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Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions
Moins d’un mois après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro, Caracas a salué jeudi un “bond historique” pour le pétrole vénézuélien, avec l’adoption, sous pression américaine, d’une réforme ouvrant le secteur au privé, puis l’annonce par Washington d’une suspension partielle des sanctions instaurées en 2019.”Nous effectuons des pas historiques (…) J’ai reçu aujourd’hui un appel du président des Etats-Unis, Donald Trump, et de son secrétaire d’Etat, Marco Rubio”, a lancé la présidente par intérim Delcy Rodriguez lors d’une manifestation pro-pouvoir des employés du secteur pétrolier.Washington a levé les sanctions qui pesaient sur Petroleos de Venezuela (PDVSA), autorisant de facto les entreprises américaines à commercer avec le géant pétrolier public.Les transactions opérées par PDVSA, ainsi que celles des sociétés dont il détient au moins 50% des parts, sont désormais “autorisées”, affirme le ministère américain des Finances. Dans le même temps, Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé la réouverture de l’espace aérien du Venezuela aux vols commerciaux. “Les citoyens américains vont, dans très peu de temps, être en mesure d’aller au Venezuela et ils y seront en sécurité. (Le pays) est sous un contrôle très ferme”, a précisé le président américain, indiquant lui aussi avoir discuté avec son homologue vénézuélienne.Hasard ou conséquence ? L’annonce de la suspension de sanctions est venue quelques minutes à peine après l’adoption par l’Assemblée nationale vénézuélienne de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, qui ouvre le secteur pétrolier au privé et bouleverse complètement le modèle hérité de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d’inspiration socialiste.De nombreux analystes soulignent qu’il s’agissait d’une exigence de M. Trump.”L’objectif principal de cette loi est que nous cessions de dire que nous avons les réserves les plus importantes (du monde) pour commencer à dire que nous comptons parmi les principaux producteurs de pétrole de toute cette planète”, a lancé le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim.Cette loi permet au pays de réaliser un “véritable bond historique, qualitatif”, a vanté Delcy Rodriguez.L’exploitation pétrolière était jusqu’ici l’apanage de l’Etat ou d’entreprises mixtes dans lesquelles l’Etat détenait la majorité. La réforme de la loi par M. Chavez en 2006 a limité l’activité des acteurs privés, imposant une participation majoritaire du public dans toutes les entreprises, fixant des impôts élevés. Le nouveau texte autorise la signature de contrats permettant aux entreprises privées d’exploiter, de distribuer et de commercialiser la production sans participation de l’Etat. Il doit aussi dynamiser l’exploration, réservée jusqu’ici à ce dernier.- Flexibilité-Les différents impôts vont être remplacés par une contribution unique maximale de 15% ainsi que des redevances maximales (royalties) de 30% des revenus bruts.L’idée est d’avoir de la flexibilité: l’exécutif déterminera les taux d’imposition selon les projets. L’Etat peut ainsi par exemple baisser les impôts si un projet n’est pas aussi rentable que prévu ou a pris du retard, puis les augmenter quand celui-ci fonctionne bien. Jadis baptisé “Venezuela saoudite”, quand il était un acteur important du marché mondial, le pays produit selon les autorités quelque 1,2 million de barils par jour (bj).Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait passer la production d’un pic de plus de 3 millions de barils par jour au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 par jour en 2020.La nouvelle loi va permettre des “contrats de service ou de production partagée. Cela démantèle totalement le modèle pétrolier d’Hugo Chavez”, explique à l’AFP l’expert pétrolier Francisco Monaldi, tout en avertissant que les conditions opérationnelles restent liées au bon vouloir de l’Etat.- “Sans débat” -Pour Rafael Ramirez, ex-ministre du pétrole de Chavez accusé de corruption et exilé en Italie, la nouvelle loi constitue un “énorme recul” pour le pays sud-américain, qui a nationalisé son industrie en 1976, sous la présidence du social-démocrate Carlos Andres Perez.La réforme “se fait malheureusement sans débat, de manière accélérée”, a-t-il regretté sur X. Pendant le débat à l’Assemblée, le pouvoir avait organisé une manifestation de travailleurs du secteur dans Caracas. “Cette réforme nous aide à améliorer (nos conditions de vie), nous, le moteur de la production de pétrole du Venezuela”, a estimé auprès de l’AFP Karina del Carmen Rodriguez, une employée de 53 ans. Les travailleurs espèrent que les investissements étrangers vont revitaliser le secteur et permettre des augmentations de leurs revenus extrêmement faibles.Les analystes s’attendent à ce que le flux de devises généré par le secteur pétrolier permette de mettre un coup d’arrêt à la spirale inflationniste.
Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire a minima après un accord
Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Mais ce “shutdown” pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure – et donc l’ICE – fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.Le Sénat devrait à présent voter sur ce nouveau texte dans la journée de vendredi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi va devoir faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.- “Brutalité” -Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attèleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington.”On s’y mettra tout de suite”, a-t-il déclaré à des journalistes à l’avant-première à Washington du film “Melania”, produit par la Première dame.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des “patrouilles volantes”.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” semble désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier — le plus long de l’histoire des Etats-Unis — lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.
Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire, la police de l’immigration au coeur du débat
Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Mais ce “shutdown” pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure – et donc l’ICE – fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.Le Sénat devrait à présent voter sur ce nouveau texte dans la journée de vendredi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi va devoir faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.- “Brutalité” -Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attèleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington.”On s’y mettra tout de suite”, a-t-il déclaré à des journalistes à l’avant-première à Washington du film “Melania”, produit par la Première dame.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des “patrouilles volantes”.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” semble désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier — le plus long de l’histoire des Etats-Unis — lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.
L’Insee va dire comment s’est portée l’économie française en fin d’année
L’Insee dévoile vendredi matin comment s’est portée la croissance française au dernier trimestre 2025, et les économistes s’attendent à un chiffre assez robuste, compris entre 0,2% et 0,4%.”Nos résultats économiques sont encourageants”, s’est félicité vendredi dernier le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure en présentant ses vœux aux acteurs économiques: “tout pointe vers une croissance de l’année dernière sans doute plus proche de 0,9% que le 0,7% auquel nous nous attendions”.Cette croissance de 0,9% du produit intérieur brut (PIB) sur l’année entière est attendue par l’ensemble des économistes quelle que soit la croissance du quatrième trimestre, qui pèse peu dans le calcul arithmétique de la croissance annuelle.Fin 2025, l’économie, au vu des enquêtes mensuelles déjà publiées par l’Institut national de la statistique, a davantage reposé sur les entreprises que sur la consommation des ménages, restée assez terne, tandis que leur épargne atteint presque 19% de leur revenu disponible.Si l’année s’est mieux terminée que prévu, “on le doit en grande partie aux entreprises qui ont continué d’investir, de recruter, de produire et d’exporter”, a remarqué M. Lescure.- Aéronautique -Selon le directeur général de la Banque de France en charge des statistiques, Olivier Garnier, “le secteur ayant le mieux performé au deuxième semestre, en particulier en décembre, est l’industrie manufacturière, toujours tirée par l’aéronautique et le secteur de la défense”.Après différents problèmes d’approvisionnement qui ne lui ont permis d’assurer une pleine production que six mois seulement l’an dernier, le secteur est bien reparti en fin d’année.Stéphane Colliac, de BNP Paribas, souligne aussi qu’un autre secteur, celui-là “un peu plus sous les radars”, a tiré aussi la croissance : “les biens d’équipement électriques, électroniques et informatiques”, une dénomination de l’Insee qui recouvre notamment l’intelligence artificielle.La situation politique semble moins peser sur l’économie que dans les mois ayant suivi la dissolution de juin 2024, dans une sorte d'”autonomisation de la vie économique par rapport à la vie politique”, décrit le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, et les entreprises ont continué de travailler correctement en fin d’année alors que le vote d’un budget n’était pas acquis.Début 2026, pour lequel l’Insee prévoit actuellement 0,3% de croissance à chacun des deux premiers trimestres, l’incertitude budgétaire est en voie d’être définitivement levée, avec l’adoption quasi-assurée du projet de loi de Finances par un dernier recours au 49.3 à l’Assemblée nationale vendredi, après le rejet du texte au Sénat jeudi.- “Urgent d’agir” -En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec le PS, qui amèneront le déficit à 5%, après 5,4% en 2025.D’ores et déjà, l’agence Moody’s en a douté cette semaine, prédisant un déficit restant à 5,2% cette année.”Il est urgent d’agir, de réduire vigoureusement notre déficit public” – le pire de la zone euro, NDLR -, “de maîtriser nos dépenses et de stabiliser notre dette publique”, la troisième de la zone, a rappelé jeudi la présidente par intérim de la Cour des comptes, Carine Camby.”Il est vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”, a-t-elle mis en garde.Les chiffres du quatrième trimestre des croissances espagnole et italienne seront également publiés vendredi, ainsi que des chiffres détaillés de la croissance allemande, qui a progressé de 0,2%, sur le trimestre et sur l’année 2025, selon de premières estimations, après deux années de récession.
Budget: Lecornu dégaine un ultime 49.3, l’épilogue approche
La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu va activer vendredi matin pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. Examiné à partir de 9H00 à l’Assemblée nationale en lecture définitive, le projet de budget ne sera pas discuté très longtemps: le chef du gouvernement est attendu au Palais Bourbon pour activer d’emblée un nouveau 49.3 sur le texte. En engageant ainsi la responsabilité du gouvernement, Sébastien Lecornu devrait s’exposer à nouveau à deux motions de censure, issues de la gauche hors-PS et du Rassemblement national.Celles-ci seront soumises aux députés “probablement lundi après-midi”, ont indiqué des sources gouvernementales et parlementaires à l’AFP. Et sauf immense surprise, elles seront rejetées comme les deux précédentes grâce à la clémence des Républicains et surtout du Parti socialiste. Le gouvernement dispose en effet d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’Etat.S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Elle s’exprimait devant les sénateurs, très mécontents de la copie finale. Ces derniers, qui devaient être saisis du texte avant son retour à l’Assemblée selon les règles de procédure parlementaire, n’ont pas souhaité retarder l’échéance, préférant le rejeter d’emblée sans rouvrir la discussion.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Il prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité pour les salariés modestes.Mais il continue de susciter l’hostilité de l’extrême droite et d’une grande partie de la gauche (Insoumis, écologistes, communistes), qui ont déposé à chaque occasion des motions de censure.Il s’agira de la troisième utilisation du 49.3 par Sébastien Lecornu, qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS. Les deux premiers ont été activés lors de la “nouvelle lecture” du texte, l’un sur la partie “recettes”, l’autre sur la partie “dépenses”.
Trump dit espérer ne pas avoir à frapper l’Iran, qui promet de riposter
Donald Trump a déclaré jeudi espérer ne pas avoir à frapper l’Iran, Téhéran menaçant pour sa part de s’en prendre “instantanément” aux bases et porte-avions américains en cas d’attaque.”Nous sommes forts. Nous sommes puissants financièrement. Nous sommes puissants militairement. (…) Et désormais nous avons un groupe (aéronaval) qui se dirige vers un pays appelé Iran. …
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Feux de forêt en Patagonie argentine: le gouvernement déclare l'”urgence incendies”
Le gouvernement argentin a annoncé jeudi vouloir décréter l’”urgence incendie” dans quatre provinces de Patagonie, où plusieurs feux ont ravagé des dizaines de milliers d’hectares depuis le début de l’été austral.Depuis décembre, environ 45.000 hectares de forêts ont été brûlés par divers foyers dans la province de Chubut (sud). Le plus important, dans le parc …
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