charge de la gestion des risque vont refaire leurs simulations dimanche.Une personne de 64 ans reste disparue -le village avait été évacué dès le 19 mai.La vallée du Lötschental, l’une des plus majestueuses de cette partie de la Suisse, s’étend sur un peu moins de 30 kilomètres et compte au total quelque 1.500 habitants. C’est un endroit réputé pour la beauté de ses paysages, ses petits villages traditionnels et ses chemins de randonnées spectaculaires. Mais pour l’heure, il est demandé aux curieux ou aux touristes de ne pas s’y rendre. Les travaux de déblaiement n’ont d’ailleurs toujours pas pu commencer: le dépôt de gravats, composé pour environ un tiers de glace, est trop instable pour y envoyer des gens et des engins de terrassement.La quantité de roche et de glace – estimée à 9 millions de m3 – qui a dévalé la montagne mercredi vers 15H30 (13H30 GMT) était si importante que les sismographes du pays l’ont enregistrée.