AFP World

Ligue des champions: les héros parisiens fêtés par leurs supporters

Après leur sacre historique en Ligue des champions samedi face à l’Inter Milan (5-0), les joueurs du PSG ont été accueillis en héros par des dizaines de milliers de supporters à leur arrivée dimanche à Paris, des célébrations conclues par une fête dans leur stade en soirée.A Munich, samedi soir, ils ont écrit, avec la fougue de la jeunesse et la clairvoyance de leur entraîneur Luis Enrique, l’histoire du PSG et du foot européen. Mais aussi un moment de télévision: 11,8 millions de personnes ont suivi la finale sur Canal+ et M6.Au même moment, les scènes de liesse se multipliaient dans la capitale en ébullition, avec des rassemblements de supporters autour du Parc des Princes et des Champs-Élysées, ivres de joie après des années d’éliminations frustrantes.Les célébrations ont duré toute la nuit dans les rues de Paris et ailleurs en France, émaillées parfois de violences ayant conduit à plus de 550 interpellations dans tout le pays. À Dax, un mineur de 17 ans a été tué au couteau. À Paris, un homme à scooter est décédé après avoir été percuté par une voiture. Et dans la Manche, un policier a été placé en coma artificiel après avoir été blessé – a priori accidentellement – par un tir de mortiers d’artifice.À Grenoble, une voiture a percuté la foule, faisant quatre blessés dont deux graves. L’acte n’était pas intentionnel, selon une source proche du dossier.Le président Emmanuel Macron a condamné des incidents “très graves” et “inacceptables” en soulignant que “la réponse de l’Etat sera à la hauteur”.  “Nous poursuivrons, nous punirons, on sera implacables. Le football, ça n’est pas cela, en aucun cas”, a promis le chef de l’Etat lors de la réception des joueurs à l’Elysée dimanche.Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a prévenu qu’il ne supporterait “aucune exaction” dimanche soir lors des célébrations, tout en estimant que le dispositif mis en place pour prévenir tout débordement avait été “à la hauteur”.Le PSG a aussi “condamné avec la plus grande fermeté” les incidents et violences, son président Nasser Al Khelaïfi incitant les supporters à rester “calmes” dimanche soir.  “Le football, cela doit être du plaisir”, a dit le dirigeant qatari sur le perron de l’Elysée.Samedi, dans les couloirs de l’Allianz Arena, les coéquipiers du capitaine Marquinhos avaient tous du mal à mettre des mots sur ce qu’ils venaient de réaliser: remporter la première Ligue des champions de l’histoire du PSG, et avec le plus grand écart de buts de l’histoire de la compétition.”Je n’arrive pas à réaliser, je pense que demain on va réaliser, commentait le jeune “titi” Senny Mayulu, 19 ans et buteur en finale. Dans le vestiaire, tout le monde a craqué à sa manière, on le voyait dans leurs yeux, les gens étaient remplis de joie, de fierté”.Les Parisiens ont saisi l’impact populaire de leur performance mémorable au moment d’être fêtés en héros par la capitale: des scènes que rêvaient de vivre Marquinhos, Presnel Kimpembe, les deux joueurs les plus anciens de l’équipe, les propriétaires qataris et les fans parisiens depuis tant d’années.- Champs-Élysées, Élysée, Parc des Princes -Après une très courte nuit, les Parisiens sont arrivés en France peu avant 16H et ont ensuite été escortés jusqu’aux Champs-Élysées où ils ont été ovationnés par des dizaines de milliers de personnes. Les joueurs et le staff de Luis Enrique ont défilé dans un bus à impériale pendant près d’une heure avec la Coupe aux grandes oreilles sur la plus “belle avenue du monde”, fermée à la circulation.Après la réception à l’Élysée, ils ont fini la soirée dans leur Parc des Princes, comble pour l’occasion, chauffé à blanc par DJ Snake et le rappeur Niska. Ils ont pu y montrer leur précieux trophée à leurs supporters.- Klaxons -Dimanche matin, la presse européenne a salué le sacre inédit de la “jeunesse” du PSG: “Dans une performance qui pourrait être exposée au Louvre, Désiré Doué s’est livré à un déchaînement d’adolescent au coeur d’une défense de l’Inter Milan âgée”, a commenté le journal anglais The Sun. Le jeune Français a éclaboussé la finale de sa classe avec un doublé et une passe décisive, une première historique dans une finale. Impliqué sur trois buts dont deux passes décisives, Ousmane Dembélé s’est aussi peut-être rapproché du Ballon d’Or, même si le fait de ne pas avoir marqué pourrait lui coûter des votes. L’UEFA l’a en tout cas désigné meilleur joueur de la saison en Ligue des champions, ce qui pourrait peser lourd au moment de la désignation du futur lauréat le 22 septembre. Il a aussi les faveurs de son entraîneur Luis Enrique, qui l’a clamé haut et fort samedi.Justement, pour Marquinhos, l’explication simple de ce succès éclatant “s’appelle Luis Enrique”: “Même quand des gens n’y croyaient pas, lui croyait tout seul, avec nous et il était fier, et on voit aujourd’hui le résultat”. Après des heures de fête suivront quelques jours de repos. Mais les joueurs devront vite se replonger dans la compétition avec la Coupe du monde des clubs (14 juin – 13 juillet) aux États-Unis.Puis, le 13 août, ils affronteront Tottenham, lauréat de la Ligue Europa, en finale de la Supercoupe.  ali-bap-amb-eba/ll/kn/cpb/

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, à l’ombre du crime

Une première mondiale. Les Mexicains votaient dimanche pour désigner tous les juges jusqu’aux neuf membres de la Cour suprême, une réforme poussée par la gauche au pouvoir sous la menace du crime organisé.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle pour lutter contre “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, comme le disent la présidente Claudia Sheinbaum et son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador, très populaires dans le pays.”C’est la première fois dans l’histoire. C’est pour cela que j’ai voulu participer à cette élection historique”, a déclaré l’ex-président pour sa première réapparition publique depuis qu’il a transmis le pouvoir à Mme Sheinbaum le 1er octobre, après avoir promulgué la réforme.”Nous avons la meilleure présidente du monde. Je le répète: la meilleure présidente du monde”, a ajouté AMLO en sortant de sa retraite de Palenque, dans le Chiapas (sud). Il a confié au passage qu’il était en train d’écrire un livre sur “la grandeur culturel” du Mexique à paraître à la fin de l’année.La présidente a elle voté en passant onze minutes et dix secondes à remplir les bulletins, a calculé la chaîne d’information Milenio TV, qui a mentionné la “complexité” de la procédure d’élection des juges à plusieurs échelons du pouvoir judiciaire.Un électeur doit choisir les juges parmi des centaines de candidats, ce qui peut nécessiter des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur à l’Université de San Diego, aux Etats-Unis. Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.Le taux de participation risque d’être assez faible, de l’ordre de 13 à 20% d’après l’autorité électorale.Claudia Sheinbaum avait d’ailleurs lancé un dernier appel à voter samedi, en parlant aussi d’un “jour historique” et en balayant les arguments de ses adversaires.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”: “rien de plus faux”, a déclaré la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple”.L’argument semble avoir convaincu Arturo Giesemann, 57 ans, qui vote dans le centre de la capitale par “dégoût” envers l’actuel pouvoir judiciaire dirigé par des “corrompus”. “C’est une opportunité pour changer”, selon lui.Les adversaires de la réforme dénoncent eux un risque de mainmise du pouvoir actuel, très populaire, sur le système judiciaire. Quelques centaines de personnes ont participé à Mexico à une “marche nationale” contre la présidente et la “farce” de l’élection. “Non à la dictature” ou “Non à la fraude judiciaire. Moi je ne vote pas”, pouvait-on lire sur certaines affiches.- Candidats controversés -La lutte contre l’impunité est également un enjeu de la réforme du système judiciaire. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis.Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis. Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de méthamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.La corruption se joue encore davantage au niveau des parquets que des juges, rappelle le chercheur de l’Université de San Diego. “Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur” que “d’influencer le juge”, explique M. Shirk, directeur d’un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, à l’ombre du crime

Une première mondiale. Les Mexicains votaient dimanche pour désigner tous les juges jusqu’aux neuf membres de la Cour suprême, une réforme poussée par la gauche au pouvoir sous la menace du crime organisé.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle pour lutter contre “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, comme le disent la présidente Claudia Sheinbaum et son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador, très populaires dans le pays.”C’est la première fois dans l’histoire. C’est pour cela que j’ai voulu participer à cette élection historique”, a déclaré l’ex-président pour sa première réapparition publique depuis qu’il a transmis le pouvoir à Mme Sheinbaum le 1er octobre, après avoir promulgué la réforme.”Nous avons la meilleure présidente du monde. Je le répète: la meilleure présidente du monde”, a ajouté AMLO en sortant de sa retraite de Palenque, dans le Chiapas (sud). Il a confié au passage qu’il était en train d’écrire un livre sur “la grandeur culturel” du Mexique à paraître à la fin de l’année.La présidente a elle voté en passant onze minutes et dix secondes à remplir les bulletins, a calculé la chaîne d’information Milenio TV, qui a mentionné la “complexité” de la procédure d’élection des juges à plusieurs échelons du pouvoir judiciaire.Un électeur doit choisir les juges parmi des centaines de candidats, ce qui peut nécessiter des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur à l’Université de San Diego, aux Etats-Unis. Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.Le taux de participation risque d’être assez faible, de l’ordre de 13 à 20% d’après l’autorité électorale.Claudia Sheinbaum avait d’ailleurs lancé un dernier appel à voter samedi, en parlant aussi d’un “jour historique” et en balayant les arguments de ses adversaires.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”: “rien de plus faux”, a déclaré la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple”.L’argument semble avoir convaincu Arturo Giesemann, 57 ans, qui vote dans le centre de la capitale par “dégoût” envers l’actuel pouvoir judiciaire dirigé par des “corrompus”. “C’est une opportunité pour changer”, selon lui.Les adversaires de la réforme dénoncent eux un risque de mainmise du pouvoir actuel, très populaire, sur le système judiciaire. Quelques centaines de personnes ont participé à Mexico à une “marche nationale” contre la présidente et la “farce” de l’élection. “Non à la dictature” ou “Non à la fraude judiciaire. Moi je ne vote pas”, pouvait-on lire sur certaines affiches.- Candidats controversés -La lutte contre l’impunité est également un enjeu de la réforme du système judiciaire. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis.Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis. Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de méthamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.La corruption se joue encore davantage au niveau des parquets que des juges, rappelle le chercheur de l’Université de San Diego. “Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur” que “d’influencer le juge”, explique M. Shirk, directeur d’un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, à l’ombre du crime

Une première mondiale. Les Mexicains votaient dimanche pour désigner tous les juges jusqu’aux neuf membres de la Cour suprême, une réforme poussée par la gauche au pouvoir sous la menace du crime organisé.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle pour lutter contre “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, comme le disent …

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, à l’ombre du crime Read More »

Gaza: des tirs font 31 morts près d’un centre d’aide, selon les secours, Israël nie tout incident

Les secours ont annoncé qu’au moins 31 personnes avaient été tuées par des tirs israéliens dimanche près d’un centre de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, l’organisation soutenue par les Etats-Unis et chargée de la distribution ainsi que l’armée israélienne niant tout incident.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin …

Gaza: des tirs font 31 morts près d’un centre d’aide, selon les secours, Israël nie tout incident Read More »

L’Ukraine mène une vaste attaque contre l’aviation russe, jusqu’en Sibérie

L’Ukraine a mené dimanche une vaste attaque coordonnée de drones contre des aérodromes militaires en Russie, jusqu’en Sibérie, Moscou confirmant ensuite que plusieurs avions avaient “pris feu”, à la veille de pourparlers attendus à Istanbul.Des délégations russe et ukrainienne sont attendues en Turquie lundi pour un nouveau cycle de négociations, plus de trois ans après …

L’Ukraine mène une vaste attaque contre l’aviation russe, jusqu’en Sibérie Read More »

L’Ukraine mène une vaste attaque contre l’aviation russe, jusqu’en Sibérie

L’Ukraine a mené dimanche une vaste attaque coordonnée de drones contre des aérodromes militaires en Russie, jusqu’en Sibérie, Moscou confirmant ensuite que plusieurs avions avaient “pris feu”, à la veille de pourparlers attendus à Istanbul.Des délégations russe et ukrainienne sont attendues en Turquie lundi pour un nouveau cycle de négociations, plus de trois ans après le début de l’invasion russe.Dimanche, l’Ukraine a mené une “opération spéciale d’ampleur” contre quatre aérodromes militaires russes, dont certains à des milliers de kilomètres du front, selon une source au sein des services de sécurité ukrainiens (SBU).Quelque 41 avions utilisés pour “bombarder les villes ukrainiennes” ont été touchés, a-t-elle indiqué, citant notamment des bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-22 et des appareils radar A-50.Le ministère russe de la Défense a confirmé que “plusieurs appareils aériens ont pris feu” après une attaque de drones dans des aérodromes des régions de Mourmansk et d’Irkoutsk, respectivement dans l’Arctique russe et en Sibérie orientale.Il n’y a pas eu de victimes, selon le ministère.Le premier des deux aérodromes cités, Olenia, est à près de 1.900 kilomètres de l’Ukraine, et le deuxième, Belaïa, à environ 4.300 kilomètres de l’Ukraine. Les services ukrainiens ont publié une vidéo censée montrer la base de Belaïa, dans laquelle on peut voir plusieurs appareils en flammes, des panaches de fumée noire s’en élevant.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué les résultats “brillants” de cette attaque ayant mobilisé 117 drones, affirmant que son pays n’avait jamais mené d’opération à si “longue portée”.L’Ukraine envoie régulièrement des drones en Russie, en réponse aux attaques aériennes contre son territoire, mais a utilisé cette fois un mode opératoire entièrement différent.Le ministère russe a indiqué que les drones avaient été lancés depuis des lieux se trouvant “à proximité immédiate des aérodromes”.- “Toile d’araignée” -L’Ukraine a fait passer clandestinement des drones en Russie, cachés dans des structures en bois dans le plafond de containers de transport, selon la source ukrainienne.Les toits de ces structures ont ensuite été ouverts à distance pour laisser s’envoler les engins, selon elle.Volodymyr Zelensky a aussi affirmé qu’un des lieux depuis lesquels l’attaque a été mise au point est situé “juste à côté” d’un des bureaux des services de sécurité russes (FSB).Des agents travaillaient dans plusieurs régions russes, selon lui.L’opération, au nom de code “toile d’araignée”, a été préparée pendant plus d’un an et demi et supervisée par Volodymyr Zelensky, selon la source ukrainienne.Elle a visé d’autres aérodromes, dont l’un dans l’Extrême-Orient russe, mais ces attaques ont été repoussées, a assuré le ministère russe.La Russie a dit avoir arrêté des suspects, notamment le conducteur d’un camion d’où un drone avait décollé, selon les agences d’Etat.Volodymyr Zelensky a lui assuré que les personnes impliquées dans la préparation de l’attaque ont été “extraites du territoire russe à temps”.Il a salué des résultats “absolument brillants” et dignes des “livres d’Histoire”, tout comme d’autres responsables ukrainiens.Des blogueurs militaires russes ont déploré à l’inverse un “jour noir pour l’aviation” de leur pays.La chaîne Telegram Rybar, proche de l’armée russe, a estimé qu'”il s’agit sans exagération d’un coup très dur”, dénonçant de “graves erreurs” des services spéciaux russes.- Effondrement de ponts -Les conséquences de cette attaque sur les capacités militaires de la Russie sont difficiles à prédire, mais sa portée symbolique est importante dans le contexte des négociations.L’Ukraine est à la peine sur le champ de bataille, son armée moins nombreuse et bien armée que celle de la Russie.Cette attaque spectaculaire survient à la veille de négociations attendues entre Russie et Ukraine en Turquie, proposées par Moscou.Le président Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche qu’une délégation ukrainienne, menée par son ministre de la Défense Roustem Oumerov, serait à Istanbul lundi.Volodymyr Zelensky a notamment appelé à un “cessez-le-feu complet et inconditionnel”, que Moscou refuse pour l’instant.Les délégations russe et ukrainienne ont déjà tenu des pourparlers peu fructueux à Istanbul le 16 mai.Malgré les efforts diplomatiques, leurs positions restent inconciliables.Les autorités russes ont en outre dit enquêter sur des “actes de terrorisme”, après l’effondrement de deux ponts dans les régions de Koursk et Briansk.Cela a provoqué des accidents de train, dont l’un a fait au moins sept morts.Les autorités d’investigation russes n’ont à ce stade fait aucun lien avec le conflit en Ukraine, laquelle n’a pas officiellement commenté l’effondrement des ponts.